CANAL-DECHARGE

samedi 22 avril 2017

JOUR DE LA TERRE

JOUR DE LA TERRE (1)Les cloches sont revenues à Pâques à temps pour le « Jour de la Terre » ; c'est à dire aujourd'hui. A temps pour sonner le glas de la Terre qu'on assassine et des hommes qu'on tue pour lui arracher ses dernières entrailles. Devant mes photos illustrant le gaspillage quotidien, mon pote Youri, sur FB, m'écrit : « Le constat est sans appel. Multipliez par les 33 000 communes plus les grandes villes... » ; et il ne parle que de la France le copain. Reportez ça à l'échelle planétaire ! Avec bien sûr l’inégalité fondamentale entre les hommes qui fait que pendant que certains dilapident, d'autres manquent de tout. Mon cœur se déchirait l'autre soir quand un compagnon que je ne connais pas, dans un groupe écolo de FB où je suis membre, publiait une photo d'un pauvre africain qui portait en guise de chaussures deux bouteilles de plastique attachées avec des ficelles à ses pieds ! C'était le jour où j'ai récupéré les godasses que je montre dans mon dernier papier, et qui me vont parfaitement. Mais ces jours ci j'ai aussi trouvé quelques dizaines de bouteilles vides à trainer sur les trottoirs, que j'ai ramassées. De quoi méditer.

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« Plus on consomme plus on jette, c'est mathématique. L'économie est construite là dessus mais c'est absurde et suicidaire. On croule sous les déchets et on pille les matières premières. » Poursuit Youri...Et moi de lui expliquer ma dernière trouvaille marquante (parce que y'en a d'autres) :
« Ils sont encore plus fous que je pensais... J'arrivais pas à dormir, alors j'ai commencé par pondre un nouvel article sur l'autre blog ; puis comme j'étais toujours électrique ; je pressentais de la trouvaille à faire ; je suis parti avenue de Paris... C'est loin mais j'y suis allé... C'est pas jour de poubelle aujourd'hui hein ? Mais dans une poubelle de ville, un sac de supermarché, et dedans une partie des courses du mec ! Y'a même le ticket de caisse !! Le mec il a pris le slip (y'a l'étiquette de reste en plus) et laissé les deux produits nettoyants !!! C'est tout neuf ; ça a été acheté y'a deux jours... Tu vois, pour moi, ces gens n'ont pas toute leur tête, c'est pas possible autrement. »
J'ai réagi quelques heures plus tard en réalisant que le ticket n'est pas du petit Leclerc du centre ; qui est tout de même passablement éloigné de l'Avenue de Paname, mais de celui de la zone ! Ce qui veux dire que le mec il est revenu sans doute en bus de là haut ; la poubelle était à coté d'un arrêt ; et a balancé son sac là. Il n'était pas en surface d'ailleurs. Je l'avais aperçu en voulant carrer une merde dans la poubelle, et je me suis dit que s'il n'était pas sale, ça peut toujours servir. Bien m'en a pris. Certes ça ne représente pas grand chose en fric : 1,20 € en tout. Y'a que pour ma pomme ou pour un clodo que ça représente une grosse somme. Mais ça fait du produit qui sinon aurait été gaspillé, et serait allé polluer sans avoir servi.
Non seulement on vit dans un monde où on est obligé, pour des raisons d'hygiène, d'utiliser de la merde, mais en plus on le gaspille.

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Le même jour, parmi un ramassis de détritus traînant sur le trottoir, j'ai trouvé une boite de pilule du lendemain !!! Qu'est-ce que ça fichait là encore ça ? Je vais régulièrement rapporter en pharmacie de pleins cabas de médicaments ramassés comme ça au hasard ; parfois ce sont d'ailleurs des sacs entiers ! Quand ce n'est pas moi qui m'en occupe, ça file en poubelle normale, quand c'est ramassé du moins, polluer notre biosphère.

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Je ne fais pas une sortie sans une trouvaille.
Tenez, ce matin, j'ai fait aussi bien. Les citoyens respectueux de l'environnement abandonnent leurs sacs de restauration rapide sur les trottoirs, en vrac. J'en ai ramassé trois ce matin. Dans deux d'entre eux j'ai trouvé des serviettes en papier propre. Ça me servira de papier WC. Récolte habituelle, puisque ça fait bien six mois que j'ai pas acheté de PQ et auparavant j'avais été cinq ans sans en acheter (mes cahiers de compte font foi ; il ne rentre pas une bricole à la maison sans que ce soit noté). Dans le troisième il y avait une poche avec deux galettes saintongeaises dedans ! Petit dèj' gratos les poteaux ! Si ça avait été un balayeur qui l'eût ramassée, je doute fort qu’il eusse pris le temps de vérifier le contenu...

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Je parlais de respect... Y'a même tous les braves citoyens électeurs qui honorent le mobilier urbain de leur délicatesse ; ma dernière photo n'est qu'un exemple entre mille. Et ça va voter ça ??? Qu'est-ce que ça peut pondre dans l'urne autre chose que des conneries ?
Je n'ai entendu qu'un seul des candidats, à la foire électorale, dire qu'il fallait, relativement à l'environnement, changer de mentalité au niveau de la population ; c'est Jean Lassale. Comme quoi je persiste et je signe : la conscience écologique n'est pas une question de droite ou de gauche ; c'est une question de conscience.
Vous pourrez faire toutes les grands messes écologiques que vous voudrez, accuser l'Etat, le capitalisme ou je ne sais quoi ; tant que vous, vous ne ferez pas un effort, on dilapidera. On assassinera la Terre. Un fleuve, un torrent, la mer même, sont constitués de petites gouttes. Vous êtes chacun une petite goutte, et il vous appartient de vous prendre en main.
Mais la connerie est maîtresse ! Tenez, ce matin, en passant à côté d'une poubelle à emballages qui aurait dû être quasi vide, le ramassage datant de la veille, je soulève le couvercle et dedans une lampe de chevet cassée avec l'ampoule fluocompacte ! Une ampoule parmi les emballages ! Niveau de connerie total ! Ce sont des centaines de constats que je fais du genre où vous mélangez tout et n'importe quoi. Pas fichus de respecter un processus simple.
Tant qu'on en sera là, c'est même pas la peine d'espérer sauver quoi que ce soit.
Les cloches sont revenues à Pâques pour vous les sonner. Et si à vos yeux je suis une cloche au sens « clodo » du terme, vous en êtes d'autres au sens de crétins. Quand j'arrêterai de faire de telles trouvailles, je commencerai à croire qu'on marche vers le progrès, pas avant.

Pain sur FB


jeudi 20 avril 2017

J'ai rêvé d'un autre monde ; d'une autre Terre

TERRE FOUTUE_4J'ai rêvé d'un autre monde ; d'une autre Terre ; ou à défaut, à minima d'une autre France. Ça n'arrivera pas. Avec ce qui se goupille aux élections ; ce grand jeu d'illusion où on vous fait croire que c'est vous qui avez nommés les valets des puissants qui mènent la danse ; j'en touche un mot dans mes derniers post sur Crobadures ; ça n'arrivera pas.
Vous êtes complices ; même ceux qui ne le veulent pas. Je le suis de force à mon corps défendant. La différence avec beaucoup, j'en suis conscient. Mon dernier papier, sur un agneau sacrifié sur l'autel du gaspillage avait un volet caché ; articulation du gaspillage ordinaire, quotidien, qui contribue au massacre général.
Massacre de l'énergie, de l'eau, du travail ; utilisés en vain. Pas assez qu'on soit d'abord des tuyaux à merde. On passe des plombes à faire des belles choses, tout particulièrement la nourriture. On fait un beau gâteau, un plat sublime, on y passe des heures, et en rien de temps c'est bouffé, digéré, et éjecté et ça ne ressemble plus à rien. Déjections chargées de tous les sous-produits industriels qui empoisonnent la nature. Et on continue d'exploiter à outrance, détruire, parce que l'humanité atteint des proportions phénoménales. Nous sommes trop nombreux... Il en résulte une concurrence féroce pour arracher à la planète les dernières entrailles avant épuisement. Pourquoi alors gaspiller ? C'est tous les jours que je vois, récupère ou délaisse, recycle, de la nourriture et des objets que vous avez gaspillé. ET je m'en tiens à ce qui déborde, à ce qui traîne au sol...

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Tenez, cet exemple par exemple... C'était le jour de l'agneau. Mais c'est l'oeuvre d'un des spécialistes de la ville. Depuis qu'il a découvert que je récupère le vieux pain pour les animaux de copains, il a changé de coin. Un recoin près du Temple qui est régulièrement changé en dépotoir. Où les poubelles stationnent en permanence. Quel respect pour le patrimoine par ailleurs.

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Une autre vacherie ; tenez vous bien : c'était dans une de ces poubelles de ville constituée d'un sac transparent et d'un arceau métallique. Le sac avait été changé au plus tard la veille, puisque je l'avais fini de remplir de merdes à traîner et là il ne contenait qu'un carton de pack de bière et une bouteille de Yop vide plus deux ou trois papiers. Inutile de dire que je me suis servi ; le contenant étant propre, et ça se lave les asperges. Moi qui pensais ne pas en manger cette année, je suis content pour nous, mais franchement écoeuré... Il y a ça et tous les autres jours.

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Le premier est mangé depuis longtemps et j'en suis pas mort. Soi dit en passant j'aurai jamais acheté ça ! Les sandwiches en plastique c'est dégueu, mais en prime, ceux d'Intermarché ce sont les pires. C'est le cas là. Pis le reste, ça traînait comme le pain sec tout à l'heure, dans des cabas en vrac... Y'a même un stylo... En fait j'en ai fait deux le même jour (les deux premières photo et la troisième c'est pas le même jour). Oui mes chéri(e)s, rien n'est périmé ! Ce ne sont que quelques exemples dérisoires au regard de ce que je trouve ; et cela même est dérisoire au regard de la réalité... Il y a aussi tout le reste...


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Tenez, la paire de grolles, là, elle est mettable, facilement nettoyable. Les deux photos dessous, c'est le même sac à deux stades de fouille. Les biftons, c'est des jouets, mais... Le lardfeuille, y'avait de la ferraille *:) Heureux De la vraie monnaie, oui ! Ce n'est pas la première  fois ! J'ai retrouvé dedans des cartes périmées (bancaire, magasin...). Du coup j'ai fouiné un peu. Je joue à Sherlock dans ces cas là... Dépôt sauvage suite à un déménagement... Fait commun... Le pire c'est que je n'ai pris que ce qui était par terre. La poubelle à côté dégueulait, mais je n'ai pas eu la force de retourner pour voir avant le ramassage 6 h plus tard. C'est un peu con, parce que les éboueurs ne prennent pas par terre. Mais j'ai une règle : priorité à ce qui dégueulasse la rue. Je suis écolo avant d'être biffin, et, quand c'est utilisable, j'aurais tord de ne pas voir ce qui peut l'être. Ce sont autant de choses qui retrouvent une vie qu'elles n'auraient jamais dû quitter. Juste quelques exemples pour illustrer ma pensée...
Nous n'avons que le pouvoir d'une voix sur les élections ; donc une impuissance totale en réalité ; un pouvoir dérisoire. Par contre nous avons le pouvoir de gérer nos vies, notre consommation. De cela nous devons nous en saisir, chacun ; par effet boule de neige d'accumulation collective de nos actes individuels, on changera la manière de gérer la société par rétro-action des distributeurs qui seront bien obligé de vous fournir ce que vous rechercherez. L'effet papillon, vous connaissez ?

papillon

lundi 17 avril 2017

Agneau de caniveau

agneau de DIEU (5)Week end pascal, je suis passablement cabourne comme on disait dans mon patois natal, et c'est la bouillie dans ma tête. En prime, je tape à trac, sans brouillon, pour me défouler parce que passablement furibard. Du gaspillage j'ai l'habitude... Le précédent papier montrait des steacks jetés par des gens passablement peu friqués. Aujourd'hui on fait mieux ! On déniche un agneau pascal à peine entamé le we de Pâques ! Une oeuvre de boulanger ! A quoi conduit cette société de rejet du religieux ? Conséquence directe de la confusion du religieux et du politique et de l'intoléance rebaptisée liberté et élevée en institution. On a beau moquer les complotistes, c'est exactement le voeux formulé par le Grand Orient ; je dis "Grand Orient", pas "Franc-Maçons", cette obédience n'est pas reconnue par les autres, mais souveraine en France dans le monde politique (y'a pas que Mélenchon hein ?). Je l'ai lu en toutes lettres dans leur revue interne "Humanisme"... Comment j'ai ça ? Mes chéri(e)s, la biffe mène à tout à condition d'en sortir vivant ! Et quand même j'en crèverais, ça me ferait des vacances de plus voir ni leur sale gueule, ni la sale gueule des fachos de l'autre bord qui montent eux aussi au cocotier ces temps ci.
On va le bouffer leur putain de gâteau, bordel de merde ! On l'aura eu notre agneau pascal ! Tant pis si ça plaît pas aux végans ; encore des fanatiques qui veulent faire le bonheur des gens malgré eux, tiens ! A coups de produits industriels à base de matière première souvent importée, ce qui est très écologique, on n'en doute pas !
On va le bouffer et, si on en crève, basta ! Voir quelques lignes plus haut... De toute façon il était bien emballé...
Il nous reste 35 balles pour le mois ; gagnés en faisant la manche. J'aime mieux vous dire que jamais la démerde n'a été autant à l'ordre du jour. Alors gagné pour perdu, on prends le risque cette fois. Heureusement que y'a deux ou trois bonnes âmes qui nous ont fait des cadeaux. Entre autres des gâteaux pour Pâques.

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Entre autres cadeaux des gâteaux. Les deux là, c'est du bio, hé oui. Ca vient de deux foyers différents. En ce qui concerne la brioche du bas, ce sont des catholiques pratiquants et marqués à gauche. L'autre je sais pas, mais comme les précédents ce sont des écolos de terrain. Pas sur le même registre que moi, mais en action et donc en lutte. Défenseurs d'une tolérance telle que je la conçois et non pas cette prétendue tolérance de contrainte actuellement en cours.

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On nous a aussi offert des fleurs ; les clochettes bleues ; le reste derrière ce sont des fleurs en soie de récup il y a plusieurs mois. Les vases aussi, il y a plusieurs années et celui du premier plan est une pièce numérotée. Les clochettes proviennent d'une athée revendiquée, pas très friquée parce que malade pensionnée.
Je vous disais bien, bien des fois, que la générosité comme le gaspillage n'ont pas de convictions politique ou religieuse. Je le prouve encore cette fois. Plus que d'habitude.
En conséquence, vous pourrez bien voter n'importe quoi, vous ne changerez pas le monde ; les gens sont ce qu'ils sont et leur impact reste identique n'importe le régime.
Par contre certains votes peuvent amener le désordre, voire le chaos, en ce qu'ils susciteront les appétits vindicatifs de fanatiques. Des fous furieux pourront par exemple se croire investis d'une "mission" de purification... Alors faites gaffe à ce que vous faites ! L'écologie, comme la culture, est parent pauvre dans cette campagne nauséabonde, et j'entends déjà mugir ces féroces moutons de panurge très éloignés de la pensée voulue par le message de l'agneau pascal... 
Le coeur n'est pas nécessairement la générosité hein ? C'est aussi l'équivalent de la coupe du Tarot... La coupe du calice qu'il faudra boire jusqu'à la lie... Jusqu'à l'hallali...

CANDIDATS Pâques 3

lumieres christ

samedi 15 avril 2017

Scories du monde...

EUGENE POUBELLEAnniversaire aujourd'hui du préfet qui inventa la poubelle. Je me demande comment les gens ont fait avant ? Les rues devaient être salement dégueulasses ! Comment se fait-il qu'on ait mis si longtemps avant d'avoir cette idée simple d'évacuer les ordures ? J'en déduis que le bien commun est, depuis des siècles, le cadet des soucis de l'humain. Il est d'ailleurs des pays où c'est toujours le cas. Des autochtones du Maghreb ou de l'Inde par exemple, m'ont parlé des décharges permanentes aux coins des rues, encore en 2017...

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Sans nos ramassages, ce serait l'horreur. Quand on voit que même des catholiques laissent dégueuler leur poubelle, y compris de nourriture. La poubelle ci-dessus est catholique. Un jeudi saint ! Ce n'est pas la première fois que je vois cette poubelle dégueuler ; non plus que d'autres catho d'ailleurs... Quand c'est quelqu'un de n'importe quelle confession ou secte politique, je me dis, l'écologie n'est pas dans leur credo. Mais un catho, à défaut d'écologie, pour un chrétien, il faudrait avoir au moins le respect du prochain, donc du trottoir collectif, à défaut d'amour comme soi même. Et gaspiller de la nourriture en carême, c'est fort de café !
Le gaspillage n'est pas affaire de confession, pas même de statut social. Je le prouve ci-après...

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gaspillage (1)

Il était tard, les poubelles du quartier étaient déjà ramassées, et j'avais quelques bornes dans les pattes. J'étais épuisé. Vu mon état c'est normal ; malade et nourris aux expédients. On eût pu penser que je ne me dérouterais pas sauf intuition. Et justement, poussé par une impulsion j'ai pris un chemin de traverse qui m'allongeait en fait ! Une rue peuplée de gens pas friqués du tout, pas tout à fait dans ma situation mais presque... Je n'ai soulevé qu'un seul couvercle de poubelle ; non je n'espérais pas y trouver quoi que ce soit puisque je vous le dis : ça venait d'être relevé une heure plus tôt pas plus. Vu la date, l'état visuel, ce n'est pas récupérable, mais je l'ai néanmoins sorti pour être sûr d'avoir une bonne photo... Ai-je besoin d'un long discours pour exprimer ce que je veux vous dire ? C'est à cause de ça que les baratins électoralistes sur le pouvoir d'achat me laissent froid. Car c'est là un exemple parmi des miliers. Je ne fais pas toujours de photo. C'est risqué souvent ! Je ne suis plus à un âge et dans un état de santé où on prend autant de risques. Il fut un temps, je le faisais par provo, sous le nez de tous... Je recevais des menaces ? La peur changeait très vite de camp. Oh s'il faut faire face, je le fais encore, mais bon, j'évite de le provoquer... Je suis plus prudent.
Il y a donc l'énigmatique histoire de la poubelle ; idée géniale tardive. Mais aussi l'idée de ce qu'on met dedans... Et là, le travail commence à peine.

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jeudi 13 avril 2017

Perspectives en acier plombé

TRACTION (3) BBelle carrosserie des temps de l'apogée de l'acier ; au temps de l'essor du consumérisme ; où la voiture était encore un luxe. Un dessin de je ne sais plus qui, il y a quelques années, illustrait bien le rapport de cette époque en regard de la notre. Un patron du temps de la traction sortait de son usine en berline tandis que les ouvriers s'en allaient à vélo. Sur la deuxième planche, on voyait sortir les ouvriers en troupeau de voitures tandis que le boss s’échappait en loucedé sur sa bicyclette.
L'aboutissement du siècle de l'industrie qui est maintenant chez nous à l'agonie avec les délocalisations vers des cieux plus cléments au traitement d'une main d’œuvre docile et asservie dans des conditions digne de Zola... En pire même souvent, avec à la clé le travail des enfants qui s'usent à produire ce que vous jetez et gaspillez. Victor Hugo qui le dénonçait chez nous n'a inspiré aux organisateurs de la société que l'idée de mieux cacher sous le tapis ce qui n'est plus visible aux yeux de tous. Pas de société industrielle sans consommation de masse, pas de consommation de masse sans réduction drastique des coûts dont le travailleur reste la variable d'ajustement la plus facile à manier pour les fossoyeurs des idéaux humanistes.
L'apogée de l'acier où les ouvriers fondeurs et ajusteurs, hommes de l'acier, rêvaient d'un monde meilleur qu'ils croyaient incarné par un petit père du peuple ; homme d'acier, c'était son nom ; bâtisseur de goulags. Aujourd'hui quelques nostalgiques se recommandent de son rival ; avec une inconscience absolue de l'Histoire, comme l'a si bien montré Willy Huhn (in "Trotsky, le Staline manqué" ; 14/04/1981 chez Spartacus). S'imaginant qu'avec une petite faucille ; qui n'est pas une serpe d'or ; les vrais druides sont morts ; on peut faucher le blé boursier des milliardaires et un petit marteau enfoncer le clou d'acier de la justice sociale. Le triomphe d'une Révolution sociale réelle a échoué aux temps où le peuple et l'armée pouvaient se mesurer à égalité ; les mêmes chassepots ou lebels des deux côtés ; et même un canon de 75 était à la portée d'un ouvrier qualifié. Comment réussirait-t-elle de nos jours où la seconde peut vous ratiboiser sans même quitter son bureau capitonné ? Même les Révolutions qualifiées de non violentes, comme celle de Gandhi, ont accouché de petits matins blêmes. De proche en proche et génération spontanée, l'Inde en est arrivée aujourd'hui à vivre sous un régime qui ressemble plus à ce dont rêve notre FN qu'à un paradis pour bisounours.
Les faucilles ont fauché des milliers de jeunes vies et les marteaux planté les poteaux de milliers de goulags, avant de rendre le troupeau à la course au bonheur factice de l'avoir par objets inégalitairement distribués et la course au gaspillage consumériste et l'épuisement des ressources.

Cavaliers de l'apocalypse-Montmartre-Vitrail

Les cavaliers de l'apocalypse sont lâchés et demain sous la cendre, le feu brûlera tout ; nous laissant un goût amer de décembre en mai. Des bras se tendent, des poings de lèvent pour briser le frère de misère qui est le voisin tandis que la course vers l'empoisonnement planétaire se poursuit.
Il y aurait tant d'aspects à traiter sur ce sujet bizarrement zappé par nos mercenaires de l'appétit de pouvoir, que je ne sais même plus par quel bout prendre le bâton de merde. Ces derniers temps j'en parle beaucoup sur l'autre blog et tout particulièrement aujourd'hui.

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Ce qui est sûr c'est que l'heure est grave. Curieusement, le week end dernier j'ai trouvé une pendule en état de fonctionnement... Encore un micro-exemple du gaspillage pléthorique. Je l'ai faite fonctionner avec une pile ramassée plus loin dans le caniveau ! A l'heure où je l'ai trouvée, elle marquait dix heure dix. La position des pieds du matelot au garde à vous. Je suis ancien col bleu. Comme une ironie du destin. Un doigt d’honneur je dirais. Se soumettre ou se démettre face à la gabegie inéluctable.
Le vrai problème est de gérer un avenir commun alors que les divisions d'intérêts n'ont jamais été aussi exacerbées. Chacun défendant son intérêt immédiat ; ses bénéfices et son prestige ; parmi les meneurs de jeu. Les peuples ne voulant pas, chacun individuellement, renoncer aux quelques apparentes facilités procurées par le monde actuel, tandis que ceux qui ont déjà tout perdu ou sont en voie de le perdre, n'aspirent qu'au confort que ça leur procurerait comme émollient sur leurs souffrances. Eux mêmes instrumentalisés comme pestes et épouvantails désignés à la fois à la vindicte comme à la pitié pour détourner le regard du gouffre sous nos pieds et dont ils sont la conséquence immédiatement visible.

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Pendant ce temps la socialo-sphère des réseaux élucubre sur un univers imaginaire, égarant des gens sincères sur des voies perdues ce qui permet d'épuiser les luttes qui seraient à mener. La campagne de propagande électoraliste actuelle, elle, passe au troisième plan les vrai dilemmes écologiques et sociaux ; on brasse du vent sur la forme des institutions et l'apparence des personnes. Comme si c'était ça qui allait donner à bouffer aux crèvent la faim, du travail aux débauchés (au sens premier du terme : sans emplois ; d'où il résultat sa dérive méprisante par association d'idée avec perdition par le non travail). Empêcher les naufragés économiques, politiques, d'aller crever sur des radeaux de fortune ou se faire parquer à la manière des espagnols de 1936. Comme si c'était ça qui allait purifier l'air irradié ; nettoyer les fleuves, océans et terres de nos déchets ou entretenir notre indispensable biodiversité.

abeillesnous avons détruit la moitié des forêts

 


jeudi 6 avril 2017

Epona et patrimoine

EPONA (1)C'est là notre dernière trouvaille. Enfin la dernière trouvaille conséquente. On ne fait pas un tour en ville sans trouver des trucs à traîner. Depuis on en a fait d'autres et je mettrais l'album concerné à jour prochainement, en ce qui concerne l'alimentaire du moins. On a eu des cadeaux aussi, et là aussi je mettrais l'album à jour. Mais je suis tellement HS ; passablement démoralisé, ma santé, elle, ne s'est pas aggravée ; qu'une chose après l'autre et rien ne presse. Je m'interroge sur l'utilité de ce que je fais là d'ailleurs. Ce canasson de marbre traînait dans un sac abîmé de supermarché, au pied d'un container public auquel il n'était pas destiné. La routine en somme.

EPONA (3)L'oeuvre d'un passionné de la chose équine, puisqu'il n'y avait que ça dans le sac : des chevaux. Je n'ai gardé que ces deux là ; le reste est par trop détérioré. Clin d'oeil du destin peut-être ? Ça m'a conduit à évoquer ma grand-mère sur FB quelque jours après. Elle est de la génération du cheval ; c'est au temps où elle jouait un grand rôle dans ma vie que j'ai connu les derniers attelages agricoles. Ca m'évoquait ma mémé à cause d'une scène poignante de mes toutes premières années. Un cheval blanc, une jument je crois, avait surgi dans le chemin bordant la cour de notre ferme, s'était arrêté à la barrière ouverte et m'avait longuement regardé avant de repartir au galop. Le problème est qu'il était totalement inconnu au bataillon du village qui ne comportait pas plus de cinq fermes. L'autre problème est que personne ne l'a vu ! Pas même mon aïeule qui est accourue trop tard à mon appel. Pas non plus ceux qui travaillaient en bordure du chemin. C'était l'époque du "démariage" des betteraves (printemps) ; qui consistait à éclaircir à la main les poquets pour ne laisser qu'un seul plant (gaspillage de plants qui me choquait, déjà en ce temps où je n'avais pas quatre ans). Vous vous doutez bien que pour en venir à bout, avant les autres travaux et rapidement, il fallait du monde ! Un temps que j'aimais bien d'ailleurs parce qu'aux repas il y avait plein de monde en ce temps là, qui venait aider. J'ai participé dès que j'ai pu tenir debout assez longtemps du reste. Quelques mois après cet épisode que j'évoque. Plus tard, j'ai associé, surtout par malice et auto-dérision, à Epona. Déesse gauloise psychopompe. Étant donné le nombre de fois où j'ai côtoyé la mort depuis, celle de copains comme la mienne ; mon premier deuil d'ailleurs remonte à peu près à ce temps ; mon arrière grand mère ; j'y voyais une ironie d'un destin assez compliqué. Mais je ne suis pas plus convaincu que ce soit la Déesse que quand j'ai vu des cerfs ce soit Cernunos. Je ne suis pas dupe de ma folie.
Folie peut-être, mais quand je me compare... Mon dernier papier sur Crobardures (aujourd'hui), donne une idée du regard désenchanté que je jette sur le monde.
Je pourrais approfondir tel ou tel aspect de la biosphère ; comme je fais souvent ; et son corollaire la désintégration des consciences dont il ne faut surtout pas parler.  Écrire des choses qui dépassent mon microcosme. Est-ce que cela servirait vraiment à quelque chose ? Il fut un temps où, nettoyant des dépôts sauvages conséquents, j'essayais d'en faire la promotion. Maintenant les initiatives se multiplient et j'ai pas vraiment le coeur à me mettre en avant. Je continue néanmoins, et comme on voit, j'y fais des trouvailles amusantes et intéressantes. Souvent.

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La dernière blague du genre par exemple, c'est cette poche portée par le vent, hier, que j'ai attrapée au vol, et qui contenait toute une poignée de serviettes en papier propres. Je ramasse des tas de poches alors qu'il était sensé ne plus y en avoir ! Celle là me paiera de ma peine : les serviettes, je vais les utiliser comme PQ. Plus loin c'est un sac d'école râpé que j'ai trouvé. Celui là je l'ai jugé irrécupérable tant il était abîmé, percé, usé. On peut juste se demander ce qu'il foutait dans un buisson. Il convenait à la poubelle où je l'ai carré. Oui, mais... En le secouant, j'y ai trouvé cinq centimes ; c'est pas la fortune mais bienvenu dans mon état de cata permanente ; et un stylo, un de plus ! Ça doit faire quinze piges que je n'ai pas acheté de stylo, au moins !
C'est d'ailleurs pourquoi, en écoutant les bonimenteurs électoraux, je me demande un peu ce que vous attendez ? Qu'ils vous donnent les moyens de jeter davantage de stylos ? Moi j'en donne à qui en veut contre un peu à bouffer. Y'a un commerçant comme ça qui m'a dit en souriant qu'avec le lot que je lui ai filé, il a de quoi tenir le siège plusieurs années ! Juste pour vous donner une idée... Cela et quelques piles dans les caniveaux, encore...
Tout ça me laisse la désagréable impression que rien ne change vraiment sous le soleil. Je calancherai avant que quoi que ce soit ne progresse vraiment. Il faudrait vous prendre un par un par la main et vous conduire comme des gamins. Ajouté à ça que la société est enferrée dans sa logique productiviste, subordonnée à l'irrationnel boursier. Synergie infernale qui ne peut accoucher que d'un immonde cancéreux déserté par l'âme depuis longtemps émigrée sur un radeau de fortune ; à la manière de ces errants que nos appétits condamnent à l'exil et à la vindicte populiste.
L'image de fin est une fresque découverte à Avignon récemment, trouvée sur FB,  et qui va être enterrée. Personne ne la verra jamais plus. Encore un pan de patrimoine sacrifié ; au nom de quoi je ne sais pas. Mais nos vestiges sont tous appelés à la poussière. Et dans cent ans, il sera aussi difficile de comprendre notre époque contemporaine, qu'il l'est de saisir vraiment ce qui se passait il y a mille ans ; tant nous avons enterré leurs valeurs.

fresque gallo-romaine AVIGNON _3

lundi 27 mars 2017

Les enfants du paradis

VAN 3On me présentait ; au travers d'un papier relayé sur FB ; pour écologique et modèle de non consommation l'expérience, certes intéressante, d'un nomade des temps modernes. Écologique ? Ça pollue pas un Van ? Si nous étions tous ainsi, ça serait pas triste côté gaz d'échappement. Et puis « non consommation » ça se discute !
Déjà, faut un petit matelas de départ. L'achat du véhicule, les besoins de base quand on part, le matos, et pallier aux manques de revenus du début ; parce qu'un créneau lucratif, à moins de faire la mangave, très aléatoire et peu rentable, tout du long, parce qu'il faut bouffer, mettre de l'essence, entretenir et réparer le véhicule, se laver de temps en temps déjà. Les pompes publiques gratos y'en n'a plus beaucoup, et à moins d'être très endurci, se laver à la pompe en hiver, c'est pas de la tarte. On peut certes se vêtir à la fripe ou aux poubelles, mais ça coûte tout de même. Et puis il y a les assurances obligatoires, les frais de stationnement ; hormis quelques petits villages c'est souvent payant ; sans compter les restrictions imposées aux véhicules de ce genre. Les lubies de la maréchaussée aussi. Pour avoir dormi à la belle avec une simple R5 déjà, dans un chemin creux de campagne, on a eu des emmerdes avec elle, nous, il y a une dizaine d'années. On a pourtant beaucoup pratiqué le camping sauvage ; surtout à la belle, sans tente, et nous avons généralement pris le soin de bien nous cacher ; j'avais déjà l'expérience du nomadisme et savais les aléas. Ce coup dont je viens de parler était une sorte d'accident : nous étions vraiment trop crevés pour poursuivre.
Il fut un temps où les nomades, manouches ou gadgés, avaient l'obligation d'un carnet de circulation. Pour discriminatoire qu'était cette mesure, elle autorisait le nomadisme. Désormais il y a l'obligation d'une adresse fixe, sinon on est considéré comme clochard, SDF comme on dit maintenant, et on peut être embarqué par n'importe quelle patrouille nationale ou municipale, surtout à l'écart des grandes villes justement. Ce sont des mesures auxquelles on ne peut vraiment faire face qu'en groupe.
Dans le cas précis du type dont je parle, il vivrait d'une chaîne You Tube. Genre d'entreprise où il faut percer ! C'est pas gagné au départ. Pour mille qui se lancent, dix réussiront. Et les connexions internet pour mettre en ligne nécessitent des frais, quel que soit le moyen employé. Les connexions gratos dans certains départements sont souvent réservées aux indigents, ou limitées dans le temps et destinées aux résidents du patelin ou du département, dans des plages horaires limitées.

moi (4)

En marge du consumérisme ? Mon œil ! La vie Marginale, ça me connaît, et quand on me daube, je le vois de suite. Moi j'ai fais la route en vélo, il ne me reste qu'une photo d'époque et je la montre volontiers ! J'étais tour à tour saisonnier, tireur de cartes, saltimbanque sur la rue, artiste (peinture)... Internet n'existait pas ; j'ai fait beaucoup de route comme ça ; j'ai couché dehors sous la pluie etc... Et ma pomme, j'étais quasi illettré ; je suis autodidacte (/ex l'informatique où j'assure moi-même la maintenance) Je n'ai jamais cru un instant que je n'étais pas consommateur. Je ne me mentais pas à moi et aux autres ainsi. J'étais juste différent, marginal par rapport au contexte. Ce que j'y ai gagné ? Des aventures inoubliables, de toutes sortes... Mais aussi une usure précoce de ma santé... Aujourd'hui je le paye cher... Enfin, c'est juste pour dire de ne pas se laisser dauber par des faux semblants. Ce mec a renoncé à une vie bourgeoise, c'est tout. Mais il a tout le système derrière lui qui lui a permis son rêve ; ce n'est pas un "non-consommateur" ; juste un type qui vit son aventure... Un jour il sera usé et il se rangera des voitures... Reste à savoir comment il arrivera à négocier la chose.
Entre temps il lui faut vivre ; et je sais d'expérience, pour avoir vécu seul longtemps (10 à 15 ans), que manger, rien que ça, seul, revient bien plus cher qu'en famille ou en groupe.
Le retour au circuit « normal », pour moi, ça n'a pas été compliqué : je suis rentré dans le rang de la vie « ordinaire » jusque à ce que des aléas me jettent à nouveau sur la touche (maintenant). J'ai meublé ma soif d'un autre monde à coups de militance. Mais en aucun cas je n'étais hors du système. Nomade ou sédentaire, j'ai toujours consommé. On consomme différemment, mais on consomme. On pourra même consommer moins en étant sédentaire !

télévision

monde moderne

On n'est pas obligé d’idolâtrer tout ce que la pub suggére. La première image immédiatement ci-dessus qui vaut mille mots est une création perso, l'autre est captée sur les réseaux sociaux et la vaut tout aussi bien *;) Clin d’œil.
Les utopies sont des rêves ; elles offrent des expériences de vie en périphérie d'un monde monotone quand on n'y mets pas son grain de sel de folie ; mais elles ne bâtissent pas un monde différent. C'est le cœur de l'homme qu'il faut changer. Alors il faut, comme le disait je ne sais plus qui, être le changement qu'on voudrait voir. Cela relève de l'intimité. Ce qui en est visible peut parfois influencer quelques autres ; mais le changement des autres ne se fera que par leur prise de conscience personnelle. Pas sur injonction.
C'est aussi pour cela que les politiques ne feront pas le bonheur du monde ; parce qu'ils cherchent, en prétendant faire le bonheur des autres malgré eux, juste à satisfaire leurs egos surdimensionnés. Certains individus fonctionnent de la même façon.
« Je vais t'aider » disent-ils, et ils imposent des machins qu'on n'a jamais demandé, sachant mieux que soi prétendent-ils, ce qui nous convient. Imposant la tyrannie de leurs lubies ; nous jugeant pas assez intelligents pour nous gérer nous mêmes ; tout particulièrement quand on est indigent. Combien j'en ai connus comme ça !
Les chemins de l'utopie, c'est aussi cela : ça mène souvent à la misère ; j'en ai connu d'autres des aventuriers brisés, des utopistes désenchantés, des voyageurs réduits à l'état d'épaves.
Vivre en Van pour échapper au système, c'est comme vivre en vélo, à pied ou en stop ; j'ai fait tout ça, enfin, pas le van, moi c'était en caravane ; c'est juste une aventure. Ça réussi ou pas, un temps, à moins de mourir jeune... Dans un accident par exemple.
L'idéal n'est pas terrestre.Les enfants du paradis iront vivre en utopie au pays des rêves dorés dont un serpent les avait chassés, gâchant l'enfance idéalisée des temps oubliés. Un paon leur ouvrira la barrière du printemps éternel, libérés à jamais des chaînes de la causalité.
De l’Éden à l'expérience de la mort temporaire en passant par l'idéal sociétal d'une société vraiment, totalement, écologique, c'est la même espérance.
Et l'amour, toujours, qu'aucun vitriol ne vient entacher.

utopie 4

vendredi 17 mars 2017

Nuit magique, nuit de Saint Patrick

patrick pic2Nuit de Saint Patrick ; outre la fête nationale irlandaise c'est un peu leur saint Nicolas à eux. Une nuit magique où je cours à la poursuite de mon blair, sans trop savoir il est vrai si c'est comme pour Noël, férié de la veille au jour ou du jour au lendemain. De toute façon ce devrait être jour sobre puisque carême... Je m'amuse de ça en crapahutant... Je ne comprends rien à ma carcasse et il y a vraiment de la magie dans l'air... Imaginez que moi qui ne pouvais plus arquer d'un poil, j'en suis à ma troisième virée en 24 h ! Et je ne sens pas la fatigue ! Et je suis parti pour un long parcours cette fois ci, en plus. Il est trois heures trente, j'ai eu une intuition à mon réveil. Sans rapport avec mes rêves. J'ai rêvé de Michel Simon, je me demande bien pourquoi ! Quel rapport avec le fromage ? Me suis réveillé, j'avais très froid ! Avec 19 dans la carrée sans chauffage, et sous les couvrantes, c'est pas normal. Je me chauffe une bidrouille approximative et je chausse mes rangers, file en loucedé... Faut je sois revenu dans trois plombes pour ma chérie qui a un rencard, entre temps je cours après un flash. Je croise une patrouille de keufs qui ont marqué un arrêt place saint Jean pour me regarder porter à la poubelle un emballage mac'crado qui jonchait le trottoir ; ils sont repartis, moi aussi...  Bien qu'un peu fraîche, la nuit est agréable. Les oiseaux chantent déjà !

ville nuit

"C'est beau une ville la nuit" disait Richard Bohringer ; j'y pense souvent quand je déambule comme ça, et cette nuit c'est particulièrement gratiné... Un dépôt au hasard... Je ne me souviens même plus la rue. Je vais naviguer comme ça, de trouvailles en surprises. En fait ce n'est pas ça que je cherche..; D'ailleurs je ne cherche pas, je trouve. La première trouvaille fut une demie poche de bonbons Haribo ; tiens, j'ai oublié de la photographier, zut ; sur un banc public. En fait je sais à qui elle est ; j'ai vu le gamin et sa mère dans la journée, ils ne sont pas du quartier, pour ça que j'ai fait attention. Mais aussi ; ça me faisait plaisir de revoir des gamins dans ce coin depuis que les dealers y squattent moins. Tant pis ! L'ont-ils oubliée ou abandonnée volontairement ? Je vais pas courir aux objets trouvés pour ça. Je malmènerai un chouïa mon diabète *:)) Marrant. Si j'avais que ça ! Et de toute façon, ça fait sept piges que je le tiens en respect ( à 4 g à jeun c'était pas gagné). Contrairement aux prévisions alarmistes, je n'ai toujours pas fait de coma plus qu'avant, et ma vue ne s'aggrave pas, moi qui suis miro depuis 50 piges à minima soi-disant. Parce que la piste que je suis est en fait celle du petit poucet. La piste commence rue de la Marne (Niort), m'a mené jusqu'Avenue de Paris en passant par la gare et Saint Hilaire ! J'en suis arrivé à me demander si c'était le même mec finalement... Pensez que ne voulant en louper aucune je n'ai pas pris le temps de faire des photos. Cinquante petites pièces... Hé oui ! Avouez que pour un miro, les voir dans des rues mal éclairées, fallait le faire *;) Clin d’œil
Entre temps j'ai croisé ce chauffard que je connais trop bien ; l'an dernier il s'enfilait Chabaudy et Place Saint Jean à contresens. Là c'est le rond point de l'orangerie qu'il a pris à contresens en mordant sur le trottoir en plus, il m'a frôlé, avant de foncer sur la voie de gauche dans la rue du 24 février... Puis ce fut l'occasion de mettre en poubelles quelques bricoles... Les gens sont toujours aussi charmants, et on a parfois des surprises...

pain ampoule

Par exemple ça... Les baguettes à traîner on l'a vu de nombreuses fois ici, tout récemment encore, et cinq minutes avant ça j'ai déniché un plein sac papier de pain, directement par terre au pied d'un container à verre. Mais c'est ce qui trône au côté de la baguette qui m'emmerde le plus. Parce qu'à la limite ; c'est pas souvent nettoyé à cet endroit ; pigeons, oiseaux divers ; c'est arboré par là ; rats, chiens errants ; j'en ai croisé un d'ailleurs ; en feraient leur affaire du pain. Mais l'ampoule ? Combien de fois ais-je pesté contre le tri des ampoules fait en dépit du bon sens ? Les gens mélangent n'importe quoi dans les bacs. Réservés aux fluocompactes, les gens y collent des filaments, des fluos, des halogènes, des diodes... tout quoi ! Je finis par considérer que je suis entouré d'une majorité d'illettrés. Parce que le recyclage, c'est pas dans les têtes, c'est même à cent lieues au dessus.
Juste une anecdote comme ça en passant... J'avais une imprimante fusillée qui trônait dans un coin depuis des mois. Je me suis décidé à la porter au point recyclage de Carrefour Market de l'avenue Saint Jean d'Angély ; elle venait de là, sinon je serais allé à Leclerc centre ville, autrement plus accueillant ! Et effectivement j'ai été mal reçu. C'est bien écrit sur leurs bennes :
"si l'objet est trop gros, adressez vous au personnel du magasin" sur la benne à appareil électrique. Le mec de l'accueil, il me sort :
"- Qu'est ce que vous voulez que j'en foute de votre merde"..; courtois hein ? Je lui parle de leurs bennes à recyclage ; il s'est fichu de moi en disant que c'était pour les piles alors qu'il y a à la fois cartouches d'encre, ampoules, appareils électriques... Pas mal, et il a appelé un gros vigile pour l'aider à me foutre dehors. Du coup j'ai traité ces deux cons comme les niortais me traitent. Tutoiement de rigueur, je les appelaient "gamins" et "mon chéri" *:)) Marrant. Ils s'imaginaient quoi ? Que j'allais baisser les yeux ? Mais mes pauvres andouilles ; ce n'est pas un mec qui a déjà regardé la mort dans les mirettes plus de vingt fois, qui a affronté des bandes de voyous armés, lui-même à main nues, qui va frémir enfin ! A 60 piges avec un pied chez Borniol, j'ai plus rien à foutre de rien ! Ils ont fini par la garder l'imprimante ! Ho je me doute qu'elle ne sera pas recyclée. Vu comment c'est géré. Mais j'ai la conscience propre au moins. Je ne l'ai pas laissé en pleine rue, comme tant d'autres. Cette même nuit dont je parlais plus haut, j'ai repéré trois écrans plats par exemple... Un grille pain aussi... Et les imprimantes que j'ai conduit en déchetterie, je ne les compte plus ! Ces derniers mois, j'ai levé le pied. Cette dernière là, c'était la mienne (j'en ai une autre). En attendant, ils ont gagné de la pub. Je leur avais promis ; je tiens parole.
Le recyclage c'est finalement un fort pourcentage de daube à la petite semaine... Même quand les gens respectent la procédure.

ampoule

Et pour revenir à l'ampoule dont je parlais ; la voilà testée sur spot ! J'en ai des poignées comme ça ! Ramassées par terre, ou dans des sacs à traîner. Je n'ose imaginer ce qu'il y a dans les poubelles fermées ! Et encore j'en ai donné, troqué aussi. Imaginez !?
Alors quand je lis vos programmes politiques à géométries variables ; ils ont évolués en cours de campagne ; et leur indigence écologique, même quand c'est chargé de bonne intentions ; c'est toujours des combines ampoulées qui profiteront surtout aux multinationales et restreindront les libertés et l'autonomie véritable, mais ne résoudront en rien le véritable vecteur qui est une prise de conscience que le seul bon déchet est celui qu'on ne produit pas. C'est la seule Révolution qui pourrait sauver la Terre...
Cela n'est pas votre route ; outre ce que j'évoque ici, j'ai encore, les jours qui précèdent, rabioté du gaspillage alimentaire non périmé. Pour ça je vous renvoie à l'album consacré.

CONSOMMATION

mercredi 8 mars 2017

Femmes

maps of flowersLes femmes comme les fleurs sont protéiformes et multiples ; « la » femmes n'existe pas, ce sont les femmes qui existent, même si le principe féminin peut être synthétisé en quelques axiomes simples. Des contours de la féminité qui sont aujourd'hui foulés au pied au prétexte de la « libération » parce qu'effectivement, l'extrême pendant sont ces sociétés qui l'ont réduite à l'état de bête de somme par dévoiement de son dévouement fondamental contenu dans sa nature. Ce sont de nos jours des propos iconoclastes. On nie que la femme soit différente (et complémentaire de l'homme). Pourtant, en l'absence de manipulations de laboratoire, aucun homme ne serait là sans femme. Et moi plus que les autres. Parce que ma naissance fut pitoyable, dans des conditions quasi préhistoriques, et j'étais mort. Maman m'a toujours dit : « tu es né comme un chien » ; j'eusse préféré qu'elle me dise « comme un singe »... Nous sommes plus proches. Mais il n'y a pas de singes chez nous.
Renaud, qui avait parfois des traits de génie, l'avait bien compris :
« Chansons En Cloque - Renaud
Auteurs:
Renaud Sechan
Compositeurs:
Renaud Sechan
Editeurs:
Mino Music

Elle a mis sur l'mur, au d'ssus du berceau
Une photo d'Arthur Rimbaud
'Vec ses ch'veux en brosse, elle trouve qu'il est beau
Dans la chambre du gosse, bravo!
Déjà les p'tits anges sur le papier peint
J'trouvais ça étrange, j'dis rien
Elles me font marrer ses idées loufoques
Depuis qu'elle est en cloque...

Elle s'réveille la nuit, veut bouffer des fraises
Elle a des envies balèzes
Moi j'suis aux p'tits soins, je m'défonce en huit
Pour qu'elle manque de rien ma p'tite
C'est comme si je pissais dans un violoncelle
Comme si j'existais plus pour elle,
Je m'retrouve planté, tout seul dans mon froc
Depuis qu'elle est en cloque...

Le soir elle tricotte en buvant d'la verveine
Moi j'démêle ses p'lotes de laine

 Elle use les miroirs à s'regarder d'dans
A s'trouver bizarre, tout l'temps
J'lui dis qu'elle est belle comme un fruit trop mûr
Elle croit qu'je m'fous d'elle, c'est sûr
Faut bien dire c'qui est, moi aussi j'débloque
Depuis qu'elle est en cloque...

Faut qu'j'retire mes grolles quand j'rentre dans la chambre
Du p'tit rossignol qu'elle couve
C'est qu'son p'tit bonhomme qu'arrive en décembre
Elle le protège comme une louve
Même le chat pépère elle en dit du mal
Sous prétexte qu'y perd ses poils
Elle veut plus l'voir traîner autour du paddock
Depuis qu'elle est en cloque...

Quand j'promène mes mains d'l'autre côté d'son dos
J'sens comme des coups d'poings, ça bouge
J'ui dis : t'es un jardin, une fleur, un ruisseau
Alors elle devient toute rouge
Parfois c'qui m'désole, c'qui m'fait du chagrin
Quand je r'garde son ventre et l'mien
C'est qu'même si j'dev'nais pédé comme un foc
Moi j's'rai jamais en cloque...
 »

Une telle chanson accouchée de nos jours vaudrait à son auteur un déferlement de haine sur les réseaux sociaux, les radio, les journaux, les TV.

maman singe

Nous sommes pourtant toujours des mammifères que rien, en dehors de manipulations et tripatouillages n'a affranchi de notre nature fondamentale, identique à celle de nos frères animaux. Nos artifices ne sont que des masques.
De nos jours la femme n'est plus mère ; sauf si elle est mère porteuse. La femme est militaire, dans les troupes de choc au besoin, et comparer la femme à une fleur ; comme je le fais ; fait de vous un fachiotte désigné d'office à lyncher.
L'enfant n'est plus le prolongement de la vie bercé et conduit vers la maturité, vers son achèvement. Il est désir, comme un objet.
Et les femmes, infantilisées par la société de consommation, même dans les couches les plus basses du corps social, sont devenues les plus grosses consommatrices et gaspilleuses. J'en parle peu sur Canal Décharge parce que je suis obsédé par d'autres problèmes ; principalement le plastique et l'alimentaire ; mais le nombre de dépôts sauvages de fringues féminines que nous avons récoltés est incroyable ! Des tonnes ! Nous avons donné, vendu, utilisé. Depuis vingt ans ma propre compagne ne se fringue que comme ça ! Et c'est généralement propre ! De toute façon y'en a tant que quand c'est pas propre on se fait pas chier : direct poubelle.
Les pipelettes libérées modernes sont à ravaler au rang des courtisanes de l'ancien régime quant au comportement ; la charité en moins ! Parce que ces femmes d'antan essayaient de racheter leur âme en partageant leurs surplus. Aujourd'hui on jette, n'importe où de préférence. Tout un dressing d'un coup d'ailleurs ; là où une armoire ne suffit pas.
Les femmes d'autrefois ont inventé une journée dans le cadre justifié de la lutte pour les droits civiques.
Les femmes d'aujourd'hui cherchent plutôt du pognon, et les moyens d'en avoir, pour courir après les apparences de la mode et les envies de coups d'humeur suggérées pas la pub. Par n'importe quel moyen.
Je me demande, moi, comment on peut donner la vie et la détruire ?
Mon baratin ne me vaudra pas que des ami(e)s je me doute... Mais je m'en contrefous ! Je mets le doigt sur les aspérités masquées par votre discours lénifiant ; et encore je ne vais pas très loin...
Si les moeurs passent, comme les empires ; et se dissolvent quand on n'en comprends plus le sens ; la biologie reste. Du moins jusqu'à récemment. Maintenant nous entrons dans une ère de dénaturation, par indifférenciation imposée et programmée, enchâssé dans les consciences comme un progrès, qui accouchera d'une mutation où les vaches ne reconnaîtront plus leurs petits.

consommer

NDLR : exceptionnellement, photo du net

dimanche 5 mars 2017

Casimir et Sophie

jungle casimir 2Je m'attendais à rencontrer un dinosaure ; de ces créatures antédiluviennes qu'on nous présente horribles et couvertes d'une peau lisse ou écailleuse, dignes des cauchemars de Lovecraft ; un lézard terrible quoi, mais dans mon idée pas si terribles que ça puisque je sais que depuis quelques années les scientifiques ont établi qu'ils portaient un joli plumage bariolé et devaient babiller, pour beaucoup, comme vocalisent les piafs qui enchantent ce petit matin blême de la Saint Casimir, où le jour mouillé peine à se lever. Je médite sur un banc, et il s'est passé quelque chose d'extraordinaire, mais ça n'a pas sa place ici, ça nous entraînerait trop loin dans des considérations métaphysiques.

déchets retrouvés en mer

En principe, les poubelles du quartier sont ramassées de la veille et je n'aurais dû trouver que place nette et propre. Mais les trottoirs sur le parcours sont jonchés de menus déchets tombés des containers dégueulant pendant leur relevage. Et personne pour ramasser derrière avant lundi. Balayé par la pluie à la bouche d'évacuation, de là au fleuve et de lui à l'océan. Ça explique facilement que la majorité des détritus marins soient d’origine terrestre, comme le signalaient récemment mes potes de « Une Ballade = un déchet ». Récurrence mortifère. Jusqu'à la fosse des Mariannes qui est jonchée de saloperies.
Cela et tous ces mouchoirs en papier semés comme ivraie au vent sur tous les trottoirs et chaussées, chargés de vos microbes qui se répandent ensuite comme traînée de poudre. On vous a persuadé que ce comportement est plus hygiénique que le bon vieux mouchoir privatif de Cholet qu'une lessive à bouillir suffit à stériliser. Suffit d'en changer, et savoir s'en servir ; évidement pas coller la partie dont on s'est servi contre l'intérieur de la poche ou du sac, mais le replier soigneusement. Et se servir d'une autre partie ensuite. Il n'y a plus guère que ma pomme, qui ai hérité ça des anciens, qui sais le faire. Durabilité ; un peu comme les couches lavables auxquelles certains reviennent néanmoins ; économie de papier et donc d'arbres. Oxygène en plus. Econocroques de lardfeuille.

sophie mars 1

Je n'ai pas rencontré de dinosaure ; pas même Casimir soi-même malgré sa fête du jour ! Vous savez ce gentil lézard qui vit dans l'île aux enfants gentils ? Peut-être que je ne suis pas un enfant gentil ?
Pourtant si, puisque j'ai rencontré Sophie. Fatiguée, usée par les ans, qui n’aspire qu'au repos. Née le 25 mai de l’année 1961, jour de la Sainte Sophie, fille de Monsieur Rampeau m’apprend un peu plus tard internet. Je la croyais plutôt fille de la Sagesse personnellement, mais puisqu'ils le disent hein ? Il est vrai que la sagesse en ce monde, ça laisse à désirer. En dépit de son grand âge, et à défaut de peigner la girafe en caoutchouc, je n'ai cessé de me poser des questions parce que je suis sensiblement plus vieux qu'elle, et à quatre piges je venais d'entrer à l'école. Hors je me souviens d'une photo qui m'a été volée à Rochechouart en 1980... Je pose chez un photographe pro, vêtu de ma barboteuse bleue, Sophie dans la main. Curieux non ? A quatre ans, y'avait un bout que je ne la portais plus ma chère barboteuse. D'ailleurs le dernier jour où je l'ai portée m'a laissé une empreinte indélébile ; c'est le même jour qu'on m'a annoncé que j'allais désormais cesser de présider la tablée familiale du haut de ma haute chaise bébé, et manger avec tout le monde, sur une chaise, juché sur un empilement de coussins pour être à hauteur. Au fil des ans on a enlevé des coussins. J'étais plus petit que la normale ; ça n'a pas dû être facile. Tout ça pour dire que mes retrouvailles avec Sophie sont entachées d'un doute sur nos amours passées. Et pourtant c'est bien elle dont le souvenir s'effiloche dans la mémoire que je viens de trouver à traîner. Je ne sais plus quand elle a disparu de ma vie, ni même si ce n'était pas un prêt du photographe en fait.
Elle est bien foutue la copine ; quoique ni percée, ni déchirée, juste rapée ; mais entre foutus on arrivera bien à s'entendre quelques temps.

pain dur (1)

pain dur (2)

Avec ça l'éternel pain dur et ce qui semble un bouton de sonnette ; un produit local ! Il est au nom d'une société dont j'ignorais l'existence. Il faudra que je l'ouvre ; il semble contenir une pile puisque une petite lumière s'allume quand on le presse. Comme d'hab' en somme : heureusement que le préfet Poubelle a inventé le ramassage des ordures, sinon les venelles médiévales qu'on nous présentaient comme répugnantes dans nos cours d'Histoire, à côté, ce serait des jardins paradisiaques. Plus l'homme évolue, plus il dégénère. Plus la technique, la machine, et l'État, le privent d'autonomie, moins il se pose de questions. Le contacteur dont je parlais plus haut : sa place était en un point de recyclage électrique, ou au moins la pile dans une benne à piles. Grapillé ça donc, et quelques autres saloperies encombrantes, comme des poches ou des bouteilles qui sont allées directement à leur destination normale.

decharge mars

DECHARGE

Ci dessus deux dépotoirs urbains, parmi d'autres ; repérés plus tôt dans la semaine ; à la merci des chiens errants, des rats, des chats aussi qui pullulent... Après c'est éparpillé, et comme je le disais plus haut : "Balayé par la pluie à la bouche d'évacuation, de là au fleuve et de lui à l'océan". Majoritairement du plastique, ce corps étranger à la biosphère, comme le montre l'illustration plus haut.
Ah je ris de me voir qui bêle dans ce foutoir ! Chantent les castagnettes, chantent les castagnettes...
Heu bon, à plus hein ? Enfin peut-être...

sophie copie 2