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C'est le jour de la Terre à ce qu'on dit. S'il pouvait vraiment servir à faire prendre conscience au citoyen de base de la nécessité de se bouger le cul individuellement sans attendre que les pouvoirs le fasse et ainsi accumuler la pression sur les spéculateurs du monde, ce serait vraiment un grand pas déjà, tant il est vrai qu'on ne construit de grandes choses qu'à partir des petites et il n'est de cathédrale qui ne soit faite de cailloux.

avatar_bulle_CJe célèbre ce jour de la Terre aussi et surtout, sur mon Mikael2012 (clic sur l'image) en rendant compte d'une émission que vous n'avez sans doute pas vu. L'implication de l'article est qu'on ne saurait réduire la société et son devenir à la seule lutte des classes qui ne poursuit elle aussi d'autres buts que le bien-être matériel. Et ce "bien-être matériel" est devenu pour nombre d'entre nous, non seulement une fin en soi, mais une source de gaspillage pendant que d'autres manquent de tout et sont sans cesse poussé vers plus de misère ; non par un processus conscient mais par conséquences collatérales des mécanismes qui président à la production-consommation et des valeurs qui les sous-tendent et dont je touche un mot dans le papier.

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Les grandes catastrophes sont d'abord la conséquence de nos choix de consommation qui nécessitent d'énormes quantités d'énergie. Moins de gaspillage, celui que je dénonce ici, réduirait forcément nos besoins.

v_tements_49Pas plus tard qu'hier soir vers 19 h, j'ai ramassé à trainer près d'un container à verre un cabas plein de vêtements biens pliés et repassés, qui, si je les avais laissés là, auraient immanquablement fini à la poubelle parce qu'éparpillés salis, abîmés. Nous étions à cinquante mètres du Secours Catholique. Ce ne me sera d'aucun profit, rien ne nous convient. Je l'ai fait uniquement pour m'impliquer dans les idées que je défends ici ; et on ne saurait expliquer aux gens sans d'abord montrer l'exemple sois-même du non-gaspillage. Je donnerai ces vêtements à une oeuvre. Peu importe laquelle.

 

C'est la ènième fois que je fais ça. C'est par tonnes que j'ai brassé les vêtements, les objets etc dans cette ville et dans d'autres, dans la campagne aussi.

 

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Il n'y a pas de Pentecôte du Ciel à attendre si nous ne nous aidons nous mêmes. Nous avons hérité d'un paradis et nous créons peu à peu un enfer. Le péché il est là : l'enfer, l'insulte à Dieu n'est pas dans ta culotte mon frère, elle est dans ta tête qui ne pense qu'à ton immédiate satisfaction et ne mesure jamais les implications de tes actes. Tu fustige avec raison le pédophile, mais n'a pas conscience que tu es pédophile. Tu viole ta mère la Terre chaque jour. Il y a quelque chose de sexuel dans notre comportement de prédateur. J'en veux pour preuve les images suggestives employées pour pousser à la consommation ; des pin-ups à vous en faire baver les valseuses chantaient Roland et Elisabeth, les troubadours de l'Union Pacifiste dans les années 70-80... Attardons-nous un instant sur les pubs de bagnoles par exemple ; ça ou l'introduction d'un film hot, y'a pas une grande distance  Et tout est à l'avenant. L'autre volet est l'aspect sous-jacent du "guerrier" enrobé de civilité par un costard-cravate... Mais collons lui une massue et une peau de bête et aura la parfaite caricature du rustre des blagues de l'Almanach Vermot de mon enfance.

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Pour changer le monde, il faut d'abord changer nos comportements et nos valeurs. Comprendre que chaque geste compte et que ce n'est pas en se soulageant la conscience d'un petit chèque à une association qu'on fera avancer les choses ; mais bien en agissant au quotidien, déjà, dans notre approche de la vie. La terre est une, bien collectif d'une explosion de vie protéïforme et nous en sommes responsables. La forme humaine est la seule qui permette une implication consciente. Cela implique de ne pas s'égarer dans des combats de garage, interculturels, mais bien de nous unir collectivement dans un seul but : gêrer notre bien commun à toutes les sois-disant races. Pour être capable de cela il faut qu'individuellement nous vivons sans jeter le pognon et les ressources par les fenêtres. Avant de monter à vélo, faudrait déjà savoir marcher.