CANAL-DECHARGE

lundi 27 mars 2017

Les enfants du paradis

VAN 3On me présentait ; au travers d'un papier relayé sur FB ; pour écologique et modèle de non consommation l'expérience, certes intéressante, d'un nomade des temps modernes. Écologique ? Ça pollue pas un Van ? Si nous étions tous ainsi, ça serait pas triste côté gaz d'échappement. Et puis « non consommation » ça se discute !
Déjà, faut un petit matelas de départ. L'achat du véhicule, les besoins de base quand on part, le matos, et pallier aux manques de revenus du début ; parce qu'un créneau lucratif, à moins de faire la mangave, très aléatoire et peu rentable, tout du long, parce qu'il faut bouffer, mettre de l'essence, entretenir et réparer le véhicule, se laver de temps en temps déjà. Les pompes publiques gratos y'en n'a plus beaucoup, et à moins d'être très endurci, se laver à la pompe en hiver, c'est pas de la tarte. On peut certes se vêtir à la fripe ou aux poubelles, mais ça coûte tout de même. Et puis il y a les assurances obligatoires, les frais de stationnement ; hormis quelques petits villages c'est souvent payant ; sans compter les restrictions imposées aux véhicules de ce genre. Les lubies de la maréchaussée aussi. Pour avoir dormi à la belle avec une simple R5 déjà, dans un chemin creux de campagne, on a eu des emmerdes avec elle, nous, il y a une dizaine d'années. On a pourtant beaucoup pratiqué le camping sauvage ; surtout à la belle, sans tente, et nous avons généralement pris le soin de bien nous cacher ; j'avais déjà l'expérience du nomadisme et savais les aléas. Ce coup dont je viens de parler était une sorte d'accident : nous étions vraiment trop crevés pour poursuivre.
Il fut un temps où les nomades, manouches ou gadgés, avaient l'obligation d'un carnet de circulation. Pour discriminatoire qu'était cette mesure, elle autorisait le nomadisme. Désormais il y a l'obligation d'une adresse fixe, sinon on est considéré comme clochard, SDF comme on dit maintenant, et on peut être embarqué par n'importe quelle patrouille nationale ou municipale, surtout à l'écart des grandes villes justement. Ce sont des mesures auxquelles on ne peut vraiment faire face qu'en groupe.
Dans le cas précis du type dont je parle, il vivrait d'une chaîne You Tube. Genre d'entreprise où il faut percer ! C'est pas gagné au départ. Pour mille qui se lancent, dix réussiront. Et les connexions internet pour mettre en ligne nécessitent des frais, quel que soit le moyen employé. Les connexions gratos dans certains départements sont souvent réservées aux indigents, ou limitées dans le temps et destinées aux résidents du patelin ou du département, dans des plages horaires limitées.

moi (4)

En marge du consumérisme ? Mon œil ! La vie Marginale, ça me connaît, et quand on me daube, je le vois de suite. Moi j'ai fais la route en vélo, il ne me reste qu'une photo d'époque et je la montre volontiers ! J'étais tour à tour saisonnier, tireur de cartes, saltimbanque sur la rue, artiste (peinture)... Internet n'existait pas ; j'ai fait beaucoup de route comme ça ; j'ai couché dehors sous la pluie etc... Et ma pomme, j'étais quasi illettré ; je suis autodidacte (/ex l'informatique où j'assure moi-même la maintenance) Je n'ai jamais cru un instant que je n'étais pas consommateur. Je ne me mentais pas à moi et aux autres ainsi. J'étais juste différent, marginal par rapport au contexte. Ce que j'y ai gagné ? Des aventures inoubliables, de toutes sortes... Mais aussi une usure précoce de ma santé... Aujourd'hui je le paye cher... Enfin, c'est juste pour dire de ne pas se laisser dauber par des faux semblants. Ce mec a renoncé à une vie bourgeoise, c'est tout. Mais il a tout le système derrière lui qui lui a permis son rêve ; ce n'est pas un "non-consommateur" ; juste un type qui vit son aventure... Un jour il sera usé et il se rangera des voitures... Reste à savoir comment il arrivera à négocier la chose.
Entre temps il lui faut vivre ; et je sais d'expérience, pour avoir vécu seul longtemps (10 à 15 ans), que manger, rien que ça, seul, revient bien plus cher qu'en famille ou en groupe.
Le retour au circuit « normal », pour moi, ça n'a pas été compliqué : je suis rentré dans le rang de la vie « ordinaire » jusque à ce que des aléas me jettent à nouveau sur la touche (maintenant). J'ai meublé ma soif d'un autre monde à coups de militance. Mais en aucun cas je n'étais hors du système. Nomade ou sédentaire, j'ai toujours consommé. On consomme différemment, mais on consomme. On pourra même consommer moins en étant sédentaire !

télévision

monde moderne

On n'est pas obligé d’idolâtrer tout ce que la pub suggére. La première image immédiatement ci-dessus qui vaut mille mots est une création perso, l'autre est captée sur les réseaux sociaux et la vaut tout aussi bien *;) Clin d’œil.
Les utopies sont des rêves ; elles offrent des expériences de vie en périphérie d'un monde monotone quand on n'y mets pas son grain de sel de folie ; mais elles ne bâtissent pas un monde différent. C'est le cœur de l'homme qu'il faut changer. Alors il faut, comme le disait je ne sais plus qui, être le changement qu'on voudrait voir. Cela relève de l'intimité. Ce qui en est visible peut parfois influencer quelques autres ; mais le changement des autres ne se fera que par leur prise de conscience personnelle. Pas sur injonction.
C'est aussi pour cela que les politiques ne feront pas le bonheur du monde ; parce qu'ils cherchent, en prétendant faire le bonheur des autres malgré eux, juste à satisfaire leurs egos surdimensionnés. Certains individus fonctionnent de la même façon.
« Je vais t'aider » disent-ils, et ils imposent des machins qu'on n'a jamais demandé, sachant mieux que soi prétendent-ils, ce qui nous convient. Imposant la tyrannie de leurs lubies ; nous jugeant pas assez intelligents pour nous gérer nous mêmes ; tout particulièrement quand on est indigent. Combien j'en ai connus comme ça !
Les chemins de l'utopie, c'est aussi cela : ça mène souvent à la misère ; j'en ai connu d'autres des aventuriers brisés, des utopistes désenchantés, des voyageurs réduits à l'état d'épaves.
Vivre en Van pour échapper au système, c'est comme vivre en vélo, à pied ou en stop ; j'ai fait tout ça, enfin, pas le van, moi c'était en caravane ; c'est juste une aventure. Ça réussi ou pas, un temps, à moins de mourir jeune... Dans un accident par exemple.
L'idéal n'est pas terrestre.Les enfants du paradis iront vivre en utopie au pays des rêves dorés dont un serpent les avait chassés, gâchant l'enfance idéalisée des temps oubliés. Un paon leur ouvrira la barrière du printemps éternel, libérés à jamais des chaînes de la causalité.
De l’Éden à l'expérience de la mort temporaire en passant par l'idéal sociétal d'une société vraiment, totalement, écologique, c'est la même espérance.
Et l'amour, toujours, qu'aucun vitriol ne vient entacher.

utopie 4


vendredi 17 mars 2017

Nuit magique, nuit de Saint Patrick

patrick pic2Nuit de Saint Patrick ; outre la fête nationale irlandaise c'est un peu leur saint Nicolas à eux. Une nuit magique où je cours à la poursuite de mon blair, sans trop savoir il est vrai si c'est comme pour Noël, férié de la veille au jour ou du jour au lendemain. De toute façon ce devrait être jour sobre puisque carême... Je m'amuse de ça en crapahutant... Je ne comprends rien à ma carcasse et il y a vraiment de la magie dans l'air... Imaginez que moi qui ne pouvais plus arquer d'un poil, j'en suis à ma troisième virée en 24 h ! Et je ne sens pas la fatigue ! Et je suis parti pour un long parcours cette fois ci, en plus. Il est trois heures trente, j'ai eu une intuition à mon réveil. Sans rapport avec mes rêves. J'ai rêvé de Michel Simon, je me demande bien pourquoi ! Quel rapport avec le fromage ? Me suis réveillé, j'avais très froid ! Avec 19 dans la carrée sans chauffage, et sous les couvrantes, c'est pas normal. Je me chauffe une bidrouille approximative et je chausse mes rangers, file en loucedé... Faut je sois revenu dans trois plombes pour ma chérie qui a un rencard, entre temps je cours après un flash. Je croise une patrouille de keufs qui ont marqué un arrêt place saint Jean pour me regarder porter à la poubelle un emballage mac'crado qui jonchait le trottoir ; ils sont repartis, moi aussi...  Bien qu'un peu fraîche, la nuit est agréable. Les oiseaux chantent déjà !

ville nuit

"C'est beau une ville la nuit" disait Richard Bohringer ; j'y pense souvent quand je déambule comme ça, et cette nuit c'est particulièrement gratiné... Un dépôt au hasard... Je ne me souviens même plus la rue. Je vais naviguer comme ça, de trouvailles en surprises. En fait ce n'est pas ça que je cherche..; D'ailleurs je ne cherche pas, je trouve. La première trouvaille fut une demie poche de bonbons Haribo ; tiens, j'ai oublié de la photographier, zut ; sur un banc public. En fait je sais à qui elle est ; j'ai vu le gamin et sa mère dans la journée, ils ne sont pas du quartier, pour ça que j'ai fait attention. Mais aussi ; ça me faisait plaisir de revoir des gamins dans ce coin depuis que les dealers y squattent moins. Tant pis ! L'ont-ils oubliée ou abandonnée volontairement ? Je vais pas courir aux objets trouvés pour ça. Je malmènerai un chouïa mon diabète *:)) Marrant. Si j'avais que ça ! Et de toute façon, ça fait sept piges que je le tiens en respect ( à 4 g à jeun c'était pas gagné). Contrairement aux prévisions alarmistes, je n'ai toujours pas fait de coma plus qu'avant, et ma vue ne s'aggrave pas, moi qui suis miro depuis 50 piges à minima soi-disant. Parce que la piste que je suis est en fait celle du petit poucet. La piste commence rue de la Marne (Niort), m'a mené jusqu'Avenue de Paris en passant par la gare et Saint Hilaire ! J'en suis arrivé à me demander si c'était le même mec finalement... Pensez que ne voulant en louper aucune je n'ai pas pris le temps de faire des photos. Cinquante petites pièces... Hé oui ! Avouez que pour un miro, les voir dans des rues mal éclairées, fallait le faire *;) Clin d’œil
Entre temps j'ai croisé ce chauffard que je connais trop bien ; l'an dernier il s'enfilait Chabaudy et Place Saint Jean à contresens. Là c'est le rond point de l'orangerie qu'il a pris à contresens en mordant sur le trottoir en plus, il m'a frôlé, avant de foncer sur la voie de gauche dans la rue du 24 février... Puis ce fut l'occasion de mettre en poubelles quelques bricoles... Les gens sont toujours aussi charmants, et on a parfois des surprises...

pain ampoule

Par exemple ça... Les baguettes à traîner on l'a vu de nombreuses fois ici, tout récemment encore, et cinq minutes avant ça j'ai déniché un plein sac papier de pain, directement par terre au pied d'un container à verre. Mais c'est ce qui trône au côté de la baguette qui m'emmerde le plus. Parce qu'à la limite ; c'est pas souvent nettoyé à cet endroit ; pigeons, oiseaux divers ; c'est arboré par là ; rats, chiens errants ; j'en ai croisé un d'ailleurs ; en feraient leur affaire du pain. Mais l'ampoule ? Combien de fois ais-je pesté contre le tri des ampoules fait en dépit du bon sens ? Les gens mélangent n'importe quoi dans les bacs. Réservés aux fluocompactes, les gens y collent des filaments, des fluos, des halogènes, des diodes... tout quoi ! Je finis par considérer que je suis entouré d'une majorité d'illettrés. Parce que le recyclage, c'est pas dans les têtes, c'est même à cent lieues au dessus.
Juste une anecdote comme ça en passant... J'avais une imprimante fusillée qui trônait dans un coin depuis des mois. Je me suis décidé à la porter au point recyclage de Carrefour Market de l'avenue Saint Jean d'Angély ; elle venait de là, sinon je serais allé à Leclerc centre ville, autrement plus accueillant ! Et effectivement j'ai été mal reçu. C'est bien écrit sur leurs bennes :
"si l'objet est trop gros, adressez vous au personnel du magasin" sur la benne à appareil électrique. Le mec de l'accueil, il me sort :
"- Qu'est ce que vous voulez que j'en foute de votre merde"..; courtois hein ? Je lui parle de leurs bennes à recyclage ; il s'est fichu de moi en disant que c'était pour les piles alors qu'il y a à la fois cartouches d'encre, ampoules, appareils électriques... Pas mal, et il a appelé un gros vigile pour l'aider à me foutre dehors. Du coup j'ai traité ces deux cons comme les niortais me traitent. Tutoiement de rigueur, je les appelaient "gamins" et "mon chéri" *:)) Marrant. Ils s'imaginaient quoi ? Que j'allais baisser les yeux ? Mais mes pauvres andouilles ; ce n'est pas un mec qui a déjà regardé la mort dans les mirettes plus de vingt fois, qui a affronté des bandes de voyous armés, lui-même à main nues, qui va frémir enfin ! A 60 piges avec un pied chez Borniol, j'ai plus rien à foutre de rien ! Ils ont fini par la garder l'imprimante ! Ho je me doute qu'elle ne sera pas recyclée. Vu comment c'est géré. Mais j'ai la conscience propre au moins. Je ne l'ai pas laissé en pleine rue, comme tant d'autres. Cette même nuit dont je parlais plus haut, j'ai repéré trois écrans plats par exemple... Un grille pain aussi... Et les imprimantes que j'ai conduit en déchetterie, je ne les compte plus ! Ces derniers mois, j'ai levé le pied. Cette dernière là, c'était la mienne (j'en ai une autre). En attendant, ils ont gagné de la pub. Je leur avais promis ; je tiens parole.
Le recyclage c'est finalement un fort pourcentage de daube à la petite semaine... Même quand les gens respectent la procédure.

ampoule

Et pour revenir à l'ampoule dont je parlais ; la voilà testée sur spot ! J'en ai des poignées comme ça ! Ramassées par terre, ou dans des sacs à traîner. Je n'ose imaginer ce qu'il y a dans les poubelles fermées ! Et encore j'en ai donné, troqué aussi. Imaginez !?
Alors quand je lis vos programmes politiques à géométries variables ; ils ont évolués en cours de campagne ; et leur indigence écologique, même quand c'est chargé de bonne intentions ; c'est toujours des combines ampoulées qui profiteront surtout aux multinationales et restreindront les libertés et l'autonomie véritable, mais ne résoudront en rien le véritable vecteur qui est une prise de conscience que le seul bon déchet est celui qu'on ne produit pas. C'est la seule Révolution qui pourrait sauver la Terre...
Cela n'est pas votre route ; outre ce que j'évoque ici, j'ai encore, les jours qui précèdent, rabioté du gaspillage alimentaire non périmé. Pour ça je vous renvoie à l'album consacré.

CONSOMMATION

mercredi 8 mars 2017

Femmes

maps of flowersLes femmes comme les fleurs sont protéiformes et multiples ; « la » femmes n'existe pas, ce sont les femmes qui existent, même si le principe féminin peut être synthétisé en quelques axiomes simples. Des contours de la féminité qui sont aujourd'hui foulés au pied au prétexte de la « libération » parce qu'effectivement, l'extrême pendant sont ces sociétés qui l'ont réduite à l'état de bête de somme par dévoiement de son dévouement fondamental contenu dans sa nature. Ce sont de nos jours des propos iconoclastes. On nie que la femme soit différente (et complémentaire de l'homme). Pourtant, en l'absence de manipulations de laboratoire, aucun homme ne serait là sans femme. Et moi plus que les autres. Parce que ma naissance fut pitoyable, dans des conditions quasi préhistoriques, et j'étais mort. Maman m'a toujours dit : « tu es né comme un chien » ; j'eusse préféré qu'elle me dise « comme un singe »... Nous sommes plus proches. Mais il n'y a pas de singes chez nous.
Renaud, qui avait parfois des traits de génie, l'avait bien compris :
« Chansons En Cloque - Renaud
Auteurs:
Renaud Sechan
Compositeurs:
Renaud Sechan
Editeurs:
Mino Music

Elle a mis sur l'mur, au d'ssus du berceau
Une photo d'Arthur Rimbaud
'Vec ses ch'veux en brosse, elle trouve qu'il est beau
Dans la chambre du gosse, bravo!
Déjà les p'tits anges sur le papier peint
J'trouvais ça étrange, j'dis rien
Elles me font marrer ses idées loufoques
Depuis qu'elle est en cloque...

Elle s'réveille la nuit, veut bouffer des fraises
Elle a des envies balèzes
Moi j'suis aux p'tits soins, je m'défonce en huit
Pour qu'elle manque de rien ma p'tite
C'est comme si je pissais dans un violoncelle
Comme si j'existais plus pour elle,
Je m'retrouve planté, tout seul dans mon froc
Depuis qu'elle est en cloque...

Le soir elle tricotte en buvant d'la verveine
Moi j'démêle ses p'lotes de laine

 Elle use les miroirs à s'regarder d'dans
A s'trouver bizarre, tout l'temps
J'lui dis qu'elle est belle comme un fruit trop mûr
Elle croit qu'je m'fous d'elle, c'est sûr
Faut bien dire c'qui est, moi aussi j'débloque
Depuis qu'elle est en cloque...

Faut qu'j'retire mes grolles quand j'rentre dans la chambre
Du p'tit rossignol qu'elle couve
C'est qu'son p'tit bonhomme qu'arrive en décembre
Elle le protège comme une louve
Même le chat pépère elle en dit du mal
Sous prétexte qu'y perd ses poils
Elle veut plus l'voir traîner autour du paddock
Depuis qu'elle est en cloque...

Quand j'promène mes mains d'l'autre côté d'son dos
J'sens comme des coups d'poings, ça bouge
J'ui dis : t'es un jardin, une fleur, un ruisseau
Alors elle devient toute rouge
Parfois c'qui m'désole, c'qui m'fait du chagrin
Quand je r'garde son ventre et l'mien
C'est qu'même si j'dev'nais pédé comme un foc
Moi j's'rai jamais en cloque...
 »

Une telle chanson accouchée de nos jours vaudrait à son auteur un déferlement de haine sur les réseaux sociaux, les radio, les journaux, les TV.

maman singe

Nous sommes pourtant toujours des mammifères que rien, en dehors de manipulations et tripatouillages n'a affranchi de notre nature fondamentale, identique à celle de nos frères animaux. Nos artifices ne sont que des masques.
De nos jours la femme n'est plus mère ; sauf si elle est mère porteuse. La femme est militaire, dans les troupes de choc au besoin, et comparer la femme à une fleur ; comme je le fais ; fait de vous un fachiotte désigné d'office à lyncher.
L'enfant n'est plus le prolongement de la vie bercé et conduit vers la maturité, vers son achèvement. Il est désir, comme un objet.
Et les femmes, infantilisées par la société de consommation, même dans les couches les plus basses du corps social, sont devenues les plus grosses consommatrices et gaspilleuses. J'en parle peu sur Canal Décharge parce que je suis obsédé par d'autres problèmes ; principalement le plastique et l'alimentaire ; mais le nombre de dépôts sauvages de fringues féminines que nous avons récoltés est incroyable ! Des tonnes ! Nous avons donné, vendu, utilisé. Depuis vingt ans ma propre compagne ne se fringue que comme ça ! Et c'est généralement propre ! De toute façon y'en a tant que quand c'est pas propre on se fait pas chier : direct poubelle.
Les pipelettes libérées modernes sont à ravaler au rang des courtisanes de l'ancien régime quant au comportement ; la charité en moins ! Parce que ces femmes d'antan essayaient de racheter leur âme en partageant leurs surplus. Aujourd'hui on jette, n'importe où de préférence. Tout un dressing d'un coup d'ailleurs ; là où une armoire ne suffit pas.
Les femmes d'autrefois ont inventé une journée dans le cadre justifié de la lutte pour les droits civiques.
Les femmes d'aujourd'hui cherchent plutôt du pognon, et les moyens d'en avoir, pour courir après les apparences de la mode et les envies de coups d'humeur suggérées pas la pub. Par n'importe quel moyen.
Je me demande, moi, comment on peut donner la vie et la détruire ?
Mon baratin ne me vaudra pas que des ami(e)s je me doute... Mais je m'en contrefous ! Je mets le doigt sur les aspérités masquées par votre discours lénifiant ; et encore je ne vais pas très loin...
Si les moeurs passent, comme les empires ; et se dissolvent quand on n'en comprends plus le sens ; la biologie reste. Du moins jusqu'à récemment. Maintenant nous entrons dans une ère de dénaturation, par indifférenciation imposée et programmée, enchâssé dans les consciences comme un progrès, qui accouchera d'une mutation où les vaches ne reconnaîtront plus leurs petits.

consommer

NDLR : exceptionnellement, photo du net

dimanche 5 mars 2017

Casimir et Sophie

jungle casimir 2Je m'attendais à rencontrer un dinosaure ; de ces créatures antédiluviennes qu'on nous présente horribles et couvertes d'une peau lisse ou écailleuse, dignes des cauchemars de Lovecraft ; un lézard terrible quoi, mais dans mon idée pas si terribles que ça puisque je sais que depuis quelques années les scientifiques ont établi qu'ils portaient un joli plumage bariolé et devaient babiller, pour beaucoup, comme vocalisent les piafs qui enchantent ce petit matin blême de la Saint Casimir, où le jour mouillé peine à se lever. Je médite sur un banc, et il s'est passé quelque chose d'extraordinaire, mais ça n'a pas sa place ici, ça nous entraînerait trop loin dans des considérations métaphysiques.

déchets retrouvés en mer

En principe, les poubelles du quartier sont ramassées de la veille et je n'aurais dû trouver que place nette et propre. Mais les trottoirs sur le parcours sont jonchés de menus déchets tombés des containers dégueulant pendant leur relevage. Et personne pour ramasser derrière avant lundi. Balayé par la pluie à la bouche d'évacuation, de là au fleuve et de lui à l'océan. Ça explique facilement que la majorité des détritus marins soient d’origine terrestre, comme le signalaient récemment mes potes de « Une Ballade = un déchet ». Récurrence mortifère. Jusqu'à la fosse des Mariannes qui est jonchée de saloperies.
Cela et tous ces mouchoirs en papier semés comme ivraie au vent sur tous les trottoirs et chaussées, chargés de vos microbes qui se répandent ensuite comme traînée de poudre. On vous a persuadé que ce comportement est plus hygiénique que le bon vieux mouchoir privatif de Cholet qu'une lessive à bouillir suffit à stériliser. Suffit d'en changer, et savoir s'en servir ; évidement pas coller la partie dont on s'est servi contre l'intérieur de la poche ou du sac, mais le replier soigneusement. Et se servir d'une autre partie ensuite. Il n'y a plus guère que ma pomme, qui ai hérité ça des anciens, qui sais le faire. Durabilité ; un peu comme les couches lavables auxquelles certains reviennent néanmoins ; économie de papier et donc d'arbres. Oxygène en plus. Econocroques de lardfeuille.

sophie mars 1

Je n'ai pas rencontré de dinosaure ; pas même Casimir soi-même malgré sa fête du jour ! Vous savez ce gentil lézard qui vit dans l'île aux enfants gentils ? Peut-être que je ne suis pas un enfant gentil ?
Pourtant si, puisque j'ai rencontré Sophie. Fatiguée, usée par les ans, qui n’aspire qu'au repos. Née le 25 mai de l’année 1961, jour de la Sainte Sophie, fille de Monsieur Rampeau m’apprend un peu plus tard internet. Je la croyais plutôt fille de la Sagesse personnellement, mais puisqu'ils le disent hein ? Il est vrai que la sagesse en ce monde, ça laisse à désirer. En dépit de son grand âge, et à défaut de peigner la girafe en caoutchouc, je n'ai cessé de me poser des questions parce que je suis sensiblement plus vieux qu'elle, et à quatre piges je venais d'entrer à l'école. Hors je me souviens d'une photo qui m'a été volée à Rochechouart en 1980... Je pose chez un photographe pro, vêtu de ma barboteuse bleue, Sophie dans la main. Curieux non ? A quatre ans, y'avait un bout que je ne la portais plus ma chère barboteuse. D'ailleurs le dernier jour où je l'ai portée m'a laissé une empreinte indélébile ; c'est le même jour qu'on m'a annoncé que j'allais désormais cesser de présider la tablée familiale du haut de ma haute chaise bébé, et manger avec tout le monde, sur une chaise, juché sur un empilement de coussins pour être à hauteur. Au fil des ans on a enlevé des coussins. J'étais plus petit que la normale ; ça n'a pas dû être facile. Tout ça pour dire que mes retrouvailles avec Sophie sont entachées d'un doute sur nos amours passées. Et pourtant c'est bien elle dont le souvenir s'effiloche dans la mémoire que je viens de trouver à traîner. Je ne sais plus quand elle a disparu de ma vie, ni même si ce n'était pas un prêt du photographe en fait.
Elle est bien foutue la copine ; quoique ni percée, ni déchirée, juste rapée ; mais entre foutus on arrivera bien à s'entendre quelques temps.

pain dur (1)

pain dur (2)

Avec ça l'éternel pain dur et ce qui semble un bouton de sonnette ; un produit local ! Il est au nom d'une société dont j'ignorais l'existence. Il faudra que je l'ouvre ; il semble contenir une pile puisque une petite lumière s'allume quand on le presse. Comme d'hab' en somme : heureusement que le préfet Poubelle a inventé le ramassage des ordures, sinon les venelles médiévales qu'on nous présentaient comme répugnantes dans nos cours d'Histoire, à côté, ce serait des jardins paradisiaques. Plus l'homme évolue, plus il dégénère. Plus la technique, la machine, et l'État, le privent d'autonomie, moins il se pose de questions. Le contacteur dont je parlais plus haut : sa place était en un point de recyclage électrique, ou au moins la pile dans une benne à piles. Grapillé ça donc, et quelques autres saloperies encombrantes, comme des poches ou des bouteilles qui sont allées directement à leur destination normale.

decharge mars

DECHARGE

Ci dessus deux dépotoirs urbains, parmi d'autres ; repérés plus tôt dans la semaine ; à la merci des chiens errants, des rats, des chats aussi qui pullulent... Après c'est éparpillé, et comme je le disais plus haut : "Balayé par la pluie à la bouche d'évacuation, de là au fleuve et de lui à l'océan". Majoritairement du plastique, ce corps étranger à la biosphère, comme le montre l'illustration plus haut.
Ah je ris de me voir qui bêle dans ce foutoir ! Chantent les castagnettes, chantent les castagnettes...
Heu bon, à plus hein ? Enfin peut-être...

sophie copie 2

mardi 28 février 2017

L'oiseau et les cendres

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Je pourrais bien la diffuser cent mille fois cette image ; et dix millions de militants avec moi ; ça ne changera pas... Autant vider la mer avec une petite cuiller...

pain recup (2)

Il ne se passe pas une fois que je fasse une virée dehors sans trouver quelque chose gaspillée et accessoirement à grappiller. Tenez, celle là a deux jours, pas plus. C'était par terre, tout seul, dans une poche propre néanmoins, et posé sur un tas de sacs poubelles. Trempé par la pluie, néanmoins les emballages sont étanches. A noter aussi dans une autre poche une baguette entière et une demie autre, dure comme des briques. Ce n'est que détails, gouttes dans l'océan. Mais l'océan est fait de gouttes, le raz de marée aussi... J'ai mis, sur la première, la date de péremption en surimpression pour qu'on me croie sur parole.

recup (2)

recup (6)

Une autre sortie c'était ça ; au cas où vous auriez des doutes quant à ma parole sur l'escalope, vous avez, bien visible, la date de la crème. Et ça fait plus d'une semaine que j'ai mangé tout ça. On fait avec les moyens qu'on a. Alors bien sûr, le bisounours de service viendra me dire que c'est quelqu'un qui a dû vider son frigo en urgence. A chacune de mes sorties y'a un pauvre bougre obligé de vider son frigo en urgence, c'est ça ? Et moi je suis au courant et vais systématiquement à l'endroit où il faut, c'est ça ? Faut pas chambrer non plus hein ? Ça fait 50 piges au moins que j'écume les dépôts sauvages ! Je trouve que ça s'agrave d'années en années. Il y a 13 ans déjà, rien que ça, je trouvais moins ici !

recup (1)

RECUP (3)

RECUP (4)

RECUP (5)

recup

Je vous en colle quelques autres ; juste histoire d'alimenter l'album de famille. Chaque photo est de la récup, du gaspillage. Remarquez, si j'avais pas ça, souvent je boufferais pas. D'ailleurs si j'aborde le sujet aujourd'hui, c'est parce que nous sommes à la veille du carême chrétien. Pour nous c'est carême tous les jours. Je ne crois pas que le carême s'appuie sur le gaspillage ; ce serait même plus tôt le contraire... Il est vrai que les jeteurs là, ne sont pas tous chrétiens.Hasard de calendrier ; si tant est qu'il y ait hasard dans un système mathématique ; ça coïncide avec la fin du nouvel an tibétain. Losar ; 2144 de l'oiseau de feu. Trois jours de bombance distincts du nouvel an chinois. On sait mon attachement à la culture tibétaine ; mon intérêt surtout. Quoique je sois sans illusion sur son avenir ; diluée qu'elle est déjà, et méprisée par l'occident empêtré dans ses contrats chinois. Tout au plus explorée par quelques spiritualistes en mal de chinoiseries qu'ils mélangent allégrement avec toutes sortes d'exotismes du moment que ce n'est pas chrétien justement. De là à s'interroger sur nos comportements, il y a un océan (de sagesse ?). Toujours est-il qu'en cette date de renouveau annonçant le prochain printemps, je regarde tout ce qui est jeté au détriment à la fois du profit des porte-monnaie que de gens qui manquent de tout. Je me dis que ce que je constate ici, à l'échelle de mon microcosme, est un petit rien au regard des millions de tonnes perdues. Ce que je montre là, multiplié par à peu près 7 ou 8 milliards de clampins sur la planète, ça doit bien faire quelques porte-conteneurs non ? Une bonne flottille...
Dites moi pourquoi ça me fait penser immanquablement à la cigale et la fourmis de monsieur LA FONTAINE ? Je me demande...

gitane 2017 5


vendredi 24 février 2017

fruits mystérieux & histoire de pucier

fruit vertC'était le 12 janvier ; je traînais ma carcasse qui rechignait, quelque part du côté du centre ville. J'ai voulu coller une bouteille en plastique dans une poubelle à emballages qui trônait à un mètre d'elle, dans une rue de Niort. Las, dans la poubelle en question y'avait essentiellement du déchet vert dont des jacinthes fanées et des feuilles longues lancéolées que je n'ai pas pu identifier, et de courtes tiges avec des fruits que je ne connais pas. C'est quoi cette affaire là ? Me suis-je demandé. Les plus gros fruits font 2 cm de long.
J'ai balancé la photo sur FB pour le cas où quelqu'un saurait... Mais y'a pas eu un pignouf pour me dire quoi que ce soit. Ça vous fait l'apologie des légumes anciens, mais c'est pas fichu de les reconnaître. Ou alors ça s'en fout de mon ignorance...

 fruit vert 2

Je remis les fruits mystérieux le 16 janvier Cette fois je me suis décidé à en ouvrir un pour voir : voilà ce que ça donne.
Mais pas un pour m'affranchir.
C'est finalement ma chérie qui m'a déniché le nom de la petite bête et ce que c'était.

Melothria scabra - Wikipédia

Melothria scabra , ou " concombre à confire ", est une plante grimpante de la famille des Cucurbitacées originaire du Mexique et d' Amérique centrale. Très facile à cultiver, elle produit de petits fruits comestibles à l'épiderme tigré de la taille d'une grosse olive.

https://fr.wikipedia.org
Melothria scabra

Cette espèce donne des beaux fruits vert clair rayés de vert foncé. Le goût des fruits rappelle celui du concombre. Les fruits doivent être récoltés avant maturité, entre juillet et fin septembre. Ils peuvent se consommer crus (salade de crudités) quand ils sont jeunes. On peut aussi les confire dans du vinaigre.

http://laboiteagraines.com
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fruit rouge

Et puis je l'ai « oublié » au pied de mon vase à fleurs (soie : récup) … Et le fruit à mûri. Je me demande s'il pourrait produire d'autres pieds ? Je me demande aussi si celui qui les a jetés savait que ça se mange ?
Le respect et les légumes sont peu respectés dans le comté. Au marché on a vu des parents encourager leur progéniture à shooter dans les légumes tombés au sol. Les moutards trouvant ça très jouissif. J'ai vu des gens piétiner de la nourriture aussi, voire pisser dessus. Et mes dernières récups viennent à l'appui de ce que je dis. Pourtant je ne traîne plus guère tant je suis mal en point. Cependant je ne fais pas une sortie dont je revienne les mains vides. Et je me contente généralement que de petits dépôts sauvages, ou de bricoles à traîner... Ici on balance du saumon, de la volaille, de la crème, des patates, du fromage... même pas périmé, emballé (sauf les patates en vrac dans un sac)...
Y'a pas que la nourriture il est vrai... Gaspillage à tous les étages ; volontaire souvent...

LIT

Ce 24 février ; date symbolique s’il en est une pour moi, autant que le 6 ; j'ai trouvé la solution à un problème qui me turlupinait depuis un bout. Nous n’avions plus de lit en dehors du nôtre. Ça y est ! On en a un ! Tout en pin. Utile si je casse ma pipe à la maison. Faudra juste arriver à le loger...
Je crois connaître son origine. J'en ai vu un en vente sur FB, identique en tous point, y compris le coussin qu'on peut mettre sur le matelas pour faire divan... Au bout d'un moment il a dû être pressé par les événements, et plutôt que le poser dans une institution caritative (y'en a une à 500 m de là), il l'a largué contre un container... Protégé de la pluie par un pébroque en ruine... Il a plu cette nuit là, mais ça a bien protégé le matelas. Ca avait 99 chances sur 100 de foutre le camps à la poubelle. Font pas dans le détail les services municipaux quand c'est réutilisable : tout dans la même benne, cassé au besoin. Pendant ce temps y'en a qui pleurent de ne rien avoir.
Et comment j'ai fait pour trimbaler ça à mon local alors que je suis sans forces ? Ben d'abord c'était pas loin... Le reste relève de l'opération du saint Esprit, ou d'une volonté d'acier comme vous voudrez... Toujours est-il qu'on a un pucier pour poser ma carcasse lorsque mon âme damnée en aura pris congé.
Ca peut aussi servir si on se retrouve à la cloche de bois ; ce qui nous pends au nez ; à squatter notre garage... On a en prime un fauteuil chaise longue rembouré là bas ; il est tout à fait possible d'y dormir, je l'ai déjà fait...

angelus7

jeudi 16 février 2017

Satané pétrole

TERRE atmosphèreUne portion de Terre par la tangente qui permet de réaliser tant de choses à la fois. J'emprunte la photo à Thomas Pesquet ; l'astronaute Français actuellement en virée circumterrestre. J'espère qu'il ne m'en voudra pas. Ses photos me fascinent. Celle-ci me ramène 50 piges en arrière, à un dessin d'un de mes livres d'enfant dont j'ai oublié le titre. Ça répondait à plein de questions, la couverture était rouge. De lui il ne m'est resté qu'une image, un dessin qui montrait la courbure d'une portion de Terre avec côte à côte pour les besoins de l'explication, la plus grande fosse marine en creux et l'Everest (8 848 m) en bosse. C'était fascinant : ça faisait une petite bosse et un petit trou pas bien gros de deux ou trois cm à l'échelle. Je mesurais alors le dérisoire de nos constructions terrestres, et plus encore la fragilité de l'homme, de la vie. Combien nous sommes petits relativement à notre planète. Pourtant nous ne cessons de la gangrener comme un cancer qui rongerait la surface. Nous n'avons pas plus d'importance que du lichen à flanc d'une montagne, et même moins, mais la dévorons et nous multiplions comme les cellules folles d'un cancer, détruisant tout ce qui vit.

avion IIIB2

Non content de ça "Nous avons appris à voler dans les airs comme des oiseaux, à nager dans les océans comme des poissons… Mais nous n’avons pas encore appris à marcher sur Terre comme des frères et sœurs." comme le disait si bien Martin Luther King. Vues de l'espace, pourtant, nos frontières sont invisibles. Même nos montagnes apparaissent comme des rides insignifiantes. Les allumés qui prétendent que la muraille de Chine est visible depuis la Lune ne savent visiblement pas ouvrir un livre ni se servir d'internet. La photo d'introduction le prouve. Mais on s'accroche à des billevesées pour mieux se donner de l'importance, et ce qu'on appelle "progrès" est une débauche de consommation et de massacres.
Des bateleurs instruments des lobbies financiers se rengorgent et donnent spectacle, vous promettant la lune.

la lune père peinard

L'histoire ne vous a rien appris visiblement ; le dessin là date de 1902 ; et vous attendez toujours un miracle d'aventuriers dont les seules visées sont l'avidité et le narcissisme. La planche de gauche évoque d'ailleurs furieusement la lame 1 du Tarot de Marseille.
Ce n'est pas avec ces gens là qu'on va sauver la planète ; leur intérêt est de défendre les intérêts des boursicoteurs qui les tiennent par les cordons de la bourse. N'importe les conséquences à court ou long terme ; sociales ou écologiques. La conscience et les convictions de ces gens là sont à géométrie variable et fonction d'intérêts boursiers. Je l'ai écrit à propos de Donald Trumps par exemple, juste avant son élection : "C'est juste un dessin animé ; à la fin c'est pas Donald, c'est Picsou qui mène la danse". Lui qui s'est fourbi une image d'Islamophobe pour séduire le Tea Party a bloqué l'accés des USA à 7 Pays de cette confession, mais laisse l'accès libre aux Saoudiens, et mieux, vient de signer une autorisation d'accès SANS VISA, aux Algériens... Au moment précisément où Macron fait des ronds de jambes et des envolées pathétiques dans ce pays. Je ne puis m'empêcher de trouver ça curieux ; ça aurait une odeur de tirelire que ça n'aurait rien de surprenant. Il n'en reste pas moins que les préoccupations de Trumps en matière d'écologie sont plus qu'indigentes. Je me fais beaucoup de souci pour la Terre Sacrée des Amérindiens par exemple.

Dakota du Nord : les Amérindiens opposés à un oléoduc menacés d'expulsion

Les Sioux de la réserve indienne de Standing Rock, rejoints par des centaines d'autres tribus, occupent le terrain pour dénoncer la destruction de leurs sites sacrés et protéger leurs ressources en eau. C'est une "zone à défendre" au milieu des plaines glacées nord-américaines.

http://www.leparisien.fr
Projet de pipeline dans le Dakota du Nord: les Sioux obtiennent gain de cause

C'est une victoire pour les manifestants contre le pipeline censé traverser le Dakota du Nord. Les services fédéraux viennent d'annoncer l'étude d'un nouveau tracé, qui éviterait les terres dont les tribus indiennes estiment qu'elles violent des sites sacrés et polluent les réserves d'eau potable.

http://www.rfi.fr

Trumps est fortement attaché à ce projet, sans doute sous la pression financière toujours ; à verser dans le même panier que sa volonté de développer l'exploitation du gaz de schiste. Sa récente entrevue avec Trudeau d'une part, me fait craindre le pire par rapport à ces deux dossiers ; mais aussi la signature du CETA, puisque les consortiums financiers auront tout loisir d'ester en justice contre les Etats, donc NOUS, qui prendrions des mesures par trop environnementalistes ou écologiques. S'il nous venait à l'idée par exemple de refuser d'importer du gaz ou du pétrole en raison de sa provenance ; ou trop en restreindre l'usage pour limiter la pollution. De la même façon que nous serons condamnés si nous refusons les OGM, les intrants antibiotiques dans l'alimentation etc... Mais je parlais de pétrole. Ce satané pétrole qui est, avec le nucléaire, la colonne vertébrale de la "civilisation" planétaire. Les guerres moyen orientales gravitent toutes autour de ça.
Satané pétrole dont le coût humain et écologique est considérable. Indispensable par exemple au transport de vos fleurs de la Saint Valentin, de vos fraises en hiver, de vos noix de cajou pour l'apéro dont la consommation a cru de manière exponentielle ; c'est le dernier reportage que j'ai regardé ; plus de 7000 kms de bateau et d'avion, trois continents pour que ça arrive dans votre sébile au comptoir du rade du quartier ou votre supermarché. Satané pétrole et ses dégâts écologique considérables. Tout le monde a en mémoire, ma génération, le naufrage du pétrolier supertanker libérien Amoco Cadiz en mars 1978 et quelques autres...
Quand ça se produit loin de chez nous, hors fièvre médiatique, ça passe complètement inaperçu. Il s'en produit pourtant des dizaines, plus ou moins importantes, à longueur d'années. Le monde aurait connu plus de 700 marées noires recencées par Notre-planète Info en 2014.

Environnement. Désastreuse marée noire au sud de l'Inde

Deux tankers sont entrés en collision fin janvier au large de Chennai, dans l'État du Tamil Nadu, libérant 100 tonnes de pétrole qui polluent maintenant le rivage sur 43 kilomètres. C'est la désolation à Chennai.

http://www.courrierinternational.com

Si je n'étais une groupie des réseaux sociaux, j'aurais ignoré une des dernières en date par exemple (lien ci-dessus).
Satané pétrole qui sert à faire rouler nos bagnoles afin que nous puissions aller bosser pour... acheter du pétrole et le consommer. Un cercle vicieux. Mais aussi faire voler nos avions. Une partie de ces avions sert à partir en vacances pour vous remettre en forme afin de pouvoir retourner bosser pour consommer du pétrole. En vacances au ski par exemple, c'est la saison. Et partir skier en Bulgarie parce que c'est moins cher (2 X moins qu'en France) mais c'est plus loin et ça consomme plus de pétrole. Bulgarie qui amorce un grand développement du secteur et a entrepris, comme nous, de défigurer ses montagnes pour cela (reportage France 2 - 16 février 2017).

COEUR ROUGE 3


Satané pétrole à la base du plastique invasif et omniprésent ; même le plastique dit "écologique" en contient. Plastique allègrement jeté dans la nature et que de petites mains se dévouent à ramasser ; un peu comme si on essayait de vider la mer avec une petite cuiller. Je ne dénigre pas en disant cela. Je le fais moi-même : dix poches ramassées ce matin, dont une m'a déjà servie de poubelle, plusieurs gobelets et une barquette de légumes.

Il traque le moindre déchet au pas de course

Deux fois par semaine, Jean-Philippe Serrano court en ramassant des déchets croisés sur son chemin, dans les rues de Parthenay. Jean-Philippe Serrano a rejoint la communauté " Run Eco Team ", ramassant des déchets à chaque jogging. Une démarche citoyenne qu'il entend partager.

http://www.lanouvellerepublique.fr

Sur ce terrain, je viens d'ailleurs d'apprendre l'existence d'un frère de lutte à l'autre bout du département. Vous m'en voyez tout content. On se sent moins seul. L'invasion du plastique, il doit connaître au moins aussi bien que moi le copain. Petite main comme moi, peut être moins désabusé et moins mélancolique... Mais comme le disait si bien Gérard de Nerval : "La mélancolie est une maladie qui consiste à voir les choses comme elles sont"... J'ai les yeux ouverts et lucides. Le pétrole est une marée noire d'huile de pierre, cette pierre sur laquelle nous avons bâti la société sans âme, consumériste avide et destructrice et qui a produit le plastique pour faciliter cette consommation. Consommation qui se dissout dans le vitriol du gaspillage.

légumes

Le plastique est le fils bâtard de la domination pétrolière et omniprésent, omnipotent, omnichiant ; formant des continents dans nos océans, empoisonnant nos poissons. Rien n'y échappe, on trouve même des agrumes enrobés d'une pellicule maintenant, et la plupart des gens, plutôt qu'acheter les légumes en vrac préfère l'acheter en barquettes... Peut-être parce que c'est plus facile à gaspiller ? La barquette, là, c'est de la récup du jour. Comme je l'ai déjà dit, je ne puis faire une sortie sans trouver quelque-chose de gaspillé ! A l'heure où vous lisez ces lignes, c'est déjà trié et mangé.
Manger par la grâce des conséquences du satané pétrole, c'est quand même un comble. Mais je n'ai guère le choix. C'est toujours ça qui ne sera pas perdu remarquez. Sauf la barquette... J'ai un gros doute quant à son recyclage effectif. Mais nous en reparlerons, si je survis à mes ennuis. Vous, vous continuerez à mariner dans l'or noir en attendant qu'il s'épuise.

pompe

mardi 14 février 2017

Saint Valentin écologique

VALENTINEElle avait de tout petits petons, Valentine... Non ! D'abord ! Na ! C'est Martine qui avait des petits petons. Hé oui, vous n'imaginez même pas ! Un de ses petons tenait tout entier caché dans ma paluche ! Non ce n'était pas une petite fille, mais une adulte tout ce qu'il y a de plus adulte. Oui. Je lui dois la vie, c'est pour ça que je vous en parle. Sans elle j’avais toute les chances, en février de cette année là, d'y rester, enfoui sous une couche épaisse de neige. Voilà. Elle m'avait dit qu'elle était obligée de s'habiller en taille junior, mais que pour les pieds c'était pas le pied parce que c'était encore pire. Et moi j'avais vérifié bien sûr ! Plus tard, lorsque sa fille devint une jeune fille, elles ont pris plaisir à se payer des pintes de rire en allant choisir ensemble des godasses histoire de voir la tête du marchand. Que voulez vous, on se distrait comme on peut.
Mais c'est pas ma valentine ; ma valentine elle porte un nom de petite fleur ; une petite fleur toute timide, cachée dans les petites herbes. Aujourd’hui elle n'est pas là ; elle est à un de ces rencarts de flicage institués pour les sans emplois. Si encore ça servait vraiment à quelque chose ! Quand t'as pas de job t'es pire qu'un paria ! Et ce sont les gens qui ont pondus ça qui prétendent aujourd'hui instituer un « revenu universel » sans condition ? Vous vous foutez de ma gueule là ou quoi ? Ils n’arrivent même pas à nous filer une allocation de secours qui permette de survivre à peu près correctement ; c'est à dire sans pratiquer la mangave et la récup ; et ils vont filer un revenu universel à tout le monde ? Piquer mille balles d'impôts minimum par an, pour te refiler 6 ou 800 balles par mois ? Non mais, on se fiche de qui là ???
Et les écolos marchent dans le machin ! Ils vont encore une fois abdiquer leur identité et la défense de l'écologie réelle à ce qui me semble. On est habitué. Au fait, il était où il y a quarante piges, à quelques mois près, Jadot ? C'est bien comme ça son blase non ? Ah oui, c'est vrai, il avait juste dix ans... Pouvait pas. Mais son entourage ? Y'a quand même pas mal de vieux briscards dans l'appareil. Oui parce que la fille aux tout petits petons, elle y était, elle, le 31 juillet 1977 à Creys-Malville ; la manif la plus mémorable je crois, avec le Larzac bien sûr et la mobilisation bretonne par ailleurs, de l'histoire de l'écologie hexagonale.
C'était en ce temps là qu'il aurait fallu gagner ! Non pas prendre le contrôle politique, mais convaincre les politiques. Maintenant on l'a dans le fion, on le sait, nous les vrais amoureux de la nature. Parce qu'elle l'est restée la puce dont je parle au début, amoureuse de la nature. Nos relations se sont distendues, c'est normal, on n'est pas de même nature et j'ai une Valentine... qui risque d'être veuve à la fleur de l'âge si je continue à morfler comme ça.
Alors aujourd'hui vous allez Valentiner. Occasion de consommer des fleurs industrielles venues d'on ne sait où, au mépris total de l'écologie. Un petit groupe a entrepris de protester contre la publicité qui est faite autour de l’événement. C'est juste se faire plaisir parce que ça n'aura pas d'impact réel. Juste faire chier les publicitaires qui passeront pour des martyrs. Je suis d'ailleurs convaincu que leurs protestations ne s'enracinent en réalité que parce que c'est un « saint » qui est patron de la fête. Vous pariez combien que si ça ne portait pas un nom de saint ils ne bougeraient pas le petit doigt ?
D'ailleurs je ne suis pas certain qu'il y ait pléthore de consommation surnuméraire, ce jour là, quand il tombe en semaine.
Ce matin de saint Valentin, j'ai réussi à faire un petit tour. Ho pas bien grand.. ; Je suis au bout du rouleau. Poussé jusqu'à la place Saint Jean et revenu par la rue Saint Symphorien, du petit Bois et Avenue de la Rochelle, pour ceux qui ont mon adresse et connaissent un peu la ville. Vous voyez, pas bézef. Mais suffisamment pour voir du gaspillage.

fraises

Je me suis récolté trois baguettes encore fraîches dans une poche toute seule, savoir ce que ça fichait là ? Et une pomme aussi. Faut dire que je me suis pas cassé le bourrichon : plus la force de rien. Dans un papier précédent je parlais de fraises jetées sans avoir été terminées ; j'ai remis la main sur la photo. Des fraises en hiver ; venues d'on ne sait où, à grand frais d'avion et donc de cette « empreinte carbone » dont on fait tant de cas soi-disant ; achetées par un bon socialiste (je sais où je les ai gaulées tout de même). C'est là dedans qu'ils veulent se dissoudre les verts ! Au prétexte de contrer Le Pen dont, c'est vrai, le programme écolo est des plus indigent. Comme ci c'était ça qui allait endiguer la vague de brunissement des esprits qui traduit un mal-vivre croissant depuis des décennies. Mal vivre qui se traduit aussi, par, justement, une consommation outrancière où l'avoir se substitue à l'être. Le FN, je l'ai connu à parité égale aux Verts. 2 % environ en 1981... Vous ne trouvez pas ça étrange ?
La planète Terre, personne n'en n'a rien à foutre. Et les gesticulations écologiques n'ont d'autres visées que faire accepter une transition technologique. Pas sauver notre biotope déjà à demi détruit. On nous raconte n'importe quoi pour nous y rallier. Si j'ai le temps et la force, un jour je m’attarderai à le démontrer. Là, pour l'heure, j'attends ma Valentine.
Ce n'est pas parce que vous pendrez votre tronche en vert à la peinture Valentine que vous serez écolo ; c'est un peu comme la foi ça, c'est une véritable conversion qu'il faudrait. Ce ne serait pas du luxe dans l'état actuel de la planète. Je me suis d'ailleurs laissé dire qu'en dépit de son histoire ancienne et son caractère traditionnel, la peinture Dulux Valentine n’était pas si bonne que ça pour l'environnement. Qu'en pensez vous ? (pas pris le temps de chercher).

GASPI

vendredi 10 février 2017

La biffe voie mystique ?

bateau 2116B2Au crépuscule de l'homme, est-ce le passeur qui invite ou le pèlerin qui s'embarque ? Qui es tu toi qui m’appelle depuis les rives du Styx ? A travers la brume de l'ignorance, au contraire de la plupart des mortels, ta voix n'a cessé de paver ma voie, en un écho assourdi et lointain mais toujours présente. Phénomène interprété comme dérangement mental par la plupart des interprètes terre-à-terre qui m'inventent et projettent leurs œillères sur ma réalité.
Je dis bien ici « ma réalité » ; pas « ma vérité », ce barbarisme innommable et insensé moderne. La VERITE est une ou c'est un mensonge qui renvoi à une totale absurdité de l'existence.
L'expérience ne s'explique pas ; elle se vit. C'est pour ça que je ne cherche pas, je trouve. Et on se doute qu'en matière de biffe comme de mangave, c'est utile. En ce qui concerne la seconde, je ne quête jamais qu'à coup sûr, guidé par cette voix étouffée à laquelle je fais allusion. C'est pour ça qu'on ne me voit jamais assis une sébile à la main à attendre : c'est toujours à la rencontre, et pas n’importe qui. Quelqu'un que je sais qu'il répondra positivement. Il peut passer cinquante ou cent personnes, je n'en alpaguerais qu'une, voire deux ou trois, pas plus... Mais c'est du rendu à 100 % . C'est là la différence entre moi et n'importe quel miséreux.
Pour la biffe, c'est du pareil au même... Il paraît que nous sommes 60 000 habitants ici ; une petite préfecture mais tout de même...

RECUP 2017 (2)

Ce n'est pas gagné d'avance de ne pas se tromper de trajet et mettre systématiquement les pieds là où il y a quelque chose à récupérer. Ne jamais, deux jours de suite, faire le même chemin. Ma dernière sortie m'a rapporté une poche de gâteaux à apéro par exemple. Poche scellée et pleine.
Ça se vit, ne s'explique pas mais peut se transmettre comme un art. Il y a un petit truc à saisir ; une manière de faire silence intérieur, et d'écouter cet écho lointain comme le ressac de la mer au fond d'un coquillage ; assourdi, diffus mais perceptible.
Ma moitié a fini par saisir le truc. Elle sera en quelque sorte mon héritière spirituelle lorsque j'aurais quitté ce monde.
Où qu'elle soit, seule, maintenant elle sait se dérouter pour passer là où il faut passer. Pendre à droite plutôt qu'à gauche, quitte à s'allonger, et trouve ce qu'il y a à trouver de manière certaine.

RECUP 2017 (4)

RECUP 2017 (5)

RECUP 2017 (1)

C'est comme ça que l'autre soir, elle a ramené le repas du soir, qui, sans cela, eût été bien chiche. Une boîte tupperware avec dedans un repas pour deux, juste à réchauffer, perdue sur un trottoir !
Là peut-être ne s'agissait-il pas de gaspillage ? On peut s'interroger. Si c'était resté là, ça avait toutes les chances d'être piétiné. Les gens font si peu attention à leurs pieds. Combien de fois ais-je trouvé mon bonheur derrière un ou plusieurs d'entre vous qui venaient de passer sans rien remarquer ?
Là, le plat n'était pas folichon ; un plat fait à la maison, visiblement, mais par quelqu'un qui n'est pas très doué en cuisine. On l'a amélioré d'une sauce maison aux légumes de récupération, plus ou moins abîmés mais exploitables, qui l'a bien imprégné. C'était parfait. Et avec le reste de sauce dilué on a cuit quelques nouilles éparses tout autant de récup ; hé oui ; et ça nous a fait une soupe pour le lendemain.
C'est tout l’avantage du biffin qui sait que la véritable intuition confine à la voyance et le vit comme un chemin initiatique.
Il est toujours possible d’apprendre à vivre les sens en éveil, l'intérieur à l’écoute de la réalité des choses, quand on sait se détacher du monde ; de ses marigots idéologiques formatés.
Pour cela il faut dépasser les conditionnements. Ils sont malheureusement universels, planétaires, et incapacitent la vraie nature de l'homme. La grégarité fait le reste.
Je regardais sur Pluzz un reportage sur les réfugiés aux confins de l'Europe de l'Est. Entassés dans des hangars insalubres.
« Ils vivent au milieu des détritus » nous dit le journaliste. Que ne rassemblent-ils tout ça dans un endroit où ça ne dérange pas ? Donner de l'agrément au lieu qu'on est contraint de squatter ?
Ils se rassemblent pour se chauffer et nous dit-on, la fumée est toxique, les faits tousser. Je ne sais pas ce qu'on peut dénicher là bas, mais il y a moyen de brûler autre chose que des matières délétères ! Et puis je regardais leur feu, et il me faisait pitié.

feux (1)

Je me remémorais notre propre expérience de « réfugiés ». Nous étions alors traqués, menacés de mort et avons tout perdu en fuyant. Ce que la société ne nous a pas pardonné ; mais c'est une autre histoire.
Nous avons vécus dans des campements de fortune ; mais toujours loin des rassemblements de zonards et autres miséreux. Nous en avons fait du feu. La fumée n'était pas toxique et nous n'avons jamais mis le feu parce que nous prenions les précautions adéquates (photo d'époque). Il est vrai que j'ai été initié à cet art du feu en plein air, à différent usages, dès mon plus jeune âge. Je marchais à peine tout seul.
C'est là justement que le bât blesse. Ces réfugiés ne sont pas différents de vous. Ils sont les purs produits de la société connectée virtuellement mais déconnectée de son âme. Celle qui se manifeste à l'être attentif dont je parlais plus haut.
Ces déracinés ne réagissent pas autrement que vous réagirez lorsque vous fuirez votre pays tombé aux mains d'aventuriers politichiens ; comme eux !
Il ne savent pas surfer sur le silence et dépendent entièrement des cadres pensés à leur place. Comme vous. Lorsqu'ils en sortent, leur comportement s'en ressent et ils s'en tiennent à quelques aléas primaires. C'est comme ça que le miséreux de chez nous se clochardise très vite s'il est livré à lui-même sans secours. Il n'a pas la capacité à gérer la situation. Manquer de tout c'est une chose ; utiliser au mieux l'environnement malgré cela ; même si ça ne suffit pas à faire vraiment même survivre (je connais le sujet) ; c'en est une autre.
Si vous pouviez éveiller en vous cette capacité à percevoir la voix intérieure, vous ne tarderiez pas à trouver des tas de choses gaspillées sans vous fouler. De là à prendre conscience de l'immense gâchis de notre prétendue civilisation. De là seriez vous peut-être tentés de faire votre part de colibri pour essayer de combattre l'incendie ?

gaspillage

L'incendie de cet immense gâchis qu'est notre société. Un exemple ; dans l'article « Semailles d'hier et de demain » j'écrivais : « Au chapitre du non récupérable, il y a par exemple …/... la semaine dernière, cinq kilos, je dis bien cinq kilos, de viande que des geignards prétendant ne pas joindre les deux bouts avaient laissé avarier et autant de pain sec dans une autre poche, posée directement par terre, dans un recoin où c'est récurrent. » ; je la montre aujourd'hui ; vous voyez bien que je ne raconte pas de conneries ? Ignoble mentalité qui n'a de respect pour rien ! Ici un animal qui a vécu, souffert pour vous et qui a été sacrifié pour vous nourrir. Pour ce crime, vos ancêtres ; dont la plupart des idées sont collées au poteau d’infamie dans leur simplicité de bon sens paysan ; vous eussent collés au bûcher.
Beaucoup ne prennent pas le chemin du bon sens en dépit des dicours lénifiants relatifs à l'écologie. L'homme se berce d'illusion voulue "positive" (tristesse interdite sous peine de désaveu général) et abdique devant la machine et l’inféodation aux consortiums de contrôle des masses. Lorsque je disais il y a quelques années que l'on nous surveillerait jusque dans les chiottes, on m'a répondu que c'était de la paranoïa et de la science fiction (un de ceux qui l'a fait a toujours son papier en ligne). Tellement fiction que c'est déjà une réalité pour certains d'entre nous. France deux, mercredi 8, au journal de 20 h, parlait de ces puces implantées dont le champ d’application est de plus en plus large et confine à la surveillance intime dans bien des cas. En attendant d'autres perspectives plus larges déjà en germe et d'autres techniques qui achèveront de déshumaniser l'humanité.
Une véritable conscience écologique ne peut s'édifier que dans l'indépendance, loin des gourous politiques, libre des dogmes, et surtout pas inféodé à la machine.
La perception subtile y sera juste un plus, un enrichissement qui peut ouvrir d'autres portes aussi... Mais c'est une autre histoire. Je laisse ça là, avant que ma bougie ne s'éteigne, avec l'espoir qu'un pèlerin de hasard y trouve une flammèche pour la sienne et poursuive le chemin...

BOUGIE (2)

mercredi 8 février 2017

Le coq sur son fumier

CARTE_FRANCE_crepuscule 1Ne m'appelez plus jamais France,
La France est à jamais bradée...
Que le plus fou des mercenaires
Aie le courage de me sacrifier
A la bombe nucléaire
Pour me nettoyer

Quand je pense à notre reine Marie
Que vous avez jetée aux orties
Je ne veux pas finir comme elle
Détritus au fond d'une poubelle (1).

On a mis Marianne sur le trottoir
A racoler les rebuts du pourrissoir.

Les médias n'informent pas,
Ils triturent l'opinion, la brassent et la malaxent, comme une pâte levée.
Celle d'un soufflé...

Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée ;
mais la ceinture, en ce monde, fait la renommée...(2)

Quand je vois Fillon s'excuser d'avoir parjuré,
mais persister et signer,
J'ai envie de gerber...
Des politiques je suis dégoûté.
Trahies Marie reine d'antan,
comme Marianne allégorie de maintenant.

Il est loin le temps du sol sacré
défendu par une poignée.
De tous abandonnés.
Après qu'à l'ennemi les politiques les eussent livrés.
Alors une colonne imbécile auto-glorifiée
Sur les champs avait défilé.

On aurait dû leur dire, ils auraient dû le savoir,
A vaincre sans péril on vainc sans gloire.
Ils furent laminés
Mais la résistance venait de l'étranger.
Dans une France toujours aussi divisée.

Il y avait le parti de la collaboration, celui de la Résistance ; Celui de ceux qui ont attendus faute de mieux. Parce qu'ils n'y pouvaient rien ou ne savaient à quel saint se vouer. Il y avait les opportunistes qui ont retourné leurs vestes au grès du sens du vent. Puis on est passé à autre chose ; aux sirènes du progrès qui a accouché du monde où nous sommes maintenant...

Je fréquente en ce moment des groupes de nostalgiques du temps d'avant ; des années 30 à 60... Voire un peu avant et un peu après... Repli sur le cocon de l'enfance où la vue ne dépassait pas l’horizon restreint du jeu et de la bienveillance parentale pour beaucoup. Mais était-ce mieux que maintenant en un temps où on s'élançait vers l’anéantissement des relents de vie naturelle de nos biotopes lentement adaptés à la vie de l'homme super-prédateur ? « Progrès » dans lequel on s'est enlisé. Je voyais hier soir dans un reportage que des centrales nucléaires ont trente ans de retard sur leurs chantiers tandis que nos actuelles battent de l'aile à cause de leur âge canonique ; et qu'il va falloir gérer pendant des centaines d'années. En espérant qu'entre temps on ne perde pas la mémoire. Ça me fait penser à ce projet fou d'envoyer une petite armada poussée par voiles à rayons cosmiques vers la planète supposée habitable la plus proche... Voyage aller retour : entre deux et six siècles ! On perd pas un peu la boule là ? Quand je vois la vitesse d'évolution des moyens de communication et de stockage des données ; avec l'obsolescence consécutive et l'incompatibilité à brève échéance. Rien qu'en informatique domestique. J'étais un pionnier en matière de clé USB, j’avais bénéficié d’une super promo de lancement. J'ai dû la reformater, elle est devenue illisible. Les fichiers des anciennes disquettes d’avant 1998 sont illisibles. Les ondes courtes, que papa prenait tant de plaisir à me faire découvrir, sont à jamais bannies ; les grandes ondes en train de s'éteindre... Si l'humanité existe encore dans trois siècles ; nous serons passés à l'ordinateur quantique ou tous connectés par puce interposée, ou... Voire tout ça. Les archives seront perdues et l'homme reposant sur la machine ne saura revenir en arrière ou innover.
Nous sommes dans un monde où la mémoire se perds d'autant plus vite qu'elle est virtualisée. Et où les controleurs de l'infomation assoient chaque jour leur pouvoir.
Et vous vénérez ce progrès en dépit de cette nostalgie d'un passé magnifié.
Réflexe induit au temps des philosophes et poètes qui roucoulaient de belles paroles, tel le renard au corbeau, auprès des gens lettrés qui se voulaient progressistes. Philosophes adeptes du "faites ce que je dis, faites pas ce que je fais". Voltaire, enrichi par la traite négrière ; Rousseau qui abandonna ses enfants ; ou d'autres, des poètes comme plus tard Rimbaud, qui trafiqua armes et chair humaine.
Était-il si merveilleux le passé de notre enfance ? De notre jeunesse ? Ou de nos parents ?
Du scandale de Panama à la guerre d'Algérie en passant par l'OAS, l’Indochine, les attentats divers et variés déjà ? L'humiliation de 40 et la débandade industrielle amorcée dès les années 70... Les apaches et autres blouson noirs.  L'Herbe du diable et la petite fumée ; cette duperie à laquelle répond l'Herbe bleue (Go Ask Alice)  qui annoncent la gangrène hallucinante qui aujourd'hui obère toute lucidité.

RUINES

RUINES roubaix

guerre d’Algérie

RUINES alep

Les ruines d’hier ou celles d'aujourd'hui se ressemblent par leurs amas de gravats et leur somme de souffrances.
La désintégration de la ruralité au profit de la production intensive à vocation planétaire.
A l'école on nous montrait une France qui n'existait déjà plus, qui agonisait, et dont je n'étais qu'un vestige archéologique vivant dans l'élan de nivellement des campagnes par les remembrements au profit de l'intensification de la production et des autoroutes.
Des bateleurs vous enfument avec de belles paroles, mais dans un monde inféodé aux intérêts spéculatifs et à la gabegie, que peuvent-ils promettre que la continuité ?
Ils parlent du pouvoir au peuple. Mais c'est quoi le peuple ? Le voisin qui jette du pain chaque semaine ? Ou moi qui le récupère en loucedé pour des cochons ? Celui qui gaspille à longueur de semaine ? Ou moi qui passe derrière et récupère ?
C'est quoi le peuple ? Moi qui suis fidèle à ma moitié, ou ce voisin qui marine dans les boites échangistes ? On s'en fout de ce qu'il fait, mais ce qui m'interpelle, c'est quelle conscience politique peut-on avoir dans ces conditions ? Car forcément, dans ce genre d'endroit, tout marche à l'attirance physique plus ou moins brute, et j'imagine que l'on n'y passe pas un quart d'heure à s'enquérir des convictions profondes de l'autre. Ça casserait l'ambiance surchauffée.
Peut-on construire une société raisonnable quand l'homme en est réduit à ne réagir qu'à coup d'envies ? Celles que j'évoque ne sont que l'extension des pulsions relatives à la mode où on se rue sur le dernier truc qui vient de sortir sous prétexte qu'on « craque pour ».
Vous vous récriez lorsqu'un politique dépasse les limites que vous voudriez lui fixer. Mais au fond, vous seriez à sa place, qu'auriez vous fait ?
Au fur et à mesure que je me distancie de ce monde, sentant mon crépuscule se profiler, je prends conscience de la vanité de l’existence et de ses espérances face à la réalité en roue libre qui glisse toujours du côté de la pente la plus facile.

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Dans ce monde qui déjà me glaçait, j'aurais voulu être pur esprit, il y a 50 ans, pour pouvoir hanter ceux que j'aimais et leur apporter un peu de réconfort. J'aurais aimé être pur esprit pour rester innocent et apporter un peu de bonheur. Aujourd'hui, je voudrais être pur esprit pour me dissoudre dans l'infini.
Et le coq sur son fumier continue de s'égosiller...

BALEINE

Pendant que la Terre continue d'agoniser...

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Et les bateleurs carriéristes de la politique de vous enfumer.

aide a niort

Mais vous leurs ressemblez ! La fratenité au fronton de vos mairies ne vaut pas plus que la prétendue charité de prétendus chrétiens. A circuler sur un groupe d'entraide local, j'ai vu ce qu'on donnait ; on y lit des proposition du genre ; 9 fois sur dix ; "à prendre d'urgence sur place sinon déchetterie"..; Autrement dit : "débarrassez moi de mes ordures que j'ai pas le couage d'évacuer, c'est bien assez bon pour vous !". Quelle générosité ! J'ai capturé la table à repasser parce que ce genre d'ustensile, je ne sais plus combien j'en ai trouvé en dépôts sauvages. J'en ai plusieurs, en meilleur état que celle présentée (et de loin !). J'ai aussi quelques meubles, sièges etc... Un jour je troquerai ou donnerai, au hasard des rencontres... Ceux à qui j'ai donné peuvent témoigner que je ne me suis jamais foutu de leur gueule.
Gaspillage, égoïsme et inconscience sont les pilliers de cette société que vous voudriez renouveler. Mais sans renouveau intérieur on ne changera jamais la société. Avant de rompre la corde d'argent plus que jamais j'ai réalisé qu'il faut être le colibri de Pierre Rabhi ; et pas attendre des marchands de vent qu'ils affrontent les géants qu'ils ont eux-mêmes engendrés. Gardez vous d'eux, ces renards qui vous prennent pour des corbeaux. Ils sont les garants de la perpétuation d'une illusion d'indépendance nationale dans le marigot des intérêts financiers, pas les agents de votre bonheur que vous percevez de toute façon différent de celui du voisin. Ils sont les garants des gros bénéfices, pas ceux de la survie de l'artisan ni de la sauvegarde d'une Terre déjà condamnée.

bibendum_2017

NDLR : les montages d'images sont de moi, les autres photos sont des captures d'écran sur le net.

(1)Pas plus tard qu'il y a quelques semaines j'ai déniché sur un dépôt sauvage une icône artisanale en parfait état..; Si seulement c'était la seule. Même les coyants ne respectent pas leurs symboles...
(2) Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. Jean de LA FONTAINE