CANAL-DECHARGE

dimanche 28 mai 2017

L'Iceberg et la consommation

 ICEBERG_2''Icebergs, icebergs, cathédrales sans religion de l'hiver éternel.'' aurait dit Henri Michaux, un de ces artisans inconscient de la désintégration morale de l'ère moderne ; tout artiste éclectique qu'il fut.
D'autres, comme Paul Émile Victor, qui touchait à d'autres dimensions, y voyaient un grand paradis blanc ; image dont se servit Michel Berger pour évoquer la mort comme un retour à l'enfance, projection d'un Eden où tout se mélange(1). Ce retour à l'enfance idéalisée qu'évoque aussi Louis Capart, dans Petit Pierre et Murielle ; proche de mon paradis rêvé à moi, à nous devrais-je dire.
Paul Émile Victor se préoccupa de la défense de l'homme et de son environnement dès les années 1960. L'aventurier charismatique et humaniste devient délégué général de la Fondation pour la Sauvegarde de la Nature, fondée par Louis Armand, avant de créer en 1974 le Groupe Paul Émile Victor pour la défense de l'homme et de son environnement. Cela faisait déjà quelques années que se développait ma conscience écologique. J'avais pas 17 piges.

 terre dieu

En 2017 on regarde fondre les icebergs en pérorant sur les raisons et en essayant de trouver le moyen d'en limiter l'impact tout en préservant la sacro-sainte croissance garante de revenus confortables pour les maîtres de l'argent. On évoque essentiellement des causes atmosphériques sans jamais impliquer le facteur qu'on présente comme une des solutions ; le nucléaire. Le nucléaire qui réchauffe les rivières en en pompant l'eau nécessaire au refroidissement des centrales ; au point qu'en cas d'étiage trop fort, et périodes chaudes, qu'on nous présente comme canicule ; comme si je n'avais pas connu plus chaud, moi qui ai bossé au grand air ; et donc d'autres avec moi qui ont oublié ; on se voit obligé de diverger les réacteurs. Ce nucléaire dont pendant des années on a jeté à la mer des fûts, que les courants et la salinité ont abîmés et qui distillent leurs contenus au grès des courants qui remontent vers les pôles. Cette radioactivité source de chaleur qui s'additionne à celle des poussières en atmosphère générées par les accidents ou les essais et qui finissent par retomber sur d’immenses étendues, habitées ou non, mais déjà sur les déserts, de sable, de pierres, ou de glace... De cela on ne vous parlera jamais, continuant à vous faire croire qu'on peut réguler les climats comme on règle un thermostat d'appartement.
D'autres ont d'autres priorités, et voient dans la désintégration économique résultant de la saturation des marchés une catastrophe plus grande encore et rejettent l'eau du bain avec le bébé, fixant leur regard sur l'horizon d'une relance économique à n'importe quel prix. La consommation comme religion.
La consommation comme religion, comme horizon et comme sens avec son corollaire le gaspillage.
Sa conséquence immédiate : l'épuisement des ressources nécessaires à la production.

PANNEAU CONSO

En face et en réactions, de multiples initiatives locales, ici et là, de simples citoyens qui essaient d'éveiller les consciences ; y compris à Niort... Je me demande quel est l'impact réel ?
On est loin d'une prise de conscience pour la majorité quand on vérifie ce que peut constater n'importe quel biffin ou nettoyeur de décharge sauvage.
Je joue aux deux !

28 fin mai (1)

 

28 fin mai (2)

 

28 fin mai (7)

On déniche des cabas qui traînent en ville, décorant les trottoirs, où un mélange d'emballages et de nourriture se dessèche sous la lune ou le soleil.
Quelques kilos de pain ou autre chose...
Si chacun, quand il a de trop, partageait avec son voisin ; et d'abord avec celui qui manque ; déjà on limiterait les dégâts. Ensuite si chacun n'achetait plus que nécessaire, en se libérant de la jouissance de l'achat pour se donner l'impression d'exister, on ferait un autre pas. « Faire des courses » est devenu fête, ludique ; ça se substitue à de multiples loisirs. J'ai eu l'occasion, il y a 17 ans, de discuter de ça avec un directeur de supermarché... On va acheter pour se distraire, y compris le dimanche. La plupart des fêtes qui ont encore du succès sont dénaturées au prétexte de « laïcité », mais en réalité de consommation. Celles qui n'ont pas généré suffisamment de ruée vers la consommation tombent en désuétude et ne concernent plus que quelques poignées de fidèles nostalgiques (religieuses ou laïques).
Vous attendez beaucoup des « grands » qui paradent sur vos écrans, mais vous êtes comme eux, pire peut-être, parce que vous n'avez même pas l'idée de tirer profits des économies que vous pourriez faire, en dehors des bienfaits pour la planète, en contrôlant votre consommation.

 

sentier lumiere( 1) Le paysage des mers du Nord de l'Europe « où tout se mélange » ; image employée par Pythéas (en grec ancien Πυθέας / Puthéas) explorateur grec originaire de Massalia, qui fut l'un des plus anciens explorateurs scientifiques ayant laissé une trace dans l'Histoire (voyage jusqu'en Arctique entre entre -330 et -300 )

 


vendredi 26 mai 2017

Histoire illustrée selon le petit Latruie [voir note (1)]

coq fougueux_2Il ne s'agit pas d'une de ces « histoires » qu'on appelle aujourd'hui des contes et qu'on bonissait aux mômes sages, le soir à la veillée, après le souper avant que d'aller se pieuter. Non, c'est là la Grande Histoire, la nationale, la vraie, la seule qui serve à nomenclaturer les populos suivant leur appartenance ethnique et ethnoculturelle ; la notre en somme, un peu la mienne, puisque je suis natif de cette partie du monde, mes ancêtres y ayant reproduits depuis au moins l'âge obscur des cavernes, ou en tous cas des Gaulois . Ces fiers coqs de combats et vaillants reproducteurs qui permirent aux poules de Marans de produire ces incomparables œufs roux qui font aujourd'hui la fierté de quelques rares aviculteurs ; bio pour certains d'entre eux. Une denrée rare.

 recup sam (1)

Ce qui n'empêche pas certains d'en jeter au prétexte qu'ils sont fêlés. On en a récupéré au mitan d'emballages, qui ont fait notre régal. Mangés depuis un bon bout, on n'est pas plus malades qu'avant. C'était au mitan d'emballages, dans un sac propre. Comme il n'y avait rien le matin là à six heure, et qu'il était midi, ça ne datait guère...
Mes, nos, ancêtres les Gaulois avaient la gaule et en étaient fiers. Ils la représentaient par un sanglier hirsute en Arverne et chez nous plus particulièrement par un coq annonçant une aube nouvelle où fallait se lever pour aller trimer les pieds dans la glèbe, sabots aux pieds. Il y avait 54 peuples gaulois ; comme autant de cartes du jeu (52 + deux jokers). Marrant non ?
Nos ancêtres les gaulois n'aimaient pas la dinde, et à Noël se farcissaient une oie, après lui avoir volé dans les plumes ; ce qu'elle n'avait pas volé tant elle leur avait demandé de peine. Les nourritures OGM à base de soja importé et de maïs industriel n'existant pas, ça nécessitait de faucher l'ortie, recueillir et broyer le gland, émonder le seigle dont on avait soigneusement abrité les gerbes.
Les bleus, taillables, corvéables et jetables à merci, ciraient les grolles des blancs pas toujours très nets pour les dissuader de voir rouge.
Vous voyez ? La société était déjà structurée en classes, castes, et rôles qui ne disparaîtront que quand l'homme ne sera plus qu'un singe décérébré errant à quatre pattes au mitan des ruines de sa grandeur illusoire. Se traînant parmi les ordures qu'il aimait tant laisser aux mains de l'étranger haï. Chez nous le noir, les maghrébins, le pakistanais. Au Pakistan, les chrétiens minoritaires. Balayeurs et éboueurs étant les seuls métiers qui leurs soient accessibles (source Radio-Vatican). Le chauvinisme s'accomplit dans le racisme et déroule le tapis à la haine tandis qu'on continue de détruire la Terre.

Capture dechets

Capture departements

Je suis tombé là dessus et ça ferait réfléchir n'importe quel imbécile... Mais on continue joyeusement... Même loin de nous la terre est inondée de nos déchets ; et pendant qu'on importe de l'alimentation, on grignote nos terres arables par l'envahissement urbain parce que plutôt que restaurer et rénover on construits des sam'suffit alignés au cordeau en matériaux douteux quant à leur impact écologique.

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connards

 L'incontestable supériorité de l'homme sur l'animal est démontrée chaque jour. Ah oui, enfin, il y a quelques conservateurs tout de même. La photo du sapin là, en dessous, je l'ai faite cette semaine ! Et le plus rigolo est que je venais de récupérer un cabas "Joyeux Noël" quelques rues plus haut ! *:)) Marrant

SAPIN 23 mai 2017 (8)(1) Parodie du «Petit Lavisse» qui est à l'enseignement de l'Histoire ce que le «Gaffiot» est à celui du latin ou le «Lagarde et Michard» à la littérature, qui sont restées gravés dans la mémoire de générations d'écoliers.
« Tu dois aimer la France, parce que la Nature l'a faite belle, et parce que l'Histoire l'a faite grande. » Ernest Lavisse (1842-1922) ; aujourd’hui ce serait plutôt : « Tu dois conchier la France défigurée et travailler à sa destruction finale ». Beaucoup de Français vivent comme s'ils n'avaient pas de pays ; qu'ils soient natifs ou pas d'ailleurs.

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jeudi 18 mai 2017

Humeur noire

 elephant rodin_2Honni soit qui mâle (1) y pense car il s'essuie comme Rodin avec des cartes du destin du dernier roi maudit. Un promoteur  de marque de shampoing grand pourvoyeur de plantation de pseudo forêts d'alignement OGM ; l'antithèse de la biodiversité ; a réussi à se faire embaucher comme sinistre de l'écologie sous la direction attentive d'un contempteur d'Areva et tout le monde est content, y compris les écolos estampillés, toujours aussi naïfs.

18 mai 2017 (24)

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 Et tandis que défèque le panseur (2) « Niort ville propre » cultive l'art de dégoûter ma petite nature. Un voyage dans les cagoinsses publiques à sept plombes du mat en est déjà un aperçu. On se lave les pognes où, là ? De toute façon y'a pas de savon, et j'irais utiliser le mien (j'en ai, oui) ailleurs...

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 Le patron du « Parvis » (3) m'a assuré de son mépris et je le lui rends bien. C'est une autre histoire que je raconterais un de ces quatre si je crève pas avant ; ce qui me ferait des vacances ; mais dores et déjà, il risque de découvrir que froisser un sorcier ça porte la poisse... Et y'a ni empruntes, ni ADN, ni lien de complicité possible...
Niort est, et reste une ville de merde. Je vais y crever et ça me fait chier. Ça se prends pour le nombril du monde, ça vous juge à l'apparence, toujours à m'agresser sur mon apparence ; ça se croit toujours mieux que n'importe qui, mais faut voir à quoi ça ressemble en réalité ! Pas un pas sans trouver une merde ! Pas dix sans un gaspillage ! J'ai encore collé des demi-sandwiches aux déchets verts ce matin ! Évidemment ramassés dans la rue à traîner.
Des boîtes à livres avaient été installées il n'y a pas plus de deux mois je crois ; déjà serrures bousillées et portes qui ne ferment plus sur une partie d'entre elles. J'ai sauvé deux beaux bouquins de la pluie ce matin. Mais ça m'emmerde ! Des bouquins j'en ai des milliers ! J'avais entrepris de leur refiler ce que je ne veux plus voir... Je fais comment maintenant ? J'y ai même ôté des ordures de leurs boîtes ! A qui je vais pouvoir filer mes livres ?

canonisation de Jeanne d’Arc_5

Il fut un temps, en mémoire d'Histoire, où de légendes, où les chevaliers combattaient les dragons ; les bergères sacraient les rois et contraignaient les Bretons au Brexit avant la lettre... Les Jeanne d'aujourd'hui sont des gros Jean avec l'amère impression de combattre des moulins à vent à l'ombre des fantômes du passé.

chantier 2

(1) Non, il n'y a pas de faute à « Mâle » : je joue avec les mots, comme jongle avec les maux... Pigé ?
(2) Même topo que (1)
(3) Non j'ai pas foutu les ripatons dans son boui boui. Même pour dix mille balles je le ferais pas ! Tant qu'à poser son cul à une terrasse, y'a le bar du marché, à côté, qui, sans être hyper-folichon en raison de certains clients, est tout de même plus sympa ! Et y'a beaucoup mieux rue du Rabot ou Sainte Marthe...

mardi 16 mai 2017

Blues de Terre

Capture VIE DE MERDE_2

ɹıɹɟɟnos ɹnod ǝɹʌıʌɹns

Et désespérer d'en sortir

oɹnǝ un ǝɹıɐɟ ɹnod 08'0 ǝnbuɐɯ lı puɐnb

ς'єรt lค Ŧเภ ๔єร ђคгเς๏tร

Ais-je écrit sur FB... Ou est-ce souffrir pour survivre ? Il y des jours où je me suis demandé si la lutte contre l'adversité ne me tenait pas en vie, malgré moi quasiment. Dégoût du monde, dégoût du politique, dégoût de tout et même de moi...
Ça sert à quoi tout ça ? A part se précipiter à l'abîme.
Le nouveau monarque par intérim a nommé son premier sinistre, inconscient de n'être qu'un papillon quasi-éphémère à l'échelle de l'univers ; mais un battement d'aile peu suffire à tout chambarder. L'effet papillon n'est pas une illusion. On voit à son histoire que l'écologie est le cadet de ses soucis.
Entre nous, vous ne valez pas mieux. J'en suis au désespoir quand je vois vos restes et votre gaspillage utilisables... Cela alors que, comme je disais, il nous manque encore 0,80 € pour en faire un. Que la planète crève, ce sera non pas d'un mahousse astéroïde mais bien parce que vous l'aurez épuisée. J'en suis à me demander comment ça se fait que j'ai encore un logement, et vous, vous gaspillez tout.Le pain lui-même n'est plus qu'une merde jetée quotidiennement.

 

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Un cabas trouvé à traîner sur un trottoir par exemple ; ou une poubelle que je n'ai pas eu besoin d'ouvrir puisque elle a perdu son couvercle. Détails que vous trouvez sans importance, mais multiplié à la puissance 70 millions d'abrutis ça finit par faire de la masse. Surtout que c'est tous les jours. Je sais, je me répète et c'est lassant, surtout pour des gugusses qui se fichent du tiers comme du quart. Gaspillage fruit du relativisme auquel les médias, réseaux et l'opinion dominante vous portent.
" Il y a longtemps que la recherche du Beau en art et la recherche du Bien dans les relations sociales ne sont plus la norme. Mais sans doute que la société prend un virage plus inquiétant encore : celui du cynisme mercantile qui met tout au même niveau, ridiculise les vertus et discrédite les grandes œuvres d’art (Mozart est au pire vu comme ringard, au mieux mis sur le même pied que Lady Gaga).

Ceci peut sonner l’avènement d’un monde qui n’a plus que pour seul horizon la consommation effrénée de biens de divertissement de plus en plus vulgaires et de plus en plus superficiels. S’ensuit alors une spirale infernale entraînant les masses dans un abrutissement de plus en plus abyssal et une absence de normes vertueuses.", écrit Sébastien Morgan ; il a affreusement raison.

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Un autre cabas à traîner, et ce n'est pas dans une arrière-cour d'une ruelle de périphérie, non ! Nous sommes place de la Brèche, fierté touristique dont s'enorgueilli la ville,  à Niort, plusieurs heures après le ramassage des poubelles.

CRESSON (2)

Et sans même avoir à fouiller, sur le dessus, une barquette de cresson non ouverte ! Déjà, là, le satané plastique qui pointe sa tronche, et dont on pleurniche après qu'il va empoisonner les océans. Je connais des vendeurs de cresson vrac, au marché, autrement plus sympathiques qu'un anonyme supermarché, et beaucoup moins cher. Mr Martin par exemple, sur le parvis des Halles le Samedi. Le seul avantage, là, c'est que l'emballage sous vide l'a préservé et on a pu se faire une bonne soupe. Moi, si fragilisé par la maladie, j'en suis pas crevé voyez vous *:)) Marrant En dépit des pronostics d'un toubib, il y a quelques années, qu'aurait sans doute bien aimé, et voulait m'humilier selon le précepte très en cour chez les gens biens, socialistes y compris, que récupérer est honteux, quand ce n'est pas un crime... Désintégration des valeurs...*X( En colère

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Un autre dépôt, le carton, même jour, même secteur ! Et une partie de son contenu... Soit dit en passant et rien que pour vous embêter ; les marrons on les a mangé. Ben vous voyez, j'ai pas été plus malade que d'habitude... Et je n'ai pas fouillé de poubelles. Je me suis contenté de ce qui traîne au sol, interdit par le règlement municipal du reste. Je suis bien gentil d'éviter une amende au contrevenant. Encore que dans ce cas précis, l'identifier aurait été difficile. Néanmoins je crois que j'y suis parvenu ; cependant mes méthodes ne s'apprennent pas dans les écoles de Police *:)) Marrant
Je n'en finirais pas sur ce chapitre. Il y a des dizaines de photos, des centaines même, que je ne publierai jamais. Je suis à ce point écoeuré, je perds du ressort face aux autres problèmes conséquents, consécutifs et affèrents à la lente destruction de la Terre. Je signe des poignées de pétitions qui le plus souvent sont des coups d'épée dans l'eau. J'évite à quelques bouteilles de dériver jusqu'à la mer aussi...

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Tenez, celle-là est un exemple entre mille. Je ne la prends pas au hasard tout à fait. C'est que j'ai mis 15 jours avant de me décider à la ramasser... Sous le nez des éboueurs qui passaient *O:-) Un ange. Peut-être y serait-elle encore si je n'étais intervenu. Niort Ville propre !
Et il n'y a pas que les détritus le long des rues et le gaspillage alimentaire. Depuis ce matin je suis équipé en espadrilles neuves pour l'été, si du moins je survis jusqu'à la fin. Et tant d'autres choses...

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Il y a des jours où je me perds en conjecture ; la poche est espagnole et la boîte de gâteaux est Basque ! Comment cela a-t-il pu atterrir sur un trottoir niortais ? Franchement ? Entre Bayonne et ici, 370 à 400 bornes, ils n'ont pas eu le temps de les boulotter leurs pains au chocolat ? Peut-être est-ce là la boulangerie de Monsieur Copé ?

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Il y a aussi le fêlé de service ; je croise des scènes du genre régulièrement ; qui jette les oeufs intacts avec les oeufs ébréchés, dans leur boite d'origine (tatouage faisant foi) dans... Un container à verre !!! Ce dernier, à l'abandon depuis plusieurs mois à un carrefour de rues très fréquenté est plein de tout sauf de verre semble-t-il.

LUMINAIRE

Et ça ? J'ai raté la photo dehors ; à quatre plombes du mat' sur la place saint Jean ! Avouez que c'est fort de café. Il n'était pas seul ; y'avait un paquet d'emballages étalés par terre, que j'ai collés à la poubelle de ville à côté, et aussi une écharpe à pompons. Cette dernière, on la collera aux objets trouvés à tout hasard un de ces quatre, comme le galure de l'autre jour... Sans conviction, mais on trouve tellement de choses qu'on ne comprends pas.
Je consterne et je désespère à côtoyer tout ce gâchis. J'écris pour ne pas hurler mon désespoir face à la connerie monumentale qui vous tient lieu de raison. Ça m'occupe un moment...
Il faudrait un miracle pour transformer ma vie ; ça ne sauverait pas la planète et son humanité pour autant ! Il en faudrait un autre, et bien plus grand ! Les miracles, c'est à l'échelle de l'histoire de l'humanité ; juste celle-là ; inversement proportionnel à la densité démographique et inférieur au nombre d'Avogadro. Ça se réalise à l'échelle homéopathique, avec toute la lenteur qu'il lui sied. C'est le genre de chose qui ne se commande pas. Et vos bergers élus par matraquage publicitaire vont vous précipiter toujours dans la même direction, et vous continuerez d'en rajouter une louche chaque matin, consciencieusement, volontairement même.

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vendredi 12 mai 2017

Tranche/tronche de vie

jrt eau (3)Complètement cassé, fatigué, les yeux dans le vague, il est dans les cinq plombes du mat', le cul sur le marbre du banc, je broie du vague à l'âme. J'ai marché pour oublier, et finalement j'ai rien oublié parce que malgré que ce ne soit pas jour de poubelles du quartier, j'ai trouvé des merdes à traîner.

Smurfin'Je me sens comme un Schtroumpf qu'aurait perdu sa salsepareille. Le bruit de l'eau me berce. Nous sommes l'anniversaire de Confucius et ce serait un bon jour pour méditer sur le sens de la vie, mais en cette ère sans âme, c'est plutôt le temps des confus qui sucent pour quelques roupies de sansonnet ou une parcelle de pouvoir, ce pouvoir maudit par Louise Michel, La Boétie, Sébastien Faure voire Jésus à l'occasion. Je suis à me dire que je suis con de ramasser ces canettes et poches qui traînent, gratos, tout ça juste en échange de mépris. Mais en même temps, une poche ramassée, c'est toujours une qui n'ira pas étouffer un veau, une tortue ou un poisson. Satané plastique ! Et puis je n'ai pas complètement perdu mon temps pour mon propre compte, puisque dans un de ces dépôts sauvages dont la ville a le secret, j'ai trouvé un paquet non ouvert de biscottes ; plutôt des toasts, mais justement, c'est meilleur.

 

biscottes

 

biscottes 2

 

rocher

 

Délicatement posé sur une boite de chocolats rochers à la liqueur, sur un relais électrique... Pas mal comme coup. La boite de choco, c'est du vice : il en reste UN dedans ! UN SEUL ! L'art du gaspillage volontaire et délibéré ou l'alcoolisme atavique ?

yaourts (2)

 

 

yaourts (1)

 

A dire vrai l'autre jour, c'était encore plus fantasque : une poche sur un banc, à 6 h du matin. Dedans deux yaourts et une banane. Elle je l'ai boulottée de suite *;) Clin d’œil J'avais la dalle.
Comme salaire, finalement, c'est pas si mal. Mais aujourd'hui j'aurais aimé faire un peu mieux, juste histoire de me consoler. Je me dis que je vais rentrer, j'ai les jambes lourdes... Et c'est là que la voix qui guide ma voie éclate ! Enfin, est-ce la même ? Faire autant de barouf pour le peu qui a suivi... Il est vrai que depuis quelques jours je suis à deux doigts de la corde porte bonheur pour qui la récupère ; me tirer de ma torpeur nécessite sans doute le grand jeu. Flashes intermittents qui occultent complètement l'éclairage inutile de la fontaine à cette heure où il n'y a personne ; à part moi, mais moi je ne compte pas. D'ailleurs je m'en passerais ; comme de ce qu'on gaspille de l'énergie pour un jet d'eau en pleine nuit. « On » ( ?? je ne sais pas l'identité) me laisse le choix, mais me précise un parcours bien précis. J'en ai fait une image par capture d'écran et surlignage pour bien montrer que c'était pas si évident, et que fallait du courage tout de même dans mon état.

 

Capture parcourSuivant le sens de mes flèches et le parcours jaune, j'ai suivi encore une fois la trace du petit Poucet. De loin en loin une petite pièce rouge... Je me suis fait 50 cents comme ça ! Cinquante deux très exactement. Dérisoire ? Ouais mon con ! Quand t'as pas une thune, tu verras si c'est dérisoire ! J'ai un ou deux commerçants qui me les reprennent ; ils sont tous contents parce que ça limite leurs pertes de temps à la banque. Paraît qu'au contraire des autres pièces, c'est une vraie galère à obtenir ! Et moi je suis tout content, pour un rouleau ou deux, d'avoir une jolie pièce et en plus le droit de bâfrer l'assiette de présentation*;) Clin d’œil A part ça c'est dérisoire... Comment les gens font-ils pour perdre autant de thunes ? Parce que sur l'année, j'arrive quand même à quelques dizaines d'euros ! Oui, je note sur un calepin : tel jour, 0,10 € ; tel autre jour, 0,07 etc... Je suis TOUJOURS guidé, mais là, ce jour là, ça a été le grand jeu. D'habitude ça se manifeste comme ça pour des choses importantes. Mais je suis en ruine et ne fonctionne plus pareil non plus. Y'a de ça. N'empêche qu'avec ces manifestations,  je me sens comme un mutant. Parce que je vis ça aussi simplement que quand vous allez pisser.Tandis que vous, vous l'habillez de considérations vaseuses ; soit qualifié de folie, de charlatanisme, ou alors de théories occultistes, voire new age, à la mord moi le noeud. Tous ceux qui s'encombrent de grandes théories autour de ça sont souvent des rigolos ou des égarés, parfois des escrocs même. Ils instrumentalisent une capacité naturelle de l'âme comme les politiques instrumentalisent vos sentiments, ressentiments ou humeurs, vous comprenez ? Je me retrouve isolé avec ça et ma manière de le vivre. Ça ne sert pas que sur ce terrain là... Bien d'autres aussi... C'est aussi à cause de ça que je sais depuis un bon bout que le petit robot qu'anticipait Maxime est déjà là ; le meilleur des mondes est servi, le crépuscule des Dieux aussi, en une gigantesque soupe à la grenouille où certaines se croient encore devenir plus grosse que le bœuf avant que le vent et le feu ne les réduisent. Je suis une ruine à gueule de Métèque qui ne sait plus très bien à quoi ça sert ce que je fais. Les écolos auto-proclamés, eux-mêmes, s'empêtrent dans des théories fumeuses au nom de la mode requalifiée progrès. Un exemple à travers les anti-OGM, pas pris au hasard, qui s'opposent à la culture mais en veulent bien à des fins médicales ! José Bové soi-même. Je regrette mes chéri(e)s, mais pour qu'un traitement soit à la portée d'autre chose que des élites telles que Macron et son conseiller transhumaniste Attali, il faut que le matériau soit disponible en grande quantité. Donc produit en grande quantité.Donc soit on s'oppose vraiment, soit on accepte la production à grande échelle. Personnellement, opposé à cette technique pour un tas de raisons ; la première étant l'impact sur la dépendance économique des producteurs, la deuxième sur la biodiversité, et d'autres encore ; j'ai refusé totalement d'y souscrire. Diabétique à 4 grammes à jeun, j'aurais dû être mis sous pompe à insuline. Sept ans que je tiens le coup ! Mon cancer me fait plus de mal que le diabète ;) Quoique lui aussi, je le tiens plus ou moins en respect. Parce que voilà : TOUTES l'insuline du monde est produite à partir de porcs OGM. Je me demande d'ailleurs comment font les musulmans. Je parle dans les pays de cette confession bien sûr ; parce que chez nous on n'a droit qu'aux confessions imaginaires quelles qu'elles soient ; sauf quand elles cirent les pompes des bénéfices boursiers. On vous enrobe ça de qualificatifs genre “laïcité”, “liberté”... Liberté ? Liberté de faire caca où on vous dit de faire. Et vous souscrivez comme un seul homme. Ce n'est pas ma pomme qui vais changer tout ça... Alors oui, je me demande à quoi ça sert ce que je fais. Y compris ramasser des merdes. Il y en a tellement ! Juste à pouvoir dire : “mézigue, je peux ouvrir ma tronche, je ne me contente pas de parlote” Mais je sais que mon chemin, maintenant, est ailleurs... Bientôt...

 

buisson roses_3

 


mercredi 10 mai 2017

Pétition censurée

Capture cyberactionJe viens de signer cette cyberaction et si ça vous intéresse, vous pourrez cliquer ICI pour y aller aussi.
Sinon vous pourrez aussi la joindre par l'intermédiaire de ce compte tweeter ci-dessous :

C'est une disposition assez inhabituelle sur ce blog, mais nécessité fait loi... Cette enflure de Facebook n'en est pas à son coup d'essai sur ce chapitre ; je voulais relayer la pétition chez eux et ils bloquent l'url. Ils n'en sont pas à leur coup d'essai disais-je ; l'autre jour, parce que ça n'était pas une pétition, je me suis contenté d'une capture d'écran... Mais de plus en plus ils imposent leur loi anti-démocratique, pour ne pas dire fachiste et censurent tout ce qui ne leur plaît pas. Ils procèdent comme la presse qui nous abrutit de pub, et contrôle de plus en plus nos manières de penser et mode d'expression. Dès fois qu'on marcherait hors des clous libertariens et transhumanistes si chers à Macron...
Le contrôle de la presse devient une véritable toile d'araîgnée. Maintenant, pour regarder les chaînes publiques TV sur PLUZZ, ce n'est plus possible (depuis hier soir) sans être abonné. Le principe est de vous chouraver votre liberté et de savoir à tout moment ce que vous faites jusque dans vos cagoinsses. Ainsi on sait ce que vous regardez, quand etc... Et comme la plupart des téléphones et PC sont munis d'une caméra, on peut même vous regarder au travers à volonté. Ce n'est pas une intox de complotiste ; Zuckerberg soi-même masque sa caméra, c'est de notoriété publique !
Le meilleur des mondes est servi !
D'ailleurs je sais déjà que demain matin, ou tout à l'heure, je vais devoir bidouiller ma box, parce que chaque fois qu'ils me censurent, ils en profitent pour neutraliser ma connexion... Je m'étonne d'ailleurs que ce ne soit pas déjà le cas...
La photo de conclusion, c'est un tableau peint à la main sur toile, déniché sur une de ces décharges sauvages dont Niort a le secret ; j'ai balancé le cadre trop esquinté, mais gardé l'œuvre que je trouvais jolie.

tableau 9 mai (2)

mercredi 3 mai 2017

Niort ville propre ?

Capture NIORT 2017Dites-moi que je rêve debout là ? Niort décoré pour sa propreté ? Quand on voit tout ce que je trouve à traîner à longueur de rues ; j'avoue que je reste dubitatif. On va me pendre pour une mauvaise langue du coup ! Pourtant, non seulement je contribue bénévolement à la propreté locale ; j'évoque dans mon dernier papier, une anecdote à ce propos, sur l'autre blog, même si ce n'est pas le sujet de l'article ; mais au milieu de ces détritus, je trouve en plus des choses tout à fait consommables.

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Il y a les points récurrents ; ces milliers de petits bouts le long des rues ; j'ai nettoyé le premier et le denier endroit ; il y a aussi ces parcs dont les buissons sont pleins de canettes vides ; on en trouve aussi au long des rues. Tenez, l'autre matin, j'étais top fatigué pour continuer mon chemin, je me suis posé place du roulage et j'ai appelé ma chérie qu'elle vienne m'aider à ramener mon sac. Il faisait froid, alors je me suis mis à ramasser les canettes. C'est une douzaine que j'ai mis à la poubelle, mais il en restait d'autres. Il y a aussi les dépôts sauvages récurrents et évolutifs. Cour saint Marc par exemple... J'en ai parlé maintes fois.

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Ça commence petit, puis ça grossit, doucement, mais sûrement... Et encore : là c'est nettoyé régulièrement.

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Un autre point récurrent. Il a encore grossi depuis la photo. Pourtant il avait été repéré par les services techniques quand il était tout petit : il portait la marque verte. C'est d'ailleurs pour ça que je n'y ai pas touché alors que c'était un jour de ramassage. Le nombre de fois pourtant où j'ai nettoyé là ! Normal, c'est "mon" container à papier. Du coup ça fait trois semaines que ça grossi ! J'en connais plusieurs comme ça.

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Et les abords du Temple, toujours aussi respectés. Mépris total du patrimoine. De toute façon, les abords de l'église Notre Dame servent aussi de dépôt occasionnels, et de chiotte à chien ; mais ici, c'est régulier, quasi quotidien, et en plus ça sert de pissotière, ça pue. Un coup de karsher ne ferait pas de mal. 

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Et puis il y a toutes ces rencontres inattendues et impromptues qu'on fait au coin des rues. Parfois je nettoie, parfois pas, ça dépends de mon humeur et de mon état. Je pourrais en aligner des dizaines... Sans compter que je me suis demandé, depuis que je n'y suis pas allé, si le bois de la tranchée et les abords du chemin du troisième millénaire ont été nettoyés ? C'est ce que j'ai montré à la puissance cent. Que les services techniques essaient d'en venir à bout je veux bien, mais dire que Niort est une ville propre, faut quand même pas déconner !
Quand je vois ça, je me demande comment on peut se fier aux résultats de ce que ces prétendus citoyens déposent dans les urnes ! Pas s'étonner après si le résultat est pour le moins douteux.

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mardi 25 avril 2017

Une carte postale

hérisson_2017 (2)C'est un des derniers hérissons que j'ai vu vivant ; le dernier que j'ai pu photographier je crois. Il allait son bonhomme de chemin, un peu perdu dans la rue après s'être échappé d'un jardin. Je pensais que malgré le malin plaisir que vous prenez à les écraser et en dépit des antilimaces qui les empoisonnent à coup sûr ; puisqu'escargots et limaces constituent une part importante de leur nourriture ; avec les insectes ; ils arrivaient encore à subsister. Hé bien non, eux aussi bientôt seront effacés comme un exercice sur un tableau d'écolier qu'on fait disparaître d'un coup de chiffon. Ah oui, je sais, je date, ça n'existe plus le tableau noir et la craie, comme n'existent plus tout ce qui a constitué l'ossature de ma structure morale, culturelle, spirituelle, biologique même. Qu'importe, l'image est bonne. Une partie de la presse s'en est alarmée récemment, entre deux calembredaines politichiennes. Le jour de la Terre parce que ce jour là faut se peindre la gueule en vert et sembler se soucier de quelque-chose. C'est pourquoi je préfère vous renvoyer au Démotivateur et son article "70% de hérissons de France ont disparu en moins en vingt ans", plutôt qu'à n'importe quel baveux qui sert d'abord les intérêts d'actionnaires qui n'en n'ont en réalité pas grand chose à faire.  Et tant pis si c'est pas ce qui se fait de mieux en matière d'écologie ; je boycotte tous les sites qui font la chasse aux ADBLOCKS ; et je ne vais pas leur faire de la pub !
Le Hérisson et moi c'est une histoire familiale et une histoire d'amour. Comme les hirondelles et les martinets. Ma mère en avait apprivoisé un, pendant l'occupation et trouvait le moyen de le nourrir de miettes de ses rogatons ; lorqu'il est décédé, elle et ses frères lui ont fait un enterrement digne d'une Altesse. Il est vrai que je puis être fier de mes racines du côté générosité. A combien de fuyards et de résistants ont-ils donné asile et couvert en dépit des privations ? Quant à moi, je n'en finirais plus de raconter mes aventures avec les hérissons. J'allais en forêt la nuit, uniquement pour eux, les voir, les entendre fourrager dans les feuilles...

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Comment se fait-il qu'en voiture lorsque nous en avions une, nous n'en n'avons jamais écrasé ? Il est vrai que nous boycottions les autoroutes ; même aux temps friqués où nous pouvions nous offrir un resto par semaine et filer en plus de la thune à des mecs faisant la mangave. Les temps ont bien changé pour nous. N'empêche qu'en ce temps là, nous n'en n'écrasions pas ! Preuve que c'est souvent une volonté délibérée ! Comme tant d'animaux du reste, ainsi que le montre ; poignée de clichés dérisoires parmi des milliers que j'aurais pu faire ; mon album Victimes.
Tout le monde en réalité, en dehors de quelques grands enfants comme moi, n'a rien à foutre des hérissons, comme du reste d'ailleurs. Il suffit de voir les emplumés qu'on a au deuxième tour, et l'indigence de leurs programmes écologiques, pour le comprendre. Ces gens là sont là parce que VOUS leur avez donné votre voix. Sauf les abstentionnistes bien sûr, qui eux, soit sont dégoûtés, soit se fichent de tout. J'en parle sur l'autre blog, une flopée de papiers ces temps derniers.
Ah quand il s'agit de sauver des Pitts et des Rotts, là y'a du monde ! Bien assaisonnés que vous l'avez été par les médias qui ont ainsi servi la soupe aux marchés du gaspillage et du massacre de la biodiversité au détriment des biotopes et du reste du vivant. On surproduit pour jeter, et pour limiter ce qui sera jeté, on produit des aliments pour animaux, ou on brade. Ça inquiétait un pote récemment...

youri_2Reflet de l'état de note monde qui multiplie ainsi les inepties juste pour son propre confort mièvre emprunt de narcissisme. On produit juste pour nourrir pléthore de bêtes de compagnies complètement dénaturées parce que déconnectées de ce pour quoi elles ont été sélectionnées. On voit des Husky sous le soleil torride de la méditerranée en été par exemple. Leur psychologie s'en ressent, et après on se retrouve avec des animaux névrosés qui deviennent agressifs sans raison apparente. Sans compter ceux qui réveillent leurs vieux instincts en donnant soit de la viande fraîche, soit des aliments sur-aromatisés. C'est bien gentil les animaux de compagnie, mais il y avait des races sélectionnées pour ça autrefois. Aujourd'hui on choisi uniquement sur des critères esthétiques et on ne sait pas toujours, pas souvent même, contrôler sainement la situation dans des conditions souvent inadaptées. Cette pléthore résultante de la mode entretenue ; soupape du mal-vivre moderne ; génère une production massive, une consommation massive, de produits alimentaires. Ça affecte certains d'ailleurs. J'ai une copine qui s'est mis en tête de sauver les souris et les rats ; devenus aussi animaux de compagnie, ce qui me fait rire, moi qui suis né dans une ferme, où le rat et la souris constituaient les ennemis de nos réserves de blé pour les poules. Mais c'est le monde moderne. Et la copine fait des pieds et des mains pour arracher à leur destination des rats et des souris destinés à nourrir les serpents qui sont aussi des animaux de compagnie désormais. Il est vrai qu'en dehors de ces studios sordides où des allumés les gardent en cage étroite, comme j'ai vu il n'y a pas si longtemps, il n'y a plus beaucoup de serpents non plus dans la nature. Normal, ils attrapent les rares souris survivantes empoisonnées aux raticides.
Et on en gaspille ! J'ai encore récemment mis la main sur un demi-sac de croquettes pour chien non périmées ! Je ne me contente plus de biffer pour mon compte : je biffe pour les animaux des potes !
Mais le gaspillage on a l'habitude. Tenez, rien qu'en aliment humain, les derniers trucs que j'ai trouvés à traîner avec d'autres choses dans un carton directement à même le sol, une nuit récemment... (non périmé).

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Il n'y avait pas que ça d'ailleurs, mais bon, on va limiter les photos, hein ? Parce que je n'arrêterais pas si je voulais tout publier. Tenez, tant que j'y pense, ce matin j'ai récupéré six rouleaux de papier wc absolument neufs. Ce n'est pas la première fois... Mais je n'avais quasi jamais abordé la question des aliments pour animaux qui constitue un marché exponentiel producteur de nuisances, ne serait-ce que par les usines et le transports, les intrants à la production, et le gaspillage qui suit derrière.
Comme vous ne sortirez jamais de vos considérations ; le monde s'est sclérosé dans son ronronnement d'autosatisfaction dont c'est une dimension ; je crois qu'on peut dire adieu à la nature. Il ne restera bientôt plus que des animaux domestiques plus ou moins dénaturés. Et les hérissons disparaîtront non pas à 70 %, mais bien à 100 %. L'homme aussi est dénaturé. Il s'emmerde dans une vie qui n'a plus de sens ni de véritable idéal. Alors il s'invente des dérivatifs. C'est pour ça aussi que nous n'avons que des demi-portions aux élections ; pas de grands Hommes animés de passion, juste des boutiquiers mesquins motivés par leurs intérêts qui exploitent vos fantasmes et vos peurs. Une France timbrée dans une €urope dégueulasse. Il est loin le temps de notre auguste semeuse qui emblavait nos terres mamelles de la France, où pullulait une biodiversité multiforme et pléthorique qui en constituait la trame, après des milliers d'années d'évolution. Ce n'est plus qu'une carte postale... Comme le hérisson ne sera bientôt plus qu'une photo virtuelle égarée sur la toile, témoignage pour des enfants qui n'en n'auront jamais vu.

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samedi 22 avril 2017

JOUR DE LA TERRE

JOUR DE LA TERRE (1)Les cloches sont revenues à Pâques à temps pour le « Jour de la Terre » ; c'est à dire aujourd'hui. A temps pour sonner le glas de la Terre qu'on assassine et des hommes qu'on tue pour lui arracher ses dernières entrailles. Devant mes photos illustrant le gaspillage quotidien, mon pote Youri, sur FB, m'écrit : « Le constat est sans appel. Multipliez par les 33 000 communes plus les grandes villes... » ; et il ne parle que de la France le copain. Reportez ça à l'échelle planétaire ! Avec bien sûr l’inégalité fondamentale entre les hommes qui fait que pendant que certains dilapident, d'autres manquent de tout. Mon cœur se déchirait l'autre soir quand un compagnon que je ne connais pas, dans un groupe écolo de FB où je suis membre, publiait une photo d'un pauvre africain qui portait en guise de chaussures deux bouteilles de plastique attachées avec des ficelles à ses pieds ! C'était le jour où j'ai récupéré les godasses que je montre dans mon dernier papier, et qui me vont parfaitement. Mais ces jours ci j'ai aussi trouvé quelques dizaines de bouteilles vides à trainer sur les trottoirs, que j'ai ramassées. De quoi méditer.

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« Plus on consomme plus on jette, c'est mathématique. L'économie est construite là dessus mais c'est absurde et suicidaire. On croule sous les déchets et on pille les matières premières. » Poursuit Youri...Et moi de lui expliquer ma dernière trouvaille marquante (parce que y'en a d'autres) :
« Ils sont encore plus fous que je pensais... J'arrivais pas à dormir, alors j'ai commencé par pondre un nouvel article sur l'autre blog ; puis comme j'étais toujours électrique ; je pressentais de la trouvaille à faire ; je suis parti avenue de Paris... C'est loin mais j'y suis allé... C'est pas jour de poubelle aujourd'hui hein ? Mais dans une poubelle de ville, un sac de supermarché, et dedans une partie des courses du mec ! Y'a même le ticket de caisse !! Le mec il a pris le slip (y'a l'étiquette de reste en plus) et laissé les deux produits nettoyants !!! C'est tout neuf ; ça a été acheté y'a deux jours... Tu vois, pour moi, ces gens n'ont pas toute leur tête, c'est pas possible autrement. »
J'ai réagi quelques heures plus tard en réalisant que le ticket n'est pas du petit Leclerc du centre ; qui est tout de même passablement éloigné de l'Avenue de Paname, mais de celui de la zone ! Ce qui veux dire que le mec il est revenu sans doute en bus de là haut ; la poubelle était à coté d'un arrêt ; et a balancé son sac là. Il n'était pas en surface d'ailleurs. Je l'avais aperçu en voulant carrer une merde dans la poubelle, et je me suis dit que s'il n'était pas sale, ça peut toujours servir. Bien m'en a pris. Certes ça ne représente pas grand chose en fric : 1,20 € en tout. Y'a que pour ma pomme ou pour un clodo que ça représente une grosse somme. Mais ça fait du produit qui sinon aurait été gaspillé, et serait allé polluer sans avoir servi.
Non seulement on vit dans un monde où on est obligé, pour des raisons d'hygiène, d'utiliser de la merde, mais en plus on le gaspille.

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Le même jour, parmi un ramassis de détritus traînant sur le trottoir, j'ai trouvé une boite de pilule du lendemain !!! Qu'est-ce que ça fichait là encore ça ? Je vais régulièrement rapporter en pharmacie de pleins cabas de médicaments ramassés comme ça au hasard ; parfois ce sont d'ailleurs des sacs entiers ! Quand ce n'est pas moi qui m'en occupe, ça file en poubelle normale, quand c'est ramassé du moins, polluer notre biosphère.

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Je ne fais pas une sortie sans une trouvaille.
Tenez, ce matin, j'ai fait aussi bien. Les citoyens respectueux de l'environnement abandonnent leurs sacs de restauration rapide sur les trottoirs, en vrac. J'en ai ramassé trois ce matin. Dans deux d'entre eux j'ai trouvé des serviettes en papier propre. Ça me servira de papier WC. Récolte habituelle, puisque ça fait bien six mois que j'ai pas acheté de PQ et auparavant j'avais été cinq ans sans en acheter (mes cahiers de compte font foi ; il ne rentre pas une bricole à la maison sans que ce soit noté). Dans le troisième il y avait une poche avec deux galettes saintongeaises dedans ! Petit dèj' gratos les poteaux ! Si ça avait été un balayeur qui l'eût ramassée, je doute fort qu’il eusse pris le temps de vérifier le contenu...

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Je parlais de respect... Y'a même tous les braves citoyens électeurs qui honorent le mobilier urbain de leur délicatesse ; ma dernière photo n'est qu'un exemple entre mille. Et ça va voter ça ??? Qu'est-ce que ça peut pondre dans l'urne autre chose que des conneries ?
Je n'ai entendu qu'un seul des candidats, à la foire électorale, dire qu'il fallait, relativement à l'environnement, changer de mentalité au niveau de la population ; c'est Jean Lassale. Comme quoi je persiste et je signe : la conscience écologique n'est pas une question de droite ou de gauche ; c'est une question de conscience.
Vous pourrez faire toutes les grands messes écologiques que vous voudrez, accuser l'Etat, le capitalisme ou je ne sais quoi ; tant que vous, vous ne ferez pas un effort, on dilapidera. On assassinera la Terre. Un fleuve, un torrent, la mer même, sont constitués de petites gouttes. Vous êtes chacun une petite goutte, et il vous appartient de vous prendre en main.
Mais la connerie est maîtresse ! Tenez, ce matin, en passant à côté d'une poubelle à emballages qui aurait dû être quasi vide, le ramassage datant de la veille, je soulève le couvercle et dedans une lampe de chevet cassée avec l'ampoule fluocompacte ! Une ampoule parmi les emballages ! Niveau de connerie total ! Ce sont des centaines de constats que je fais du genre où vous mélangez tout et n'importe quoi. Pas fichus de respecter un processus simple.
Tant qu'on en sera là, c'est même pas la peine d'espérer sauver quoi que ce soit.
Les cloches sont revenues à Pâques pour vous les sonner. Et si à vos yeux je suis une cloche au sens « clodo » du terme, vous en êtes d'autres au sens de crétins. Quand j'arrêterai de faire de telles trouvailles, je commencerai à croire qu'on marche vers le progrès, pas avant.

Pain sur FB

jeudi 20 avril 2017

J'ai rêvé d'un autre monde ; d'une autre Terre

TERRE FOUTUE_4J'ai rêvé d'un autre monde ; d'une autre Terre ; ou à défaut, à minima d'une autre France. Ça n'arrivera pas. Avec ce qui se goupille aux élections ; ce grand jeu d'illusion où on vous fait croire que c'est vous qui avez nommés les valets des puissants qui mènent la danse ; j'en touche un mot dans mes derniers post sur Crobadures ; ça n'arrivera pas.
Vous êtes complices ; même ceux qui ne le veulent pas. Je le suis de force à mon corps défendant. La différence avec beaucoup, j'en suis conscient. Mon dernier papier, sur un agneau sacrifié sur l'autel du gaspillage avait un volet caché ; articulation du gaspillage ordinaire, quotidien, qui contribue au massacre général.
Massacre de l'énergie, de l'eau, du travail ; utilisés en vain. Pas assez qu'on soit d'abord des tuyaux à merde. On passe des plombes à faire des belles choses, tout particulièrement la nourriture. On fait un beau gâteau, un plat sublime, on y passe des heures, et en rien de temps c'est bouffé, digéré, et éjecté et ça ne ressemble plus à rien. Déjections chargées de tous les sous-produits industriels qui empoisonnent la nature. Et on continue d'exploiter à outrance, détruire, parce que l'humanité atteint des proportions phénoménales. Nous sommes trop nombreux... Il en résulte une concurrence féroce pour arracher à la planète les dernières entrailles avant épuisement. Pourquoi alors gaspiller ? C'est tous les jours que je vois, récupère ou délaisse, recycle, de la nourriture et des objets que vous avez gaspillé. ET je m'en tiens à ce qui déborde, à ce qui traîne au sol...

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Tenez, cet exemple par exemple... C'était le jour de l'agneau. Mais c'est l'oeuvre d'un des spécialistes de la ville. Depuis qu'il a découvert que je récupère le vieux pain pour les animaux de copains, il a changé de coin. Un recoin près du Temple qui est régulièrement changé en dépotoir. Où les poubelles stationnent en permanence. Quel respect pour le patrimoine par ailleurs.

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Une autre vacherie ; tenez vous bien : c'était dans une de ces poubelles de ville constituée d'un sac transparent et d'un arceau métallique. Le sac avait été changé au plus tard la veille, puisque je l'avais fini de remplir de merdes à traîner et là il ne contenait qu'un carton de pack de bière et une bouteille de Yop vide plus deux ou trois papiers. Inutile de dire que je me suis servi ; le contenant étant propre, et ça se lave les asperges. Moi qui pensais ne pas en manger cette année, je suis content pour nous, mais franchement écoeuré... Il y a ça et tous les autres jours.

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Le premier est mangé depuis longtemps et j'en suis pas mort. Soi dit en passant j'aurai jamais acheté ça ! Les sandwiches en plastique c'est dégueu, mais en prime, ceux d'Intermarché ce sont les pires. C'est le cas là. Pis le reste, ça traînait comme le pain sec tout à l'heure, dans des cabas en vrac... Y'a même un stylo... En fait j'en ai fait deux le même jour (les deux premières photo et la troisième c'est pas le même jour). Oui mes chéri(e)s, rien n'est périmé ! Ce ne sont que quelques exemples dérisoires au regard de ce que je trouve ; et cela même est dérisoire au regard de la réalité... Il y a aussi tout le reste...


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Tenez, la paire de grolles, là, elle est mettable, facilement nettoyable. Les deux photos dessous, c'est le même sac à deux stades de fouille. Les biftons, c'est des jouets, mais... Le lardfeuille, y'avait de la ferraille *:) Heureux De la vraie monnaie, oui ! Ce n'est pas la première  fois ! J'ai retrouvé dedans des cartes périmées (bancaire, magasin...). Du coup j'ai fouiné un peu. Je joue à Sherlock dans ces cas là... Dépôt sauvage suite à un déménagement... Fait commun... Le pire c'est que je n'ai pris que ce qui était par terre. La poubelle à côté dégueulait, mais je n'ai pas eu la force de retourner pour voir avant le ramassage 6 h plus tard. C'est un peu con, parce que les éboueurs ne prennent pas par terre. Mais j'ai une règle : priorité à ce qui dégueulasse la rue. Je suis écolo avant d'être biffin, et, quand c'est utilisable, j'aurais tord de ne pas voir ce qui peut l'être. Ce sont autant de choses qui retrouvent une vie qu'elles n'auraient jamais dû quitter. Juste quelques exemples pour illustrer ma pensée...
Nous n'avons que le pouvoir d'une voix sur les élections ; donc une impuissance totale en réalité ; un pouvoir dérisoire. Par contre nous avons le pouvoir de gérer nos vies, notre consommation. De cela nous devons nous en saisir, chacun ; par effet boule de neige d'accumulation collective de nos actes individuels, on changera la manière de gérer la société par rétro-action des distributeurs qui seront bien obligé de vous fournir ce que vous rechercherez. L'effet papillon, vous connaissez ?

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