Ca merde ici...
A
Ça merde ici... Y'a plus moyen de charger la moindre photo, même allégée... Les images là, ce sont des polices d'écritures. Les nouveaux arrangements de la plate-forme font que ça ne fonctionne plus. En conséquence, Canal Décharge entre en sommeil, en attendant un éventuel transfert ou sa résurection si ça voulait de nouveau fonctionner. J'envisageais sérieusement de développer le concept "Canal-Décharge" en un véritable site, ce ne sera pas cet hébergeur qui en héritera, tant pis. Parce que je suis à peu près convaincu que je suis visé. Les autres blogs ne rencontrent pas de vraies difficultés, à preuve : ils publient. On m'a tabuté parce que mon navigateur était obsolète pendant des mois. Je me suis décarcassé comme un malade pour changer de navigateur, me "perfectionner", c'est pire qu'avant ! Retrouvez-moi désormais dans la catégorie spéciale "Radio-Dégueulasse" créée pour l'occasion sur Mikael2012. Ça s'inscrit dans mutation programmée, signalée dans la colonne de droite. J'y ai transféré plusieurs anciens papiers et j'ai publié ce matin celui qui devait paraitre ici depuis le lendemain du dernier article paru ici. A la revoyure donc, ici ou ailleurs, peut-être... Pour moi ce n'est pas très important : je lutte pour l'honneur en matière d'écologie, conscient que tout seul je ne changerai rien. Le choix des moyens est affaires de circonstances. Il y a trente ans déjà, je luttais sur le même terrain... Les blogs n'existaient pas. Avais-je moins d'impact ? Pas certain... Mon action continue. Je reviendrai dans quelques temps voir si ça marche mieux... Wait and see...
canaldcharge
Ma BA quotidienne...
C'était samedi, deux barquettes de framboise par terre, toutes fraîches, la troisième éclatée sur le trottoir. J'ai sauvé ce qui pouvait l'être. Acheter des framboises en cette saison, faut pas être net. C'est ça qui contibue aux déficits par importation de pays lointains de fruits et légumes hors saison. A l'augmentation du taux de CO2 par ce que ça consomme de pétrole aussi... Mais puisqu'elles étaient là...
A ce propos, je voudrais rappeler aux mauvaises langues niortaises qu'il ne s'agit pas ici de "fouilles de poubelles" ou de chiffonnage, mais bien de nettoyage de trottoir dans mon quartier. Le reste du temps je n'interviens qu'en nature... Et cela, le nettoyage de trottoir, ce n'est pas interdit par la loi. Mieux, il existe une vieille disposition légale, toujours en vigueur, du code de l'urbanisme qui invite chaque citoyen à nettoyer son bout de trottoir. Comme la plupart d'entre vous ne le fait pas, je nettoie votre merde à votre place ; le plus gros ; dans le rayon d'action de mes jambes. Quelqu'un a quelque chose à redire ?
Je ne fouille pas vos poubelles ; elles sont trop dégueulasses pour ça de toute façon, et y'a bien assez à traîner par terre et dans la nature sans en plus m'emmerder avec vos tris approximatifs, et votre répugnance. C'est clair ?
Les photos suivantes c'est quelques unes des choses que j'ai mises en poubelles et que vous aviez laissées trainer, le même jour... Y'a pas un kilomètre entre la poste où je suis allé et chez moi. J'ai fait 24 photos d'ordures.
Y compris ça, que je n'ai pas ramassé par contre ! J'étais pas équipé pour un tel tas de merde...
Comme d'hab'
Il est sept plombes du mat ce samedi quand devant la PEEP, sur le rebord de la vitrine, à l'angle droit, j'avise ce paquet de gâteaux bas de gamme. La photo est mauvaise vu l'heure et le manque de luminosité ; c'est très sombre par là. Remarquez, ça me gène pas personnellement. 
Mais quand on sait que dans le paquet il n'en manquait que deux et que la date de péremption est 2013, on peut se poser des questions. Ils ont été achetés à moins de cent mètres de là. Cette fois j'ai fait ni une ni deux : je les ai bouffés. Et, bon : franchement faut être aux abois pour acheter ça ! M'enfin bon, ça m'a bouché un petit creux. Et finalement, ça m'a pas fait crever, la preuve, je râle encore...
C'est pas la première fois, et de loin, que je trouve ainsi des choses consommables directement sur la rue. J'y suis même abonné je dirais. Y'en a qui vont chercher la bouffe dans les poubelles ; franchement y'a pas besoin ! Si je racontais tout, vous n'en reviendriez pas. En fait, je consomme pas toujours... Mais ces temps ci, je n'ai plus rien à foutre de ma santé à dire vrai. Enfin bon, y'en a qui manquent pas de fric semble-t-il...
J'en ai vu de toute les façons...
J'en ai vu de toutes les façons des décharges, des dégueulasseries etc... dans la campagne circum-niortaise. Mais celle-là c'est le pompon ! Pas tant par sa taille que par le respect qu'il émane de l'acte du déposant : en vrac sur un champ de blé en herbe. Je ne pouvais pas ne pas la publier toutes affaires cessantes.
Incohérence...
Il y a un peu plus d'une quarantaine d'année, j'ai vu raser les haies salutaires qui offraient ombrage en été et abri à toute une micro-faune indispensable à un biotope équilibré. Gardiennes de l'humus, obstacles à l'érosion, protectrices contre la sécheresse, pourvoyeuses de fruits et de bois de chauffage etc... On "remembra" pour le plus grand profit des banques et des actionnaires des firmes agro-industrielles, de ceux des industries de pesticides, désherbants, semences appauvries génétiquement, matériel agricole géant... Et on extermina les paysans.
Aujourd'hui on replante, enfin, de loin en loin, une misérable haie, quelques arbres, souvent même pas intégrée complètement parce qu'à base d'espèces allogènes au détriment des essences indigènes qui avaient un vrai rôle dans l'équilibre écologique. Cette "rebocagisation" à minima relève-t-elle d'une véritable volonté de restaurer un biotope agonisant ou juste pour faire joli dans le paysage ? On peut se le demander, eût égard à ce que bon nombre sont bâchées de plastique. Voir par exemple mon papier Un peu de jugeote Bon Dieu ! représentatif du procédé. Bâches plastique qu'on retrouve ensuite à traîner un peu n'importe où, comme je l'ai montré, entre autres, dans pétition contre la plastification des océans par exemple ou DÉCHETS EN MER, ÇA SUFFIT ! également, et souligné aussi dans Des escales et des curiosités... ; cet article qui me valu des menaces de poursuites de la part de dégueulasses (j'attends toujours mais je sais que la justice a autant de rhumatismes que mézigue et n'avance pas vite) mais soulignait aussi qu'il existait des haies sans plastique paillées au BRF.
Hier, j'ai croisé un autre procédé intéressant... Même si ma préférence va au BRF, j'avais entendu parler de quelque chose de similaire, et même vu pratiqué, pour des salades et des fraisiers par exemple, en agriculture biologique, avec du tapis de feutre ou de jute. J'ignorais qu'on s'en servait pour les haies.
Je m'interroge sur le coût du procédé, et ici sur la nature du matériau. On dirait une sorte de feutre. Encore faut-il qu'il soit réellement putrescible, biodégradable sans rémanence de produits qui l'imprégneraient. Sinon, ça ne fera que des déchets supplémentaires qu'on retrouvera dilués dans la masse et qui finiront par empoisonner à peu près autant que le plastique. En somme : l'idée est louable, sauf que faut voir comment et pourquoi on la met en oeuvre.
Les haies n'auront de véritable impact écologique que si elles sont d'essences indigènes incluant un écosystème à plusieurs étages de végétation, comme autrefois. C'est pour cela que je m'interroge sur ces paillages absolument pas indispensables, au contraire. Puisqu'ils entravent la croissance d'ensemencements spontanés qui ont leur place dans le biotope. Une haie ne doit pas seulement être "paysagère" et faire joli sur la photo, elle doit participer de la vie globale.
De toute façon, à quelques mètres de la haie il y avait ça... Tant qu'on en sera à arroser copieusement de "cides" en tout genre en masse, et la France est championne en la matière ; où à y substituer des OGM qui font exactement le même boulot en réalité, mais sans évaporation atmosphérique, planter des haies reviendra à aligner des décors de théâtre bucolique pour touristes en mal de verdure, mais pisser dans un violon pour ce qui est de la restauration des biotopes.
Vendredi13
C'est le jour que choisirent les grand prêtres pour tancer vertement notre chanoine national, gouverneur des Gaules et garant de la souveraineté du capital sur la médiocre valetaille. Ce n'est pourtant pas faute des efforts des sujets du royaume d'entretenir par tous les moyens la croissance des bénéfices du sacré collège boursicotteur.
"Vivre au dessus de ses moyens" était pourtant le credo prêché dans les paroisses depuis des décennies avec le développement exponentiel des crédits à la consommation à tout prix. Si t'en a plus, t'en as encore puisque y'a le revolver à flouze qui lâche du mou à la corde jusqu'à ce que tu te casse la fiole dans le tonneau des Danaïdes.
La perte de l'auréole annonce des lendemains qui déchantent sur le front de la consommation-impulsion-compulsive... Ça n'empêche pas une majorité de n'avoir pas senti venir le vent en dépit des avis de tempête annoncés à l'envie en 2011.
Non, les aminches, je ne m'éloigne pas du sujet principal de ce blog, au contraire ! Car tout se tient. Beaucoup de militants d'un alter-monde n'ont pas compris l'unité des mécanismes sociaux, politiques et économiques. C'est un principe de synergie centripète et papillon tout à la fois. Par exemple ; ce matin j'ai rencontré les copains antinucléaires locaux. Leur bataille c'est celle-là, ils ne veulent pas regarder ailleurs. Alors que le nucléaire : c'est juste un dégât collatéral majeur d'un système collectif. On ne pourra engager une sortie du nucléaire que dans une société moins gourmande en énergie, donc moins gaspilleuse. De même que chaque crédit contribue à nous plomber, ne profitant qu'aux spéculateurs du sanhédrin boursier. Chaque gaspillage leur profite sans aucun bénéfice réel pour le peuple autre de lui donner une illusion de confort dans l'identification aux choses. Choses qu'il gaspille allègrement, contribuant à l'épuisement des ressources, qui, lui, mettra bientôt tout le monde au même niveau de médiocrité sur une terre empoisonnée. En France nous sommes gratinés d'ailleurs, côté pesticides par exemple, comme le soulignait un papier de l'Express récemment. Mais s'il n'y avait que ça ! Chacun y va de son petit dégueuli sur le bas côté de la route pour empoisonner l'eau et la Terre. Avec ou sans triple A, échapper aux conséquences de ces gestes imbéciles multipliés à l'échelle des dizaines de millions fini par générer des tonnes de toxiques et des milliards de gaspillage... Les exemples qui vont suivre ont tous été photographiés ce Vendredi 13, et ne sont qu'une partie de ma ballade, parmi les plus marquants ; enfin, ce que j'ai estimé marquant. J'allais pas vous coller toutes les canettes et boutanches en plastoc ramassées ou non ramassées ce jour là. J'ai mieux, beaucoup mieux.
Carton "d'ordures" déposé délicatement sur un container à papier ? Réceptacle où d'ailleurs on trouve de tout, sauf, peut-être, du papier justement, ou alors en quantité minime, mais du plastique, du carton et je ne sais quoi ; j'ai jeté un coup d'oeil par l'ouverture. Ordures disions nous ? Pas tout à fait. La bombe de gaz est vide et n'a évidemment rien à foutre là... Le pack de soupe non plus n'a rien à foutre là non plus, sauf qu'il y en a quatre comme ça.
Et aucun d'eux n'est descellé ! Aucun n'a été ouvert. Je ne consomme jamais cette marque bien que j'aime beaucoup les gazpachos, sauf que nous c'est du "maison" qu'on mange, ça coûte bien moins cher. A 3,79 € la "brick" selon une page trouvée sur le net, ça suffit à me priver de pain pendant quinze jours un budget pareil ! Et justement, pour s'inscrire dans mon idée première de synergie évoquée au début de ce post : ce geste de crétin multiplié par dix millions, ça nécessite combien de tonnes de légumes ? D'énergie, de pétrole, de charges sociales et de TVA, de taxes, pour les produire ? Et les contenants ? Dans la même perspective, combien de tonnes de plastiques divers, de carton, de pétrole, d'aluminium ; et par conséquent de nucléaire, indispensable à la production massive d'aluminium justement ? Ça ne sera recyclé, ces quatre misérables boites, que parce que je suis passé par là. Mais combien de tonnes, de milliards de tonnes, sont jetées chaque jour dans les poubelles ou la nature et perdues à jamais ?
Et ça ? C'était quelque-part en pleine nature au delà de Chaban. Y'a une énorme décharge sauvage là-bas qui dépasse largement mes moyens. J'ai emmené cet engin parce que, même s'il n'est pas réparable, les composants sont faciles à recycler, et les déchetteries les accueillent sans problèmes. Vous savez qu'il y a de l'or et du platine là-dedans ? Sans compter d'autres métaux rares ? C'est la énième chaîne ou mini-chaîne que je déniche en pleine nature ; dont une qui m'a servi 6 ans avant de finir à Emmaüs. Pas mal non ? Vous pouvez tenir le même raisonnement synergétique que précédemment. Et, tiens, ça vient de me rappeler que j'ai une machine à coudre au local, ramassée récemment, dont faudra je vérifie l'état exact et si elle est réparable. Mais vu qu'elle n'est pas de vendredi 13, nous n'en parlerons pas. Par contre je tiens à souligner la présence des piles de la mini-chaîne évoquée dans ce passage. J'en ai ramassé une douzaine à cet endroit là (une trentaine dans la semaine ailleurs). Multiplié par quelques millions, milliards ?
Mais vous n'en n'avez pas grand chose à foutre. Même nombre d'écolos n'en n'ont rien a foutre. On veut bien être écolo mais se fringuer à la mode, grâce au travail des enfants asiatiques, et des prolos sous payés, et ne pas se salir les pognes ; Je passe pour un abruti à leurs yeux, et je le sais. Je m'en contrefiche. Au contraire de vous qui faites dans votre froc à l'idée de la mort que vous repoussez le plus loin possible de votre pensée, moi je médite sur ma fin très prochaine chaque jour. Je me sais mortel. Je sais même quand (hé oui !). Beaucoup d'entre vous verrons ce jour où chaque homme regrettera d'être né par conséquence de notre impact sur les biotopes, pas moi. Il serait pourtant facile d'organiser des brigades de chômeurs recrutés et rémunérés pour cela et nettoyer la nature de toutes les saloperies qui y traînent. Et aussi des bénévoles qui pourraient, en échange, recevoir un allègement de leur taxe d'ordures ménagères, de leurs impôts fonciers ou locaux.
Voilà un tout petit aperçu de la décharge dont je parle un peu plus haut... Y'en a sur plusieurs mètres d'épaisseur en fait. Faudrait un tractopelle, un camion. Je connais des endroits où les décharges sauvages ont été nettoyées et paysagées. Mais ici faut pas rêver...
L'imbécillité règne à l'état pur. Ça c'était ailleurs, dans la nature, mais le même jour. Je l'ai embarqué mais il ira en déchetterie : en tombant il s'est fêlé. Dommage, j'en aurai bien fait un pot à crayons. Les tonnes de vaisselles que j'ai sorti de la nature en trente ans !! Vous n'imaginez même pas !
Il pleuviotait tandis que nous rentrions chargés jusqu'à la gueule, le pare-brise sacrément dégueulassé par la poussière des chemins tandis que les consommateurs se ruaient en file ininterrompue vers les soldes avant que les magasins de la zone ne bouclent, nez à cul, si y'en a un qui freine, l'autre s'embouti dedans... C'est d'ailleurs bien le seul moment où les limitations de vitesse sont respectées. Pour ce qui est des distances de sécurité par contre... Combien de temps pourra-t-on encore dilapider et importer ainsi du pétrole ? Nous ? Mais nous mon zami, y'a trois semaines qu'elle avait pas tourné la tire. Et comme on n'a plus d'essence du tout, plus de fric non plus ; on va vivre sur nos réserves un bon moment ; je ne sais pas quand on refera un grosse opération comme ça. Titine est bien au chaud, dans notre local, avec une couverture de laine pour ne pas geler, et oui, elle craint le froid la puce. La couverture, c'est de la récup aussi, comme par hasard. De toute façon, pour ressortir, faudra je répare le pot, et ça, ben... c'est pas gagné avant un moment.
Esclave, choisis ton Maitre
Au carrefour des civilisations

Il était six plombes du mat. C'est pas très séduisant toutes ces poubelles qui débordent, dégueulent, vomissent... On a beau leur dire que c'est préférable que rien ne dépasse pour pas que ça verse sur la rue au moment du ramassage, y'a rien à leur faire rentrer dans le cabochon ! C'est comme ça qu'après, je trouve des relevés de compte à traîner sur la rue (voir "L'oeil désenchanté" sur Mikael2012). A dire vrai ils s'en moquent un peu que ça dégueule sur la rue, les parkings, les trottoirs. Comme je l'ai déjà montré, y'a pas un recoin qui ne serve pas de décharge sauvage.
Témoin ce parking de supermarché désaffecté ; ici juste une toute petite partie du dépotoir immonde ; dont j'ai abandonné l'idée de le nettoyer un jour. J'ai sorti des kg d'affaires d'ici, mais la tâche est trop immense et tout le monde s'en contrefiche... Mieux, il sert accessoirement de dépôt d'épaves et des délicats ont entrepris de casser les vitrines.
"Le gaspillage est le propre de l'homme je crois ; au même titre que la bêtise et la méchanceté" écrivais-je hier ici même. Et sur Mikael2012 je disais que l'homme se torche avec sa conscience. Au fond, c'est l'inconscience qui le différencie de l'animal. Il consomme, sans envisager les conséquences.
"Ce ne peut être que par erreur qu'ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement" disait Albert Einstein ; je sais, ce n'est pas à propos du même sujet, mais ça s'y applique bien.
Ce Mardi je pensais à Mathias et son voyage en Inde. Il y a déjà quelques temps que j'ai visité son blog, et il m'a gentiment donné l'autorisation de lui emprunter quelques photos. Ce dont je le remercie.
Lui et sa compagne ont visité l'Inde en dehors des sentiers rebattus des tours opérators prédigérés. La démarche en soi est séduisante, et en traînassant un peu sur leurs pages, j'ai vu que l'Inde c'est pas mieux que chez nous. La consommation débridée y sévit dès lors que les gens échappent aux conditions de misère. Et les parias eux, trient, recyclent, compactent ces déjections d'un mode de vie sans rime ni raison.
J'avais déjà eu l'occasion d'en parler en juin 2009 notamment dans "A l'autre bout du monde..." qui démontrait clairement que, si nous n'avions pas nos industrieux services de nettoiement, héritage du préfet Poubelle ce visionnaire, nous serions au même niveau de dégueulasserie voire davantage. La dégueulasserie est le propre de l'homme. Il est pourtant des hommes et des femmes, et même des enfants, qui, en Inde aussi se dévouent pour endiguer,trier, recycler, cette déferlante de déchets produits non seulement par leur nation, mais par une multitude d'allogènes qui s'y promènent en touristes "organisés" et aussi de nations qui trouvent plus rentable d'expédier là-bas nos ordures plutôt que de travailler ici à en réduire le volume et à les retraiter correctement.
J'ai l'air d'un Don Quichotte affrontant des moulins à vent. Imaginez vous que j'en suis parfaitement conscient, sauf que mes moulins ils ne sortent pas d'un esprit surchauffé par un plat à barbe (1), ces photos en témoignent.Les "éboueurs" sont à nos sociétés ce que les bousiers ; d'ailleurs en voie d'extermination par les pesticides ; et autres coprophages sont à la forêt et aux écosystèmes en général. Participants hautement respectables et indignes du mépris dont ils sont l'objet.
Nous nous prétendons société policée quand nous ne sommes que des machines à déjections de toutes sortes, livrées au pur instinct sauvage. Nos systèmes sont des parodies ratées d'écosystèmes, sans les mécanismes d'autorégulation propres à la nature, et où chacun tire la couverture à soi sans penser aux conséquences. Quitte à pisser en l'air pour le prendre sur le nez en s'imaginant que c'est sur la tronche du voisin que ça va retomber. Après vous : le déluge.
(1) Il faut avoir lu Cervantès pour comprendre
Thanatothérapie
Mon beau sapin, roi des poubelles, qu'elle est triste ta parure, que tu serais mieux à régner sur la forêt... Je sais, ces sapins sont cultivés exprès pour ça, et un sapin en plastique c'est du pétrole importé, de la pollution in fine. Alors oui, il faut préférer le sapin naturel, c'est en effet plus écologique. Cependant, ça me fait un peu mal au coeur de le voir comme ça, encore tout vert ; la photo a déjà plusieurs jours ; dressé à déborder d'une poubelle. Notons que c'est un bac prévu pour le recyclage du déchet vert. Y'a donc un minimum de début de compréhension chez ce particulier là. Tout de même : en principe, rien ne doit dépasser de la poubelle. Trois au quatre coups de sécateur, deux ou trois petits coups de scie, et ça ne tient plus de place.
Finalement c'est ça Noël : un processus de génération de déchets. Oui, y'en a qui vont en profiter pour invectiver la religion, les religions ; comme si la religion avait quelque chose à voir avec ce consumérisme débridé ! Elle s'en accommode, elle ne le génère pas. Y'avait pas de sapin ni de guirlandes, non plus que de champagne à Béthléem ![]()
Nous sommes sensés célébrer une naissance et pour cela décuplons notre emprise prédatrice, semant la mort comme thérapie du mal-vivre. Des millions de volailles et d'agneaux, de boeufs et même de porcs, de crustacés, de poissons et de coquillages ; élevés dans des conditions discutables pour les premiers ; qui sont liquidés et dont une bonne partie finit à la poubelle...
Une simple compétition de ba-balle génère autant sinon plus de consommation et de déchets, avec toute la médiatisation et les produits dérivés qui l'entourent, l'alcool, les frittes, et les sauces qui se mangent avec... Ne parlons pas des jeux olympiques !
Le gaspillage est le propre de l'homme je crois ; au même titre que la bêtise et la méchanceté ; et je vous emmènerai bientôt, sur ce blog, loin de Niort, très loin, à l'appui de mes dires... Tout de même, à l'ère où nous nous voulons au sommet du progrès, de l'évolution de la conscience... Enfin, vous, pas mézigue hein ? Nous devrions réagir autrement que des marmots en couches culottes, réduits à n'être que des tuyaux à produire des déjections sous nos fesses et patauger dedans.

Zones de rencontres = zones de conflits

Dans une zone de rencontre, les piétons peuvent circuler sur la chaussée et ont la priorité sur tous les véhicules à l'exception du tramway. Tous les véhicules peuvent y circuler, mais sans excéder la vitesse de 20 km/h. Nous dit le code...
Dans ce domaine comme dans le thème principal de ce blog, il y a la théorie, et puis la pratique. L'espace de chacun n'étant pas clairement délimité, les rencontres dangereuses et accidentogènes sont inévitables. Parce que c'est pas que vous imaginez que les véhicules respectent les 20 km/h ? Donc on est bien obligé de toute façon, en principe, de passer sur les trottoirs, parce qu'à tout moment des véhicules surgissent sans prévenir des rues adjacentes et mordent sur les zones de trottoir au même niveau de la chaussée. Si vous en trouvez une à moins de 50 km/h, vous me faites signe ! 20 km/h est compris comme la vitesse en dessous de laquelle il ne faut pas descendre. On court constament le risque de se faire renverser et sérieusement abîmer... Pour les handicapés et les personnes âgées c'est encore pire.
Les trottoirs sont devenus des parkings permanents.

Et ce matin je me suis même fait engueuler parce que je protestais que la zone piétonne était occupée. Oui, il s'agit bien de ce véhicule. Il y a quelques temps, en fouillant dans mon journal je retrouverais facilement, je me suis même fait klaxonner par un véhicule de la mairie (d'autres aussi, mais la mairie est sensée faire respecter la Loi).
Zone de rencontre = idée géniale pour imposer le tout bagnole, où le piéton n'a plus qu'à se faire tout petit.
De toute façon, même la Croix-Rouge s'y met, alors hein ?
J'ai des tas de photos éloquentes, et vu que chez nous, même pour aller à la messe on se gare où on veut, c'est-à-dire n'importe où de préférence ; témoin cette photo un dimanche matin parmi d'autres devant Notre Dame. Quand on sait que je connais plusieurs personnes accidentées sur des passages piétons censés être protégés ; y compris des morts ; on se doute que cette chébrantise ne va rien améliorer, d'ailleurs, c'est déjà fait ; le piéton n'a qu'à fermer sa gueule, la taille de la bagnole donne priorité sur tout et tous. "Quand se décidera-t-on à greffer un cerveau directement sur l'automobile ? Pour certains niortais et périphériques, ce serait l'idéal..." Ai-je écrit en com à la Nouvelle République le 2 Novembre 2011. Ils l'ont curieusement publié sous le pseudo "anonymous" ; comme si ils ne connaissaient pas mes pseudos habituels chez eux et comme si ils ne me connaissaient pas, eux qui ont absolument tenu à parler de ce blog. Les zones de rencontre, comme toutes les choses faites à moitié, ne sont que de gros foutoirs dangereux où la loi de la grosse cylindrée remplace celle du colt de l'ouest sauvage. Sauf que là, les cow-boys ont des winchester mais les indiens n'ont même pas le droit d'avoir un arc. Il faut qu'une zone soit piétonne ou automobile, pas les deux ; compter sur le civisme, c'est croire au père Noël et ce dernier n'est qu'une invention publicitaire des temps modernes ; même pas une légende, pas même un mythe : un rêve, une illusion. 





























