CANAL-DECHARGE

mercredi 18 janvier 2017

Un bourdon en hiver

bourdon (8)Un bourdon un neuf janvier entre 14 et 15 h butinant des fleurs couleur de miel, c'est pas banal, même à Niort ! Je me suis laissé dire qu'il n'a pas dû survivre bien longtemps ensuite, avec la bise qui s'est abattue sur nous, quoique nous sommes loin d'être les plus mal lotis en la matière... Ne parlons pas de la Corse ou de l'Italie ! Ces pauvres derniers ont eu en prime un retour des tremblements de terre ces jours derniers. Quel terrible karma ! La nature est malade, par faute de l'homme, certes, mais aussi elle se réveille et s'ébroue. On m'a signalé des volcans qui s'éveillent ici et là. La nature est malade et un bourdon éveillé trop tôt c'est un de moins pour le printemps à venir, à l'heure ou les pollinisateurs sont menacés et les abeilles classées en voie de disparition. Quand il n'y en aura plus on sera foutus.
La nature est malade ; à moins qu'il ne se soit trompé, ce qui est fort probable, un lecteur m'a signalé, il y a quelques jours, avoir aperçu des martinets dans le Var. Si c'est vrai c'est grave ! Très grave ! Même les hirondelles n'arrivent pas avant février dans ce coin, au mieux, et encore c'est généralement dans ce cas tôt ! Hors elles les précèdent toujours. Inquiétant tout de même.
La planète est malade et pendant ce temps les bateleurs politichiens s'en soucient comme d'une guigne, vous enfumant de promesses que, même s'ils voulaient, ne pourraient tenir pour beaucoup d'entre elles. D'écologie réelles de terrain, je vois peu de choses, pour le peu que je m'intéresse à eux ; et quand j'entrevois le sujet, je vois en regard des projets qui par leur nature même les contrarieraient. On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre ! Jusqu'ici les « Républicains » et les « Socialistes » se croyaient propriétaires du champ électoral. D'autres perspectives semblent se dessiner mais sont-elles meilleures pour l'avenir de la planète ?
De toute façon, les gens n'ont toujours pas compris qu'un Président ce n'est pas le père Noël et qu'il ne décrète pas tout seul ce qui est fait. Sans assemblée favorable, il a les mains liées, sauf à gouverner par décret, ce qui penche dangereusement vers la dictature dans le procédé. Macron ou Mélenchon, les coqueluches des médias, ont-ils les moyens d'avoir une assemblée ? Ca ne suffit pas de le mépriser pour l'un, qui n'est pas sorti de son indigestion aux romans de Zola, ou de le faire rêver pour l'autre ; pour construire du concret. « Le SMIC à 1700 € » pond le second. Pour augmenter la consommation et le gaspillage que je constate régulièrement ici ? N'importe comment, c'est une promesse vide de possible puisque le salaire ne se décrète pas à l'assemblée mais se négocie entre les partenaires sociaux, souvent en coulisse. Sans compter que chaque mesure entraîne des hordes vociférantes dans les rues, qui généralement suivent un mouvement sans vraiment comprendre pour ou contre quoi elles se battent, à la remorque d'un slogan simplifié.
Mélenchon me rappelle George Marchais, la gouaille marrante en moins, l'obscurantisme maçonnique en plus. Macron me fait penser à Louis XV, carrément. Qu'on eût dû guillotiner plutôt que son successeur. On va se retrouver avec une triangulaire infernale au bout du voyage ; triangle des Bermudes où la concorde ira se noyer. Ce qui arrangera bien les intox complotistes qui sont prêt à voir des ovnis partout.
Mais d'écologie réelle, pas des gadgets au profit des industries, y'en a pas vraiment. De toute façon la base se plaint de sa condition mais se moque des ressources comme des bourdons et des abeilles. Je viens de me récupérer trois sacoches neuves à porter en bandoulières. Jetées, gaspillées. Moi ça m'arrange, le jour où je voudrais sortir avec autre chose que ma pouilleuse. Mais c'est dommage parce que c'est vraiment un coup de bol que je sois passé par là à cette heure là ; c'était pas gagné : la veille j'ai failli calancher d'hypothermie ! Pour un peu c'était perdu. Ça fait en gros une cinquantaine de balles, mais j'ai pas ça pour finir le mois moi ! Après ils gémissent.

ordures (2)

Et tout ce qui se jette dans la nature au grès du vent. On aura beau claironner que ça tue la faune et la flore, rien à foutre ! Personne, sauf une minorité. Les poches sont interdites dit-on, j'en ai encore ramassé une poignée à traîner. Il y a quelque temps j'ai bien rigolé ; c'était pourtant écrit en gros et de jolie manière dessus, mais le quidam n'en n’a rien eu à braire.
Alors un bourdon qui crève, que voulez vous que ça leur fasse ?
Ce n'est pas le discours ampoulé de vos marchands de rêves qui va le sauver. Non plus qu'en vociférant contre des étrangers dont nous avons créé une bonne partie des problèmes... On brasse du vent et on continue...

EOLIENNE 3


samedi 14 janvier 2017

J'écoute respirer le silence

bougie (8)L'aube ne pointe pas encore son blair, je me réchauffe avec une décoction approximative, à la lueur d'une bougie de récup. J'écoute respirer le silence,  son chuchotement  me parle de la vie.
Déjà le we se profile ;  pas vu la semaine passer et j'avance pas d'un iota. Morfler plus ou moins suivant les heures, les jours... Il y a toujours des moments, comme là, où engourdi je ressens moins le mal... Et puis le blues parce que l'avenir est derrière moi. Dans mon état, il n'y a rien à espérer construire. Du pot au noir on ne sortira plus, c'est scellé. Même si,  subitement, j'avais la possibilité de déménager pour une bicoque un peu moins merdique, je n'en n'aurais pas la force ! Il me faudrait du personnel pour trier et emballer nos affaires. Moi qui n'aime pas qu'on touche à mes bricoles, ça ne m'arrangerait pas. Je ressens ça comme un viol parce que depuis toujours ; j'ai appris ça j'étais encore dans mes couches quasiment ; la mise au jour de mes secrets sont toujours suivis de ragots qui engendrent agression et méchanceté. A l'époque c'était cette boîte où je planquais quelques jolis cailloux et un livre de messe en loque ainsi qu'une petite loupe antédiluvienne, une trouvaille déjà, sertie de fil de fer, ainsi qu'une petite bouteille remplie d'une bidrouille étrange à qui je prêtais des vertus, dont je suis incapable de dire aujourd'hui de quoi il s'agissait. Et puis ma baguette en sureau... Je me demande bien où j'étais allé chercher cette idée de baguette en sureau ! Oui, parce que plus tard j'ai appris que c'était de ce bois qu'on fabrique les baguettes magiques des sorciers... Ne pas confondre avec les baguettes des sourciers, en coudrier, elles.
Chaque fois qu'on a violé mon intimité, ça a été le drame.

lampe

Maintenant on croule sous un tas de matos récupéré et qui nous est souvent inutile. C'était juste parce qu'en bon état on a voulu lui éviter la destruction. De temps à autre on donne, on vends, on troque... Parfois ça me déchire le cœur même parce que je trouvais ça joli. Mais on a tellement entassé de merde, de merde qui n'en n'est pas, mais l'était sans doute pour les anciens propriétaires, puisqu'ils l'ont jetée n'importe où sur la voie publique, dans un buisson, ou, comme ma dernière trouvaille, au pied d'un panneau, sur un parking. Démantibulée, je l'ai reconstituée en quatre minutes chrono. Une lampe de fer ouvragé et laqué avec une bouteille de cognac au cœur. Pas n'importe quoi : la base de la bouteille est percée pour passer le fil. Un vieil objet qui doit remonter aux années 50-60 vu le type de prise mâle, sans doute à remettre aux normes si je voulais m'en servir ; ce n'est pas un problème, j'ai ce qui faut tant j'ai de bazar ! C'est dingue ce les gens peuvent accumuler, pour le jeter ensuite ! Objets ou nourriture.

FROMAGE (2)

 

FROMAGE (3) B

Même à jeter de la nourriture par terre, ou la laisser tomber, simplement, et ne pas comprendre qu'il suffit de ramasser et changer l'emballage pour que ce soit propre. Mais qui garde dans ses placards, par exemple, des papiers alimentaires propres pouvant servir ? Des bocaux vides ? De ces derniers je dois bien en avoir une cinquantaine. Tous de récup ! Ça m'a coûté la vaisselle au vinaigre d'alcool et à la soude. Soit trois fois rien.
Mais je n'ai plus la force de gérer tout ça. Ni le moral pour.
Je suis de plus en plus conscient de l'absurdité de la destinée de l'humanité. Fondamentalement elle ne l'était pas au départ, mais elle l'est devenue. La raison a déserté les consciences de ceux qui se revendiquent justement de la raison pure. Affranchis qu'ils se veulent de la nature ; même quand ils prétendent à la défendre. Un vent de folie souffle sur la Terre. Une tempête qui détruit tout ce que nous avons mis des siècles à élaborer. Y compris la grammaire et l'orthographe dont on a oublié et nié les racines ! On a broyé les rocs des nos assises pour en faire du sable et c'est sur lui qu'on prétend bâtir l'avenir. Inutile de m'étendre sur le sujet : je me ferais traiter de gauchiotte par les fachiasses, et de fachiotte par le gauchiasses. Ca m'arrive trop souvent !! Et j'en ai plein le fion ! Le merluchon ! Le micron ! Et tout le reste.
La vindicte et l'émotionnel sont au pouvoir. Suffit qu'un Trump mette une trempe à la femme d'un artisan en pipes, et le monde est en émoi. Comme si ça allait accoucher d'autre chose que la continuité de ce qui existe déjà ! Une humanité consciencieusement occupée à s'autodétruire et se déshumaniser.
L'espèce est en cours d'une grande mutation, et l'homme de demain sera humanoïde, pas humain au sens où il l'était jusque récemment.
La volonté sous-jacente est d'adapter l'homme au cosmos. C'est une idéologie collective qui cours depuis longtemps et la recherche spatiale, au delà des retombées économiques espérées, n'a d'autre but. Nous n'en sommes qu'aux balbutiements et ça n'avance que très lentement parce que ça ne peut se faire que par une mutation de l'espèce.
Notre Thomas Pesquet, auquel je suis abonné, a d'ailleurs pour principale mission de servir de sujet pour les mesures encore mal connues de l'effet de la vie dans l'espace sur la physiologie. 
On a pensé l'homme comme créature finie, distincte et indépendante de son milieu, qui pouvait disposer à son grès de la nature. Là dessus on a bâti des rêves où nous pensions bâtir des villes dans l'espace aussi facilement que les pionniers bâtirent des villes sur les territoires des amérindiens que nous expropriions à l'envie, sans leur demander leur avis. A l'époque, quelques outils, un mousquet approvisionné, quelques graines et du courage suffisait. Dans les années soixante dix, on bâtissait des châteaux en Espagne, ou plutôt des cités de rêves dans le cosmos. Je me souviens de ce papier de Science & Vie qui projetait une sorte de mégapole ancrée au point Lagrange, entre Terre et Lune, autonome, dotée de serres hydroponiques, produisant sa propre nourriture, générant sa propre gravité par rotation sur elle même... Quand on voit l'ISS à côté, en y repensant, on rigole... On en est loin. Et quand on voit que poser un vaisseau sur Mars expose à un risque de viandage une fois sur deux ; peut-être aussi à cause de sabotages électroniques à cause des rivalités politico-économiques fruits des rivalités et de l'avidité des nations ; on se dit qu'il y a loin du rêve à la réalité !

Néanmoins, si on veut continuer l'histoire, il faudra un jour qu'une minorité construise quelque chose ailleurs. J'ai des doutes quant à la faisabilité, mais la Terre arrive à bout de souffle. Les cicatrices, même si on répare un peu et si on change de direction dans notre gestion des biotopes, sont irréversibles.
Thomas Pesquet l'a dit ; depuis l'espace : « On voit des embouchures de fleuves très sales, noires ou marron. On voit parfois des fumées, des zones qui sont dans le brouillard, comme Pékin qui est très difficile à photographier (...). On voit les coupes dans la forêt d'Amazonie. On voit l'activité humaine, et ça fait vraiment réfléchir. »
Et ce n'est que la partie visible ! Tout ce que nous avons enfoui sous terre et en mer qui constitue la cicatrice indélébile qui sourdra son pus bien après notre extinction ! Nucléaire sous la calotte glacière ; source de chaleur ; ordures et épaves dans les mers, ordures sous la terre... Je connais beaucoup d'anciennes décharges qu'on a rendues à la nature, où on s'est contenté de recouvrir de terre et gravats avant de niveler et laisser pousser l'herbe et les broussailles, ou paysager, et qui contiennent tout et n'importe quoi. Y compris des déchets toxiques. Amiante, mercure, plombs...

Les vestiges archéologiques ne sont pas autre chose que les ordures du passé. J'ai visité des travaux suspendus par des fouilles de sauvegarde où on retrouvait des cimetières oubliés, mais aussi des puits à déchets où on retrouvait des ustensiles en tous genre, brisés, minéralisés, mais déchifrables. Les choses étaient en ces temps reculés de matière naturelle ; cuir, céramique, verre sans ajout... Les vestiges de nos dix-neuvième et vingtième siècles seront autrement plus gênants !
Et à force d'entasser ; la Terre que la vie déserte peu à peu ; disparition des espèces la plus grande de l'histoire de la planète ; deviendra inhabitable à moins d'une mutation de notre espèce. Même si nous ne conquérons pas l'espace à la mesure des rêves des transhumanistes des libertariens obsédés par la destruction de nos fondamentaux, nous muterons ou crèverons.
Les nouvelles technologies et les procédés médicaux seront réservés à l’élite qui contrôlera le traitement de l’information et ses avancées pour tenter d’atteindre l’immortalité, à l’image des dieux. De manière concomitante, la disparition d’un grand nombre de métiers, supplantés par des machines, créera une énorme classe de personnes inutiles économiquement et dominées autant socialement qu’intellectuellement. N'est-ce pas déjà le cas ?
Cet avenir ne me concerne plus. Je suis fini ou quasi. Je le sais. L'humanité est une machine folle lancée contre un mur. Une synergie de volontés contradictoires qui accouche d'incohérences mortifères. Il faudrait une unité planétaire pour construire un avenir viable. On en est loin puisque tout repose sur les intérêts conflictuels d'une minorité qui s'entre-déchire.
Je me sens grain de sable dans la tempête. C'est elle que j'entends mugir dans le silence de la nuit, parfois.
Quand ma carcasse s'éteindra, on retrouvera ces vestiges de vos gaspillages, que j'ai entassés. On glosera, on me traînera dans la boue, on m'attribuera le syndrome de Diogène, on se moquera entre deux faits divers sordides avec lesquels on occupe la conscience collective, et on passera à autre chose, tout aussi vide de sens. Et la destruction continuera... J'écoute respirer le silence qui me parle de l'absurdité de notre société. Un hiver un peu frisquet, et nos ressouces énergétiques menacent faillite. Et on s'appuiera sur le particulier pour pallier, plutôt que sur l'éclairage inutile de monuments, autoroutes, villages ou zones commerciales désertes la nuit ! Preuve par neuf de l'aveuglement par l'absurde, si besoin était...

 « Tous les ennuis que nous vaut la vie moderne sont dus à ce qu'il y a de divorce entre la nature et nous » Isaac Asimov

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 « Écoutez le vent, il parle. Écoutez le silence, il parle. Écoutez votre coeur, il sait. »~Tatanka

 

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 « De ce qu'il n'y aurait pas d'individus s'il n'y avait pas de corps humains, il ne résulte aucunement que ce soit le corps qui confère à l'individu sa dignité ni même qui en définisse l'originalité » St Thomas d'Aquin

 « Quand les liens de sang seront rompus, que l'argent sera pris de manière injustifiée, que le sang sera versé, que le proche se plaindra de son parent et que sa plainte restera sans effet, et que l'on ne donnera plus rien au mendiant au cours de ses périples et de ses pérégrinations (l'heure sera proche). » (Abou Shayba)

 

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samedi 31 décembre 2016

Aux portes de 2017

 Fusee_Tintin 2016 4Un joyeux Noël machinal et on passe à autre chose. Il est monté dans sa fusée interplanétaire et il est parti pour ne revenir que lorsque on vous donnera à nouveau le signal de la ruée vers les étals achalandés pour l'occasion d'autant de daube que de luxe et accessoirement quelques choses utiles.

Les marchands ont volé Noël ! Celui dont on célébrait autrefois la naissance, à Noël, n'aimait pas les marchands(1) ; voleurs par essence comme le soulignait le panthéon romain qui faisait de leur patron celui des marchands et aussi des alchymistes qui étaient, en dehors de quelques chercheurs de Vérité et des lois de l'univers, des filous qui pour escroquer les princes endettés faisaient accroire qu'ils allaient vous fourguer la jeunesse éternelle et du pognon tiré du vil métal sans valeur.

Noël, fête des marchands où la misère des pauvres gens est encore plus cruelle à vivre devant cet étal de richesse même chez les plus modestes.

Le « Père Noël » en est la personnification artificielle universelle ; fêté même en Iran ou en Chine, en Inde aussi. Il n'y a guère que des intégristes comme l'Arabie Saoudite pour l'interdire. Au nom de mauvaises raisons que cette interdiction, puisqu'ils contribuent autant que d'autres, pendant leurs propres fêtes aussi bien que le reste du temps, à la surconsommation et l'épuisement des ressources conséquent.

EBOUEURS THEOPHRASQUECe qui se passe localement est un détail insignifiant répété à l'infini. Il n'y a pas que les cartons malheureusement.

 

 

 

trouvé (2)

Le gaspillage ordinaire suit son cours ; c'est là une de nos dernières trouvailles. En temps ordinaire on ne mangerait pas de tomates à cette saison, mais puisque c'est gratuit, gaspillé, on fait avec. Seulement voilà, ce n'est là qu'un détail annexe...
Noël à lui seul contribue autant au massacre de la Terre que votre consommation du reste de l'année. C'est pas peu dire. Et ceux qui s'insurgent contre la consommation d'animaux me font bien rire parce que leurs succédanés et ersatz, le plus souvent d'importation, contribuent tout autant à la destruction de la planète, quand ce n'est de l'humain carrément. J'ai déjà évoqué l'esclavage des enfants, exploités en Afrique pour produire des produits végans . Je sais c'est pas bien dit, mais c'est une réalité. Il n'y a pas que le chocolat...

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Les humains avaient reçu un présent ; ils l'ont réduit au passif et sa luxuriance au passé. Le temps de l'espoir comme celui du rêve s'achèvent dans un crépuscule des dieux où j'essaie encore d'entrevoir une aube, même si, chaque matin, je me demande à quoi ça sert d'exister.

Maintenant on aborde le nouvel an. 2017 ne sera pas mieux que 2016 et va traîner son lot de catastrophes et de misère. Je souhaite à ceux qui ont fait preuve de compassion envers les hommes et/ou le vivant de s'en tirer au mieux qu'il est possible. Paix, joie et sécurité, et par delà tout cela et avant tout même la santé. Vous ne savez point à quel point c'est précieux la santé. A l'heure où je fais le bilan parce que je vais crever comme un chien battu et perdu ; pour avoir toujours dû lutter pour la conserver, la maintenir tant bien que mal, je le sais. C'était « dail-dail » (2), marche ou crève.

Toute ma vie j'ai eu des ennuis. Les toubibs me traitaient par dessus la jambe.
« Au turbin feignasse »... Alors pour tenir le coup je me suis empoisonné. Hé oui, quelque part c'est là qu'il faut chercher les racines du mal qui me ronge aujourd'hui. Je me suis martyrisé pour tenir le coup.

Aujourd'hui, tout le monde est asservi à la médecine de « confort » et ça contribue autant à vous détruire qu'à détruire notre biotope. Et vous en êtes complices.
On s'alarme de la mort de la Terre, des bouleversements qu'on n’appréhende pas correctement. Quand vous verrez les pyramides d’Égypte couverte de neige, vous comprendrez peut-être qu'on vous vends de la daube par médias interposés et que la catastrophe annoncée, et bien réelle, elle, est d'une autre nature que ce que vous croyez.

Qu'importe au fond ? Maintenant vous balisez parce que les médias vous l'insufflent, à la remorque d'une techno-sphère alternative aux marchés saturés de la précédente. Vous commencez donc vaguement à subodorer qu'il faudrait peut-être en effet faire quelque chose pour cette fichue boule puisque la colonisation massive d'un autre monde semble (est) encore loin (se conférer au dernier viandage martien). Mais quoi, on va pas tout remettre en question non plus hein ? On vous déblatère que c'est le feu de bois responsable des pics polluants, mais les gros navions eux, ils y sont pour rien hein ? Vous savez ce que ça bouffe un avion au décollage ? Et combien sillonnent l'environnement proche autour des grandes villes ? Et on prévoit de ressusciter les supersoniques, voir créer des hypersoniques, quand ce ne sont pas des géants comme l'A380, à qui les ¾ des aérodromes ne conviennent pas ; d'où l'idée de ressusciter la vieille lune de projets comme NDDL. Coup de sabre dans la biodiversité, dans l'équilibre hydrologique etc...
La faune se meurt, la flore se meurt, les abeilles s'éteignent. Il n'y aura bientôt plus d'autre alternative que les OGM, et le clonage, en l'absence de pollinisateurs, pour assurer nos indispensables productions vivrières. Le piège infernal dans toute sa splendeur !

 

naissance 2

Il y a une cinquantaine d'années que j'ai vraiment pris conscience que la nature était menacée. J'en ai fait mon sens de vie ; ça passait, avec la défense des êtres souffrants, avant même moi-même. Que n'ai-je loupé ou perdu à cause de ça ? Que n'ai-je subi ? Vos insultes, vos moqueries, voire même vos coups ! En ce temps là l’Écologie était indépendante et de terrain, portée par des gens sérieux (et pas seulement René Dumont, qui, avouons le, était plus rouge que vert). Malgré cela, nous étions des voix prêchant au Sahara... Ou dans le désert de Gobi... Aujourd'hui vous ne voyez d'elle que des guignols à la remorque d'un parti qui prétends incarner le peuple quand il n'est composé que de bourgeois liquéfiés. Ils se placent sur le même plan qu'eux puisqu'ils participent à leur pantalonnade (3).

Alors qu'importe ? Les projets de bulles de survie pour la colonisation martienne, c'est sur Terre que ça servira à terme. On sera enfermés dans des îlots géants où nous ne seront que des rouages pré-programmés.

Les guerres collatérales servant à réguler les flots et les flux du lapinisme. On y est déjà. « Nous », enfin moi je suis condamné à brève échéance je pense...

Du coup, vous souhaiter la bonne année alors que je sais qu'elle ne le sera pas m'arrache un peu les tripes. D'autant que, en dehors d'une douzaine de gugusses, vous n'avez pas grand chose à foutre de mes déblatérations. Non plus que de ce que je fais concrètement. Parce qu'en dépit de mon état, ben, conscient que ça serait pas nettoyé avant lundi, et encore, pas partout, j'ai encore trouvé le moyen d'empêcher un tas de détritus d'être éparpillés dans la nature. Dérisoire, mais ça m'autorise à ouvrir ma gueule. Perdu pour perdu, il faut rester debout contre l'océan de connerie qui sonne à la volée le glas du destin humain et de la Terre, ce présent merveilleux que vous avez relégué au rang de décor passif.
Bonne et heureuse année aux actifs de terrain, et à ceux qui se mobilisent pour les soutenir. Bonne et heureuse année à ceux qui m'ont soutenu ou me soutiennent. Que je tienne une semaine, ou une année ; mon mal est stabilisé, provisoirement sans doute ; je serai sur la même ligne jusqu'à ce que j'ai perdu la boule ou rendu mon âme à l'infini. 2017 reste l'année de tous les dangers néanmoins... 

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NDLR : le papier devait paraître plus tôt, mais j'ai eu des emmerdes de connexion

(1) Les marchands du Temple Jean 2:13-25, est l'allusion la plus claire, mais il y en a d'autres qui écornent la bien-pensance capitalo-mercantiliste et le paraître ; au hasard qui me revient à l'instant Luc 18.9-14 par exemple... [Un de ces 4, faudra que j'ai le courage, avant de crever, de vous montrer l'unité de pensée entre les évangiles, le soufisme, et le Tao (entre autres), mais c'est pas gagné, parce que je suis à me demander, à l'heure où je sens venir la fin, si ça sert vraiment à quelque chose ce que j'écris. Et de toute façon, j'aurais pas longtemps les moyens d'écrire je pense... ]

 

(2)Emprunté aux marocains avec qui je bossais ; j'ai trouvé ça comique, parce qu'un « dail » dans mon patois d'origine, c'est une faux. La faux du faneur certes, mais aussi emblème de la mort universel ; qu'on retrouve chez l'Ankou (bretagne), ou sur la lame XIII du Tarot divinatoire par exemple. Un à qui j'avais fait la réflexion m'a dit : « pas con du tout, pour le coup qu'ils vont nous faire crever avec ce rythme ».

 

(3)Je suis depuis le début opposé au principe des « primaires », de droite comme de gauche. Déjà qu'on vit en campagne quasi permanente ; ce qui créé un rideau de fumée permettant d'esquiver bien des choses ; on a maintenant des élections à 6 ou 8 tours, ça fait beaucoup trop.

dimanche 18 décembre 2016

Noël magique ?

noel mimou B41976 j'étais encore plein d'espérance ! Ce fut un Noël magique. Lâché dans la nature avant 15 h à Brest, je choisi le stop et à 20 h j'étais chez mes parents... Qui n'attendaient personne, pas même moi. Le seul qui m’attendait et m'a sauté au cou, c'est Milou le chien. Tout le long du chemin je souhaitais Joyeux Noël à tout le monde... J'étais à cent lieues de votre Noël consumériste. Où sont passées mes espérances ? L'année suivante aussi ce fut un Noël magique, d'un autre genre. Vu la situation et mon état, je ne pourrais sans doute pas le commémorer... Mais de toute façon, cette année non plus.
Saigneurs vous nous avez fauché la part des chiens perdus sans collier ; et même celle des rats d'égouts, il nous reste celle des cafards et des cancrelats, tout juste ; nous nous en accommodons faute de mieux et par résignation. Il n'est pas toujours gai de se contenter de misérables rogatons pendant qu’autour de soi se vomi une débauche de consommation outrancière au prétexte d'une célébration dont on a consciencieusement détourné le sens.
Les intégristes religieux et les intégristes laïcards guerroient par pures visées de pouvoir idéologique, jetant aux orties l'idée de fraternité portée par l'enfant de Bethléem.

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Un pasteur américain a entrepris, et quelques autres avec lui, de casser les rêves qui protègent les enfants de notre monde d'ordures. Il agresse les gens qui vont faire photographier leur môme dans les bras du père Noël. Il les harangues en traitant le pauvre bougre qui essaie de gagner sa vie, en offrant un peu de douceur dans ce monde de brutes, d'escroc. J'ai été père Noël, il y a 16 piges ; au pied d'un grand sapin et devant une crèche, dans une galerie commerciale. Un abruti de ce genre serait venu me casser les couilles, je lui collais une droite, tout connement. Un qui serait venu me faire chier relativement à la crèche, c'était du kif.
Le père Noël a porté quasi à l'universel cette fête dont le sens est perdu. A part dans les pays musulmans intégristes, genre Arabie ou Bahreïn par exemple, où c'est interdit ; partout le bibendum traîne sa hotte de rêve.
J'en ai plein les bottes des intégristes dont les actions et propagandes sont aussi mortifères pour la Terre et le monde que le quotidien de n'importe quelle activité destructrice.
Ce sont par exemple ces intégristes Végans qui font la promotion de Ferrero parce que ça ne contient pas de produits animaux. Et ils se croient « écolos » parce que végans. Sauf que Ferrero, comme Nestlé et quelques autres, sont des exploiteurs de main d’œuvre juvénile et grands acteurs de la déforestation à outrance avec toutes les retombées consécutives. J'ai d'ailleurs signé nombre de pétitions contre leurs procédés et comportement... sans trop y croire.

La face cachée du chocolat : travail des enfants et déforestation

D'un côté, six grands industriels (Mars, Nestlé, Ferrero...), qui possèdent 50% du marché mondial - entre 80 et 100 milliards de dollars par an. De l'autre, cinq millions de petits producteurs, qui s'échinent à longueur d'année pour moins de deux dollars par jour.

http://multinationales.org

Traditionnellement j'ai toujours marqué le coup pour Noël, cependant, mais jamais dans une débauche de surconsommation et de gaspillage. Juste parce que Noël a plus de sens pour moi que le nouvel an. Une année de plus ? La belle affaire ! Je ne suis déjà pas certain de l'atteindre, la vie est si fragile, mais en prime, si je l'atteins, je ne suis pas certain de la terminer vivant. C'est plein d'appréhension que j'aborde 2017.
C'est juste un détail au fond. Qu'est-ce que ma voix dans l'immense cacophonie de débauche et de folie ? Je n'infléchirais jamais le cours de l'avalanche qui nous enferme dans notre technobulle déracinée. Un écolo revendiqué écrivait l'autre jour : « Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défends »... Dans quelle mesure est-ce vrai ? Même moi qui suis né et ai grandi dans un monde en prise directe avec elle ; ayant coupé le bois pour me chauffer, cultivé à la main, je suis aujourd'hui coupé de la sphère naturelle, et à cause de ça un peu perdu dans votre monde où les valeurs qui firent mon éducation sont à jamais perdues.
La nature qui se défends ce sera peut-être la Terre qui changera d'Ere par contre. Notre « civilisation » marchande dépends de la technologie qui est bien fragile face aux réactions naturelles. J'en suis à me demander qui anéantira l'autre le premier ? De la Terre ou de l'homme.

VENT NUCLEAIRE (3)

Les scientifiques s'inquiètent du glissement accéléré des pôles. C'est déjà arrivé dans l'histoire géologique. Ça a abouti plusieurs fois à un basculement complet, parfois une interruption pendant quelques milliers d'années, accompagnant une extinction d'une grande part de la vie. N'en déplaise aux optimistes, la première conséquence pour nous serait une désorganisation totale de nos communications et un bug généralisé de nos moyens électroniques qui ne sont pas prévus pour résister à ça . Vous imaginez le chaos ? La panique ? Quand on voit ce qu’une simple panne électrique peut provoquer comme désordre déjà ?
Vous ne me croirez pas et pourtant : dès 1980 je me suis inquiété de ce phénomène dont personne ne parlait à l'époque. J'étais à Niort, un court séjour que j'y ai fait à cette période, à la terrasse d'un petit troquet à la jonction de la place du temple et de la rue Ste Marthe, en compagnie de deux potes approximatifs. Un couple et moi. Nous parlions justement des perspectives d'avenir de notre planète déjà bien surexploitée et malmenée, quand la vision s'est imposée entre nous, comme un hologramme en 3 dimensions. Nous seuls pouvions le voir, mais nous, nous étions dedans et observateurs en même temps. Nous nous voyions les uns les autres en partie masqués par l'image translucide. Nous avons vu les pôles basculer sur leur axe. Nous sommes restés sidérés. Il m'a fallu plusieurs années pour apprendre que c'était une chose scientifiquement possible. On s'était depuis longtemps perdus de vue.

Alors, qui fera la peau de l'autre en premier ?

Pendant ce temps vous allez fêter Noël...

Moi je ne fêterais rien, j'ai pas les moyens... Tant pis.

Prière de notre temps
notre pèze
Notre pèze, qui es mon Dieu,
Que ton don soit sanctionné,
Que ton règne tienne,
Que ta volupté nous endette,
Nique la terre comme le ciel,
Vends-nous cher aujourd’hui notre pain de Carrefour,
Ordonne-nous nos dépenses,
Comme nous ordonnons aussi à ceux qui n’ont pas dépensé,
Soumets-nous à la tentation,
Et délivre-nous du halal.
Amène ton pèze !

J'ai plus d'espoir et je suis triste. Je regarde la Terre défigurée et l'homme dénaturé. Je sens mon cœur saigner. Je pense aux enfants de Mossoul, d'Alep et d'ailleurs. Brimés, bombardés, torturés, exécutés, mutilés...

Le 17 Septembre 1980, je m'étais assoupi sur le divan d'un copain, à Tours ; je me suis réveillé seul, dans une pièce plongée dans la pénombre, un peu hébété. Je sortais d'un cauchemar. Je voyais des ruines, et des morts. Des ruines qui ressemblaient furieusement aux images d'Alep aujourd'hui. Toutes les guerres se ressemblent. Je me suis chauffé un cahouah pour me remettre la tête en place, et j'ai, en le sirotant, poussé le bouton du transistor... La guerre Iran-Irak venait de commencer. Elle dura 8 ans... Conséquence directe de ce que nous avions réchauffé un fanatique à Neauphle-le-Château pendant quelques années... Je crois que les guerres actuelles sont la continuité du processus amorcé à ce moment là. Le considérer ne change pas grand chose à la souffrance de tous ceux qui vont souffrir cette nuit de Noël.
Il est permis d'oublier une nuit toute la douleur qui accable le monde. De toute façon, la veille comme le lendemain, le monde sera pareil. Mais l'impact sera ce lui de la consommation : la misère de la Terre, et des tas d'ordures le lendemain faute d'avoir su fêter raisonnablement. Moi, je ne pourrais même pas, devant mes rogatons, oublier quoi que ce soit, même ma propre douleur.

feu noel 2

vendredi 9 décembre 2016

Au delà du sapin

SAPIN NIORT (3)Sapin d'or dort sous les dorures de son artificielle parure en attendant de sombrer dans le tas d'ordures comme tous ses frères sacrifiés sur l'autel des dividendes. On veut bien Noël pour les bénéfices, mais on veut pas de son sens, et on s'abîme dans la pléthore de gaspillage sans lequel des tas de commerçants boiraient le bouillon, voire finiraient dans une caisse en sapin. On approche du temps où on rebaptisera notre fête traditionnelle "fête commerciale d'hiver"... On parie ? La chasse aux crèches est ouverte, mais aussi à Saint Nicolas, y compris ai-je lu, en Alsace, ce qui est un comble ! Comme si les marmots allaient faire leur prière dans une école en voyant débarquer un bonhomme barbu chargé de sucreries. Il y a 16 piges seulement, on était moins chien. Et j'ai tenu le rôle de papa Noël dans une galerie commerciale, cette année-là. Il y avait une énorme crèche, au pied d'un immense sapin. Personne n'y trouvait à redire. Le directeur voyait là le plus gros chiffre d'affaire de l'année ; les parents venaient faire photographier les enfants, attirés par la plus belle déco de la ville ; avec, pensait-il, le barbu le plus qualifié de la ville. Il m'avait choisi parce que j'ai déjà fait du ciné et de la TV, et que y'avait pas ça en dehors de moi à portée. Chasse aux racines de Noël par bêtise, mais qui s'attaquera à l'impact écologique de Noël ? L'impact social aussi ? Les inégalités sont encore plus ressenties à ce moment-là. Des miettes sont jetées aux pauvres, à condition d'entrer dans les critères, pour les consoler de ne pas pouvoir suivre le train infernal de la débauche de consommation.
Je n'ai rien contre les déco de Noël, au contraire. Tenez, ce sapin là, rue Victor Hugo, qu'on devrait rebaptiser place ou avenue maintenant que c'est une vaste esplanade minérale trop vide, je l'ai photographié parce que je l'ai trouvé joli, et qu'il égaie ce grand espace désolant. Je préfère en extérieur le sapin naturel, odorant, qui aura fourni sa dose de chlorophylle et fait travailler des jardiniers, au plastique qui envahit tout et ruine la Terre. Ce que je déplore, c'est qu'en cela comme en autre chose, on ne se soucie pas de l'impact de ce qu'on fait.

janvier 1924 nuit (1)

janvier 1924 nuit (2)

janvier 1924 nuit (3)

S'est-on un jour soucié de l'impact des mécanismes de l'aléatoire irrationnel de notre société ? Les photos là, récupérées chez un pote de FB, datent de la nuit du 24 janvier 1924 et parlent toutes seules pour ce qui est des retombées sociales du libéralisme inconscient ; si science sans conscience est ruine de l'âme comme l'énonçait déjà Rabelais, commerce et exploitation sans conscience est ruine de l'homme et de la Terre. En ce temps là déjà des travailleurs pauvres dormaient dehors ; les deux dernières photos, il s'agit de manutentionnaires d'occasion qui attendent l'ouverture des halles, payés à la journée quand ils arrivent à se placer, pour aider à décharger et mettre en place. On présente comme nouveau le phénomène des travailleurs SDF alors qu'il est ancré dans l'histoire du développement économique. Aujourd'hui certains s'en soucient, du bout des lèvres, mais il faudrait changer la structure sociale à l'échelle planétaire pour en sortir. C'est un phénomène au visage protéiforme qui fut longtemps invisible et indifférent. Il existait aussi dans nos années 70, dont on s'imagine qu'elles étaient florissantes.  La précarité n'avait juste pas de visage, et souvent clandestine. J'en ai fait partie un certain temps. La première image, elle, témoigne de ce que d'autres, comme aujourd'hui, traînaient leurs échecs dans une société féroce, sur les bancs publics. Traqués comme des coupables. Déjà on gaspillait l'homme comme on gaspillait la nature. Tout ce qui était exploitable était exploité sans souci des retombées.
On s'alarme, par exemple, de la disparition des derniers éléphants, des dernières panthères, des dernières girafes. Classées espèces en voie de disparition ou disparues, à cause dit-on du braconnage. Ce sont toujours les grosses choses qui inquiètent, maintenant que l'homme proliférant a bouffé tout l'espace vital de ces animaux qui disparaissent surtout parce qu'ils sont confinés à des parcs peau de chagrin. Il fut un temps où on les chassait comme aujourd'hui la perdrix. J'ai lu ces récits épiques de chasses aux trophées dans des "Chasseur Français" (la revue de Manufrance) d'époque. Il y avait apparemment pléthore de ces espèces qui servaient de jouets aux riches adeptes de safaris. Les mêmes, qui tenaient l'Afrique sous le boisseau, responsables de la misère sociale évoquée plus haut. La nature était un vivier, l'humanité taillable et corvéable à merci, la République n'avait rien changé aux mentalités. Elle les avait même aggravées. Il n'y avait plus aucun frein aux appétits ; l'idée de culpabilité avait été balayée des consciences par la condamnation de l'idée de sacré qui était réduit à du folklore de campagne. Rien n'a vraiment changé et maintenant qu'entrainés par la boule de neige des conséquences on constate les dégâts, on se contente de cautères sur jambe de bois. On s'alarme de la chasse aux baleines, mais pas des gouttes qui rongent le tissus de la vie. Se soucier d'une petite fleur qui disparaîtra à jamais est laissé à quelques utopistes qu'on s'acharne à fustiger par médias interposés. Je pense au tissus économique et à la biodiversité massacrés au nom d'un aéroport qui contribuera à intensifier et généraliser les pics de pollution par exemple. Mais aussi à des petits détails quotidiens dont tout le monde se fiche à de rares exceptions près. Et quand une mesure est prise, son impact n'est pas toujours si écologique. Ainsi à Niort on a créé une passe à poissons pour faciliter leur passage, du côté des anciennes usines Boinot. Bien, très bien... L'ennui est qu'on a totalement minéralisé les rives. Adieu à la diversité biologique de plantes et fleurs sauvages qui nourrissait toute une diversité de petits rongeurs, de pollinisateurs et attirait bergeronnettes, merles, rouge-gorges, mésanges, héron... Mais qu'allait-on se soucier de ça ?

Théophrasque

Le billet de Théo, notre chroniqueur local, ce 9 décembre, témoigne du mépris dont ce souci est l'objet. C'est pourtant dans les petits détails, dans les arrières cours et les terrains vagues qu'elle se niche la biodiversité ; les arbres à papillons qui attirent les derniers pollinisateurs sans qui nous aurions si peu de temps à vivre, c'est là qu'ils poussent. Avec toujours le même mépris pour la vie on a éradiqué ceux de la rue Victor Schœlcher, qui à dire vrai, servaient surtout de dépôts d'ordures pour les riverains. On a bitumé, c'est maintenant gris cimetière, la propreté d'une dernière demeure... la nôtre ? Et à propos, qui se soucie de l'impact de tout ce bitume, quand lessivé et usé par les intempéries il est entrainé dans les eaux ruisselantes ?
Des bonnes volontés se mobilisent, tentent de coller des rustines ici et là pour empêcher le radeau de la méduse de sombrer trop vite. Globalement le reste de l'humanité pense à sa survie pour les uns, à ses dividendes pour les autres.

Un multimilliardaire chinois derrière le projet Europacity

Le parc de loisirs et de commerces Europacity doit ouvrir ses portes en 2024. Pour financer ce projet très contesté, la branche immobilière d'Auchan s'est associée à Wanda, un géant chinois. Europacity est un projet colossal qui doit voir le jour à Gonesse (Val-d'Oise), au nord de Paris, en 2024 au plus tôt.

https://reporterre.net

On conçoit des projets toujours plus fous, toujours plus grandioses dont je relaie un exemple ci dessus. L'inconscience est au pouvoir et la pensée à la remorque. Descartes croyait la pensée expression de l'être : "je pense donc je suis", prenant à contre courant la réalité, qui induit qu'on pense parce qu'on existe au sein d'une culture globale. C'est elle qui par interaction génére la pensée, outil de la conscience. Suivant où on place sa conscience, on interragit différemment. On se comporte différemment. Toute l'année et pas seulement à Noël. Fête noyée dans l'illusion de féérie en une débauche d'énergie utilisée comme autant de lampions à décimer les papillons. Vous vous donnez l'illusion de générosité en comblant de gadgets vos proches et en bâfrant en une soirée ce que certains n'ont pas dans le mois pour bouffer. Qu'importe l'impact social et écologique ? Je serais parmi ceux qui, pendant ce temps-là, grelotteront autour d'une maigre pitance ; du moins si je vis jusque là ; mais c'est une autre histoire... Pendant qu'à la TV, l'armée mexicaine à la mode Porfirio Díaz ; où il y avait plus de colonels que de troufions, dixit Zapata, dopés à la marie jeanne (se conf "la cocaracha") les politichiens vous font des ronds de jambes, paons parés et bateleurs roués, dans la danse de mort en vue de la prochaine pestilentielle qui accouchera comme d'hab' de toujours plus de destruction de l'avenir, n'importe l'étiquette du produit qu'on vous aura vendu.
Noël ? On décore le béton dont on dame la Terre pour oublier le temps d'une nuit qu'on a perdu tout sens à la vie et qu'on est occupé  à la condamner, dans un monde où il faut se cacher pour aborder les choses autrement. Le sapin, c'est l'arbre qui cache notre jungle ; pas celle de Calais, où les gens ne sont pas plus sauvages que vous ; la nôtre, impitoyable, construite sur l'avidité et le gaspillage.

 cigogne


jeudi 1 décembre 2016

Réveillon d'occasion à la sauce poubelles

fleurs recupC'était la Saint André, le premier saint de l'Avent. J'ai soudain percuté qu'il y a des emmanchements tordus mais savamment calculés dans les calendriers chrétiens. Un pote avait retweeté un moine (oui, ça existe encore), qui disait le 28 que c'était la fin du mois des âmes du purgatoire. J'ai tiqué puis réalisé que oui, c'est logique finalement, puisque ça commence avec la Toussaint et le jour des défunts. Les chrétiens pratiquants fervents, effectivement, dans le prolongement de ces jours, prient pour les âmes du purgatoire tout le mois. Et nous, bizarrement, avons vécu là le mois de novembre le plus long de notre histoire commune ; il me semblait qu'il n'en finissait pas ; à la limite d'insécurité de lendemains désenchantés et encore plus précaires qu'avant, mais fleuri ! Hé oui, la photo là est celle de l'égaiement de novembre de notre sinistre et pouilleuse carrée. Les grandes fleurs sont de récup bien évidemment, mais elles ça fait quelques mois qu'on les a. De la soie, pas du plastoc complètement. Mais il y en a dedans. Encore une illustration de l'invasion du plastique que j'ai tant de fois déploré ici et ailleurs. Quant aux chrysanthèmes, ben c'est aussi de la trouvaille ! Elles étaient fraîches ; abandonnées sur un parking. Avouez que c'est fort de café. Elles ont passé deux jours là avant qu'on se dévoue. Le plus extraordinaire est que c'est trait pour trait la copie conforme du dernier pot que j'ai eu les moyens de déposer sur la tombe à Rémy, le compagnon de mes déboires et de mon épopée de 1974, la charnière de ma vie. C'est à cause de cette charnière que je me suis propulsé dans la Royale en 1976... C'est aussi, 1976, l'année où on a perdu contact pour plusieurs décennies. "Coïncidence" quand tu nous tiens par la grappe, c'est pas par ailleurs hein ? On aurait pu les porter sur sa tombe, certes, mais je me sentais trop mal pour ça. L'aller-retour en bus est impossible ; c'est très niortais ça ; ou alors faut juste aller dans le cimetière et en ressortir. Pas que j'étais pire que d'hab' mais j'avais le blues à fleur de peau et me sentais incapable d'une longue virée hors de mon quartier. On vient, juste avant le réveillon hors saison, de vivre un gros cafard qui va sans doute nous accompagner encore longtemps, mais qui a marqué une pause, le temps d'une nuit magique.

saint_andre-3011 B

Pour les chrétiens c'est l'Avent, ils attendent Noël et les mages guidés par l'étoile mystérieuse ; mais il n'y pousse pas de champignon sur celle là (se conf Tintin) ; Mages qui en Espagne tenaient lieu de "Père Noël" , je ne sais pas ce qu'il en est maintenant. Les Alsaciens, eux, attendent Saint Nicolas, le 6 décembre, qui est le vrai Père Noël en ce qu'il a voué sa vie en grand partie aux enfants. Pour nous, toujours hors des clous, c'est la Saint André qu'on attendait. Elle se profilait désespérée. Anniversaire de notre mariage et veille du mien ; depuis le tout premier soir, on fait réveillon à cheval sur les deux dates. Cette année ça semblait plutôt mal barré, et même impossible... Jusqu'à ce que la charité et le gaspillage viennent s'en mêler.

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Ça commence par une bonne soupe ; une des meilleures que j'ai mangé à ce jour. Mélange de légumes, d'oignons dont j'ai parlé récemment, et de riz. Bon le riz, ça fait une paye qu'on l'a... J'avais trouvé plusieurs kg en juillet. Ça nous a bien aidé jusqu'à aujourd'hui. La majeure partie ce sont des endives en fait. 

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Les v'la nos endives ! Rien que de la récup.En une seule opération. Des feuilles en vrac mais aussi de belles endives entières qui avaient été jetées. Reflet d'une "civilisation" où la majorité se plaint à longueur d'année et fustige les gouvernements successifs, les accusant de tous les maux, mais en réalité manquant de rien, sinon il n'y aurait pas autant de gaspillage...  Pendant qu'une minorité de laissés pour compte en chie comme des pendus pour accéder seulement à l'essentiel. Tirant la corde sur tout, même l'hygiène ; alors qu'on les accuse de tous les maux et de vivre grassement. J'ai encore déniché un dessin qui va dans ce sens de pauvre con, et encore y'a pire, sur tweeter.

poulet (1)

poulet (2)

Dans la foulée ; on s'est dit autant faire un réveillon carné, c'est exceptionnel et peut-être le dernier. Quand on est à la merci du moindre courant d'air sur le fil du rasoir et qu'on n'a pas d'aile, c'est ça la vie. A défaut de dinde ; de toute façon on fréquente pas ces gens là ; on s'est offert du poulet fermier de plein air... Mais voilà, on ne l'a ni payé, ni volé ! C'est là que la Providence, et la charité, s'en mêlent. On nous a filé des tickets resto et c'est à ça, entre autre, que ça a servi. Les accompagnements étant eux de récup, donc jeté par des gens très économes, y compris une partie de l'assaisonnement, et comme vous voyez, on a mangé une autre fois dessus en sus du réveillon. Et il en reste encore. Pour être franc, la dernière fois qu'on avait mangé du poulet, c'était il y a plus d'un an et c'était de la récup. Auparavant ça remontait à plusieurs années...

poulet

Poulet avec un ticket resto ? Et oui, chez nous c'est possible ! Rassurez vous, on n'en n'a pris qu'un, celui qui est soldé à gauche. Le problème est qu'ils ont la même date de péremption ! On est allé les montrer au boucher qui nous a assuré que c'est normal et volontaire... sauf que c'était mélangé sur la même étagère. Vous voyez l'arnaque de celui qui fait pas gaffe ? Mais nous, on nous la fait pas... D'où la photo. Et avec ça et le même ticket resto, on a eu du beurre, mais pas n'importe quoi comme beurre. Du fleur de sel de Guérande... soldé à 1 € la plaquette. On s'étonne après que les producteurs ne s'y retrouvent pas. Tous ces dysfonctionnements aberrants, de la production à la consommation ; et toutes ces soldes ne seront pas intégralement vendues, je le sais, une partie sera jetée ; la société est malade de sa foi en la magie du marché. Après ça elle se croit rationnelle alors qu'elle abandonne les ressources essentielles au chaos du hasard pour écouler une production surnuméraire et/ou mal répartie. D'où gaspillage. D'où pertes financières. Vu notre état de misère ; l'occasion faisant le larron et la diète forcée étant régulièrement notre lot, on en profite, certes. Mais en même temps on est conscients de tout ce qu'implique cette société. Socialement et écologiquement. Toute sa perversité au sens même pornographique du terme. C'est pas fini, attendez...

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Il y a eu le pain, bio, et les gâteaux bien sûr. Ça c'est de la charité chrétienne pour le premier, musulmane pour les seconds. Que voulez-vous, on n'est ni bégueules ni racistes. Quand on voit le courage de ces gens là, à bosser 60 heures par semaine au moins pour gagner des misères, écrasés d'emmerdements et tracasseries, toujours souriants et généreux encore en plus, on fait pas de détails. J'étais ému quand j'ai vu ça, vous pouvez pas savoir. D'ailleurs ils n'ont pas été les seuls...

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Il y a eu du fromage aussi. C'est cadeau, et spécialement à l'attention de notre fête. Un chevrier qu'on connaît bien et dont on a déjà parlé. C'est si gentil, de sa part...  J'espère que je pourrai bientôt en reparler. On arrive au clou du spectacle...

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Parce que ça risque d'être le dernier réveillon ensemble, on a fait une exception à notre régime sans alcool. Oui, je sais ce qui se raconte, comme quoi les pauvres c'est tous des poivrots et faut pas que ça boive d'alcool ces salaud là ; les riches eux, ont le droit, eux c'est normal, ils n'abusent jamais même quand je les vois dégueuler sur les trottoirs où traîner des plombes durant dans les troquets. Du coup on s'est vengé et on a fait un extra. Une demi-bouteille, étalée sur deux jours en réalité. Mais pas n'importe quoi...
Le château Darius, c'est pas tout à fait de la merde. Une viticulture raisonnable aux méthodes traditionnelles. 12 ans d'âge ! Pour nous un grand luxe. Luxe qui renvoie à la problématique du poulet que j'évoquais plus haut. Ils se sont échinés à produire ce vin ; léger mais qui se marie aussi bien avec le poulet que le fromage ; qui se vends 20 € la bouteille, à minima... Mais je l'ai eue à moins de 3 euros. Mes dernières pièces en réalité... Le plus comique : c'était la dernière du lot, et Darius, qui a inspiré le nom du domaine, serait mort en novembre 486 av. J.-C.
Surplus ou faillite d'un commerçant, liquidé chez Noz... Mes trois derniers euros y sont passés, mais je vous l'ai dit, fallait marquer le coup. Cela témoigne néanmoins de toute l'instabilité de notre société. Noz c'est la dernière escale avant la poubelle. Je vois régulièrement leurs manuts balancer des trucs périmés, abîmés, écharpés. Parce que le mépris du consommateur dans ces rayons là est ignoble. Il y a ce qu'ils n'arrivent pas à écouler, certes. Lots qu'ils ont eus au rabais parce que la férocité de la concurrence amène de grandes enseignes à essayer de sauver les meubles en bradant. Mais il y a aussi l'incivilité permanente de gens qui éventrent les emballages, promènent la marchandise et l'abîment, la rendant invendable.
On parle de gaspillage... Il est là aussi le gaspillage. A tous les niveaux de la productions et de la consommation. On a surfé dessus tout en le déplorant dans son principe. Parce que notre sort est la résultante directe d'une société malade. La misère, et pas seulement la nôtre, résulte de tous les poncifs qui font qu'on met sur la touche des gens, pas seulement nous, sans raison autre que des oeillères à la con, jusqu'à ce qu'ils dépérissent. Ce qui nous est arrivés. Si je suis si malade, c'est le contrecoup de mes souffrances morales, pendant des années. Le pendant du gaspillage des hommes est celui des biens et ressources, conséquence directe de la gestion aveugle, coupée de l'ordre naturel des choses, où on préfère croire à des inepties du moment qu'elles font jouir et profitent à une minorité à qui vous servez la soupe. Ils ne gagnent pas assez, vous trouvez le moyen de participer à leur suffrage censitaire ! Deux balles par 8 millions, quatre à chaque fois à la grosse, ça fait 16 plaques dans la fouille de gens qui en plus, ont trouvés le moyen de monopoliser les moyens publics ; TV, écoles, salles des fêtes ; payés avec nos taxes.
Vous irez aussi filer vos thunes à des tortionnaires, sans même réfléchir que la conséquence est la production d'OGM, les dividendes des actionnaires des labos, surtout le noyaux dur comme on dit, et le martyr de pauvre bêtes qui n'ont rien demandé...

La face cachée du Téléthon : expérimentations sur des chiens cobayes

29 novembre 2016. Ceci est une mise à jour de notre article diffusé initialement en novembre 2015, qui reste toujours d'actualité dans la mesure où les responsables du Téléthon n'ont depuis annoncé aucun changement quant à l'attribution des dons récoltés.] * * * Le Téléthon 2016 débutera ce vendredi 2 décembre.

http://www.holidogtimes.com

Juste une évocation d'une des sinistres réalités en rapport avec le présent ; il y en a d'autres... Histoire de secouer un peu votre naïveté emprunte de "bonne conscience"...

INFINI_BATEAU

Ce n'est pas tous les jours qu'on fait une bombance pareille, surfant sur la charité ; qui ne serait pas nécessaire dans une société normale ; et le gaspillage. Ce n'est pas tous les jours mais la majeure partie du temps on mange à la récup, ce qui traduit la réalité du monde débilisé. Les chiffres officiels du gaspillage sont en dessous de la réalité. Comment voulez vous mesurer ce qui se fait au niveau de chaque particulier ? Ou même de chaque supérette ? C'est le plus souvent invisible, et à mon échelle, je ne le vois que quand traîné par mon grand blair, je l'évente.
C'est une énième dénonciation parce que je ne sais pas quand je pourrais écrire. Pour quelques jours encore sans doute. Mais la situation est tellement aléatoire, et ma carcasse tellement capricieuse, que je pourrais bien disparaître de la circulation sans crier gare. Si j'ai le temps, le courage, la force surtout, j'écrirai peut-être encore... Comme le déclamait feu un ancien pote poète :
"Seigneur, vous nous prenez jusqu'à la part des chiens, vous nous laissez celle des rats, nous en ferons un destin" (Théophile). Il n'imaginait pas, lui qui connaissait des biffins embourgeoisés ; gens ayant des situations mais se donnant un air "écolo" en grattant dans les poubelles comme violon d'Ingres ; que des rats humains, traqués, honnis, fouillaient vos rebuts pour survivre, ni que j'en serais un jour. Moi, je savais le gaspillage, certes, mais je n'avais pas conscience de son ampleur, non plus qu'un jour je lui devrais ma survie...

lumiere du ciel3011

dimanche 27 novembre 2016

Un mot en passant

CENTRALE FR 4Pendant que vous souscrivez au suffrage censitaire pour désigner le prochain fossoyeur de la nature j'écrivais ailleurs sur les perspectives de malheur...  Les réseaux et la presse se font l'écho des nuages noirs qui s'amoncellent, mais la majorité ne se sent pas concernée... D'ailleurs dans vos pantalonnades de primaires, de droite comme de gauche, y'a jamais autre chose qu'un strapontin pour notre refuge commun : la Terre.

De toute façon, les masses se contentent de suivre ce qui est un pseudo progrès distillé par la pub, et ne cherche pas à aller plus loin. Les seuls à aller plus loin sont souvent des radicaux aussi tyranniques que n'importe quel dictateur. Emprunt de haine mais incapable de comprendre que la diversité humaine exigerait des formules plus souples.

Le mouton se contente de braire ; sa prison lui devient même jouissance..; Il n'y a pas que les otages pour souffrir du syndrome de Stockholm.

Les politichiens en profitent pour passer sous le tapis les dégâts collatéraux, où que ce soit...

Et pendant ce temps les problèmes s'accumulent et les fissures de l'illusion se profilent à l'horizon que personne ne veut regarder...

theatre 2

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dimanche 20 novembre 2016

Les oignons de la miséricorde

papeY fout quoi sur Canal-Décharge François ? Hein ? Juste pour embêter les lecteurs athées, mais aussi les croyants qu'ont rien dans le froc. Enfin pas tout à fait, mais y'a un peu de ça quand même.  Voilà, je vous explique... Si vous vous donnez la peine de lire. Tout a commencé vers deux plombes du mat'. Impossible de dormir... Normatif mon général, t'as le vent qui fait bruire la maison, et le volet du voisin qui joue du tam tam. Leur proprio leur a réparé la semaine dernière. Ils avaient fini par être arrachés leurs machins à cause de leur manie de ne jamais les accrocher. Je me demande comment ils font pour pioncer, eux ? Enfin, rien que ça déjà a un rapport avec le pape... Je sais ces gens "officiellement" chrétiens ; très approximatifs il est vrai ; et le pape là, il est occupé à causer miséricorde. C'est la clôture de l'année consacrée à la miséricorde... Alors voilà, ben ils n'ont guère de miséricorde pour mes pauvres oreilles les allumés d'en face. Ça m'engourdissait le bruit du vent, et le volet me tirait de ma torpeur et alors j'allais pisser... Une nuit infernale de pipi comme d'autre fois c'est la chiasse. Je pense connaître la cause : la conséquence d'un truc qui apaise mes souffrances physiques (naturopathie comme d'hab'). C'était pas prévu que ça les apaise, normalement c'est des machins pour dormir... Une découverte que je viens de faire... Passons. Toujours est-il que j'en ai eu marre. Alors, et bien que je redoute de sortir seul depuis mes dernières agressions, je suis parti en virée dehors, sous la pluie et le vent. Comme ça j'ai fait pipi dans les caniveaux, ça a été nettoyé aussitôt par le ruissellement. Sinon je ne m'autorise pas à ça. J'ai toujours une pensée pour le gonzier qui en ouvrant les volets se retrouve confronté à une odeur de pisse fraîche ou même, encore pire, faisandée. Miséricorde ? Peut-être. Le nez au vent je me suis laissé guider par mon flair. Et je suis atterrit sur un dépôt sauvage monumental, dans la rue des trois coigneaux, pas loin de la gare. Il pleuvait trop pour que je risque mon appareil à l'air libre. Je ne pouvais rien pour une telle masse ; et puis de toute façon, un coup pareil ça mériterait sanction. Et c'est là que j'ai avisé qu'en plus des sacs poubelles, qui me semblaient surtout remplis de polystyrène, de plastique et de boites,  y'avait des cabas en coton et dedans, à manger ! J'ai fait le tri de ce qui n'était pas utilisable et gardé le reste (y compris les cabas en coton : ça se lave et ça vaut cher).

echalottes

oignons

patates

Les patates sont encore trempées, comme le sac où elles étaient. Mais ça sèche, c'est pas un problème. Quand à la ferme de mes parents on rentrait les patates, c'était pas toujours parfaitement sec. Des charlottes, j'ai l'emballage initial. Les échalotes et les oignons le sont beaucoup plus. En tous les cas tout cela est bien ferme, et donc parfaitement consommable. Et sur ce coup, on peut pas dire que c'est un marchand qui avait des invendus. C'est un particulier. D'ailleurs je sais d'où ça vient, je pense, y'avait des indices sur place. J'ai quelquefois évoqué le principe de citoyenneté, plus que l'écologie, pour expliquer que le gaspillage est mauvais pour tous ; homme, bêtes, planète. Là je m'appuie sur le principe de miséricorde invoqué par le pape. Parce que voyez vous, les gens qui ont jeté cette nourriture ; et les oignons chez nous c'est un luxe, vous n'imaginez pas ; et bien ces gens là, messieurs, ils sont catholiques ! Et très engagés en plus. Ça traîne ses guêtres dans les manifs ou ça pèlerine aux JMJ (ils n'en sont pas à leur premier dépôt et j'ai déjà trouvé bien des restes de retour de pèlerinages ou de manif dedans). Dites ? Ça aurait pas pu être donné si ils en avaient trop ? Le quartier n'est pas particulièrement riche, c'est un euphémisme, et je ne doute pas un instant qu'y aurait eu plutôt dix galériens qu'un seul pour les accepter. Donné par charité chrétienne, et donc miséricorde... Bandes de pharisiens va ! Pour rester poli et courtois. Ça s'occupe de sa petite tronche, va quêter les bénédictions pour sauver son âme, mais rien à foutre du prochain. Qu'il crève se sale parasite de pauvre hein ? Vous savez pas ? J'en suis ! Et quand j'ai lancé mon SOS récemment, j'ai eu droit à un peu de compassion, autant d'athées que de chrétiens, mais franchement, c'est pas légion au regard de la tralée de soi-disant ami(e)s que je me traîne sur les réseaux sociaux (je dépasse les 4200 tous réseaux confondus). Et pendant ce temps y'en a qui ont les moyens de gaspiller des oignons.
Je vais vous dire : on est ce qu'on porte en soi. On peut être marxiste et croyant, j'en ai connu ; on peut être anar et croyant aussi, j'en ai connu... Les habits politiques sont des haillons dont on se recouvre pour rendre intelligible ce qu'on porte en soi ; les masses ne pigent que les apparences et si ils ne peuvent vous mettre dans une petite boîte, ils vous rejettent. Ainsi je me fais qualifier d'écolo, mais je vais autrement plus loin que ça, comme tous ceux qui se cassent un peu le bourrichon pour l'avenir de leurs semblables...
On peut se revendiquer n'importe quoi et être un parfait fumier ou au contraire un brave d'entre les braves. Et c'est là que j'ai pensé aux discours du pape sur la miséricorde. C'est peut-être ce qui manque à l'humanité finalement! On peut pratiquer la miséricorde sans être croyant. Et de celle ci résulterait une attitude bienveillante envers tout ce qui constitue notre univers. Par conséquent ; les hommes quels qu'ils soient, la nature, la faune, la flore, la Terre.
On en est loin quand on voit que même au sein d'une famille de pensée, ça s'entre-déchire par avidité du pouvoir ; un pouvoir tout relatif d'ailleurs, vu que c'est la finance qui mène la danse. On vit maintenant en campagne permanente dans la course au vire-toi de là que je m'y mette. Dans une atmosphère de parano, de guerre et de faillite.
On claironne de bonnes intentions et finalement on joue les fossoyeurs.
Toujours est-il que bien que ce monde malade me le fiche dans l'oignon, je viens de m'en faire une bonne poignée en m'occupant de ceux d'ouailles sans doute atteintes de tremblante à défaut de tremblote. Et cela au moment où débute la semaine de réduction des déchets... Une de ces dates clés qui se voudraient incitatives à la réflexion et n'atteignent finalement guère que les convaincus d'avance.
Ah oui, y'a une autre raison à ce que j'ai publié la photo du pape : je crois que je ne le verrai plus en direct... L'un de nous deux va larguer les amarres incessamment sous peu et peut être même avant... Cette impression que j'ai eue en regardant... Ben oui, fallait bien que j'aille voir si je voulais en parler non ?

orage 1111

mardi 15 novembre 2016

Utopie face au cauchemar

AUBE ANARCHISTE 2Ils ont rêvé d'utopie, du moins les idiots utiles de la base. Les anarchistes organisés auront beau dire, leurs groupes sont tout autant hiérarchisés que les trotskistes ou les bolcheviques voire les fachistes. Un peu normal quand on sait qu'ils sont noyautés aussi bien par le Grand Orient ou les syndicats institutionnels. Ils n'ont de libertaire que l'étiquette. Il ne s'agit pas là de ragots complotistes : j'ai vérifié tout cela par moi-même et plutôt dix fois qu'une. Ils promettaient néanmoins un avenir radieux, appuyé sur l'industrie et l'automatisation, mais où l'homme aurait sa place. Ils ont surtout pavé le sentier des ogres qui ont dévoré le monde, mais ils projetaient des rêves auxquels quelques uns ont cru... Ralliés tardivement à l'écologie, ils se réveillent aujourd'hui dans un monde où la marche arrière s'avère impossible mais continuent de croire qu'un « réveil » des masses pourrait changer les choses par le biais d'une révolution... Comme si les révolutions, comme les guerres, avaient amené autre chose que sauvagerie et désolation...
Résolument athées chez nous, ils prennent leur lanterne sourde pour la Bible anarchiste, tandis qu'ailleurs se sont constitués des mouvements tout aussi anarchistes, qui ont intégré d'autres formes de pensée... Taoïste par exemple, ou même chrétien. Il existe aux États Unis notamment, des mouvements anarcho-catholiques, d'autres plus évangélistes...
Mais au fond, le rêve projeté reste l'utopie d'un monde meilleur.

AREVA CHINE 4Il y a le rêve, et puis la réalité inextricable. La toute puissance du nucléaire qui rivalise avec le pétrole. A longueur de temps on nous prétend que le nucléaire est garant de l'indépendance énergétique. Quelle indépendance ? Les minerais, comme ceux des métaux, sont importés. Et notre grand dispensateur d'énergie n'est même plus européen. Les infos ont déversé hier ce que je redoutais depuis longtemps : la Chine a pris le contrôle de la plus grande part d'AREVA. Il y a quelques années j'avais dit que l'empire maoïste contrôlerait l'Europe... On vient de franchir un pas de plus dans la dépendance. La France n'est plus qu'une façade, une fiction faite de rites et d'apparence. Ce n'est pas sur ce chemin-là qu'on va prendre celui de l'écologie réelle. Parce que le nucléaire ce sont des déchets à gérer pendant des milliers d'années. Ce qui n'a rien d'écologique au sens réel. Ce sont aussi des centrales obsolètes à renouveler ; qui battent sérieusement de l'aile, véritable raison de la mise en sommeil d'un quart d'entre elles à la veille de l'hiver... Un hiver qui va prendre à contre-pieds les projections de réchauffement à contrôler...
Les élites savourent les bénefs en perspective.
Les guerres du Moyen-Orient, d'Afrique dont on parle moins, sous le masque de carnaval religieux, sont des bras de fer pour le contrôle des ressources. La vie de l'individu de base importe peu quand l'avidité financière et le destin collectif pour le maintien d'une société consumériste productrice de dividendes est en jeu.
Les tensions accumulées en reliquats de ces manœuvres, aux marges des empires, vont éclater en conflits qui étendront la guerre au niveau planétaire. Je pense à une explosion prochaine du côté de la Corée, et de graves scissions aux sein même des USA. Une guerre est à nos portes, mais pas en raison des fumisteries des complotistes, non plus qu'avec l'objectif de noircir la planète. L'Afrique reste le parent pauvre, colonisé de plus en plus par la Chine, et victime, comme toujours, par politiciens aveugles interposés. Nous prenons un chemin similaire...
La violence était autrefois directe. J'ai en pensée des tableaux des batailles de jadis ; l'art pictural de la guerre cesse en 14-18 ; où on voit bien que les moutons étaient d'une sauvagerie sans nom. J'ai tout particulièrement l'image d'un soldat qui massacre son adversaire à coup de crosse... Maintenant la tuerie est aseptisée. Le combat au contact n'est qu'exception contre des forces de guérillas. Les vrais combats se font derrière des écrans, dans des cockpits, à travers des drones...
Et la Terre trinque... Il est trop tard pour sauver la biodiversité qui est la première victime des guerres, de l'exploitation outrancière des ressources comme du développement exponentiel de l'espèce humaine.

Oeil voyance 2

Les bulles d'utopies qui fleurissent ici et là sont comme des jardins privatifs ; elles n'ont pas plus d'influence que vos pots de géraniums ne contribuent à verdir la planète. Le champ de béton radioactif continue de les cerner de toute part, gorgé de sang innocent et déversant ses flots de déracinés jetés au hasard des routes et des océans.

OEIL LUMIERE 1

lundi 14 novembre 2016

Sous l'oeil de la lune

lune 14 11 (2)J'ai promené mon cafard sur les trottoirs blafards sous la clarté lunaire qu'on nous annonçait extraordinaire mais je l'ai trouvée bien commune et j'ai vu autrement plus féerique ; comme la nuit de la dernière éclipse par exemple, ou un soir, en campagne, quand nous avions encore une voiture ; elle s'était levée énorme et ensanglantée sur l'horizon par un effet d'optique dont la nature a le secret. La compagne de nos nuits présente mille visages au fil du temps sur lequel elle renseigne qui sait lire dans le livre muet de la création. Ceci depuis nos ancêtres les gaulois et même avant. Ah zut, je vais me faire traiter de facho ! Parce qu'il paraît maintenant qu'on n'a pas d'ancêtres gaulois. C'est la nouvelle mode. Ce serait raciste parait-il de le dire. Il est vrai que celui qui l'a réaffirmé est de souche hongroise ; peuple qui trimballe toutes sortes de raisiné dans ses tuyauteries, sauf justement celui de gaulois. Enfin je m'en fous de vos débiles péroraisons ; continuez donc de creuser, la tour finira bien par s'écrouler. Je profite des quelques beautés offertes quand c'est possible. La lune me fascine depuis toujours. Je voulais faire la jolie photo que voilà, et à part elle j'ai pas rencontré grand chose, pas même un chat, ce qui est rare ! Il est vrai que je ne suis pas allé très loin...

 fauteuil

Parmi les promeneurs de juste avant l'aube, j'ai croisé ce fauteuil passablement râpé qui cherchait son chemin. Incapable qu'il était de se souvenir son adresse, je l'ai gentiment poussé ; il roule comme un sou neuf ; jusqu'à mon annexe en ville...

decharge

J'ai aussi déniché une valoche rigide dont je ne comprends pas encore pourquoi elle a été balancée, ainsi qu'un joli bouquet... Quelques autochtones de race pure ; qui n'abreuveront donc pas nos sillons de leur sang ; ont commencé de décorer la ville en prévision de Noël sans doute. C'est la quatrième décharge en quelques centaines de mètres. Je vous colle celle là, c'est représentatif ; en tenant compte du fait que je n'ai pas photographié la plus grosse. Il m'aurait fallu utiliser le flache et c'est un endroit où on ne supporte pas ma présence. Entre agressions et insultes, quand on ne me lâche pas les chiens, j'ai intérêt à faire gaffe. Mais j'y passe quand même ! Je ne vais pas non plus abdiquer totalement devant des cradingues non ? C'est tout de même délirant qu'on en soit encore à dégueuler nos ordures en vrac sur les trottoirs au pays du préfet Poubelle. C'est bien français la poubelle. Au contraire des pissotières qui sont, elles, italiennes, ou plutôt romaines (Vespasien : Imperator Caesar Vespasianus Augustus). Mais il est vrai que polluer est une seconde nature... Y compris avec les meilleures intentions du monde...

 

Pourquoi les oiseaux marins se gavent de plastique

PEUT-ÊTRE avez-vous vu, il y a quelques années, cette série de photographies prises par l'artiste américain Chris Jordan lors du tournage de son film Midway Journey , ces cadavres d'albatros dont la décomposition laissait apparaître le contenu : les oiseaux étaient morts gavés, mais gavés d'une myriade de petits objets en plastique.

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr

J'ai évoqué le plastique poison universel dont se gave la faune qui en périt, dans le précédent papier, et maintes fois. Il semble qu'on comprenne maintenant le mécanisme qui amène ces pauvres créatures à gober nos saletés répandues à l'envie... Ça n'excuse absolument rien et nous sommes responsables de notre comportement. Une poche, un ballon, ça peut faire des milliers de bornes avant d'aller étouffer une tortue ou un oiseau.

N'aurait-on pas pu lâcher des colombes plutôt que des ballons pour marquer notre deuil ? C'est plus cher ? Et alors ? Au moins ça ne pollue pas ! Et ne me dite pas que tous les endeuillés sont aussi désargentés que moi !Des colombes de la paix, je crois que ça leur aurait plus à nos chers disparus, et à pas mal de nos traumatisés. Contrairement à ce que vous pourriez penser, je suis très concerné... J'avais des ami(e)s sur place au moment des évènements... J'ai passé une nuit et une journée à relayer des infos, des appels au secours... Pourquoi encore jeter du plastique dans la nature au nom du chagrin et du souvenir ? 
Et la plus grande masse va récidiver dans le gaspillage et le déversement d'ordures n'importe où à Noël qui se profile à l'horizon. Parce que, comme on me l'a jeté à la figure récemment ; ce qui est important à Noël c'est de faire de grosses dépenses, de gros cadeaux. Moi j'en aurais même pas de petits, mais moi, on sait bien que je compte pour du beurre... Il y a une distance entre rien et exagération dans l'autre sens. Pendant que je dactylographie pour me réchauffer, je suis transi ; mes articles ne servent à rien on sait bien ; d'autres chauffent à 25 °. Ceci au moment où notre déficit va encore se creuser parce que 21 centrales nucléaires sont à l'arrêt pour fragilité (obsolescence ?) et qu'on va devoir importer de l'électricité... Il a bonne mine le nucléaire !

feu danse 4