CANAL-DECHARGE

mardi 27 septembre 2016

Ton univers (im)pitoyable

enfantsTon univers pitoyable de dysneyworld suffit à ton bonheur, innaccessible pour la plus grande part des enfants dont tu n'as rien à braire...

La preuve est que tu dégueulasses partout ou tu passes. Je n'ai pas le coeur à écrire aujourd'hui, vraiment pas, mais je me force pour te dire que t'es un merdeux, toi qui me traite de clodo, de voleur, de pute et j'en passe... C'est à toi qu'est destiné ce message, pas aux autres, pas aux copains, eux je sais à quoi m'en tenir...

orage 1930

Ta gabegie fascine ; les milles feux dont tu éblouis le monde attirent comme jadis la bougie les papillons... Ils ne voient pas que tu vis au dessus de tes moyens, semant partout la merde. On veut bien l'uranium, le pétrole, le plastique, le platine et le cuivre ; on veut bien massacrer ceux qui voudraient nous en empêcher, mais on veut pas des retombées.

Fontainebleau

rue murier Niort

A Fontainebleau (1° photo), à Niort ou ailleurs, partout où tu passes tu dégueulasses. La municipalité, rue du murier, avait enfin réussi à virer les poubelles qui stationnaient depuis des années, j'en ai parlé plusieurs fois... Il a fallu que certains prennent leurs aises... et encore, j'ai rangé là... C'était tout éparé...Que je le fasse ou pas, que j'en parle ou pas, ça ne sert à rien. Pour le niortais c'est moi le déchet. Sa suffisance m'agoni d'injures à longueur de jour... et de nuit. Les derniers en date ; ils viennent toujours à plusieurs, ils ont peur ; qui me pensant clodo, et me cuisinant comme l'auraient fait des flics, mais moi je me raconte pas à des inconnus la nuit, me filent trois balles en me faisant la morale pour "pas que j'achète des cigarettes ou de l'alcool" (avec 3 balles !) quand ils étaient bourré comme des coings. Et quand, tout gentil je leur ai proposé un trèfle à quatre feuilles contre un peu plus, du fond du coeur et alors que certains (pas niortais) ont donné mille fois plus, en plusieurs fois bien sûr, pour en avoir,  ils m'ont traité de pute ! NIORTAIS JE TE CHIE DANS LA GUEULE ! (A dire vrai ils ne le sauront jamais, ils ne viennent pas ici, c'est trop méprisable). Alors j'en ai marre. Marre de ce monde qui s'imagine que c'est à cause des religions que le monde va mal alors que les comportements délétères transcendent toutes les opinions, croyances, classes, et justement religions. La foi est affaire d'intériorité, pas de conquête. La politique, elle, ne vise que la conquête. Mais le quidam de base s'en branle, lui, tant qu'il n'a pas la mort aux trousse, il jouit... et dégueule sur les alentours, en pensée, en parole et en action... Et que crève le prochain, au besoin les armes à la main. Et que crève la nature dont on peut bien se passer tant que le pif rougit et la bedaine rote. Je me suis forcé à écrire... Je ne crois pas que ça se renouvellera avant un certain temps. Je n'ai plus le coeur à vivre... Je voudrais changer d'ambiance pour me redonner un peu de sens, mais j'ai pas les moyens... Pas le courage de lancer une souscription qui ne donnera rien... Le monde est ce qu'il est de toute façon, et au fond, il me tarde de le quitter pour de bon. Désespoir total...

bible illustree


mardi 20 septembre 2016

L'essence s'est évaporée

dimanche 18_09 (5)Après l'épisode poubelles, je pensais que le quartier Notre Dame serait peinard quelques temps, en dépit des poubelles qui stationnent devant. Parce que celles du terre plein n'ont pas bougées. Une de mes lectrices m'avait suggéré que celles de l'arrière avaient été otées en raison de la proximité des journées du patrimoine ; parce que ça faisait mauvais genre ; mais pourquoi dans ce cas avoir laissées celles de devant ? L'adjoint à l'environnement m'avait pourtant affirmé qu'il se décarcassait, il y a plusieurs mois de ça, pour faire disparaître les containers ventouses. Ça n'avance pas bien vite sur ce terrain. Vouloir Niort riant est une chose, y arriver autre chose. Pour Notre Dame toutefois, je trouve dommage le peu d'attention qu'on y porte, j'y suis attaché moi, à ce monument. Le portail nord, pas assez mis en valeur à mon sens, et toujours fermé, me fascine tout particulièrement. Remarquable frise en dentelles de pierre. Les anciens artistes cherchaient à transmettre quelque chose que la plupart ont jeté par dessus les moulins ; un message emprunt de sacré qui visait la quintessence des choses. Mais comme il ouvre sur une rue archi-secondaire, personne n'y prête attention, sauf moi, et les vandales qui semblent affectionner ce quartier.

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Une vague de vandalisme majeur a traversé la ville. Poubelles et scooters renversés un peu partout, dans le centre ville, et le plus fou fut rue Bion, précisément où donne le portail dont je parlais. Une voiture couchée sur la tranche, que j'ai découverte vers 6 h du matin. Je n'avais jamais vu un coup pareil me semble-t-il ! Ils étaient costauds ou nombreux les gars ! J'ai eu, dans ma jeunesse, à virer une bagnole qui squattait l'emplacement que nous avions loué pour une benne de chantier. La maréchaussée rechignant à faire son boulot dans l'heure, et nous étions pressés, nous l'avions ripée sur quelques mètres. Nous étions quatre gars solides ; et à l'époque fallait pas m'en promettre, j'étais genre 40 kg portés à l'épaule sans frémir, mais les collègues étaient tous plus athlétiques que moi. Le mal que nous avons eu ! Hors c'était un modèle de ce gabarit à peu près. Je me dis que y'en a qui n'ont rien à faire de leurs dix doigts et de l'énergie à dépenser.

saint_andre_ven13 (2)

 

Portes d'église forcées

C'est la porte latérale droite qui a été forcée probablement au pied-de-biche par un ou plusieurs inconnus qui se sont ensuite introduits à l'intérieur de l'église Saint-André. Deux des portes de l'église Saint-André ont été forcées dans la nuit de samedi à dimanche. L'enquête démarre.

http://www.lanouvellerepublique.fr

 C'est plus tard, à la maison, que j'ai fait le rapprochement avec un autre fait divers. Notre remarquable église saint André a été cambriolée... Sauf qu'à l'analyse je me dis que c'est surtout du vandalisme, que c'est un groupe qui vise surtout à provoquer, par désœuvrement et amusement. Personne n'a rapproché les deux faits. Pourtant il y a un moment déjà que cette bande sévit et sème le désordre. J'ai relevé leurs traces bien des fois.

garage (2)

Deux jours plus tôt, rue Saint Symphorien, j'ai trouvé ouverte une porte d'accès à un garage collectif habituellement fermée. Je me suis demandé si elle n'avait pas été forcée, mais bon, c'est aux usagers à s'en soucier, pas à ma pomme ; sinon je vais encore me prendre des horions. La même nuit aussi, j'ai remis debout plusieurs poubelles et scooters. La même bande ? Par contre, pour la nuit de Saint André, à part deux poubelles, ou trois, je n'ai rien fait parce que j'étais trop malade, du mal à me traîner, et de toute façon, y'en avait trop. Je ne suis pas ressorti depuis. Trop mauvais état. Je me demande si je n'ai pas retapissé la bande... Je ne suis pas sûr. Pas certain du tout de les reconnaître. Et même si c'était le cas, ça servirait à quoi ? Je puis bien déblatérer n'importe quoi, Niort n'en n'a rien à foutre. D'ailleurs quand un niortais vient ici, pour peu que j'ai deux balles à risquer, je prends un billet de jeu tant c'est rare...*=)) Mort de rire
Le vandalisme ordinaire est le pendant d'une société qui a jeté par dessus les moulins les valeurs qui la structuraient au nom d'une illusion de progrès dont le désastre écologique est l'un des fruits vénéneux, mais pas que lui... Tout est lié disaient les anciens sages... S'ils savaient combien ils avaient raison ! Combien je le ressens... L'essence qu'était l'âme du concret s'est évaporée, laissant des calabasses vides, squelette de crânes qui résonnent aux entrechocs des chocs du quotidien en croyant raisonner. L'essence qu'était l'âme du concret s'est évaporée et on n'en n'a plus assez pour faire la route dans l'autre sens.

coquillage 7

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jeudi 15 septembre 2016

Du sacré dans les caniveaux (mis à jour)

BIBLE (2)Mes déambulations mènent à tout à condition d'en revenir vivant ; les agressions ne sont pas si rares, mais tant que je m'en sors je ne dis rien, parce que je sais trop bien que si on se défend, on risque judiciairement autant, dans ce pays pourri et gangrené, que l'agresseur sinon plus. SURTOUT quand on est un pauvre ère d'ailleurs. Des Cahuzac et consorts se voient menacés de prison pour des crimes sans pardon ; la richesse devrait induire l'honnêteté quand on ne manque de rien ; mais je ne me fais aucun souci pour lui, comme DSK en son temps ; il s'en sortira. Et de toute façon, c'est pas lui, le VIP, qui ira croupir dans une cellule pleine de cafards, aux chiottes sans porte, à six pour deux places. Condition générale du voleur de tablettes de chocolat que les imbéciles ; on m'a fait le coup récemment ; OSENT rebaptiser "prison quatre étoiles" !!! Je voudrais les y voir ! La taule, ça pend au nez du premier venu qui se croit bon citoyen. Le bon citoyen, c'est le premier connard venu qui fait un dépôt sauvage au coin de sa rue. C'est sur l'un d'eux, ou plutôt dessous, parce que j'ai un peu fouillé, que j'ai récupéré le bouquin ci-dessus. C'était le seul qui était sec. J'attends que le reste le soit, si c'est pas enlevé, pour le porter au papier.  Devinez donc ce que c'est ?

DEPOT

Tenez, c'était là, vers sept heure ce matin, y'a un arbre à chat petite taille, déjà là depuis plusieurs jours, et toute une flopée de bouquins, consacrés à l'informatique, au tourisme et au commerce semble-t-il. Tout dans une calligraphie extrême orientale pour la plupart et à laquelle j'entrave que d'chi, mais y'avait des passages en anglais courant alors j'ai un peu pigé. Sauf le bouquin noir qui parle d'autre chose... Ce n'est d'ailleurs pas le seul dépôt gaspillage du jour. On s'est récolté un minuteur en parfait état, une petite valise bleue, une médaille américaine (encore !), une ampoule fluocompacte petit culot fonctionnant parfaitement, et une cocotte en fonte... Vous voyez ? Quand ce n'est pas de la bouffe, c'est autre chose. J'ai d'ailleurs toute une série de photo que je rajouterai à mon album "le restorat" prochainement, assez sidérantes...

Après ça on vient me pleurnicher que les gens n'ont pas d'argent. Je connais nombre d'adresses, ici à Niort, où les résidents jettent jusqu'à cent balles de bouffe par mois ; pas nécessairement récupérable parce que c'est en poubelle ; voire davantage si on ajoute les objets... Je connais même des adresses, peu il est vrai, où c'est cent balles par semaine.J'ai maintes fois évoqué l'idée que le gaspillage n'était pas une question de classe sociale ou de conviction politique ou religieuse, et je le prouve...

BIBLE (1)

BIBLE (3)

Voilà, le bouquin là haut, ben c'est une Bible ! Comme quoi on peut être chrétien et se foutre complètement non seulement de l'écologie, mais aussi du respect de la rue. Je sais une partie importante de la communauté extrême orientale peu soucieuse de ces sujets, non plus que d'hygiène d'ailleurs. J'ai surpris un restaurateur indien ou pakistanais, je ne sais pas trop, hier, à trimballer sa viande dans des cabas de supermarché, à l'air libre, sans respect de la chaîne du froid, directement exposée à la poussière puisqu'il les a posés par terre, sans protection pour la nourriture. Alors qu'il est si simple d'utiliser des glacières souples ou rigide. Tous les orientaux ne procèdent pas ainsi ; Anjali dont j'ai fait de la pub ailleurs, utilise des glacières. C'est moi qui lui ai fournies. Mais le reste de la communauté niortaise ne vaut pas beaucoup mieux. La communauté portugaise préfère remplir les poubelles publiques de ses canettes à leur bar consacré, plutôt que d'avoir un container à verre, et squatte le trottoir avec une terrasse dont la légalité me laisse dubitatif, gênant les piétons. Le problème est que vu le nombre de merdes éparpillées par les niortais gaulois de souche à travers la ville, je ne peux même pas en vouloir aux précédents ! C'est de bonne guerre. Et pour ce qui est d'être chrétien et balancer des livres sacrés en pleine rue, ben j'en ai trouvé en français, en anglais, en arabe... Des objets sacrés aussi. J'ai une collection de chapelets de plusieurs confessions.

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Le sacré est la cinquième roue de la charette, et encore, elle est cassée. Ici, la flèche de Notre Dame, comme un sapin de Noël permanent qui s'élance vers le ciel, au faite duquel un coq perché sert de girouette bien utile pour la prévision du temps. Je ne parle pas de foi, tout le monde n'est pas chrétien, mais de patrimoine. Cet édifice, comme les autres religieux de la ville, sont des bijoux d'architecture ; quand ce n'est pas extérieur, c'est intérieur, ou les deux. Franchement, coté respect, ça laisse à désirer. J'ai parlé des poubelles de Notre Dame déjà...

poubelle Notre Dame (2)

poubelle Notre dameElles ont stagné au moins deux mois derrière, à côté de la pelouse ratiboisée qui sert de chiotte à chien officieuse ; la municipalité a bien disposé un distributeur de sacs à crottes, mais peu s'en servent alors que c'est gratos. Et ils sont nombreux ceux qui y mènent leur bête à poils. J'en connais d'ailleurs... Y compris dès qui se prennent pour des bons citoyens, me méprisent, médisent sur mon compte, mais salissent la ville, picolent, et accessoirement travaillent au noir... Je parlais de prison tout à l'heure, et de facilité à y aller pour pas bezef... Hein ? Ils me méprisent... nettoyer des dépôts sauvages, c'est pas du boulot vous comprenez ? C'est juste de la blague, de l'amusement... Si vous saviez le nombre de fois où j'ai le coeur au bord des lèvres... Les ripeurs les ont enfin vidées ce mercredi 14(1), sans doute sur ordre, enfin. Elles sont maintenant alignées comme à la parade... jusqu'à quand ? Le plus marrant est qu'elles sont sensées servir au TGI, à 50 m de là, dans une rue parallèle. Comment donc a fait le TGI pendant tout ce temps ? Et qui a rempli ces poubelles ? Qui les a amenées là et pourquoi ??

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Le problème est que coté face, c'est pas beaucoup mieux. Si celles de devant sont vidées régulièrement, elles, disposées là par les habitants alentours, elles stationnent en permanence sur ce terre-plein. C'est vachement engageant pour le touriste. Surtout que les gens triant comme un chien fout sa merde, c'est pas toujours engageant. Mardi soir, l'une d'elles dégueulait des asticots jusque par terre par exemple. Clean !

 

TEMPLE

Il n'y a pas que Notre Dame ; les abords du Temple c'est pas mieux, sur une place en plein centre ville. Un endroit flou, sensé être piéton mais où les bagnoles passent ou stationnent comme elles ont envie. Les poubelles y sont à demeure. Personne n'a eu l'idée, y compris lors de la réfection il y a quelques années, de faire un enclos qui les masqueraient à la vue, au minimum. Là, elles sont à peu près vides, mais il n'est pas rare qu'elles dégueulent. D'ailleurs le dépôt de la rue Dupin ; dont Théophrasque et moi-même nous étions fait l'écho ; il a finalement été nettoyé, et tout a été déposé là... Ça a fini par être enlevé au bout de quelques jours... Les charmes patrimoniaux sont, comme on le voit, extrêmement mis en valeur. J'en viens à croire qu'il y a une volonté de jouer les repoussoirs. Il y a des villes comme ça. Je regardais une vidéo sur Grigny ; le vidéaste montrait des canettes, des ordures à traîner... Il invoquait la misère et la décadence de la cité pour cause. Sauf que chez nous, des coins aussi dégueulasses comme ça, y'en a plein. Je n'évoquerais que la place du roulage par exemple, près de la Poste, ou les buissons florissants plantés y'a à peine quelques années, et les allées, sont, ainsi que les alentours, régulièrement et de façon quasi permanente, jonchés de canettes vides et autres détritus..; Ou nos caniveaux le long des principaux grands axes. Pourtant s'il y a de la misère ici, y'a pas que ça... Les assurances assurent des revenus confortables à une part importante de la population. Le commerce de centre ville est essentiellement orienté vers les gens aisés ; mode, décoration, cafés, restos, geek etc...
Dans un tel contexte, se soucier d'environnement urbain, alors que le niortais ne circule à 80 % qu'en voiture, est la cinquième roue de la charrette. Alors se soucier du sacré, pensez ! Toutes communautés confondues...
Reflet du sentiment nationalement partagé. On commence à penser sacré quand un prêtre se fait égorger, et on en oublie ceux qui ont souffert avec lui, pourtant tout aussi martyrs. la peur, la peur mortelle je l'ai connue dans des circonstances diverses, et en particulier désarmé face à un malabar armé d'un surin... Ça laisse des traces indélébiles ; je vous assure.
Sanctifier Jacques Hamel ce serait non pas voir Satan dans deux crétins manipulés ; nous aussi avons dans le passé tué au nom de Dieu ; mais prendre en compte toute son oeuvre. Il croyait plus en l'homme qu'en Dieu je crois ; il croyait en l'homme néanmoins à cause du Christ. Il croyait en l'homme et ne voulait pas voir que tous, nous sommes Satan et détruisons tout au nom de n'importe quoi. Lui rendre hommage alors que nous salissons ce qu'il avait de plus sacré, comme je viens de le montrer, est assez cavalier. Nous avons tué les assassins, ce qui nous prive de la possibilité d'obtenir la vérité. Et nous continuons de mépriser les valeurs que portait la victime. On me parle des "valeurs chrétiennes", "des valeurs démocratiques" etc...  Pour moi ça passe par le respect des choses et de la planète. Je n'ai pas la force morale d'un Jacques Hamel... Juste encore quelques forces pour dénoncer ce qui me choque. Nous sommes vautrés dans un caniveau charriant nos immondices dont tout rapport au sacré est absent, mais aussi même tout rapport à la simple logique. Mes déambulations mènent à tout à condition d'en revenir vivant, certes, mais surtout psychologiquement intact... et ça, ben je crois que c'est pas gagné...

jacques hamel 3

NDLR : le dernier montage là, est de moi bien sûr.

(1) Finalement les containers ont été emportés ; à 7 h ce vendredi 16 ils n'étaient plus là.

samedi 10 septembre 2016

Invasion, quand l'ange fait la bête...

ragondin 2Avril 2012 vers 22 h... Il y a bien longtemps que je n'ai pas vu de ragondin intra-muros sur les quais de Sèvre à Niort. Ils ont dû être empoisonnés à la carotte ; ce qui doit aussi liquider d'autres rongeurs qui, eux, sont parfaitement indigènes, et polluer par dilution du poison même de façon infinitésimale à chaque fois ; ou piégés. J'ai repensé à lui il y a quelques semaines déjà quand France 2 et quelques autres, se sont attardés sur le sujet des espèces invasives animales et végétales.
Dans ma jeunesse on me rebattait plus volontiers les oreilles avec son concurrent le rat musqué, plus petit, mais bien plus prolifique. Toujours est-il que leur présence est due à l'homme, ses visées lucratives et son inconscience. Initialement exploités pour la chair et la fourrure pour le premier, la fourrure pour le second, le marché a périclité et on les a largué dans la nature dénaturée. Ils s'attaquent aux maïs soulignait le reportage que j'ai vu. Le maïs aussi est importé, et serait tout aussi invasif si il n'avait cet insigne avantage d'être incapable de se reproduire tout seul sans dégénérescence rapide. Même non OGM, le maïs ne peut se reproduire sans la main de l'homme, et la sélection est un travail fastidieux où il faut scalper à la main deux rang sur trois à peu près. J'y ai travaillé, je sais de quoi je parle. Peut-être y a-t-il des machines maintenant ? Toujours est-il que c'est aussi une invasive qui a contribué au massacre volontaire de zones humides, et donc des biotopes, tout ça pour le seul profit de l'industrie chimique, parce que la majeure partie du maïs, entretenu à grands frais d'arrosage intensif accentuateur de sécheresse, appauvrisseur de nappes phréatiques et de rivières, n'a d'autre but que la productions de colorants, adjuvants, additifs, et maintenant carburants prétendument écologiques, et aussi d'aliments bétails accessoirement.
Le ragondin, le rat musqué, c'est comme le lapin d'Australie ; introduit pour faire jouir les viandards, il s'est multiplié à devenir fléau incontrôlable ; on lui a collé la myxomatose qui a ravagé la plupart des élevages du monde à une époque ; pour le plus grand profit des labos producteurs de vaccins. Maintenant il n'est plus possible d'avoir même un lapin sans vaccination obligatoire sous peine de poursuites. A se demander jusqu'où c'est voulu dans un pur cynisme dont les boursicotteurs sont coutumiers.
On joue à l'aprenti sorcier avant de s'ériger en ange exterminateur. Dans le rôle de l'ange c'est en pure perte qu'on extermine. Quelques élevages de ragondins subsistent qui vendent la chair en préparations culinaires de luxe, mais tous ceux qui sont chassés à l'état sauvage sont envoyés directement à l'équarissage. En pure perte qui fait supporter aux contribuables le salaire des piégeurs ; parce qu'il faut être agréé pour ça hein ? Quant aux peaux, elle finissent toutes en décharges, y compris celles des élevages. Il est vrai que porter de la fourrure par les temps qui courent, c'est risquer sa peau de la part de sanguinaires idéalistes qui tueraient père et mère pour une souris qui mange leurs carottes ou leur blé. Les mêmes inconscients qui attaquent des élevages de mustélidés par exemple, pour relâcher les animaux, qui n'ont jamais vu la nature de leur vie, dans la campagne où ils sont promis à une agonie lente par inadaptation ; les rares qui s'adaptent rejoignent bientôt les espèces invasives et provoquent toutes sortes de ravages.

Les poissons rouges se transforment en terreurs des rivières

INVASION. Inoffensif le joli poisson rouge ( Carassius auratus), paisible roi des aquariums ? Plus du tout lorsqu'il est relâché dans les rivières par des personnes désireuses de s'en débarrasser : malgré son aspect débonnaire, le poisson rouge est en réalité l'une des pires espèces aquatiques invasives.

http://www.sciencesetavenir.fr

On a le même problème avec les écrevisses californiennes, ou toutes sortes de bestioles que de doux dingues s'amusent à relâcher dans la nature au nom d'une pseudo-compassion d'inspiration végane ou orientale ; philosophies toutes armées de simplisme sans appréhension de ce qu'est un équilibre naturel. Science et Avenir s'est récemment alarmé des lâchers de poissons rouges par exemple. Le phénomène n'est pas nouveau ; dans les années 90 j'ai connu un crétin qui a relâché le sien.

Je pourrais aussi m'étendre sur le problème des tortues qui grignotent l'espace de survie de nos espèces indigènes, contribuant à leur disparition. Ou des écureuils coréens par exemple. Je relaie ici un avertissement publié récemment sur Fb d'un centre de sauvegarde qui à mon avis sera très utile. Les gens sont tellement ignorants qu'ils ne font pas la différence entre un animal sauvage et un animal apprivoisé, et voient la nature comme un vaste fourre-tout où on peut déverser n'importe quoi après avoir joué avec un moment. On joue et abandonne le chien, le chat, la tortue, le poisson rouge, et pour faire plus original, on voudrait bien le remplacer par une tortue terrestre ou un chardonneret...

Attention, les perruches colonisent l'Ile-de-France

Avec son magnifique plumage vert tendre, orné d'un collier noir et sa longue queue tirant sur le turquoise, la perruche à collier - haute d'une quarantaine de centimètres - peut amuser les enfants et charmer les parents.

http://www.leparisien.fr

On s'amuse ou amuse la galerie et les enfants avec une perruche puis on la largue dans la nature... La théorie des trois ou quatre évadées d'un container ne me satisfait pas. Je connais trop la règle de survie d'une espèce pour m'être intéressé à la disparition des espèces menacées, pour souscrire. Il faut beaucoup de lâchers et d'individus pour qu'une espèce puisse survivre et se multiplier avec une diversité génétique suffisante pour ne pas dégénérer. On a le problème des perruches à collier en Ile de France, mais aussi en Roussillon et ailleurs...

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Il n'est pas rare de trouver des Calopsittes comme celle-ci (10 octobre 2009), livrées à elles-même dans la nature. Oiseau australien d'origine. Elles s'adaptent plus ou moins bien, et si elles ne sont pas encore à pulluler, j'en ai vu de nombreuses fois...

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Et celle là ? Elle vient d'où ? Quelle a été sa misérable vie ? Sa misérable agonie inutile ? La poche en papier, c'est moi qui m'en suis servi pour la manipuler pensez bien. Jetée comme une malpropre ou tombée sur place. La marque à la tête me fait penser à une balle de carabine à air ou une 5,5 (bosquette)... Je peux me tromper mais j'ai en mémoire les grives et merles que certains que je fréquentais dans ma jeunesse abattaient par plaisir. Comme si y'avait quelque chose à bouffer sur ces bêtes là ! Nous, l'oiseau, là, on est allés l'enterrer dans un coin de verdure, qu'il ait un repos bien mérité. Gaminerie ? Pas plus que tous les abrutis qui prétendent aimer les animaux en les larguant dans des milieux qui ne sont pas le leur. Pas plus non plus que tous les crétins qui défigurent la nature en prétendant la réguler, la contrôler ou la protéger en multipliant les inepties.

C'est pourtant sympa une perruche... J'aurais pu aussi parler des plantes invasives, échappées de nos jardins par exemple, volontairement ou non ; mais ça m'aurait entraîné trop loin. Je ne puis tout à moi tout seul. La nature, sous la pression de l'homme ; on appelle ça l'anthropocène. Ca commence à mon avis avec la naissance de l'agriculture et du pastoralisme ; le sentiment de "chute" remonte là et l'histoire de Caïn et Abel en sont une allégorie significative ; mais cela prends un essor sans commune mesure avec le passé dans la mesure où autrefois nous savions retrouver un certain équilibre.

Equilibre en rupture croissante depuis les débuts de l'essor industriel et des conquêtes coloniales de l'occident moderne... Nous entrons dans une ère d'irréversibilité où le pendant est l'extinction de pans entiers de la biodiversité. 

attention cochon

dimanche 4 septembre 2016

La biffe au quotidien, miroir du monde

31 août (7)Je ne sais pas vous, mais moi, une maison délabrée ouverte à tout les vents la nuit, dans une rue tortueuse, ça me titille toujours un chouïa. Je ne passe pas devant sans un minimum de précautions et sur mes gardes. On ne sait jamais trop ce qui peut en sortir, et comment ça peut se passer. Surtout ici où une certaine zone grenouillant dans les squats de fortune et les paradis artificiels n'a pas besoin d'armes conventionnelles pour vous offrir un aller simple chez Borniol. Ils règlent ça à coups de pelle, de chien, de barre à mine. C'est pas mon invention, c'est la presse locale qui l'a rapporté. On est bien avec ça. Je suis sur mes gardes mais ça ne m'empêchera pas d'y passer. J'suis pas du genre à m'en laisser conter non plus hein ? J'évite l'afrontement autant que faire se peut, mais si faut y aller, ben, faut y aller hein ? J'avais déjà publié cette photo, j'aurais pu la refaire, je suis passé devant à midi aujourd'hui ; tout ça pour constater que le dépôt évolue mais est toujours là, la porte baille toujours. Je ne me risquerai pas à l'intérieur. Pas mon genre. Si je devais squatter, tant qu'à faire je choisirai plus discret et isolé déjà ; ensuite j'ai des réticences à entrer dans une maison où je n'ai pas l'autorisation sans nécessité impérative. J'ai tout de même risqué un oeil par la porte et constaté qu'un matelas est au sol qui n'y était pas. Je soupçonne quelqu'un, mais le problème est que ça fait plus d'un mois que je ne l'ai vu zoner dans le coin. La dernière fois que je l'ai vu, il squattait des cagoinsses publiques dont il a dû être chassé : quelqu'un a cassé la serrure de la porte ! Il se maquille des tas de trucs glauques comme ça, un peu comme dans toutes les villes où il y a des zones à l'abandon et une population interloppe et/ou misérable un peu boder-line. Je ne chasse pas sur ces terres là. Même si je biffe, j'ai pas besoin de ça pour faire des trouvailles qui me défrisent.

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On trouve au hasard des rues des sacs, des cabas, abandonnés près de poubelles ou de containers, ou même isolés sur un trottoirs. Ils peuvent rester plusieurs jours en place parce que la municipalité ne ramasse que si ça a l'air de pouvoir être intéressant... Sinon, ils ne prennent pas. Mais sous la merde on peut trouver des trésors. Celui là contenait deux petites poupées de déco genre folkloriques et un lot de médailles en sus d'une paire de godasses en très bon état au mitan des autres éventrées. Beaucoup de boulot pour moi qui embarque en moyenne quatre à dix cabas comme ça par semaine. J'alimente ainsi des poubelles juste avant qu'elle soient relevées ; l'utilisateur et les éboueurs n'y voient que du feu. Mais j'ai de temps à autre, et plus souvent qu'on le pense, ma récompense.

lampe (1)

lampe (2)

Par exemple au fond de l'un d'eux ; sous un lot de fringues usées jusqu'à la trame ; une lampe frontale qui va me rendre de grands services. Les piles, des lithiums 3V, étaient sensiblement très fatiguées ; mais j'en avais une poignée en bon état, récupérées sur d'anciens PC ou appareils abandonnés sur les trottoirs. Les nouvelles piles des PC actuels sont double de grosseur. Ce modèle date du temps des Win 2000 et XP. Elles sont meilleures que ce qu'il y avait, et de loin. En attendant hein ? Parce que ça vaut entre 3 et 5 balles une pile comme ça ! Plus cher que vaut la lampe ! Mais voilà, ça fait encore, si je n'étais passé par là, des piles jetées n'importe où avec pollution à la clef. Le nombre de piles en tout genre que je colle au recyclage, c'est pas croyable ! J'en ai déjà parlé... Entre les sapes bonnes pour le chiffon et la lampe, y'avait un Tshirt neuf encore dans son emballage !!! Cadeau qui n'a pas plus ? Possible. Tout le monde n'aime pas les inscriptions en caractères gothiques. Reste que neuf et propre, ma chérie a réussi ce matin à le troquer contre un chouïa de nourriture. Je pourrais donc vous trouver des preuves... Il est possible aussi que le proprio du sac m'ai vu l'embarquer... L'occupant de la bicoque devant laquelle trônait le sac partait au travail comme quoi j'étais occupé à l'explorer... Proprement selon mon habitude : deux cabas ; un où je colle ce qui me plaît pas, un où je colle ce qui me botte à première vue devant moi. Après il y aura un deuxième tri de ce que j'ai retenu. L'autre cabas est bouclé dans un sac et direction une poubelle. Du travail, de l'organisation, de la propreté : je suis un biffin raffiné haut de gamme*:P Tirer la langue.

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Les surprises sont parfois tout à fait incongrues. Je ne supporte pas les canettes en verre sur les parkings. C'est un vieil atavisme ! Un jour on a crevé une roue comme ça, du temps où on avait une tire. Depuis j'avais toujours quatre bombes anti-crevaison dans le coffre ! Dire que le jour où on a liquidé la bagnole, on a voulu les donner les bombes, personne n'en voulait ! Les gens me regardaient comme un demeuré. Ils ne voyaient pas l'utilité de ce truc là. Le jour où ils auront loupé un rencard vital ou une journée de boulot à cause de ça, ils verront si je suis si con. Et donc, je venais de ramasser des canettes en verre sur un parking. A proximité il y a une poubelle à verre qui trône là depuis des mois, voire plusieurs années me semble-t-il. Le long d'un mur aveugle, elle semble n'appartenir à personne. Toujours à demi-pleine. Pourtant elle est vidée de temps à autre, parce que j'en mets dedans et je ne suis pas seul à le faire. Souvent j'ai dû ôter des canettes en métal, des sacs en plastique, de dedans, parce qu'il y en a qui font à peu près n'importe quoi. Et ce jour là, ben quand j'ai voulu mettre les boutanches, j'ai trouvé ce seau dedans ! Il puait à cinq mètres ! Absolument crado. Je l'ai tout de même embarqué. J'ai bien dû faire trois bornes pour rallier la première pompe publique ; j'avais sur moi une bouteille de produit d'entretien où il restait un bon verre que j'avais ramassée un peu plus tôt. Du coup j'ai lavé le seau et fait la lessive de sacs et cabas dégueulasses trouvés un peu plus tôt. Ayant un seau pour faire office de cuvette, je n'ai pas gaspillé d'eau.
Je pourrais vous en raconter des tonnes comme ça...

detrtus container (2)

detrtus container (1)

Les dépôts sauvages, ça s'entasse jusque sur les toits des containers. Celui-là par exemple... Et dans la poubelle de maison jetée, une collection de multiprises tout à fait utilisables. J'en avais déjà un bon paquet, ça s'ajoute... Que voulez vous, on collectionne ce qu'on peut. Moi ce sont les multiprises en ce moment *:)) Marrant. J'en ai de tous les genres ; plus ou moins sécurisées. Celles-ci sont garanties "NF" ; ça date m'enfin bon, ça peut toujours servir.  Comme quoi la montre dont je parlais récemment n'est qu'un épisode parmi une myriade. Vous vous étonnez que je m'interroge sur votre santé mentale après ça ?

Pollution : le cerveau endommagé

En partant d'observations concluant à la présence de différentes substances polluantes dans notre environnement (pesticides, plastifiants, résidus de médicaments, etc), et en analysant des données montrant leurs effets sur le développement hormonal, Barbara Demeneix est parvenue à une conclusion inquiétante : les capacités intellectuelles des générations futures sont sérieusement compromises.

https://www.franceinter.fr

J'évoquais l'idée d'un abrutissement de l'homme récemment à cause de toutes sortes de facteurs chimiques notemment ; une émission récente abonde dans mon sens.
"En partant d’observations concluant à la présence de différentes substances polluantes dans notre environnement (pesticides, plastifiants, résidus de médicaments, etc), et en analysant des données montrant leurs effets sur le développement hormonal, Barbara Demeneix est parvenue à une conclusion inquiétante : les capacités intellectuelles des générations futures sont sérieusement compromises." Nous dit-on dans "La tête au Carré" sur France Inter... Ils n'ont pas vraiment conscience que c'est déjà commencé. On ne se contente pas de gaspiller les choses, on gaspille l'homme.
Sur une redif de journal de France deux sur Pluzz, j'ai vu que des robots à 25 000 € pièce remplaçaient les tailleurs de vigne sur les grands domaines viticoles . Et que ça se répand très rapidement. Tailler la vigne, il y a des gens pour qui c'était le seul moyen de travailler dans l'année ! Ça leur permettait de revaloriser ou ne pas épuiser leur droit au chômage, et en dehors de ça, ils ne trouvaient rien ! Seul moyen de survie. J'en ai connus, dans le Jonzacais, le Cognaçais, le Bordelais, le Beaujolais. Tailleur de vigne, c'est un art, ça ne s'improvise pas en plus. Tout l'hiver dehors, et une partie du printemps, par quasi tous les temps. Pénible, mais ça permettait de vivre un peu.

Les agriculteurs ont enfin leur tank : ce monstre robotique va labourer leurs champs

Quand la robotique rencontre l'agriculture, cela crée un tracteur autonome à l'aspect particulièrement intimidant... Présenté par CNH Industrial lors du salon Farm Progress 2016 dans l'Iowa, le monstre abrite 419 chevaux et atteint une vitesse maximale de 31 km/h.

http://dailygeekshow.com

Mais on va plus loin... Entre les drones qui traitent et surveillent les cultures, et l'arrivée des tracteurs automatiques, il n'y aura bientôt plus d'hommes dans les champs. Il va de l'agriculture comme des usines, des supermarchés que j'ai évoqués dans un précédent papier. On abdique devant la robotisation, on démissionne et on fustige les chômeurs qui s'étiolent et s'amoindrissent en survivant encadrés par des capos parés du titre d'agents sociaux chargés de les fliquer et leur mettre la pression, les culpabiliser, et ainsi les livrer à la dépression entre les griffes des toubibs qui leurs administrent des pilules du bonheur pour le plus grand profit des actionnaires des labos automatisés.
Le mal est là : je biffe à la fois pour apporter ma part de résistance à la destruction planétaire, résister au gaspillage et à la machine à broyer ; pour avoir une certaine liberté aussi ; même si c'est énormément de travail et au détriment de ma santé ; mais c'est aussi un dégât collatéral de ce système déjanté. Dans un monde sain, je ne trouverais pas autant de choses utilisables ou non n'importe où. Dans un monde sain, je vivrais d'un travail régulier et ne brasserais pas des tonnes de rebuts pour dénicher quelques bricoles qui, le plus souvent, servent à d'autres qu'à moi en échange d'un peu à manger... Certains donateurs étant plus généreux que d'autres. Oui, parce que y'en a qui me prennent aussi pour vache à lait quelquefois et pensent que ça ne me coûte rien. Que je m'amuse sans doute... D'autres sont au contraire très généreux. Enfin y'en a qui évoluent suivant les ragots ou les compliments qu'ils écoutent. Parce que bien sûr, les autres pensent toujours mieux me connaître que moi-même. Dans une société malade, c'est un peu normal...

Capture france 0209


jeudi 1 septembre 2016

Utopie

rose utopie 3Mes espoirs étaient comme des roses, des fleurs éphémères ; comme ma vie aussi ; à peine écloses que déjà elles se fanent ; les pétales tombent un à un ou en groupe, comme autant de larmes. Les utopies sont des rêves irréalisables d'un monde imaginaire qui n'intègre que quelques projections ne prenant pas en compte la majeure partie des interactions. Il est de la société comme des biotopes ; la totalité des interférences est impossible à envisager d'un seul regard. C'est pour ça que les bonimenteurs politiques ne peuvent brasser que du vent. C'est pour ça aussi que plus on complexifie, et plus on produit de dégâts collatéraux incontrôlables. Plus on a développé le contrôle des ordures par exemple, et moins il s'avère adapté aux réactions de la population qui ne se soucie guère de ce que ça deviendra. Un jour ils se prennent d'envie d'un débarras de masse et du coup balancent n'importe où. J'ai connu des forêts comme Fontainebleau, beaucoup plus propre il y a 25 ans qu'aujourd'hui. J'en veux pour preuve les photos communiquées par mes contacts sur place.

La Seine et Marne fut pourtant largement en avance sur le Poitou Charente en matière de déchetteries, containers etc... J'ai d'ailleurs activement participé à la campagne d'information du public.
Aujourd'hui on trouve des décharges un peu partout. Et je crains fort qu'à moins d'un véritable fascisme écologique ; une surveillance telle qu'aucun régime totalitaire ne l'aurait envisagé ; ça se multipliera.
C'est la rentrée du pouvoir jeter et empoisonner tout et partout. Est-ce que le fait de le dénoncer fait de vous un donneur de leçon ; comme vous l'écrivez ; monsieur Théo ? Je parle de vous dans mon précédent papier, parce que vous vous émouvez d'un dépôt occasionnel. Je connais bien pire dans la ville et autour. Je pense aux multiples décharges du chemin du troisième millénaire ; à la répugnance du bois de la Tranchée sur son parcours ; où d'aucuns se livrent à des activités intimes au mitan des ordures ; pas dégoutés déjà. Et à Niort je ne fais pas dix mètres sans faire une découverte choquante. J'ai publié dans l'album "Le Restorat", tout récemment une photo d'un dépôt sauvage de nouilles sur laquelle je donne quelques explications en regard. Ce que je ne dis pas sur la publication, c'est que c'est EXACTEMENT sous les fenêtres de votre bureau que j'ai fait cette trouvaille *:)) Marrant ; bureau que vous avez situé dans une série de billets relatifs à une selle de vélo qui m'a autant intéressée que vous.

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Notre ville pourrait être charmante ; quoique je n'arrive toujours pas à me sentir pleinement "niortais", je me sens toujours "l'étranger" ; et son donjon a vraiment de la gueule ; il peut même, sous certains angles, s'en dégager une véritable majesté.

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Sauf que pendant des années le pied du donjon ce fut ça, et encore ce jour là c'est propre relativement à bien d'autres photos que je traîne dans mes archives, et à cette époque on avait déjà fait sauter les pissotières autour desquelles beaucoup se soulageaient plutôt que dedans *:)) Marrant.

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Que penser d'une ville dont les trottoirs ressemblent régulièrement à ça ? J'ai des dizaines de photos jamais publiées parce que je ne voulais pas trop heurter malgré ma colère, malgré mon chagrin, qui sont pires que celle-là même.

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Pas plus tard que cette nuit j'ai trouvé un dépôt immonde à côté de l'Eglise Saint André ; un des fleurons de notre architecture locale.

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Quant au dépôt de la rue Dupin ; dont nous avons tous les deux parlés ; décharge sauvage et non pas "déchetterie", comme trop souvent le confond la NR, ce terme étant réservé à des espaces réglementés ; j'avais inclus une mise à jour à mon précédent papier en croyant que c'était en cours de nettoyage, et je me suis gourré. Voilà ce que c'est devenu. Photo prise à 4 h du matin. Pour moi la maison a été forcée, en prime, et je ne sais pas ce qui s'y trame mais ça me fait penser à une autre bicoque de la rue de l'Huilerie, il n'y a pas si longtemps, aujourd'hui baricadée, mais dont les abords servent toujours, de temps à autre, de dépotoir. Pas toujours que des ordures d'ailleurs ! Aprés avoir demandé à un riverain, j'ai embarqué un joli buffet en pin là-bas ; je ne sais ce que j'en ferai, mais si un jour je trouve quelqu'un qui a besoin...

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NOTRE DAME 30 08

NOTRE DAME 20 08

Un autre de nos clochers (Notre Dame) s'orne en son pied de poubelles qu'on ne sait même pas à qui elles sont, le presbytère sort les siennes de l'autre côté,  jamais vidées depuis une éternité ; les deux photos là ont un mois d'intervalle et c'était encore comme ça à 8 h ce matin premier septembre.
C'est vraiment comme ça qu'on rend notre ville attractive, pas de problème ! On peut être fier de nous, sans conteste ! Je suis peut-être "donneur de leçon" et je suis loin d'avoir une vie parfaite, m'enfin j'ai salement contribué à faire évoluer positivement ce qui se passe dans ma rue, dans mon immeuble, à ce sujet ; et jusqu'à preuve du contraire, je n'orne pas les rues de monceaux de détritus, et sors mes poubelles à l'heure ; m'arrange à ce qu'elles ne dégueulent pas, et les rentre régulièrement en dépit de l'étroitesse de nos locaux et des difficultés que j'ai parfois à les traîner.
Il y a aussi le gaspillage. Je parle d'une assiette américaine dans un papier récent. Mais y'a bien pis, ce n'est qu'un détail...

 

C'est cette nuit que j'ai fait un constat délirant, qui s'ajoute à tous les autres ; sur le chapitre du gaspillage. Je rappelle les circonstances de la trouvaille, puis je détaille, en com, lien à l'appui, quelle est sa valeur... Cent euros dans les poubelles. Celle du parking du moulin du milieu. C'est quand même pas mal ! Mais bon faut pas s'en faire... J'ai montré quelques objets à Éric, le photographe de la NR, quelques pièces récupérées au hasard des ordures en goguette qui valaient bien ça... On s'est même équipé d'une station météo neuve (jamais déballée) dans les mêmes circonstances que la montre, mais en un autre endroit. Quand je trouve un objet utilisable et en bon état par terre, je le porte aux objets trouvés ou je le redonne à son proprio ; j'ai restitué deux portefeuilles récemment comme ça, j'ai encore les enregistrements de leurs coups de fil d'ailleurs, et leurs adresses. Mais quand c'est dans la poubelle, visible, et que ça n'a rien à y faire parce que c'est du gaspillage, qui plus est publique ; je ne me gène pas et me sers. Quand ce n'est pas pour moi c'est pour d'autres, pas bien grave.

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Irrespect de la ville et des objets, gaspillage d'objets et de nourriture, pendant que d'autres manquent de tout ; je ne pense pas à moi mais plutôt à cette femme qui dormait la tête sur sa valise sur un trottoir l'autre nuit et que j'ai discrètement protégée, à son insu d'ailleurs, ou ce gars dans mes âges qui dormait devant la gare avec un sac Leclerc pour tout bagage, enveloppé dans une couverture râpée ; entre autres ; irrespect de la nature aussi, suffit de voir ce blog ou ses albums photo. Irrespect de la vie aussi et tout simplement. La perruche là s'est ajoutée ces jours-ci à l'album "Victimes", avec quelques explications en regard de la photo.
On peut bien me regarder de haut ; on aimerait que je ramasse la merde gratos sans réagir ; me mépriser et considérer que c'est moi qui suis le donneur de leçon à la vie minable ; il n'empêche que j'ai rarement autant pataugé dans la merde d'autrui qu'ici. Pourtant j'ai pas mal parcouru de route avant que ma sensiblerie me ramène dans le coin. Ma sensiblerie oui, parce que je ne serais jamais venu à Niort sans derrière une histoire affective qui m'a fait plus de tort que de bien. Aujourd'hui je suis enchaîné à cette cité où je vais crever. Quand j'ai voulu faire réparer ma bagnole, qui m'aurait permis de m'échapper, on a triché, saboté le boulot, et j'ai pas pu recommencer, j'avais plus les moyens. Je pourrais partir à pied en été, mais on s'ingénie toujours à ce moment-là à nous compliquer la vie en obligations administratives qui fait qu'on ne peut guère aller voir ailleurs si on trouve une issue meilleure. Et puis je suis foutu, je vais crever. Je n'ai même plus envie de lutter contre la maladie. j'ai vu la différence d'accueil entre les toubibs de St Jean et ceux d'ici... Y'a pas photo. Mais j'ai pas les moyens d'aller à St Jean. Je vais crever et finalement, je crois que je laisserai faire. A quoi bon vivre dans ce cloaque où je suis malheureux ? C'est peut-être moi la merde, mais ce n'est pas moi qui la mets.
J'ai rêvé d'un monde où chaque citoyen contribuait à édifier une cathédrale pour les générations futures ; participant de la culture d'un jardin d'Eden terrestre ; antichambre, ou pronaos, du Sanctum Céleste de l'Absolu que j'ai entrevu lors de deux NDE ; que ce soit projection d'une image intérieure ou réalité importe peu, c'était une fin agréable.
Ce n'était qu'une utopie. Les utopies sont comme les programmes politiques : des élucubrations réductrices qui ne prennent pas en compte la multiplicité des facteurs impliqués par une multitude d'individualismes égoïstes.
Un rêve d'une bulle, projection d'une enfance idéalisée... Parce qu'elle non plus ne fut pas si rose... Mais c'est une autre histoire. Il restera à brûler ma carcasse et se servir des cendres pour nourrir des fleurs... Des roses par exemples, ou des oeillets...

la Roche 568

dimanche 28 août 2016

Donjon, dragons et dégâts collatéraux

 DONJON (2) Avant

 En ce temps là il servait d'arrière plan à un parking pouilleux dont on avait même ôté le monument aux morts qui faisait sa fierté. A droite derrière la haie, on trouvait un dépôt chronique d'ordures, assez souvent. Parfois même ce n'en n'étaient pas. Je me souviens d'un déménagement catastrophe d'un riverain. Il avait tout largué là ce qu'il ne pouvait emmener. On était venu avec la bagnole embarquer tout ça, avec sa permission d'ailleurs. Ça nous a rééquipé en ustensiles qu'on n'avait plus ; on a donné aussi, beaucoup, et même vendues quelques bricoles.

 DONJON (3)

Entre temps

Des travaux pharaoniques ont été entrepris dans tout le centre ; faisant râler la population qui se complaisait dans le croupissement où il s'enlisait, envahi par les bagnoles qu'on se demandait exactement ce qu'elles foutaient là ; si ce n'est que la majeure partie des indigènes étaient incapables de faire cent mètres à pied. Nous n'habitions pas ici, nous n'avons jamais laissé notre voiture là, non plus qu'à la Brèche ou dans les rues du centre. Jamais.

DONJON (1)

Maintenant

La photo date d'un petit matin grisonnant de juillet. On peut dire que ça ressemble à quelque chose. Fini, pensera-t-on, les détritus et dépôts sauvages, fini l'incivisme et notre ville pourra attirer le touriste et ainsi peut-être regagner en prestige. BEN NON ! S'il n'y a plus les gros dépôts autour du monument lui-même, il y a pléthore de menu détritus, et parfois un gros sacs ou un cabas qui stagne dans un recoin. L'autre matin, le jour de la photo je crois, j'ai ramassé 20 canettes dans l'escalier latéral, à gauche, non visible d'ici, qui relie le quai de Sèvre à la place du Donjon. Et au pied du bâtiment lui-même, c'est aussi le royaume du détritus. Pas que là d'ailleurs... Imaginez que place de la Comédie, une canette a stagné quinze jours sur le parking avant que je ne l'enlève moi-même. Une semaine pour une bouteille de plastique dans le caniveau, devant une entrée !

 

DETRITUS (1)

DETRITUS (2)

DETRITUS (3)

DETRITUS (4)

DETRITUS (5)

Et voilà quelques unes des saloperies que j'y ai ramassées au pied du donjon au petit matin, un parmi d'autres où je suis passé au pieds ; sans compter les canettes vides ou pas d'ailleurs. Je ne vais pas tout vous montrer, non plus.

Les ordures

Une mini-déchetterie sur un bout de trottoir en plein centre-ville. Depuis le temps que vous me lisez, vous le savez : je n'aime pas jouer les redresseurs de tort, encore moins les donneurs de leçons. Cet exercice, je préfère le laisser à ceux qui pensent avoir une existence parfaite.

http://www.lanouvellerepublique.fr

Relativement aux gros dépôts, Théo, notre chroniqueur local a piqué un far relatif à un qui, faut bien le dire, rappelait des années qu'on croyaient révolues. Ce n'était plus au pied du donjon, mais alentour du centre ville. En réalité je l'avais repéré avant lui je crois. Mais eût égard à l'importance, je ne pouvais rien faire. Et puis je souhaitais qu'ils soient punis. J'ai une petite idée sur l'auteur et il a les moyens d'emmener ça en déchetterie. Mais il n'a sans doute pas été punis. Vous savez pourquoi ? Ca a dû être nettoyé dans les 24 h après le coup de gueule salutaire du journaliste, par la municipalité docile, qui voit sans doute là un électeur potentiel... Mais remplacé dans la foulée par un second, exactement au même endroit !

 BIS REPETITAS

J'avais la même photo que Théo, mais prise vers 6 h du matin, et voilà la seconde, prise le surlendemain vers 5 h 30 au même endroit. J'ai fait exprès de passer par là, ce n'était pas ma route. Et dimanche matin c'était toujours là. (VOIR "NDLR" mise à jour fin de papier sous le dragon)
Il s'interroge sur le comportement de certains ? Moi je ne pose plus de questions. Je suis résigné. Il y a une poubelle qui trône sur le côté gauche de la rue du Temple quand on va vers la Brèche, depuis des semaines, pleine à la gueule. Mais parce qu'elle n'est pas à l'emplacement de ramassage, elle traîne. Il y a derrière Notre Dame, un groupe de poubelles quasi dégueulantes que je ne sais à qui elles sont, qui trône depuis trois mois au moins ! Si elles ne partent pas je ferais un papier spécial avec toutes les photos que j'ai faites, exprès.

 

N'importe comment, Niort ou ailleurs, je suis convaincu que l'homme est naturellement, spontanément dégueulasse. C'est sa nature profonde et je ne suis pas tout seul à le penser. Ce que je crois aussi, c'est qu'en dépit de tout l’esbroufe écolo qu'on nous fait, ça ne s'arrange pas. On cache sous le tapis, dans les rues secondaires, dans les recoins, mais on ne fait pas de réels progrès. La dégueulasserie atavique sourd à la moindre occasion, partout. Tenez un exemple... J'ai visité Burgos il ya quelques décennies, à l'occasion d'une fête, pareil, à peu près à la même époque. J'avais trouvé pas propre, certes, mais voici une description extraite d'un bouquin autobiographique récent :

« A Burgos

C'est un dimanche, nous sommes le 29 juin. Il fait beau. Après le petit-déjeuner, nous partons visiter sa ville et la cathédrale. Nous cheminons tout le long du canal pour arriver près de la vieille ville. La fête de la nuit a dû être grandiose : des montagnes de détritus en attestent, jonchant pelouses et chemins. Nous marchons dans des gobelets et des sacs plastique, au milieu de bouteilles et de toutes sortes d'objets jetés ça et là. »

(Alain Sicot – Journal d'un illettré – Editions EDIT'AS – 2014)

Je crois bien que la puissance X est passée par là... Je ne crois d'ailleurs pas que ça va s'arranger. Je suis convaincu que cela relève non seulement de la négligence, mais aussi de l'empoisonnement de nos neurones. Une sorte de synergie centripète qui tire vers le fond. Une chose en entrainant une autre et réciproquement.

 

Dangers des dentifrices au fluor

M. Marc S. Référent thématique Mme Catherine R. Référent thématique Mme Cathy B. Référent thématique M. Paul K. Référent thématique danger-des-dentifrices-au-fluor-alternativesante.fr Le fluorure de sodium est connu depuis longtemps en tant que répressif majeur des fonctions intellectuelles. En particulier, c'est l'un des composants du Prozac et du gaz Sarin, qui fut employé au Japon dans la fameuse attaque du métro.

http://www.alternativesante.fr

Le discernement comme les valeurs morales sont en plein effondrement ; à nouveau, c'est déjà arrivé dans l'histoire ; et on se gargarise d'un abrutissement entretenu consciencieusement. Je vous dis souvent que je n'ai plus ma place en ce monde. Il y a de quoi... Il y a l'alcool, les drogues légales ou non, qui amoindrissent les consciences ; les perturbateurs endocriniens et toutes sortes de poisons distillés dans le quotidien comme le fluor par exemple. Mais en prime on en rajoute une louche en abrutissant nos progénitures. Comment voulez vous que les gens se comportent normalement ? J'ai eu vent récemment de l'histoire d'une mamie (de 47 ans) qui promenait son petit fils en poussette, complètement bourrée, sur la bande d'arrêt d'urgence d'une autoroute. Vous croyez que c'est normal ça ? Alors bon, tous ne sont pas aussi extrèmes, mais qu'une partie importante de la population se fiche du tiers comme du quart, voyez-vous, ça ne me surprends pas plus que ça. Je suis résigné. Plus vous avalerez de pilules du bonheur au lieu de le chercher en vous mêmes, plus vous serez abrutis et ferez des conneries.

Niort est représentatif des restes du marigot universel, avec cet insigne avantage que nous avons la primeur de symboles directement issus des profondeurs de nos inconscients torturés, qui inspireraient volontiers un scénariste ou un auteur de BD. Le Donjon monolithique emblème de l'ordre apparent et son dragon gardien du trésor caché, jamais vaincu parce que choyé. Mais le Merdusson, c'est son nom au dragon, ne garde plus aucun trésor dans une ville endettée ; juste des tas d'ordures cachés dans les recoins.

 DRAGON (1)

 

NDLR : quelqu'un a commencé à diminuer le dépôt (constat ce 30 08 matin 7 h 30)
Par contre les poubelles de Notre Dame sont toujours là ; elles ont la danse de St Guy parce qu'elles ont permutées entre elles.

mardi 23 août 2016

Dans l'assiette américaine

 USA ASSIETTELe 30 juillet je publiais une série de photo sur FB d'une partie de mes « babioles américaines », amusé d'en trouver autant les semaines précédentes. Quelqu'un, connaissant mes hobbys ésotéristes et occultistes me demanda si j'y voyais un signe quelconque. Je ne percutais pas trop sur le moment. C'est ce matin que j'ai réalisé qu'au fond, c'est toute une histoire, à autant de tiroirs qu'un chiffonnier. Le mot est approprié puisque c'est une assiette commémorative américaine que j'ai ramassé sur un dépôt sauvage. Aussi sauvage que le dernier des Mohicans puisque il est occasionnel. Si j'ai déjà déniché des choses à traîner à cet endroit, ce n'est tout de même pas tous les jours ; pas plus de quatre fois en un an, une dizaine en douze ans. Au milieu d'un tas de vieilles planches vermoulues, de débris d'enceintes pour chaîne hi-fi antédiluvienne et de menus gravats il y avait un sac et un cabas contenant ce qui semblait quelques ustensiles rouillés, bibelots cassés, mais je me suis donné la peine de regarder. J'en ramène quelques surligneurs ; ça tombe bien, on nous a demandé si on en avait en rab'. Y'en aura davantage comme ça. Et le clou du spectacle : une assiette commémorant le bicentenaire des USA. Je l'ai trouvée jolie, je l'ai embarquée...
Elle me raconte une tranche de vie au fond cette assiette.
1976, j'étais dans la Royale, l'USS John F. Kennedy vint s'amarrer au large de Brest et aussi cette année là participa à des manœuvres avec notre Clemenceau.
Le 14 septembre 1976, un F-14 Tomcat, à la suite d’un problème de catapulte, tombe du pont du John F. Kennedy, avec ses missiles AIM-54 Phoenix dans les eaux internationales, au large de l’Écosse. Une course navale (surface et sous-marine) s’engage alors entre les marines soviétiques et américaines afin de récupérer non seulement l’avion (à cause de son système d’arme) mais aussi des missiles. Les deux membres d’équipages s’éjectèrent à la dernière seconde et atterrirent sur le pont d’envol, blessés mais vivants. Plus tard le même jour, l’USS Bordelon (DD881), connaît des difficultés de navigation pendant le ravitaillement et rentre en collision avec le John F Kennedy. Six marins sont blessés, l’USS John F. Kennedy poursuit sa mission tandis que l’USS Bordelon doit rentrer à Plymouth, Grande-Bretagne pour réparation.
1976 c'était le bicentenaire des USA, et nous sommes le 240 ° anniversaire, ce qui est important et dont les médias ne parlent guère. Y compris là bas d'ailleurs où ils sont au crépuscule de l'ère Obama et aux prises avec une élection à l'odeur d’égout dont l'issue, quelle qu'elle soit, ne sera pas bonne pour la santé de la planète. Sur le terrain écologique,je les vois aussi médiocre l'un que l'autre. Qu'on me détrompe si je me goure.

Capture mikael 2012

OBAMA NOBEL

L'autre volet de l'histoire est qu'ils sont aux prises avec une poignée de guerres qu'ils ont plus ou moins générées. C'est pourquoi j'avais exprimé mon cynisme dès 2009, lorsque on avait attribué le prix Nobel de la paix à Obama ; sur un blog aujourd'hui défunt et que peu de mon réseau ont connu. Je l'ai détruit parce qu'il en savait trop ce blog. Il disait trop de choses, anticipait trop de choses. Son titre en lui même parlait déjà de mon absence d'illusions. Ici, copie de la bannière d'époque et de ma caricature du prix Nobel.
Spécifiquement, les grenouillages guerriers polluent autant que toutes nos industries et gaspillages réunis. Combien d'épaves d'engins ou de bombes, de combustibles et de déchets, y compris nucléaires, au fond des mers ?
Cette assiette, sur le plan personnel, me raconte aussi mon histoire... A cette époque, et malgré les interdits et la surveillance étroite ; j'étais directement au service du commandement ; j'ai puisé les racines de quêtes futures. Rencontré des sorciers Vaudou qui m'ont reconnus des dons étranges ; un groupe chrétien fervent clandestin, des druides... Et tant d'autres choses... J'étais déjà marginal. Je me souviens comment, ayant sauvé un homme, je reçois les félicitations du Préfet Maritime et moi, pas démonté et naïvement, je l'appelle « Monsieur »... Ce qui m'a valu une enguirlande du Bidel... Mais enguirlande bon enfant quand on y réfléchi 40 piges plus tard.
Vous voyez ? Vous ne devriez pas laisser n'importe quoi à traîner. Ça cause pire qu'un moulin à parole, de vous ; ce que je n'aborderais pas ici mais il est inutile de dire que ce dépôt sauvage m'a raconté tout ce que je ne voulais d'ailleurs pas savoir ; mais aussi de moi et du monde. Ça me parle de demain aussi... D'ailleurs avec l'assiette il y avait aussi une cloche. Quand je vous disais que j'entendais sonner le glas de ma vie, hein ? J'ai trouvé la cloche. Mais ce n'est que celle de la maîtresse vache qui mène le troupeau docilement au précipice.

usa 2

Reste que c'est comique ces vestiges plus ou moins anciens, jetés pour un 240° anniversaire ! Aucun des objets ne date de cette année. Être fasciné par les USA et jeter ce qui les représentent, qui plus est n'importe où de préférence sur un trottoir, c'est fort de café tout de même non ? En ce qui me concerne, trouver une assiette quand on n'est pas bien dedans, c'est tout de même aussi assez ironique. La biffe mène à tout, le souci de la crasse aussi. Et je ne crois pas que j'en sortirais autrement que les pieds devant dans pas très longtemps. Bof, j'y trouverais peut-être consolation de ce monde où une vache ne retrouverait pas son veau et où je ne me reconnais plus ; à part polluer la Terre, l'air et l'eau, on pollue aussi la pensée. Des torrents d'âneries charrient les pierres de la lapidation de toute altérité ; souvent même au nom d'un Christ qui en condamnait le principe, ou de ce que vous appelez "laïcité" ; la vindicte servant de moteur à l'humanité. Ce matin on a encore voulu me lâcher les chiens ; je ne faisais pourtant pas de bruit, tandis qu'eux pour emmerder le quartier, en connaissent un rayon. Ils ont bien fait de ne pas ouvrir la grille, je suis resté un moment, par provo, j'étais décidé à tuer ou être tué.
Voyez vous, aux USA, malgré tout ce que j'ai à leur reprocher, il y a quelques libertés que nous n'avons pas ici. Là bas il est de nombreux Etats où je pourrais refourguer les cartons et boutanches que je trouve à trainer. Ici, je risque ma peau et la vindicte.
Les grands esprits leurs reprochent l'esclavage et le libéralisme... Mais que faisons nous ici ? Qu'avons nous fait ? Esclavage, colonisation, pollution, et maintenant plus qu'hier, discrimination sociale et idéologique ?

lune 1808_5

samedi 20 août 2016

Réflexion sur un banc

saint_Hilaire 1908 (1)3 h 45, nous sommes sur un banc devant Saint Hilaire, Niort... Quelques bagnoles passent, ça n'arrête jamais dans cette ville ; je me souviens, Melun, à pareille heure il n'y avait personne, pas un chat, excepté au sud du centre où une péniche boite de nuit attirait du monde mais où beaucoup venaient à pied, et un bar aussi, ouvert toute la nuit du côté de l'ancienne poste, où je n'ai mis les pieds qu'une fois. Mal famé, une bagarre avait éclaté et j'ai dû m'extraire avec les copines qui m'accompagnaient à coups de chaise !! Le surlendemain les collègues ; j'étais nouveau dans le coin ; m’affranchir que fallait pas foutre les pieds là. Je me suis demandé comment ce machin pouvait bien rester ouvert ! Il l'était encore quand j'ai quitté le comté. En dehors de deux ou trois points noirs, Melun était mort. Je me demande où vont ces bagnoles ? Le rush pour aller au travail c'est plutôt entre 5 h et 7 h. Ils ont des sous à brûler... Les noctambules sont rares aussi cette nuit. Il n'est pas rare de croiser des jeunes plus ou moins excités d'habitude. Pratiquement pas de zonards. La nuit ils se planquent... Enfin planquent... Quelques jours plus tôt j'en ai vu un qui dormait le long de l'entrée de la gare. Pauvre homme dans mes âges. Emmitouflé dans une couverture, son cabas de supermarché usagé pour oreiller. Il aurait pu en trouver des neufs à traîner pourtant. Je venais précisément d'en récolter un. Il dormait à poing fermé. Quelqu'un avait déposé un gâteau emballé dans du plastique près de sa tête. C'est gentil. Mais aussi cautère sur jambe de bois hélas, mais douceur pour cœur en détresse. Je repense à lui, là, tandis que la fatigue m’engourdis un peu. Je suis cassé tant j'ai marché au delà de mes limites. Bientôt nous le rejoindrons, le gars, lui et tous ses pareils.

Le nombre de SDF a augmenté de 50 % en trois ans

Le 1 er février 2014, soixante ans plus tard, les 283 groupes d'Emmaüs France lanceront un nouvel appel dans plusieurs villes de France. Si le nombre de mal-logés a diminué dans l'intervalle - il est ainsi passé de 54 % de la population à moins de 10 % -, la situation est toujours préoccupante.

http://www.lemonde.fr

Chaque SDF a son naufrage, différent du voisin mais toujours issu d'une incapacité à s'adapter à la féroce réalité qui n'est pas ; comme le distillent les Iscariotes avides de 2017 ; l’œuvre spécifique d'un gouvernement, que je ne prise guère, mais pas plus ni moins que les précédents, le fruit vénéneux d'un contexte global de civilisation en faillite. Les États sont à la discrétion de la spéculation boursière, tous, et acteurs du nivelage idéologique doublé de l'enfermement du caniveau dans la rigole qu'on lui impose.

L'outil de la criminalisation de l'altérité prends bien dans l'opinion. Celui qui vit son rite, parce que la conviction ne peut s'exprimer que dans le rite sinon c'est lettre morte ; ou celui qui a échappé au contrôle social par exemple ; je nomme là le pauvre qui fouille vos rebuts pour survivre, ou fait la mangave, ou les deux ; est criminalisé. Ça évite au peuple de regarder ailleurs. En particulier du côté de la planète qui crève des mécanismes mortifères imposés. Le pauvre, fustigé du doigt et de la parole, et jusqu'à l'immonde émission "rue des allocs" qui vient rajouter une louche aux convicitons de la vindicte. Mettant récemment l'accent sur l'alcoolisme, comme si il n'y avait que ça dans la misère ; nombre de pauvres sont sobre et j'en fait partie. Mais aussi : vous, vous avez vu votre gueule ? Votre trogne ? On m'avait demandé un certain type de pots en échange d'un peu à manger... Ne trouvant pas en dépôt sauvage dans un premier temps, je suis parti en chasse... De préférence les poubelles de gens bien placés socialement que j'ai explorées, me disant que eux avaient plus les moyens de ça. 1770 poubelles explorées, j'aurais eu de quoi remplir un semi-remorque de bouteilles d'alcool ! Et pas du petit lait, non ; du wiskie, de la vodka, et des apéros en tous genre ; certains dont j'ignorais l'existence; des pinards invraissemblables et bien sûr la sempiternelle bière... Des consommations qui vont jusquà plusieurs litres par jour et par personne sur une partie de la population bien rangée. Et mes pots ? J'ai fini par les trouver, un matin, tout un lot... dans une poche par terre sur un trottoir ! Dans une rue pauvre, près de chez un pote. Mais ce n'est pas lui qui les a posé, ils me les aurait donné. La dernière fois qu'on s'est vu il m'a filé des croissants.
Nos océans et nos cieux qui charrient du fret par millions de tonnes pour alimenter des marchés de gaspillage intensif où les dividendes spéculatifs ne se jouent en réalité qu'à la marge. Production agricole intensive dont les revenus sont ceux des marges résiduelles, aux coûts de production souvent supérieurs à ceux de vente, et des subventions supportées par les consommateurs gaspilleurs par ailleurs. Parce que c'est ça le pire : sans le gaspillage que je dénonce, les marchés s'écrouleraient ! Ils contribuent à la destruction d'une partie des excédents ; en particulier d'une monoculture industrialisée, non rentable et destructrice écologiquement.
Nous sommes les grains de sable criminels, nous qui avons monté tout un échafaudage de ruses pour en récupérer quelques miettes. Miettes qui sont autant de trésors pour nous que tant foulent au pied, méprisent ou agressent.

 

Lidl : des fruits moins chers mais au prix de vies humaines

Avec un chiffre d'affaires de 80 milliards d'euros en 2014, la marque allemande Lidl, réélue " enseigne préférée des Français " en 2015, a de quoi financer des campagnes publicitaires pour rafraîchir son image de marque discount. Et elle ne s'en prive pas !

https://mrmondialisation.org

 

Crise agricole : " Beaucoup ne passeront pas l'année "

Ludovic Jarriault au côté du préfet Michel Gutton hier dans l'un des bâtiments d'exploitation. Le Gaec, qui vend son lait pour le beurre d'Échiré et sa viande directement au consommateur, envisage de céder une partie de son cheptel pour passer la fin de l'année. Été noir pour l'agriculture, qui traverse une crise historique.

http://www.lanouvellerepublique.fr



consignes

La destruction écologique dont je parle dans Canal-Décharge est le fruit de ce système dévoyé. L'un ne va pas sans l'autre. La conquête féroce des marchés passe par l'esclavage des uns, avec les retombées délétères sur leurs vies, et la destruction de l'emploi pour les autres, avec la misérabilisation des coûts pour servir du « moins cher » à la masse consumériste qui geint après le pouvoir de consommer et mieux jeter une partie conséquente de ce qu'elle achète. Je pense à toutes les tâches automatisées aussi, tout particulièrement dans les emplois peu qualifiés qui étaient conséquences directe du mécanisme des marchés et permettaient à une importante part de la population de survivre. On voit les supermarchés se défaire des ELS par l'automatisation des caisses, ou la livraison de colis se délester sur des sortes de « consignes » automatiques au péril de vandalisme et braquages. Par exemple. Il est d'ailleurs comique de voir qu'on a suprimé les consignes à bagages pour voyageurs, au prétexte de terrorisme, trop de pauvres s'en servaient de base arrière pour garder quelques menues affaires en réalité et qu'on mets ces trucs là où pourrait être caché n'importe quoi. 

L'impact de l'homme sur la planète résumé en 10 images choc

Ces clichés, publiés par le collectif américain Global population speak out, disent tout, ou presque, des maux du monde actuel. We Demain en publie une sélection, extraite du livre "Overdevelopment, overpopulation, overshoot". Le livre du collectif Global Population Impact est disponible ici.

http://www.wedemain.fr

Est-il encore possible de construire autre chose dans ce tissu où les âneries ont plus de place que la réflexion logique ? Je suis au bout du rouleau de mon combat pour ma part. Il est des aspects que je ne puis aborder franchement, c'est trop dangereux, tant l'aveuglement est grand. Cesser de détruire la Terre ne suffirait pas. Faudrait-il encore réparer ce qui est réparable. Est-ce possible ?
Pendant que le monde gronde et se fissure, vous chassez le pokémon ; jouer à ça ou autre chose n'est pas le problème fondamental ; ce qui l'est c'est que notre système où le ludique tient lieu de conscience pour faire oublier la souffrance humaine et écologique continuera de déverser son lot de naufragés sur les trottoirs et de grignoter le peu de biodiversité qui subsiste.

lune 2008 1947b

lundi 15 août 2016

Une goutte d'eau dans un océan

couple (1)Un couple se tenant par la main, marchant sur une terre désolée, desséchée vers un horizon incertain à la recherche de l'eau vitale pour leur survie. Un jour la misère les chassera peut-être sous d'autres cieux ; la misère et/ou la guerre. Ils croiront partir chercher l'herbe verte et finirons étrangers, fustigés, honnis, dans un bidonville peut-être. Je sais ; en Afrique ce sont généralement les femmes qui sont de corvée d'eau. Les femmes et les enfants. Des kilomètres à pieds, une lourde charge à porter, pour quelques pauvres litres du précieux liquide que chez nous nous gaspillons à l'envie. J'en ai déjà parlé. Mais le tableau qui se veut image idéale, projection de l'amour, de la force du couple dans l'adversité, qui partage ensemble l'épreuve, m'a plu. Je l'ai trouvé vers 5 h du matin, en un de ces dépôts sauvages chronique de la ville. Il est abîmé, alors je l'ai laissé contre le mur. J'en ai déjà plein des tableaux qui ne servent à rien. Je n'ai même pas la place de les accrocher. Mais cette image forte de la complicité dans l'adversité m'a fait penser à nous, qui ne nous sommes jamais lâchés la main dans l'adversité, quelque soit la vindicte ou les difficultés. Comme eux nous allons par des chemins incertains, marchant des kilomètres pour un légume jeté, et même oui, une bouteille d'eau entamée et abandonnée. Comme eux, ce que vous gaspillez nous est précieux. Comme eux nous sommes étrangers sur la Terre. Une image des vrais damnés de la glèbe, de la mémoire universelle des vaincus jetés aux rus qui forment les torrents aspirés par le tonneau des Danaïdes de la dilapidation universelle ; écologique et sociale. Les deux sont à jamais liés, indissociables, c'est ce que beaucoup n'ont pas compris. Je crois aussi que sans un certain sens de la sacralité de la vie, sa préciosité, il est impossible de faire le pas qui sépare la gabegie de l'économie.

 montre trouvailles (2)

Vous faites fi de tout. Il était 6 h ce matin quand je me suis fait une montre. L’événement dérisoire pour un objet qui n'a sans doute pas coûté très cher vaut la peine d'être raconté. J'avais pris la peine de m'encombrer de quelques emballages qui jonchaient le parking que je traversais en diagonale et suis allé à la poubelle près des parc mètres. Une de ces poubelles transparentes souple, qu'on voit à l'intérieur, à la merci d'être emportée par le moindre coup de vent ; j'ai d'ailleurs trouvé plusieurs de ces sacs, vides, à traîner, parfois. Le sac était plein de poches et cartons de bière, rien de bien sale. Et puis j'ai aperçu ce cercle de caoutchouc, quasi sur le dessus. Je me suis demandé ce que c'était et bien m'en a pris : elle fonctionne la montre, et même bien ! A l'heure juste la tocante ! J'ai vérifié depuis. J'en ai d'autres, on m'en a offert deux, mais voilà, elles sont trop belles pour être portées quotidiennement. Imaginez que je les abîmes ? Que je les perde ? C'est bon pour les grands jours, pour « faire bien »... Alors que celle là, si je la paume, ce sera dommage pour l'environnement, mais pour le reste, pas de chagrin. Si je la sali ou l’abîme, pas grave, elle vient d'une poubelle.
Qu'est-ce qui lui a pris à celui qui l'a balancée ? Remarquez qu'il y a quelques mois, j'ai fait de la même façon, mais dans une autre, une calculette de poche quasi neuve. Je ne m'en sers guère, mais ça peut dépanner quand je suis fatigué.
Le même jour que la montre, ailleurs, c'est un plein canard d'Harpic WC que j'ai dégoté, plus quelques autres bricoles, de la part de quelqu'un qui ne sait pas trier.

Le restorat - Album photos - CANAL-DECHARGE

Le restorat : Toutes les photos Le restorat - CANAL-DECHARGE : Ici c'est ce qu'on a bouffé ces derniers mois ; préparé uniquement à partir de déchets...

http://canaldecharge.canalblog.com

Pendant que certains manquent de tout, vous gaspillez tout, et en particulier la nourriture, comme en témoigne mon album le « Restorat » qui ne donne qu'un petit aperçu... Il y a des photos que j'oublie de publier. Depuis quelques temps je commente les photos... Avant je les jetais sur la toile en vrac, un peu par dégoût, un peu par dépit. Puis je me suis mis dans la tête de préciser les choses... Faire la part de la récup 100 % des cadeaux reçus qui atterrissent ailleurs, sur l'autre blog, dans un autre album. Afin de me faire une idée précise de votre rapport à la réalité par rapport au nôtre. Au début de ce blog mon intention était de jeter la crasse à la face du monde ; preuves à l'appui. Maintenant j'ai élargi mon champ d'investigation et je veux aussi souligner le gaspillage, depuis pas mal de temps déjà. Parce que quoique ce soit dérisoire ce que nous récupérons, et peinons beaucoup pour cela, ça souligne combien le problème est important. Le peu que nous sauvons est une goutte d'eau dans un océan de dilapidation... Ou de connerie ?

soleil 082210