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Au chapitre conneries ça continue et je fini par vivre ça comme une routine voyez-vous. Ce carton, avec un oreiller dégueulasse dedans est resté quinze jours devant la gendarmerie, sur un massif sensé être décoratif mais qui sert essentiellement de dépottoir et de chiotte à canidés. Je l'ai embarqué ce samedi pour la déchetterie du Vallon d'Arty parce que j'avais un chargement de dégueulasseries et vacheries à y porter.

Je disais dans un précèdent papier que c'était ni de gauche ni de droite ce genre de comportement. Au cours de mes deux derniers raids récupération d'objets recyclables, j'ai fait main basse sur des fournitures scolaires utilisables ; encore oui. Hors, grâce à des indices solides je sais que l'un des gaspilleurs est d'extrème gauche, et l'autre d'extrème droite, ou au moins "droite nationale" la plus à droite... catholique praticant proche de l'intégrisme. J'ai pas fini de trier, alors je montrerai rien. Il n'y a aucun rapport avec ce carton. Mais mes potes de Ubuntu (clic)savent que je ne débloque pas, eux qui reviennent d'une livraison au Ruanda à une école et dont une partie du chargement venait de mes récups !

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Y'a pas un trou où on trouvera pas fourré un détritus, une canette. Ici dans un soupirail de cave. Quelle idiotie !

Je l'ai otée, elle est au recyclage... avec quelques dizaines d'autres. j'vais pas tous vous montrer, on n'en finirai pas. J'en ai encore ramassé une poignée ce matin dans mon quartier à six plombes alors vous savez...

 

 

 

2011-07-10_165133Y'a pas un trottoir où y'a pas un détritus. Souvent de la nourriture aussi. Le contenu de cette poche est allé au déchet vert. Qu'en faire d'autre ? Hein ? Mais j'ai beaucoup mieux au chapitre gaspillage de nourriture.

J'aurai pu en trouver des dizaines d'aventures du genre, mais c'est la dernière en date, et, somme toute, assez marante.

J'étais parti dans la zone because c'est les soldes et, non pas que je courre après, mais c'est plus que nécessaire pour certaines choses. Fau savoir que depuis mes gros ennuis de santé, j'ai considérablement maigri, et, à part deux futals en janvier ; en solde ; j'ai pas racheté grand chose... Pas compliqué, la plupart de mes frocs j'ose plus les porter : on dirait quand je suis dedans que bébé à fauché celui de son papa obèse, vous voyez le tableau ?

Comme d'hab' j'avais des tas de trucs à faire avant et j'étais là-bas un max d'une plombe avant la fermeture... Du coup je suis sorti juste au moment du bouclage. Bonnes affaires : deux futals à moins 70 %... Je sais, c'est pas très écolo comme procédé, mais j'ai absolument pas les moyens de faire autrement. Les secours ? J'suis pauvre mais ne bénéficie pas des minimas sociaux okay ? Pas même la CMU, c'est clair ? Je dis ça pour les pinailleurs ; y'en a toujours. Et voilà, je traversais le parking en diagonale, à pinces, quand mes sens toujours en éveil se sont mis en alerte... Là, bas, derrière par rapport à moi mais dans une zone que je n'avais pas traversée un mec me semblait occupé, accroupi, à jeter des trucs rouges sous le buisson décoratif, pièce par pièce... Puis il s'en est allé. Dans ma tête ça a fait tilt : trucs rouges => tomates => jetées parce qu'elles ont touché le sol. La poche a dû défoncer.  La plupart des gens ne savent pas que les légumes poussent sur le sol. Parfois il est vrai sur des bâches plastique, selon les nouveaux critères agro-induistriels. C'est plus hygiénique, y'a pas ! C'est vrai : quand le chien de la ferme, les rats, les bestioles en tout genre et même parfois le saisonnier, pissent dessus, c'est désinfecté !  Ca stagne dedans, bien mariné, quel régal !

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Voilà, à droite les tomates et à gauche ce qu'on en a tiré ; une seule était bonne pour le déchet vert ; on a donc 1 kg 500 de préparation base pour faire de la sauce tomate. Sans adjuvant, sans sucre, sans sous produits du maïs et de l'industrie pétrolière dont tous vos coulis et autres sauces sont gorgés. Par contre y'aura des herbes et de l'ail (vous verriez nos placards : ça dégueule de bocaux pleins de plantes en tous genre pour toutes sortes d'usages). Les photos je les ai faites à la maison : pas eu le temps sur place ; le vigile avait commencé sa ronde et j'avais pas envie de rester. Ceci dit il a dû me voir puisqu'au lieu de venir vers moi en sortant du magasin, il est parti dans une autre direction.

Y'a un truc que je pige pas : elles sentent le soleil, comme des tomates de jardin et non comme celles produite par cette agriculture intensive arrosée à l'excès. Combien de nourriture se perd ainsi ? Il ya peu de temps les infos dénonçaient la chose et parlaient d'un tiers... Un tiers mesurable ! Je crois qu'il y a des tonnes non mesurables ; celles précisément qui ne finissent pas dans les poubelles mais un peu n'importe où dans la nature, dans les buissons, etc... Surproduction d'une agriculture qui alimente une surconsommation qui participe de l'épuisement des ressources. Comme un fait exprès, le matin même au marché de Niort un groupe militant dénonçait l'impact de cette agriculture sur les nappes phréatiques. Leur sensibilisation portait essentiellement sur le maïs ; qui est une production massive dans la région et dont les conséquences se font maintenant sentir. Voir leur site ICI (clic). Mais la production légumière industrielle a un impact tout aussi épuisant sur la ressource en eau. J'ai autrefois, dans ma jeunesse folle, travaillé à la cueillette des cornichons, quelque part entre Auxerre et Tonnerre, et ça arrosait autant sue le maïs... On travaillait même sous l'arrosage. Et ça puait ! L'eau qui sort des tuyaux sous pression est imprégnée de l'odeur du caoutchouc. Il fallait faire très vite parce qu'avec ce procédé, un cornichon tout petit le matin est énorme le soir... Et le saisonnier est payé à la quantité, en fonction de la grosseur. Sa récolte est triée à la calibreuse, et on pèse les petits, puis les plus gros, puis les énormes... Le tarif étant dégressif de manière inversement proportionnelle à la taille. Et c'est vite fait de louper un petit caché sous les feuilles, vert sur vert... De l'impact de l'arrosage intensif qui prétend au titre d'irrigation ; terme qui recouvrait des techniques agraires précises ; j'ai aussi parlé sur Mikael 2012 (clic)

bete-bon-dieu

C'est tout le système à tous les étages qui est à remettre en cause. Je pense que si on trouve tant de déchets, s'il se perd tant de nourriture, la même cause en est l'origine à tous les étages et dans toutes les tendances politiques, religieuses ou athée de la société. Remettre ça en cause c'est tout remettre en cause, y compris son mode de vie. Et ce n'est pas toujours évident, pris que l'on est par le mouvement collectif et la nécessité de ne pas sombrer dans la misère sois même. Mais ikl est toujours possible de faire un pas, un tout petit pas, individuellement, vers la sortie. Les changements collectifs ne peuvent résulter que de démarches individuelles additionnées. La société est la somme de ses parties. Nous en sommes tous une. Infime, mais qui a son impact tout de même. Et plus vous avez de pouvoir de consommer ; pouvoir d'achat donc ; plus vous avez la possibilité de peser sur l'évolution des marchés, de l'offre et de la demande, par vos choix de vies et consommation.