CANAL-DECHARGE

dimanche 28 août 2016

Donjon, dragons et dégâts collatéraux

 DONJON (2) Avant

 En ce temps là il servait d'arrière plan à un parking pouilleux dont on avait même ôté le monument aux morts qui faisait sa fierté. A droite derrière la haie, on trouvait un dépôt chronique d'ordures, assez souvent. Parfois même ce n'en n'étaient pas. Je me souviens d'un déménagement catastrophe d'un riverain. Il avait tout largué là ce qu'il ne pouvait emmener. On était venu avec la bagnole embarquer tout ça, avec sa permission d'ailleurs. Ça nous a rééquipé en ustensiles qu'on n'avait plus ; on a donné aussi, beaucoup, et même vendues quelques bricoles.

 DONJON (3)

Entre temps

Des travaux pharaoniques ont été entrepris dans tout le centre ; faisant râler la population qui se complaisait dans le croupissement où il s'enlisait, envahi par les bagnoles qu'on se demandait exactement ce qu'elles foutaient là ; si ce n'est que la majeure partie des indigènes étaient incapables de faire cent mètres à pied. Nous n'habitions pas ici, nous n'avons jamais laissé notre voiture là, non plus qu'à la Brèche ou dans les rues du centre. Jamais.

DONJON (1)

Maintenant

La photo date d'un petit matin grisonnant de juillet. On peut dire que ça ressemble à quelque chose. Fini, pensera-t-on, les détritus et dépôts sauvages, fini l'incivisme et notre ville pourra attirer le touriste et ainsi peut-être regagner en prestige. BEN NON ! S'il n'y a plus les gros dépôts autour du monument lui-même, il y a pléthore de menu détritus, et parfois un gros sacs ou un cabas qui stagne dans un recoin. L'autre matin, le jour de la photo je crois, j'ai ramassé 20 canettes dans l'escalier latéral, à gauche, non visible d'ici, qui relie le quai de Sèvre à la place du Donjon. Et au pied du bâtiment lui-même, c'est aussi le royaume du détritus. Pas que là d'ailleurs... Imaginez que place de la Comédie, une canette a stagné quinze jours sur le parking avant que je ne l'enlève moi-même. Une semaine pour une bouteille de plastique dans le caniveau, devant une entrée !

 

DETRITUS (1)

DETRITUS (2)

DETRITUS (3)

DETRITUS (4)

DETRITUS (5)

Et voilà quelques unes des saloperies que j'y ai ramassées au pied du donjon au petit matin, un parmi d'autres où je suis passé au pieds ; sans compter les canettes vides ou pas d'ailleurs. Je ne vais pas tout vous montrer, non plus.

Les ordures

Une mini-déchetterie sur un bout de trottoir en plein centre-ville. Depuis le temps que vous me lisez, vous le savez : je n'aime pas jouer les redresseurs de tort, encore moins les donneurs de leçons. Cet exercice, je préfère le laisser à ceux qui pensent avoir une existence parfaite.

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Relativement aux gros dépôts, Théo, notre chroniqueur local a piqué un far relatif à un qui, faut bien le dire, rappelait des années qu'on croyaient révolues. Ce n'était plus au pied du donjon, mais alentour du centre ville. En réalité je l'avais repéré avant lui je crois. Mais eût égard à l'importance, je ne pouvais rien faire. Et puis je souhaitais qu'ils soient punis. J'ai une petite idée sur l'auteur et il a les moyens d'emmener ça en déchetterie. Mais il n'a sans doute pas été punis. Vous savez pourquoi ? Ca a dû être nettoyé dans les 24 h après le coup de gueule salutaire du journaliste, par la municipalité docile, qui voit sans doute là un électeur potentiel... Mais remplacé dans la foulée par un second, exactement au même endroit !

 BIS REPETITAS

J'avais la même photo que Théo, mais prise vers 6 h du matin, et voilà la seconde, prise le surlendemain vers 5 h 30 au même endroit. J'ai fait exprès de passer par là, ce n'était pas ma route. Et dimanche matin c'était toujours là.
Il s'interroge sur le comportement de certains ? Moi je ne pose plus de questions. Je suis résigné. Il y a une poubelle qui trône sur le côté gauche de la rue du Temple quand on va vers la Brèche, depuis des semaines, pleine à la gueule. Mais parce qu'elle n'est pas à l'emplacement de ramassage, elle traîne. Il y a derrière Notre Dame, un groupe de poubelles quasi dégueulantes que je ne sais à qui elles sont, qui trône depuis trois mois au moins ! Si elles ne partent pas je ferais un papier spécial avec toutes les photos que j'ai faites, exprès.

 

N'importe comment, Niort ou ailleurs, je suis convaincu que l'homme est naturellement, spontanément dégueulasse. C'est sa nature profonde et je ne suis pas tout seul à le penser. Ce que je crois aussi, c'est qu'en dépit de tout l’esbroufe écolo qu'on nous fait, ça ne s'arrange pas. On cache sous le tapis, dans les rues secondaires, dans les recoins, mais on ne fait pas de réels progrès. La dégueulasserie atavique sourd à la moindre occasion, partout. Tenez un exemple... J'ai visité Burgos il ya quelques décennies, à l'occasion d'une fête, pareil, à peu près à la même époque. J'avais trouvé pas propre, certes, mais voici une description extraite d'un bouquin autobiographique récent :

« A Burgos

C'est un dimanche, nous sommes le 29 juin. Il fait beau. Après le petit-déjeuner, nous partons visiter sa ville et la cathédrale. Nous cheminons tout le long du canal pour arriver près de la vieille ville. La fête de la nuit a dû être grandiose : des montagnes de détritus en attestent, jonchant pelouses et chemins. Nous marchons dans des gobelets et des sacs plastique, au milieu de bouteilles et de toutes sortes d'objets jetés ça et là. »

(Alain Sicot – Journal d'un illettré – Editions EDIT'AS – 2014)

Je crois bien que la puissance X est passée par là... Je ne crois d'ailleurs pas que ça va s'arranger. Je suis convaincu que cela relève non seulement de la négligence, mais aussi de l'empoisonnement de nos neurones. Une sorte de synergie centripète qui tire vers le fond. Une chose en entrainant une autre et réciproquement.

 

Dangers des dentifrices au fluor

M. Marc S. Référent thématique Mme Catherine R. Référent thématique Mme Cathy B. Référent thématique M. Paul K. Référent thématique danger-des-dentifrices-au-fluor-alternativesante.fr Le fluorure de sodium est connu depuis longtemps en tant que répressif majeur des fonctions intellectuelles. En particulier, c'est l'un des composants du Prozac et du gaz Sarin, qui fut employé au Japon dans la fameuse attaque du métro.

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Le discernement comme les valeurs morales sont en plein effondrement ; à nouveau, c'est déjà arrivé dans l'histoire ; et on se gargarise d'un abrutissement entretenu consciencieusement. Je vous dis souvent que je n'ai plus ma place en ce monde. Il y a de quoi... Il y a l'alcool, les drogues légales ou non, qui amoindrissent les consciences ; les perturbateurs endocriniens et toutes sortes de poisons distillés dans le quotidien comme le fluor par exemple. Mais en prime on en rajoute une louche en abrutissant nos progénitures. Comment voulez vous que les gens se comportent normalement ? J'ai eu vent récemment de l'histoire d'une mamie (de 47 ans) qui promenait son petit fils en poussette, complètement bourrée, sur la bande d'arrêt d'urgence d'une autoroute. Vous croyez que c'est normal ça ? Alors bon, tous ne sont pas aussi extrèmes, mais qu'une partie importante de la population se fiche du tiers comme du quart, voyez-vous, ça ne me surprends pas plus que ça. Je suis résigné. Plus vous avalerez de pilules du bonheur au lieu de le chercher en vous mêmes, plus vous serez abrutis et ferez des conneries.

Niort est représentatif des restes du marigot universel, avec cet insigne avantage que nous avons la primeur de symboles directement issus des profondeurs de nos inconscients torturés, qui inspireraient volontiers un scénariste ou un auteur de BD. Le Donjon monolithique emblème de l'ordre apparent et son dragon gardien du trésor caché, jamais vaincu parce que choyé. Mais le Merdusson, c'est son nom au dragon, ne garde plus aucun trésor dans une ville endettée ; juste des tas d'ordures cachés dans les recoins.

 DRAGON (1)

 


mardi 23 août 2016

Dans l'assiette américaine

 USA ASSIETTELe 30 juillet je publiais une série de photo sur FB d'une partie de mes « babioles américaines », amusé d'en trouver autant les semaines précédentes. Quelqu'un, connaissant mes hobbys ésotéristes et occultistes me demanda si j'y voyais un signe quelconque. Je ne percutais pas trop sur le moment. C'est ce matin que j'ai réalisé qu'au fond, c'est toute une histoire, à autant de tiroirs qu'un chiffonnier. Le mot est approprié puisque c'est une assiette commémorative américaine que j'ai ramassé sur un dépôt sauvage. Aussi sauvage que le dernier des Mohicans puisque il est occasionnel. Si j'ai déjà déniché des choses à traîner à cet endroit, ce n'est tout de même pas tous les jours ; pas plus de quatre fois en un an, une dizaine en douze ans. Au milieu d'un tas de vieilles planches vermoulues, de débris d'enceintes pour chaîne hi-fi antédiluvienne et de menus gravats il y avait un sac et un cabas contenant ce qui semblait quelques ustensiles rouillés, bibelots cassés, mais je me suis donné la peine de regarder. J'en ramène quelques surligneurs ; ça tombe bien, on nous a demandé si on en avait en rab'. Y'en aura davantage comme ça. Et le clou du spectacle : une assiette commémorant le bicentenaire des USA. Je l'ai trouvée jolie, je l'ai embarquée...
Elle me raconte une tranche de vie au fond cette assiette.
1976, j'étais dans la Royale, l'USS John F. Kennedy vint s'amarrer au large de Brest et aussi cette année là participa à des manœuvres avec notre Clemenceau.
Le 14 septembre 1976, un F-14 Tomcat, à la suite d’un problème de catapulte, tombe du pont du John F. Kennedy, avec ses missiles AIM-54 Phoenix dans les eaux internationales, au large de l’Écosse. Une course navale (surface et sous-marine) s’engage alors entre les marines soviétiques et américaines afin de récupérer non seulement l’avion (à cause de son système d’arme) mais aussi des missiles. Les deux membres d’équipages s’éjectèrent à la dernière seconde et atterrirent sur le pont d’envol, blessés mais vivants. Plus tard le même jour, l’USS Bordelon (DD881), connaît des difficultés de navigation pendant le ravitaillement et rentre en collision avec le John F Kennedy. Six marins sont blessés, l’USS John F. Kennedy poursuit sa mission tandis que l’USS Bordelon doit rentrer à Plymouth, Grande-Bretagne pour réparation.
1976 c'était le bicentenaire des USA, et nous sommes le 240 ° anniversaire, ce qui est important et dont les médias ne parlent guère. Y compris là bas d'ailleurs où ils sont au crépuscule de l'ère Obama et aux prises avec une élection à l'odeur d’égout dont l'issue, quelle qu'elle soit, ne sera pas bonne pour la santé de la planète. Sur le terrain écologique,je les vois aussi médiocre l'un que l'autre. Qu'on me détrompe si je me goure.

Capture mikael 2012

OBAMA NOBEL

L'autre volet de l'histoire est qu'ils sont aux prises avec une poignée de guerres qu'ils ont plus ou moins générées. C'est pourquoi j'avais exprimé mon cynisme dès 2009, lorsque on avait attribué le prix Nobel de la paix à Obama ; sur un blog aujourd'hui défunt et que peu de mon réseau ont connu. Je l'ai détruit parce qu'il en savait trop ce blog. Il disait trop de choses, anticipait trop de choses. Son titre en lui même parlait déjà de mon absence d'illusions. Ici, copie de la bannière d'époque et de ma caricature du prix Nobel.
Spécifiquement, les grenouillages guerriers polluent autant que toutes nos industries et gaspillages réunis. Combien d'épaves d'engins ou de bombes, de combustibles et de déchets, y compris nucléaires, au fond des mers ?
Cette assiette, sur le plan personnel, me raconte aussi mon histoire... A cette époque, et malgré les interdits et la surveillance étroite ; j'étais directement au service du commandement ; j'ai puisé les racines de quêtes futures. Rencontré des sorciers Vaudou qui m'ont reconnus des dons étranges ; un groupe chrétien fervent clandestin, des druides... Et tant d'autres choses... J'étais déjà marginal. Je me souviens comment, ayant sauvé un homme, je reçois les félicitations du Préfet Maritime et moi, pas démonté et naïvement, je l'appelle « Monsieur »... Ce qui m'a valu une enguirlande du Bidel... Mais enguirlande bon enfant quand on y réfléchi 40 piges plus tard.
Vous voyez ? Vous ne devriez pas laisser n'importe quoi à traîner. Ça cause pire qu'un moulin à parole, de vous ; ce que je n'aborderais pas ici mais il est inutile de dire que ce dépôt sauvage m'a raconté tout ce que je ne voulais d'ailleurs pas savoir ; mais aussi de moi et du monde. Ça me parle de demain aussi... D'ailleurs avec l'assiette il y avait aussi une cloche. Quand je vous disais que j'entendais sonner le glas de ma vie, hein ? J'ai trouvé la cloche. Mais ce n'est que celle de la maîtresse vache qui mène le troupeau docilement au précipice.

usa 2

Reste que c'est comique ces vestiges plus ou moins anciens, jetés pour un 240° anniversaire ! Aucun des objets ne date de cette année. Être fasciné par les USA et jeter ce qui les représentent, qui plus est n'importe où de préférence sur un trottoir, c'est fort de café tout de même non ? En ce qui me concerne, trouver une assiette quand on n'est pas bien dedans, c'est tout de même aussi assez ironique. La biffe mène à tout, le souci de la crasse aussi. Et je ne crois pas que j'en sortirais autrement que les pieds devant dans pas très longtemps. Bof, j'y trouverais peut-être consolation de ce monde où une vache ne retrouverait pas son veau et où je ne me reconnais plus ; à part polluer la Terre, l'air et l'eau, on pollue aussi la pensée. Des torrents d'âneries charrient les pierres de la lapidation de toute altérité ; souvent même au nom d'un Christ qui en condamnait le principe, ou de ce que vous appelez "laïcité" ; la vindicte servant de moteur à l'humanité. Ce matin on a encore voulu me lâcher les chiens ; je ne faisais pourtant pas de bruit, tandis qu'eux pour emmerder le quartier, en connaissent un rayon. Ils ont bien fait de ne pas ouvrir la grille, je suis resté un moment, par provo, j'étais décidé à tuer ou être tué.
Voyez vous, aux USA, malgré tout ce que j'ai à leur reprocher, il y a quelques libertés que nous n'avons pas ici. Là bas il est de nombreux Etats où je pourrais refourguer les cartons et boutanches que je trouve à trainer. Ici, je risque ma peau et la vindicte.
Les grands esprits leurs reprochent l'esclavage et le libéralisme... Mais que faisons nous ici ? Qu'avons nous fait ? Esclavage, colonisation, pollution, et maintenant plus qu'hier, discrimination sociale et idéologique ?

lune 1808_5

samedi 20 août 2016

Réflexion sur un banc

saint_Hilaire 1908 (1)3 h 45, nous sommes sur un banc devant Saint Hilaire, Niort... Quelques bagnoles passent, ça n'arrête jamais dans cette ville ; je me souviens, Melun, à pareille heure il n'y avait personne, pas un chat, excepté au sud du centre où une péniche boite de nuit attirait du monde mais où beaucoup venaient à pied, et un bar aussi, ouvert toute la nuit du côté de l'ancienne poste, où je n'ai mis les pieds qu'une fois. Mal famé, une bagarre avait éclaté et j'ai dû m'extraire avec les copines qui m'accompagnaient à coups de chaise !! Le surlendemain les collègues ; j'étais nouveau dans le coin ; m’affranchir que fallait pas foutre les pieds là. Je me suis demandé comment ce machin pouvait bien rester ouvert ! Il l'était encore quand j'ai quitté le comté. En dehors de deux ou trois points noirs, Melun était mort. Je me demande où vont ces bagnoles ? Le rush pour aller au travail c'est plutôt entre 5 h et 7 h. Ils ont des sous à brûler... Les noctambules sont rares aussi cette nuit. Il n'est pas rare de croiser des jeunes plus ou moins excités d'habitude. Pratiquement pas de zonards. La nuit ils se planquent... Enfin planquent... Quelques jours plus tôt j'en ai vu un qui dormait le long de l'entrée de la gare. Pauvre homme dans mes âges. Emmitouflé dans une couverture, son cabas de supermarché usagé pour oreiller. Il aurait pu en trouver des neufs à traîner pourtant. Je venais précisément d'en récolter un. Il dormait à poing fermé. Quelqu'un avait déposé un gâteau emballé dans du plastique près de sa tête. C'est gentil. Mais aussi cautère sur jambe de bois hélas, mais douceur pour cœur en détresse. Je repense à lui, là, tandis que la fatigue m’engourdis un peu. Je suis cassé tant j'ai marché au delà de mes limites. Bientôt nous le rejoindrons, le gars, lui et tous ses pareils.

Le nombre de SDF a augmenté de 50 % en trois ans

Le 1 er février 2014, soixante ans plus tard, les 283 groupes d'Emmaüs France lanceront un nouvel appel dans plusieurs villes de France. Si le nombre de mal-logés a diminué dans l'intervalle - il est ainsi passé de 54 % de la population à moins de 10 % -, la situation est toujours préoccupante.

http://www.lemonde.fr

Chaque SDF a son naufrage, différent du voisin mais toujours issu d'une incapacité à s'adapter à la féroce réalité qui n'est pas ; comme le distillent les Iscariotes avides de 2017 ; l’œuvre spécifique d'un gouvernement, que je ne prise guère, mais pas plus ni moins que les précédents, le fruit vénéneux d'un contexte global de civilisation en faillite. Les États sont à la discrétion de la spéculation boursière, tous, et acteurs du nivelage idéologique doublé de l'enfermement du caniveau dans la rigole qu'on lui impose.

L'outil de la criminalisation de l'altérité prends bien dans l'opinion. Celui qui vit son rite, parce que la conviction ne peut s'exprimer que dans le rite sinon c'est lettre morte ; ou celui qui a échappé au contrôle social par exemple ; je nomme là le pauvre qui fouille vos rebuts pour survivre, ou fait la mangave, ou les deux ; est criminalisé. Ça évite au peuple de regarder ailleurs. En particulier du côté de la planète qui crève des mécanismes mortifères imposés. Le pauvre, fustigé du doigt et de la parole, et jusqu'à l'immonde émission "rue des allocs" qui vient rajouter une louche aux convicitons de la vindicte. Mettant récemment l'accent sur l'alcoolisme, comme si il n'y avait que ça dans la misère ; nombre de pauvres sont sobre et j'en fait partie. Mais aussi : vous, vous avez vu votre gueule ? Votre trogne ? On m'avait demandé un certain type de pots en échange d'un peu à manger... Ne trouvant pas en dépôt sauvage dans un premier temps, je suis parti en chasse... De préférence les poubelles de gens bien placés socialement que j'ai explorées, me disant que eux avaient plus les moyens de ça. 1770 poubelles explorées, j'aurais eu de quoi remplir un semi-remorque de bouteilles d'alcool ! Et pas du petit lait, non ; du wiskie, de la vodka, et des apéros en tous genre ; certains dont j'ignorais l'existence; des pinards invraissemblables et bien sûr la sempiternelle bière... Des consommations qui vont jusquà plusieurs litres par jour et par personne sur une partie de la population bien rangée. Et mes pots ? J'ai fini par les trouver, un matin, tout un lot... dans une poche par terre sur un trottoir ! Dans une rue pauvre, près de chez un pote. Mais ce n'est pas lui qui les a posé, ils me les aurait donné. La dernière fois qu'on s'est vu il m'a filé des croissants.
Nos océans et nos cieux qui charrient du fret par millions de tonnes pour alimenter des marchés de gaspillage intensif où les dividendes spéculatifs ne se jouent en réalité qu'à la marge. Production agricole intensive dont les revenus sont ceux des marges résiduelles, aux coûts de production souvent supérieurs à ceux de vente, et des subventions supportées par les consommateurs gaspilleurs par ailleurs. Parce que c'est ça le pire : sans le gaspillage que je dénonce, les marchés s'écrouleraient ! Ils contribuent à la destruction d'une partie des excédents ; en particulier d'une monoculture industrialisée, non rentable et destructrice écologiquement.
Nous sommes les grains de sable criminels, nous qui avons monté tout un échafaudage de ruses pour en récupérer quelques miettes. Miettes qui sont autant de trésors pour nous que tant foulent au pied, méprisent ou agressent.

 

Lidl : des fruits moins chers mais au prix de vies humaines

Avec un chiffre d'affaires de 80 milliards d'euros en 2014, la marque allemande Lidl, réélue " enseigne préférée des Français " en 2015, a de quoi financer des campagnes publicitaires pour rafraîchir son image de marque discount. Et elle ne s'en prive pas !

https://mrmondialisation.org

 

Crise agricole : " Beaucoup ne passeront pas l'année "

Ludovic Jarriault au côté du préfet Michel Gutton hier dans l'un des bâtiments d'exploitation. Le Gaec, qui vend son lait pour le beurre d'Échiré et sa viande directement au consommateur, envisage de céder une partie de son cheptel pour passer la fin de l'année. Été noir pour l'agriculture, qui traverse une crise historique.

http://www.lanouvellerepublique.fr



consignes

La destruction écologique dont je parle dans Canal-Décharge est le fruit de ce système dévoyé. L'un ne va pas sans l'autre. La conquête féroce des marchés passe par l'esclavage des uns, avec les retombées délétères sur leurs vies, et la destruction de l'emploi pour les autres, avec la misérabilisation des coûts pour servir du « moins cher » à la masse consumériste qui geint après le pouvoir de consommer et mieux jeter une partie conséquente de ce qu'elle achète. Je pense à toutes les tâches automatisées aussi, tout particulièrement dans les emplois peu qualifiés qui étaient conséquences directe du mécanisme des marchés et permettaient à une importante part de la population de survivre. On voit les supermarchés se défaire des ELS par l'automatisation des caisses, ou la livraison de colis se délester sur des sortes de « consignes » automatiques au péril de vandalisme et braquages. Par exemple. Il est d'ailleurs comique de voir qu'on a suprimé les consignes à bagages pour voyageurs, au prétexte de terrorisme, trop de pauvres s'en servaient de base arrière pour garder quelques menues affaires en réalité et qu'on mets ces trucs là où pourrait être caché n'importe quoi. 

L'impact de l'homme sur la planète résumé en 10 images choc

Ces clichés, publiés par le collectif américain Global population speak out, disent tout, ou presque, des maux du monde actuel. We Demain en publie une sélection, extraite du livre "Overdevelopment, overpopulation, overshoot". Le livre du collectif Global Population Impact est disponible ici.

http://www.wedemain.fr

Est-il encore possible de construire autre chose dans ce tissu où les âneries ont plus de place que la réflexion logique ? Je suis au bout du rouleau de mon combat pour ma part. Il est des aspects que je ne puis aborder franchement, c'est trop dangereux, tant l'aveuglement est grand. Cesser de détruire la Terre ne suffirait pas. Faudrait-il encore réparer ce qui est réparable. Est-ce possible ?
Pendant que le monde gronde et se fissure, vous chassez le pokémon ; jouer à ça ou autre chose n'est pas le problème fondamental ; ce qui l'est c'est que notre système où le ludique tient lieu de conscience pour faire oublier la souffrance humaine et écologique continuera de déverser son lot de naufragés sur les trottoirs et de grignoter le peu de biodiversité qui subsiste.

lune 2008 1947b

lundi 15 août 2016

Une goutte d'eau dans un océan

couple (1)Un couple se tenant par la main, marchant sur une terre désolée, desséchée vers un horizon incertain à la recherche de l'eau vitale pour leur survie. Un jour la misère les chassera peut-être sous d'autres cieux ; la misère et/ou la guerre. Ils croiront partir chercher l'herbe verte et finirons étrangers, fustigés, honnis, dans un bidonville peut-être. Je sais ; en Afrique ce sont généralement les femmes qui sont de corvée d'eau. Les femmes et les enfants. Des kilomètres à pieds, une lourde charge à porter, pour quelques pauvres litres du précieux liquide que chez nous nous gaspillons à l'envie. J'en ai déjà parlé. Mais le tableau qui se veut image idéale, projection de l'amour, de la force du couple dans l'adversité, qui partage ensemble l'épreuve, m'a plu. Je l'ai trouvé vers 5 h du matin, en un de ces dépôts sauvages chronique de la ville. Il est abîmé, alors je l'ai laissé contre le mur. J'en ai déjà plein des tableaux qui ne servent à rien. Je n'ai même pas la place de les accrocher. Mais cette image forte de la complicité dans l'adversité m'a fait penser à nous, qui ne nous sommes jamais lâchés la main dans l'adversité, quelque soit la vindicte ou les difficultés. Comme eux nous allons par des chemins incertains, marchant des kilomètres pour un légume jeté, et même oui, une bouteille d'eau entamée et abandonnée. Comme eux, ce que vous gaspillez nous est précieux. Comme eux nous sommes étrangers sur la Terre. Une image des vrais damnés de la glèbe, de la mémoire universelle des vaincus jetés aux rus qui forment les torrents aspirés par le tonneau des Danaïdes de la dilapidation universelle ; écologique et sociale. Les deux sont à jamais liés, indissociables, c'est ce que beaucoup n'ont pas compris. Je crois aussi que sans un certain sens de la sacralité de la vie, sa préciosité, il est impossible de faire le pas qui sépare la gabegie de l'économie.

 montre trouvailles (2)

Vous faites fi de tout. Il était 6 h ce matin quand je me suis fait une montre. L’événement dérisoire pour un objet qui n'a sans doute pas coûté très cher vaut la peine d'être raconté. J'avais pris la peine de m'encombrer de quelques emballages qui jonchaient le parking que je traversais en diagonale et suis allé à la poubelle près des parc mètres. Une de ces poubelles transparentes souple, qu'on voit à l'intérieur, à la merci d'être emportée par le moindre coup de vent ; j'ai d'ailleurs trouvé plusieurs de ces sacs, vides, à traîner, parfois. Le sac était plein de poches et cartons de bière, rien de bien sale. Et puis j'ai aperçu ce cercle de caoutchouc, quasi sur le dessus. Je me suis demandé ce que c'était et bien m'en a pris : elle fonctionne la montre, et même bien ! A l'heure juste la tocante ! J'ai vérifié depuis. J'en ai d'autres, on m'en a offert deux, mais voilà, elles sont trop belles pour être portées quotidiennement. Imaginez que je les abîmes ? Que je les perde ? C'est bon pour les grands jours, pour « faire bien »... Alors que celle là, si je la paume, ce sera dommage pour l'environnement, mais pour le reste, pas de chagrin. Si je la sali ou l’abîme, pas grave, elle vient d'une poubelle.
Qu'est-ce qui lui a pris à celui qui l'a balancée ? Remarquez qu'il y a quelques mois, j'ai fait de la même façon, mais dans une autre, une calculette de poche quasi neuve. Je ne m'en sers guère, mais ça peut dépanner quand je suis fatigué.
Le même jour que la montre, ailleurs, c'est un plein canard d'Harpic WC que j'ai dégoté, plus quelques autres bricoles, de la part de quelqu'un qui ne sait pas trier.

Le restorat - Album photos - CANAL-DECHARGE

Le restorat : Toutes les photos Le restorat - CANAL-DECHARGE : Ici c'est ce qu'on a bouffé ces derniers mois ; préparé uniquement à partir de déchets...

http://canaldecharge.canalblog.com

Pendant que certains manquent de tout, vous gaspillez tout, et en particulier la nourriture, comme en témoigne mon album le « Restorat » qui ne donne qu'un petit aperçu... Il y a des photos que j'oublie de publier. Depuis quelques temps je commente les photos... Avant je les jetais sur la toile en vrac, un peu par dégoût, un peu par dépit. Puis je me suis mis dans la tête de préciser les choses... Faire la part de la récup 100 % des cadeaux reçus qui atterrissent ailleurs, sur l'autre blog, dans un autre album. Afin de me faire une idée précise de votre rapport à la réalité par rapport au nôtre. Au début de ce blog mon intention était de jeter la crasse à la face du monde ; preuves à l'appui. Maintenant j'ai élargi mon champ d'investigation et je veux aussi souligner le gaspillage, depuis pas mal de temps déjà. Parce que quoique ce soit dérisoire ce que nous récupérons, et peinons beaucoup pour cela, ça souligne combien le problème est important. Le peu que nous sauvons est une goutte d'eau dans un océan de dilapidation... Ou de connerie ?

soleil 082210

dimanche 14 août 2016

Soupir

EUROPE 1644

“Quand le dernier arbre aura été coupé,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été attrapé,
Seulement alors,
l'Homme se rendra compte que l'argent ne se mange pas.”

 cerveau bleu 5

Unique minuscule lueur de conscience au milieu du chaos, fragile flammèche dans la tempête infinie des siècles et de l'incommensurable , vacillant à l'approche de sa fin. Il n'en restera qu'une fumerolle vite dissipée et oubliée. Un temps elle coiffa un diadème de reine de la matière, la façonnant, en tirant un nouvel équilibre dont la Terre s'accommoda, malgré ses monstruosités. Ses outils et son moteur furent d'abord la haine, la vindicte et l'avidité. Pour une étincelle de compassion et de de contemplation de la Lumière, des tombereaux, des torrents d'immondices.
Les rois se sont pris pour des dieux ; piétinant les dernières lueurs d'espérance, de foi, pour laisser place à l'obsession copulatoire faussement rationnelle, dans la confusion des genres ; entre cons on fusionne et se comprends ; partie intégrante du fouillis dont il ne restera que cendres.
Sur les ruines de l'ancien monde s'élèvera un artefact sans âme, totalement synthétique, jusqu'à ce qu'il tombe en panne par obsolescence obligée. Rien n'est jamais éternel qui soit matériel.

croix lumiere 1827

J'espérais que l'âme serait plus forte mais la folie s'est emparée des consciences et règne en maître sur des délires de plus en plus confus. L'âme, pour ceux qui ont réussi à sauver la leur, est appelée ailleurs dès maintenant et le flambeau éclairera d'autres cieux qui ne sont pas de cette tridimensionnalité.
Si je me trompe, ce sont les portes du néant qui s'ouvriront. Mais voilà, dans la nuit du 12 au 13 août , j'ai rencontré sept étoiles, quatre éléments et deux miracles. Alors j'espère encore un peu, en dépit de l'absurdité dont vous avez habillé l'univers, traquant tous ceux qui le refusent et les poursuivant de votre haine élevée en vertu.
Le monde n'est que souffrances avec son corollaire la mort, donnée ou reçue, terreau d'autres vies et souffrances. Rien n'est la preuve de rien, mais la souffrance est la preuve de l'existence ; et non pas la pensée n'en déplaise à monsieur Descartes ; y échapper c'est mourir à la chair. On existe à travers cinq sens qui déforment la réalité ; injuste échelle de mesure. Dans ce chaos je vis en état de siège, celui des cagoinsses ; et on est dans la merde.

Ton royaume - Album photos - CANAL-DECHARGE

Ton royaume : Toutes les photos Ton royaume - CANAL-DECHARGE : Ceci est ton royaume, monsieur le dégueulasse à qui ce blog est dédié. Tu aimes les...

http://canaldecharge.canalblog.com

 

Les musulmans de Birmanie ... et l'enfer de la haine

L'islam est entré à Arakan au premier siècle de l'Hégire par le biais du compagnon Waqqas ibn Malik. Des historiens estiment que l'islam est arrivé en Birmanie via Arakan du temps du calife Abbasside Haroun ar-Rachid au septième siècle (du calendrier chrétien) par le biais des commerçants Arabes don

http://havredesavoir.fr

 

Qui sont les bouddhistes extrémistes qui pourraient transformer la Birmanie en nouveau Rwanda

Publication: INTERNATIONAL - Mettant à sa une une photo (voir plus bas) de Ashin Wirathu, chef extrémiste de l'ethnie bouddhiste rakhine, le prestigieux magazine américain Time désignait au début du mois "le visage de la terreur", évoquant "l'Hitler de Birmanie".

http://www.huffingtonpost.fr

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Autour de moi le manichéisme simpliste ; la guerre, la mort, le gaspillage et des ordures déversées sur la Terre. Chez moi, la misère, le désespoir et l'impuissance. J'étais pionnier, je ne suis plus qu'un pèlerin fatigué, las de radoter à l'oreille d'ânes qui préfèrent colporter des rumeurs complotistes et des rêves qu’affronter le désastre écologique réel. Mais aussi la réalité sociale.
Je suis las d'écrire pour n'être pas lu. Enfin c'est pas grave, ce blog se taira sans doute bientôt, quand je serai contraint par les circonstances, encore une fois, de reprendre mon sac pour aller voir ailleurs si il reste un peu d'herbe verte. Cette fois je pense que les os n'y résisteront pas et finiront anonymes dans une fosse commune. Mais qu'importe les os puisque mon âme damnée poursuivra son rêve ?
Je suis trop petit pour changer le monde. Vous êtes assez nombreux pour le faire, mais le voulez vous vraiment ? Et quel changement voulez vous vraiment ? Je soupire en attendant le dernier...

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jeudi 11 août 2016

Des singes et des chats

singes 4Te voilà citoyen lambda, consommateur plutôt, même pas acteur ; et c'est moi que tu traites de contemplatif ! T'as rien à dire par toi-même qui n'ait été rabâché par ton média favori. En ce moment tu causes pokémon et jeux olympiques. Comme tout le monde sait ce que tu racontes, tu fermerais ta gueule que ça changerait pas grand chose, enfin, si, je pourrais entendre les oiseaux dont tu as rien à foutre. Et c'est pas la peine d'essayer de te montrer autre-chose, parce que tu te bouches les mirettes ; ni de te dire autre chose, parce que tu te bouches les esgourdes. De toute façon, dès que tu es en cause, tu veux rien savoir. Tu attends tout de l'Etat, de la classe politique, sans jamais penser que tu pourrais faire un geste.

ampoules 2

Et quand tu le fais le geste, tu fais n'importe quoi, comme un con. Cette photo là, j'en ai des dizaines comme ça ! Ca c'est la dernière. Pourquoi dire où je l'ai prise puisque j'ai vu le même spectacle dans tout Niort, mais aussi à Saintes, Saint Jean D'angély, Fontenay le comte, La Roche sur Yon quand j'ai pu me payer un billet d'escapade ; ce qui n'est pas arrivé depuis plus d'un an, alors je colle un cliché qui a moins d'une semaine. Niortais de souche. Pourquoi te casser le bourrichon puisque même le responsable du magasin fait comme toi ? C'est pourtant écrit en toutes lettres "sauf ampoules classiques" et y'a des petits dessins explicites en plus. 80 % de ce qu'il y a là-dedans est inapproprié et le container ne sera donc pas recyclé. A quoi bon développer des éclairages prétendument "écologiques" si le résultat est l'exploitation à outrance de matériaux rares, dont l'exploitation est polluante, et si ce n'est pas recyclé ? Toute une technologie à la remorque du nucléaire et qui, comme toute l'électronique, contribue à notre confort sur le dos de la misère. J'ai souvent mauvaise conscience à me dire que même mon combat ne se mènerait sans ça.

exploitation enfants

Au moins mon smartphone à moi il est de troisième main, c'est un cadeau reconditionné, plus ou moins capricieux. Il n'empêche qu'au départ il réponds aux mêmes normes et conditions de production. Et je ne l'ai que parce que, je suis bien obligé de m'adapter. Vu mon état, il est préférable que j'ai un moyen d'appeler les secours à tout moment. J'ai vu, un jour que j'étais en mauvaise passe au pied de mon immeuble même. Y'en a pas un, des passants ou des voisins, qu'auraient bougé le petit doigt. Alors quand je suis à deux ou trois bornes, pensez ! Je maudis cette société piège qui m'enchaine à ses diktats pour produire de la mort.

Toutes nos technologies reposent sur des ressources importées, tirées des entrailles de la Terre au prix du sang, de la misère, quand ce n'est pas la guerre. Sur la sueur de ces malheureux qui subissent aussi les guerres fomentées par des puissances extérieures au prétexte de la "religion" qui a bon dos, ou de la "démocratie" qui sent sa manipulation à plein nez...

Google gagnerait n'importe quelle élection

Que se passerait-il si un moteur de recherche sur Internet choisissait un candidat et décidait de lui faire gagner les élections? Eh bien, le candidat gagnerait: il suffirait pour cela qu'une intervention humaine arrange quelque peu l'ordre des résultats affichés lorsqu'on tape son nom lors d'une recherche.

https://www.letemps.ch

Les vrai maîtres du jeu ne sont peut-être pas ceux que vous croyez... Voir le lien ci-dessus pour se faire une petite idée de la question sans reprendre pour autant les thèses de complotistes qui sont, eux, des singes manipulés par l'intox de puissances étrangères, justement pour détourner votre regard de où il faudrait regarder. Semer la confusion dans les esprits est aussi, sinon plus efficace que les attentats.

Et pendant ce temps, toi, le singe, tu continues de tout dégueulasser, joyeusement, de faire n'importe quoi ; tant qu'il y a des larbins pour te servir, toi le "français" de souche vermoulue de racines prétendument chrétiennes ou "laïques", seigneur de la dépravation élevée en culte.

decharge

J'ai entendu les voisins de ce dépôt se plaindre de ce que c'était sale... Sauf que ce sont eux qui le font, et pas un qui aura l'idée simpliste de compacter un peu, de nettoyer. Ils attendent la bonne volonté de la ville, qui nettoie de temps en temps, et ils recommencent. Entre temps les chats, un principalement, ont tout éventré.

matou aout

Un des principaux "coupables" c'est lui. La photo a deux ans... Entre temps il a pris ses marques dans le quartier. Il y a quelques jours j'ai rencontré le compagnon de la propriétaire, on a discuté pas mal de temps au pied de Notre Dame ; ce qui m'a permis de voir qu'une bande de pigeons et tourterelles l'a réinvestie. Il m'a dit qu'ils n'ont jamais réussi à lui faire réintégrer la maison. A quoi bon avoir des chats dans ces conditions ? Il y en a un autre qui lui dispute le territoire, un gros angora, et puis il y avait un orange et blanc que je n'ai plus revu depuis un moment. J'ai eu des chats, puis j'ai fini par renoncer définitivement ; j'arrivais à les fidéliser au point qu'ils m'accompagnaient perchés sur mon épaule ou marchant au pied comme un toutou, et ne désertant jamais la maison Mais j'ai pas de bol, ça a toujours fini en jus de boudin. On m'en a flingué trois, et les deux autres j'ai dû les donner. Le premier par résignation ; je vivais en caravane, semi-nomade, et j'ai dû me défaire de la caravane et partir au hasard. Une copine a insisté pour que je n'emène pas le chat. Parait qu'il s'est adapté, je n'ai pas eu le coeur à lui reprendre. Le deuxième par force : il avait vu mourir son frère tué par une bagnole... Bizarrement Laïka (ma chienne) et moi, avions réussi à plonger, ainsi qu'un des chats, mais pas l'autre ! Alors faire monter mon matou dans une bagnole, fusse celle du départ, était impossible. Par chance il avait aussi ses habitudes chez la voisine mitoyenne qui avait aussi un chat... Bouffée de nostalgie, mais qui ne m'éloigne pas de mon sujet vraiment parce que les chats et les chiens ça a contribué au développement d'une production pléthorique d'alimentation industrielle mondialisée, pas toujours très saine d'ailleurs... Et cette alimentation nécessite des technologies de pointes à l'origine de l'exploitation outrancières de matériaux précieux et rares... Récoltés sur le sang et la sueur avec tous les dégâts collatéraux que ça comporte, entre autre cet état de guerre permanent que nous vivons. Les trois singes sont contents de voir des militaires partout. Moi pas ! Je ne me sens pas en sécurité quand la société se militarise à outrance et que je vois des uniformes partout ; ça veut dire que justement, le jour où je serais, ou quelqu'un qui m'est cher, sera victime, ils seront à cent mètre, mais jamais sur place.
C'est le corollaire de notre inféodation à la technologie et à la raréfaction de nos ressources : la guerre. Pas des guerres comme par le passé, pour une portion de territoire ou le prestige d'un général ; des guerres pour le contrôle des richesses et des consciences. Chez nous aussi on contrôle les consciences ; on fabrique le consommateur modèle qui continue à chasser le pokémon pendant que la Terre meurt...

Juste un "détail" supplémentaire comme ça, la désertification vous ne croyez pas que c'est aussi la conséquence de notre surexploitation de la planète ? Et notre population qui va croissant... Ca tiendra combien de temps ? Au moins sur ce terrain là j'ai les mains blanches. Je me suis contenté d'adopter un petit parce que je pensais que c'était nécessaire... A l'heure où il faudrait une réflexion planétaire, on est encore à jouer avec des manichéismes simplistes, et des lubies de comptoir. Et c'est sûrement pas ma pomme qui vais y changer grand chose...

PENDRE

mardi 9 août 2016

Hiroshima à l'ombre du Donjon

Niort aout 16 (4)Lundi matin (6 h30), le petit prince et son chien sont venu me serrer la pogne, et parce que j'étais là, le chien a dit que j'étais pas un mauvais bougre et on s'est fait un câlin lui et moi. Vieux toutou déjà sur le retour, calme et discipliné qui marche à vingt centimètres au pied et ne familiarise pas avec n'importe qui normalement. Normalement oui... Mais moi je ne suis pas "normal" et le plein d'poil l'a bien pigé lui. Il est venu me consoler, empêtré que j'étais avec le rangement de ma charrette à récup en tous genres. Y'avait des choses que fallait pas abîmer et puis des poches, plein de poches... Je croyais qu'elles étaient interdites, ben les gens en jettent encore plein, y compris dans la rue à voler puisque j'en ai ramassé une vingtaine à voler, au moins ! Oui, ce lundi ou un golden retriever couleur de sable est venu me réconforter aux abords de ce décor de carte postale que je vous colle en décor d'entrée. Vous avez là le Niort historique, de mémoire immémoriale, celui des origines, le Donjon inimitable et inimité et à droite, Notre Dame, tout aussi extraordinaire. Et moi, à l'ombre de ce glorieux passé, je joue au naufragé de la Méduse sur les écueils du rivage d'un XXI° siècle plein de sombres promesses et de rêves insensés. Mes rêves moi, ils se sont effrités. Pourtant il est encore des gens pour espérer qu'on va faire avancer quelque chose. Par exemple à propos du nucléaire dont j'ai beaucoup parlé.

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Niort aout 16 (8)Il y avait, sur le parvis des halles, des gens qui en mémoire des holocaustes de Hiroshima et Nagasaki fabriquaient des banderoles de grues en papier, cet animal emblématique adopté par les opposants et tous ceux qui se souviennent.
Sadako avait alors deux ans et se trouvait à deux kilomètres du lieu de l'explosion. La plupart de ses voisins furent tués mais Sadako ne fut pas blessée ou ne sembla pas l'être sur le moment.
En 1954, après une compétition de course à pied  Sadako fut prise de vertiges qui nécéssita son hospitalisation. On lui annonça qu'elle était atteinte de leucémie.
Sadako Sasaki fut diagnostiquée "Hibakusha", c'est à dire une condamnée de la bombe, à cause du rayonnement radioactif auquel son corps à été exposé durant l'explosion...
La meilleure amie de Sadako, Chizuko, lui raconta l'ancienne légende japonaise des 1000 grues et lui apporta un origami. Au Japon, une ancienne croyance veut que quiconque confectionne mille grues en origami voit un vœu exaucé. Sadako s'attela dès lors à la tâche, espérant que les dieux, une fois les mille grues pliées, lui permettraient de guérir ...
Elle confectionna au total 644 grues de papier. Elle mourut le 25 octobre 1955 à l'âge de douze ans. Elle avait plié ses grues avec tout le papier qu'elle pouvait trouver, jusqu'aux étiquettes de ses flacons de médicament.
L'histoire de Sadako eut un profond impact sur ses amis et sa classe. Ils finirent de plier les 356 grues restante et lancèrent un appel pour récolter des fonds afin de construire une statue en l'honneur de Sadako et de tous les enfants affectés par la bombe.
Aujourd'hui, dans le Parc de la Paix d'Hiroshima, se dresse une statue de Sadako placée sur un piédestal en granit et tenant une grue en or dans ses bras ouverts. À sa base se trouve cette inscription :
"Ceci est notre cri. Ceci est notre prière. Paix dans le monde"
Un haïku à même été composé dans une adaptation de son martyr en film :
"J'écrirai la paix sur tes ailes et tu voleras de par le monde pour que plus jamais les enfants ne meurent ainsi."
Tous les ans, des enfants du monde entier plient des grues et les envoient à Hiroshima. Les origamis sont disposés autour de la statue. Grâce à Sadako, la grue en papier est devenue un symbole international de la Paix.
Une autre statue de Sadako se trouve au Peace Park  à Seattle.

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Pendant que le monde s'effondre et gronde, que la guerre déchire et tue, que la pollution anéanti, nous n'avons trouvé rien de mieux, ma chérie et moi, que de nous joindre à une poignée d'allumés aux préoccupations voisines des nôtres, qui sommes sans doute encore plus allumés qu'eux, pour faire des cocottes en papier, comme de petits enfants qui voudraient croire que quand le soleil se lève s'enfuient les cauchemars de la nuit. On était là presque par hasard. Un jeu à se faire rembourser au centre ville où nous avons notre rembourseur habituel. Une histoire de miracle encore... Un ticket de jeu délavé, lessivé par la pluie et séché au soleil dans un caniveau. Mais notre contact ne fait pas la fine bouche, il paie même si il n'est pas entier du moment qu'il y a les codes. 12 piges de relations, ça se consolide chaque jour. On avait gagné dix balles, rejoué du coup et gagné à nouveau un chouïa, et c'est pour ça qu'on était là. La 3° fois ça n'a pas marché mais de fil en aiguille, y'a dix balles de bénef net sur nos comptes fantômes où il restait 2,50 y'a pas si longtemps comme le savent ceux de FB.
Les poteaux anti-nucléaires improvisés ont l'air d'y croire encore. Moi je leur ai fait part de mon désespoir...

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Il avaient déployé le matériel classique d'interpellation. L'affiche du bas trône chez nous comme piqûre de rappel permanent, comme si nous en avions vraiment besoin, au côté d'une armoire dont la surface est un album d'autocollants de tous nos combats, dans ce domaine et d'autres. Une partie d'entre eux étaient initialement sur une malle qui m'a suivie pendant quarante ans et dont je me suis défait un jour que je crevais la dalle, mais j'ai gardé les autocollants. Mémorial comme "une arme dans un coin pour ne pas oublier" (Maurice Joyeux, anarchiste).

Mille grues en papier pour se souvenir d'Hiroshima

Depuis samedi et jusqu'à demain mardi, tout le monde peut venir s'initier à l'art de l'origami pour confectionner une grue supplémentaire sur le parvis des halles. Nuit Debout, 71 ans après le largage des bombes sur Hiroshima et Nagasaki, invite jusqu'à demain le public à venir confectionner des grues symboliques.

http://www.lanouvellerepublique.fr

La Nouvelle République a accordé une attention toute particulière à cette action en centre ville et ils ont eu droit à plusieurs publications. La TV aussi avec France 3 régional, et j'ai été très amusé, sur Pluzz, de voir notre tronche à la sauvette en train de nous efforcer, surtout moi, de plier des cocottes (la photo c'est la mienne, un vrai massacre).
Il y a bien longtemps que je connais les grues de Hiroshima. Bien longtemps que je me suis inscrit dans le mouvement pour la paix japonais, j'avais acheté une des premières éditions occidentales du livre "Pika don" à leur profit, par l'intermédiaire me semble t'il de l'Union Pacifiste ou du MOC ; Mouvement des objecteur de conscience, à ne pas confondre avec l'actuel Mouvement des objecteurs de croissance, non plus qu'avec le Mouvement Ouvrier Chrétien ; toutes mouvances que j'ai également fréquentées, à un moment ou un autre ;  je ne suis plus certain. Il serait toujours disponible.
Venir me joindre à cette action, c'était un peu de la commémoration pour moi, et aussi parce que je l'affirme toujours : même si on a perdu la guerre, il faut mourir debout. Il faut affirmer ce que l'on croit jusqu'à son dernier souffle. Je suis passé les voir aussi parce que je voulais voir qui faisait ça, dans le cadre d'une action dont j'aurais pu, il y a quelques décennies, être à l'origine. Mais j'étais un oiseau de passage. A Niort je reste solitaire. Je me replie sur ma coquille fissurée. Chaque fois que je fais un pas, je suis déçu au bout du compte. Nous avions une relation distendue mais sympa croyions nous, que nous avons retrouvée quelques minutes après avoir quitté le petit cercle militant. Il nous a tenu des propos tels que, ben désolé mais c'est plus possible. Encore un... Y'a pas assez des crados pour nous ronger le moral non ? Oui, parce que ce jour c'est aussi un jour de dépôts sauvages où j'ai fait un monceaux de trucs inimaginable. J'ai commencé à deux plombes du mat... Je voulais en faire un papier et puis, y'a eu autre chose... Et les décharges c'est tellement commun sur ce blog, que fallait innover un chouïa non ?
On a pas mal discuté, eux et ma pomme surtout, et c'est surtout ma pomme qui ait causé d'ailleurs. Ils me l'ont dit en partant. Ca me chiffonne. J'aime pas me laisser aller ainsi, sans en avoir conscience. Au fond je m'adapte à mon retrait solitaire plutôt qu'à brasser mes désenchantements publiquement. Je vais réintégrer ma bauge de vieux sanglier, et roupiller un chouïa, harcelé par les mouches à merde. De toute façon, un sanglier solitaire c'est un druide, et un druide ça ferme sa gueule. Et puis bon, j'suis tellement dans le caca que vaut mieux rester à l'écart. Des gens ont repris quelques flammèches du flambeau, que la partie soit perdue ou pas, l'important est que ce soit fait. Quelques photos de ce papier ont été jointes à l'Album "Tchernoville sur Sèvres" ci-contre, qui commémore une manif où nous étions ; une autre fois où le dragon s'est souvenu de son frère nucléaire et l'invita à l'ombre du donjon.

grue color

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vendredi 5 août 2016

Comme un poisson dans l'eau

Poisson sevreOn dit "Comme un poisson dans l'eau" pour parler de quelqu'un qui est aussi à l'aise dans un domaine ou dans un lieu que pourrait l'être le poisson dans l'eau, son milieu naturel.Sauf que cette expression, qui daterait du XIII° siècle (?), je ne suis pas certain qu'elle colle à la réalité aujourd'hui. Vous avez là une jolie photo avec une eau translucide, bleutée et des herbes au fond qui reflètent la lumière. C'est quasi un fake. C'est bien une photo réelle, mais l'eau est glauque et si on distinguait bien un peu l'herbe, les poissons étaient à peine visibles. J'étais en planque pour tenter de photographier les libellules, quand mes yeux ont été attirés par un tourbillon où se débattaient deux formes à peine distinctes. C'est en retraitant l'image que j'ai pu vous produire cette vue paradisiaque. Il est loin le temps de l'eau claire que je buvais à même le courant par ici. La dernière fois que j'ai essayé, y'a 30 ans environ, ce n'était pas ici mais dans le Mignon, un affluent, donc quand même dans la région, j'ai failli prendre un aller simple chez Borniol. Une gorgée a suffit. Je ne suis pas si sûr que les poissons soient à l'aise dans leur millieu. Je ne connais pas beaucoup de choses en poissons. Sur le plan de la philosophie de l'expression elle-même, du vairon au brochet, en passant par la carpe, le silure ou la truite ; la truite, si chère à Schubert et aux compagnons de la chanson ; on a toute une variété de comportements qui témoignent que la nature avait fait sienne le fameux précepte "De chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins", l'aphorisme archi connu de Louis Blanc, entre autres, puisque l'idée est déjà Biblique. Merveilleuse intelligence de la nature qui, ayant horreur du vide, trouvait toujours une adaptation de la vie, chaque "accident" modelant son complément. Tout était merveilleusement harmonisé, pensé de façon géniale. Et puis nous avons voulu plus, toujours plus, et régenter, et nous avons semé le chaos. J'en apporte régulièrement les preuves ici.

libellule 5

J'ai suffisamment parlé des causes que sont les pesticides, désherbants, plastiques et autres métaux lourds pour ne pas m'étendre. Et vous me voyez tout étonné lorsque je découvre que la vie naturelle arrive encore à subsister sur les rives de nos fleuves et rivières. Tout étonné de voir encore évoluer une poignée de libellules. Ce ne sont pas les myriades multicolores de mon enfance, mais il y en a. J'ai fondu ensemble deux photos, en couleurs naturelles cette fois-ci, pour avoir un gros plan et la petite colonie en même temps. Étonné parce que je sais que le poisson de rivière subsiste en majorité grâce à l'alevinage et aux lâchers des pêcheurs qui approvisionnent les rivières pour pouvoir continuer à pratiquer leur activité. J'ai vu quelques vairons en liberté dans le marais, mais aujourd'hui il sert surtout d'apât et je pense qu'ils sont d'élevage, comme les vers qui ont la même utilité. Les quantités sont bien moindres que dans mon enfance où je le pêchais au bourgnon (sorte de nasse) par seaux entiers. Fallait bien ça quand on sait que ça réduit à la cuisson et que quand on en mangeait, c'était une poêlée pour quatre à cinq têtes de pipes, quand ce n'était pas six ou sept, et qu'on a de l'apétit quand on bosse à la campagne à la main ! Qu'on va à l'école à vélo ou à pieds à cinq bornes et qu'on fait la route quatre fois par jour...  J'ai appris à les pêcher et les préparer très jeune. Je me disais alors : "tant qu'il y aura des vairons et des anguilles, je crèverai pas de faim" ; je me fichais le doigt dans l'oeil jusqu'au trognon et même plus bas. Même là où survit le poisson il est le plus souvent impropre à la consommation, et s'il ne l'est pas, ce serait un crime que de le braconner tant on est passé de l'abondance à la rareté. La plupart de nos rivières sont empoisonnées de toute façon.

Fleuves & Rivières en France : Les pesticides ne refluent pas et sont la première cause de déclassement des cours d'eau - [Yonne Lautre]

Les poissons reviennent dans les rivières ; 50% des rivières sont en bon état ; Les pesticides ne refluent pas et sont la première cause de déclassement des cours d'eau ; 60% des rivières de Rhône-Méditerranée souffrent d'un lit défiguré. Avec 12% de cas de déformation, la Corse affiche le meilleur score national pour l'état de ses rivières.

http://yonnelautre.fr
Pollution : Plusieurs fleuves français contaminés au pyralène - Sciences - MYTF1News

Des prélèvements effectués dans le Rhône, la Seine, le Rhin et des rivières du Nord de la France révèlent des taux importants de PCB. Un comité de pilotage sur cette question se tient aujourd'hui à Lyon.

http://lci.tf1.fr
Pollution des fleuves et rivières - la contamination n'est pas limitée au Rhône

Depuis la découverte, en 2005 dans le cadre du plan de surveillance de la qualité des aliments, de teneurs élevées en PCB (1) dans des poissons (des brèmes) du Rhône, des analyses approfondies ont été initiées.

http://www.univers-nature.com
550 sites sont pollués aux PCB en France

Le Monde | * Mis à jour le | Par Lucie Soullier En témoigne la carte des rivières polluées. Finie la sortie dominicale, les arrêtés d'interdiction de pêche touchent de plus en plus de cours d'eau, tout comme les recommandations de ne pas consommer certaines voire toutes les espèces.

http://www.lemonde.fr

Vous avez ci-dessus quelques liens qui survolent une partie du problème, suffisants pour se faire une petite idée. Mer, océans, fleuves ou rivières, on a tout dégueulassé, et on m'a fait bien rire, jaune, quand on s'est préoccupé, il y a quelques semaines seulement, que la baie de Rio est un égoût à ciel ouvert et que ça fait pas bien dans le paysage de carte postale qu'on voudrait comme arrière plan de la grand messe de monsieur Coubertin. On a eu 8 ans pour y penser, mais on n'a rien fait. Quand je disais, hier, sur l'autre blog, que la nature peu de gens s'en soucie vraiment...
On ne se soucie même pas de soi-même ! Même quand y'a un gros paquet de pognon à palper ! Le moins disant devient aussi la règle au niveau de la qualité des prestations et le cochon braillant accepte, supporte et se laisse mener. Comme un poisson dans l'eau ? Ou comme une mouche dans la merde ? La merde ça va bien à certains... J'ai lu quelque part que nombre de tout à l'égout sont déversés dans la mer, y compris donc vos wc, mais il y a aussi l'intentionnel... Je n'ai pas le courage de chercher le papier de Théophrasque (Nouvelle République Deux-Sèvres) où il racontait que certains chiaient sur les seuils de porte, la nuit, et laissaient tout en place... Mais si vous voulez une photo du même genre, j'ai ! Un type qui chie directement au mitan du parking de l'avenue de la Rochelle et laisse étronc et papier là, comme ça, au vu de tous. Je vais vous dire : ça m'arrive souvent d'avoir des urgences, et bien je fais dans une poche et je mets tout à la poubelle ; d'autre part, je me cache. Quand on a aussi peu de respect pour soi et les autres, faut pas s'étonner qu'on ne respecte pas la nature. Et je crois que les poissons ont des écailles blanches à se faire.

poisson aquarium

 

mardi 2 août 2016

Un triste matin

montgolfiereUne montgolfière presque au ras des toits au petit matin vient égayer la grisaille du ciel vide ; les martinets l'ont déserté il y a déjà quelques jours, mais aussi les pigeons empoisonnés dont toute une troupe me tenait compagnie lors de mes pauses matutinales, ainsi que trois pies tout aussi disparues. Je n'avais que mon smartphone sur moi pour figer l’événement et c'est dommage. Mon intuition me disait d'emporter mon apn, j'aurais eu une résolution supérieure et un zoom bien plus puissant mais une autre intuition m'avait soufflé que ce serait une nuit de folie ; que j'allais être très occupé et chargé comme une bourrique. Je n'ai pas pu fermer l'oeil, et cette fois personne n'y est pour rien ; c'est moi qui suis à cran. Des potes vont jouer au père Noël mais à l'heure où je vis la chose, c'est encore au stade de promesse. Réduit à la mangave le mec...Comme la veille, j'ai laissé ma chérie roupiller et je suis parti traîner mes douleurs physiques et morales dehors. Elle aussi se démène pour trouver une issue... Vous n'imaginez même pas ! Et encore, parmi les commissaires du peuple chargés de nous fliquer, on trouve qu'on n'en fait pas assez et le flicage par des professionnels en brimades parés de bonne conscience, on va nous en rajouter une louche. Pour ce qu'ils sont bien ces bourgeois ! J'en ai encore eu un aperçu ce matin là.

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Ça a commencé par la découverte de poubelles renversées par un vandale ; la énième fois ; chasseur de pokémon peut-être... Il y a des qui le font la nuit, par deux ou trois ou solitaires... Ou par un de ces fouilles merdes qui aimeraient me faire porter le galure et me voir embarqué. Manque de bol j'ai tout soigneusement ramassé et au passage, bien m'en a pris, ça m'a rapporté 0,15 €. Tant pis pour vos sales tronches de dégueulasses. Ça a continué par des dépôts sauvages...

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 Déjà, la jonchée habituelle au long des trottoirs que de temps à autre je m'avise de ramasser... C'est mon cabas du jour en seulement cinquante mètres. Faut vous dire que je m'avise de ramasser les choses, maintenant, quand elles stagnent trop longtemps. Certaines ordures ont huit jours de présence par terre là. Les nettoyeurs passent... Ils passent, certes, mais une visite à l'occuliste ne serait pas de trop pour certains. Il est vrai que, à ce que m'a expliqué l'un d'eux, ils ne dévient pas d'un iota de la mission sacrée qui leur est confiée : par exemple, si le gars est chargé de vider les poubelles de ville, il ne ramassera pas la canette qui traîne sur le massif à deux mètres.

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Au début de l'avenue de la Rochelle où j'ai passé un temps fou. Deux dépôts sauvages de la part du même gugusse. Je les ai allégés de ce qui me semblait recyclable (papier carton) Pis j'ai emporté ce qui fera le bonheur de quelques-uns dont moi (entre autre joyeusetés : un sac commando, deux sacs à dos ; plusieurs paires de godasses dont des tiags trop petites pour moi mais bon état... passons). J'ai laissé un indice sur place, minimum, que comme ça si on veut l'identifier on peut. Quand Tartempion fait le con, pas de pardon ! Oui, c'est un militaire le mec.Mais je n'ai aucune illusion. A cause de ça, j'ai perdu beaucoup de temps ; voulu couper par la rue du petit bois et Victor Schœlcher et j'ai eu la trouille de ma vie à cause d'un molosse en vrac. A moi il a pas fait de mal, par contre il a failli flinguer le King Charles d'un petit vieux que je connais, et ça j'aime pas, d'autant que le pépé il est sympa ; quand il peut il m'offre un jus d'orange ou un thé glacé et il m'a refilé des trucs que j'ai fourgué en vide grenier autrefois. Quant au chien, je sais d'où il vient, ça serait pas difficile à neutraliser, mais on ne m'écoutera jamais. Le maire avait promis que y'aurait plus de molosses en vrac... Mon cul ! J'attends toujours de voir... Y'aurait plus de dépôts sauvages aussi... Ben voyons. Parce qu'en dehors de ça y'a la sempiternelle cour st Marc... Là je touche plus : pas envie de choper la peste, le choléra et la chtouille en même temps, ça va, j'ai assez d'emmerdes de carcasse comme ça... Et la place Saint Jean aussi qui ressemble régulièrement à un gros merdier. Et les chats qui se foutent sur la gueule entre eux pour avoir le privilège de tout éparer. Quand ce ne sont pas des chiens de taille respectable , laissés à eux-mêmes. Après les maîtres s'épatent qu'ils ne reviennent pas et passent des petites annonces auprès d'assos comme quoi ils ont perdu leur sac à merde.

poubelle Notre Dame

Sans compter derrière l'église Notre Dame où stagnent des poubelles pleines depuis plusieurs mois à présent, et que personne ne s'avise de à qui elles sont, ni ce qu'elles foutent là. Je ne sais même pas qui les a remplies.
Plus tard, après les dépôts dont j'ai parlé, j'ai fais main basse sur des stylos et crayons ; ça tombe bien, on venait de m'en demander. Y'a toujours des pauvres gens qui ont besoin pendant que les gros beaufs gaspillent... Je ne pourrai jamais digérer ça. Ah oui, j'ai déniché des carottes aussi... Une poignée, dans une poche, directement par terre, à traîner. Les niortais aiment tellement leur ville qu'ils la dégueulassent à longueur d'année... Mais ils sont représentatifs d'une ambiance délétère. Et peut-êtrepas les pires. Encore que j'ai détecté, il y a bien longtemps déjà, des choses malsaines ici. 

Nous sommes revenus à la barbarie des temps païens de l'ancienne Perse (ou d'autres) ; j'évoque cette dernière parce qu'une publication FB de ce matin m'a évoqué le livre « L'enfant Perse » que je n'ai jamais pu achever tant il me faisait mal. Mais l'exploitation des enfants, leur chosification, était commune à tout le monde antique. On joue aux bisounours, à l'union sacrée et aux gardiens de valeurs qu'on prétends universelles et humanistes, mais nous sommes de gros pervers en pleine décadence. Enfin je dis « nous », pas moi, qui certes grand pécheur et bien loin de la sainteté suis néanmoins guéri de votre décadence. Petit à petit le moloch ronge votre âme et chaque décennie amène son lot d'acceptation de déviances qui autrefois vous aurait valu les pires tourments. Mais le pire voyez vous, c'est qu'il y a des pervers y compris parmi ceux qui devraient être les gardiens de la flamme. A cause de cela je suis passablement désespéré. La renaissance n'est sans doute pas pour ce cycle civilisationnel, ou en tout cas je serais mort. Me traîner dans votre grisaille m'est de toute façon pénible, alors c'est pas bien grave.

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vendredi 29 juillet 2016

Pieds nus sur la Terre sacrée

indiens 918« Pieds nus sur la Terre sacrée » un livre qui enchanta ma jeunesse. C'est lui qu'évoquait pour moi une photo de travois sur fond de tipis prise en 1900, dénichée sur Facebook, à une époque où la culture indienne glissait déjà vers l'image d’Épinal. Photo que je reprends ici, considérablement transformée par mes soins. Vaincus, parqués, on leur demandait de poser pour la postérité, garder la trace de ce que nous avions exterminé, assoyant sur leurs cendres les actuelles nations et la structure basique du monde actuel. On a rassemblé des paroles qu'on a couché sur le papier comme l'expression d'une culture permanente alors que leur contexte fut impermanence et adaptation continuelle. Nous les avons fait entrer dans l'Histoire telle que nous la concevons ; une chronologie bien définie, figeant l'image du fier guerrier à cheval. Les amérindiens furent multi-culturels et ne furent pas que guerriers. Certains furent agriculteurs, potiers etc... La civilisation équestre est une adaptation de fin de vie, lorsque les blancs les eurent associés à leurs exactions, et compromis en utilisant leurs rivalités, les dressant les uns contre les autres à leur profit.
L'amérindien des origines allait à pieds. Que ce fusse sur le continent sud où les lamas et vigognes furent les seules bêtes de somme connues ; qui ne les empêcha pas d'édifier des civilisations aussi élaborées que nos Mésopotamie ou ancienne Égypte ; ou dans les grandes plaines et forêts du nord où leur vie devait à peu de chose près ressembler à celle de notre paléolithique. Il est remarquable d'ailleurs de voir qu'à Pincevent ; lieu de rassemblement de chasse aux rennes, à la manière de la chasse aux bisons d'avant le cheval ; on trouve ni plus ni moins que des traces de tentes coniques. Des tipis, ni plus, ni moins.
On se gargarise de ce qui a survécu, adapté à l'aune de l'influence européenne, de leur « sagesse » qui est l'expression désenchantée de l'effondrement de leur univers. On ne réalise pas ce qu'impliquait de violence cette société où l'homme était aux prises avec une nature impitoyable. Un univers où il n'y avait pas de place pour la faiblesse. On montre du doigt notre passé en disant qu'un enfant sur toute une poignée survivait et que nombre de femmes mourraient en couche. C'était sans doute la même chose pour eux. Même si, il y a là sans doute une affaire de chance. Je suis la preuve qu'on peut survivre à des conditions de naissance très difficiles puisque je suis né sans feu,en hiver glacial, mort né, dans des conditions et avec des moyens médiévaux, que j'ai eu plusieurs graves infections dans les mois qui ont suivi, et que je frise la proximité de la soixantaine. Il y a eu pire : le dernier poilu français décédé il y a quelques années (2008). Lui est né dans un champ, en hiver, carrément ! (source : une interview de lui radiodiffusée).
La communion avec la nature est une condition très violente et la survie en dépends.
Nous ne réalisons pas à quel point la condition de leur quotidien réclamait un ascétisme proche des sacrifices exigés des moines de tous horizons. Le pas à franchir pour, par exemple un lama tibétain ou un cistercien médiéval était bien moins grand qu'aujourd'hui.
Notre confort moderne ; pour la plus grande part d'entre nous ; nous a amolli et même ceux qui rêvent de revenir à une autonomie écologique en autarcie sont tributaires et produits de notre monde moderne. Un monde où les éclopés du monde dit civilisé se vivent comme des adolescents jusqu'à la veille de la boîte en sapin OGM d'importation. Témoin le dernier phénomène de mode des Pokémon Go qui a drainé à lui des foules dix fois supérieures à celles consternées par les attentats et ceci concomitamment ! Cinquante millions de téléchargement en quelques jours.
Reconstruire une société écologique stable dans une nature préservée devient de plus en plus impossible.
Nous sommes asservis à la technoscience et demain l'homme ne sera plus qu'un souvenir.

J'ai lu récemment que demain c'est l'homme qui sera connecté par sa peau au monde virtuel qui gère nos vies (1). Ca ou la puce dans le cerveau, ou sous la peau, c'est du pareil au même. D'ailleurs certaines boites de nuits utilisent déjà les puces sous-cutanées implantées sur leurs clients pour gérer leurs consommations ; et les moutons se précipitent en bêlant pour les accepter. Le jour où ça se fout en rideau, rien que ça déjà, on n'est pas dans la merde ! A peine !
Nos consciences sont déjà modifiées par les intrants artificiels tels que les perturbateurs endocriniens, les médicaments antalgiques et autres substances sans lesquelles la plupart ne sauraient vivre. Y compris le viagra qu'on refile à des vieux à l'article de la fin.
On essaie d'échapper à l'ultime épuisement des ressources, prolonger la société dans laquelle nous vivons avec des mesurettes pas toujours heureuses.

NUCLEAIRE (10)

Ainsi la course en avant à la voiture électrique ; quand comme chez nous elle ne s'attache pas à un échec industriel, comme ce fut le cas en Poitou-Charente ; qui n'a d'écologique que le nom puisqu'elle est nucléaire.

La fin de Régionlib

La Région met fin à l'expérience Régionlib. Le dispositif d'autopartage de voitures électriques n'a pas trouvé son public et ne sera jamais rentable. Régionlib, c'est fini. Trois ans après son lancement en mars 2013, ce dispositif expérimental d'autopartage de véhicules électriques imaginée par la région Poitou-Charentes n'a pas trouvé son public (1).

http://www.lanouvellerepublique.fr

On a dit que notre expérience de voitures partagées n'a pas pris dans les masses. En réalité le dispositif était lourd dans son mode de gestion, d'une part, et d'autre part, la société de fabrication ayant baissé rideau, la maintenance devenait prohibitive.
On essaie de faire face à l'épuisement des ressources en triant nos déchets pour récupérer de la matière première, mais des tas de gens n'y comprennent rien et font n'importe quoi. Ce qui me vaut des joies au cours de mes ballades nocturnes.

depot 2

depot

rebuts (1)

rebuts (3)

Entre ceux qui déposent n'importe quoi n'importe où, ceux qui mélangent tout et n'importe quoi, et ceux qui jettent des choses qui pourraient encore servir, j'ai le choix.

confiture (1)

 

Eclair (2)

riz

On voudrait économiser mais le gaspillage est toujours aussi grand. Notre monde ne peut être écologique qui réclame toujours plus de technologie et donc de ressources. D'espace vital et de nourriture pour une humanité à la croissance exponentielle où de plus en plus de gens se sentent perdus, déracinés, sans repères autre que la jouissance artificielle. Un monde étouffant qui poussent nombre de gens vers la destruction et l'autodestruction. La violence a changé de nature et c'est peut être là l'explication des terrorismes que j'évoquais dans mon dernier papier sur Crobardures.

PIES (3)

Dans la cacophonie médiatique, le monde apparaît comme damné par lui-même et chaque crime est monté en épingle comme si il existait un monde heureux que certains viennent troubler ; comme si on avait une société parfaite que des monstres désorganisent alors que nous sommes en plein chaos permanent. Les guerres que nous livrons partout, au profit d'intérêts inavoués, se soucient peu d'écologie, et contribuent autant que nos modes de vies ordinaires à la destruction de la planète. Pieds nus sur la Terre sacrée, c'est fini ; tout au plus peut-on encore marcher pieds nus sur le sable pollué de la plage surrexploitée ou le bord des piscines privées dont la multiplication considérable participe aussi de la pollution par les produits qu'elles nécessitent, qu'au gaspillage des ressources en eau ; détail que j'ai omis dans mon papier relatif ;  cette eau qui était si précieuse aux yeux des peuples qui nous précédèrent ; eux qui en eurent pourtant à profusion, pure et claire.

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(1) Nous sommes à ce point fliqués que l'autre jour, alors que j'écrivais un com sur la page FB de VSD ; c'était la première fois que je commentais chez eux ; j'ai été censuré avant même d'avoir fini d'écrire !! Normatif mon général, je soulignais leur partialité empreinte de mauvaise foi. Il faut hurler avec les loups. Finalement, le dernier attentat vient de me prouver qu'un bon chrétien est un chrétien mort. Et encore, pas pour tout le monde. Quoique, la même censure m'est arrivée sur la page FB de eNiort... Mais on sait bien que Niort m'adore...