article_sark3C'est le jour que choisirent les grand prêtres pour tancer vertement notre chanoine national, gouverneur des Gaules et garant de la souveraineté du capital sur la médiocre valetaille. Ce n'est pourtant pas faute des efforts des sujets du royaume d'entretenir par tous les moyens la croissance des bénéfices du sacré collège boursicotteur.
"Vivre au dessus de ses moyens" était pourtant le credo prêché dans les paroisses depuis des décennies avec le développement exponentiel  des crédits à la consommation à tout prix. Si t'en a plus, t'en as encore puisque y'a le revolver à flouze qui lâche du mou à la corde jusqu'à ce que tu te casse la fiole dans le tonneau des Danaïdes.
La perte de l'auréole annonce des lendemains qui déchantent sur le front de la consommation-impulsion-compulsive... Ça n'empêche pas une majorité de n'avoir pas senti venir le vent en dépit des avis de tempête annoncés à l'envie en 2011.
Non, les aminches, je ne m'éloigne pas du sujet principal de ce blog, au contraire ! Car tout se tient. Beaucoup de militants d'un alter-monde n'ont pas compris l'unité des mécanismes sociaux, politiques et économiques. C'est un principe de synergie centripète et papillon tout à la fois. Par exemple ; ce matin j'ai rencontré les copains antinucléaires locaux. Leur bataille c'est celle-là, ils ne veulent pas regarder ailleurs. Alors que le nucléaire : c'est juste un dégât collatéral majeur d'un système collectif. On ne pourra engager une sortie du nucléaire que dans une société moins gourmande en énergie, donc moins gaspilleuse. De même que chaque crédit contribue à nous plomber, ne profitant qu'aux spéculateurs du sanhédrin boursier. Chaque gaspillage leur profite sans aucun bénéfice réel pour le peuple autre de lui donner une illusion de confort dans l'identification aux choses. Choses qu'il gaspille allègrement, contribuant à l'épuisement des ressources, qui, lui, mettra bientôt tout le monde au même niveau de médiocrité sur une terre empoisonnée. En France nous sommes gratinés d'ailleurs, côté pesticides par exemple, comme le soulignait un papier de l'Express récemment. Mais s'il n'y avait que ça ! Chacun y va de son petit dégueuli sur le bas côté de la route pour empoisonner l'eau et la Terre. Avec ou sans triple A, échapper aux conséquences de ces gestes imbéciles multipliés à l'échelle des dizaines de millions fini par générer des tonnes de toxiques et des milliards de gaspillage... Les exemples qui vont suivre ont tous été photographiés ce Vendredi 13, et ne sont qu'une partie de ma ballade, parmi les plus marquants ; enfin, ce que j'ai estimé marquant. J'allais pas vous coller toutes les canettes et boutanches en plastoc ramassées ou non ramassées ce jour là. J'ai mieux, beaucoup mieux. 

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Pic_0113_004 Carton "d'ordures" déposé délicatement sur un container à papier ? Réceptacle où d'ailleurs on trouve de tout, sauf, peut-être, du papier justement, ou alors en quantité minime,  mais du plastique, du carton et je ne sais quoi ; j'ai jeté un coup d'oeil par l'ouverture. Ordures disions nous ? Pas tout à fait. La bombe de gaz est vide et n'a évidemment rien à foutre là... Le pack de soupe non plus n'a rien à foutre là non plus, sauf qu'il y en a quatre comme ça.
Et aucun d'eux n'est descellé ! Aucun n'a été ouvert. Je ne consomme jamais cette marque bien que j'aime beaucoup les gazpachos, sauf que nous c'est du "maison" qu'on mange, ça coûte bien moins cher. A 3,79 € la "brick" selon une page trouvée sur le net, ça suffit à me priver de pain pendant quinze jours un budget pareil ! Et justement, pour s'inscrire dans mon idée première de synergie évoquée au début de ce post : ce geste de crétin multiplié par dix millions, ça nécessite combien de tonnes de légumes ? D'énergie, de pétrole, de charges sociales et de TVA, de taxes, pour les produire ? Et les contenants ? Dans la même perspective, combien de tonnes de plastiques divers, de carton, de pétrole, d'aluminium ; et par conséquent de nucléaire, indispensable à la production massive d'aluminium justement ? Ça ne sera recyclé, ces quatre misérables boites, que parce que je suis passé par là. Mais combien de tonnes, de milliards de tonnes, sont jetées chaque jour dans les poubelles ou la nature et perdues à jamais ?

Pic_0113_005 Pic_0113_007Et ça ? C'était quelque-part en pleine nature au delà de Chaban. Y'a une énorme décharge sauvage là-bas qui dépasse largement mes moyens. J'ai emmené cet engin parce que, même s'il n'est pas réparable, les composants sont faciles à recycler, et les déchetteries les accueillent sans problèmes. Vous savez qu'il y a de l'or et du platine là-dedans ? Sans compter d'autres métaux rares ? C'est la énième chaîne ou mini-chaîne que je déniche en pleine nature ; dont une qui m'a servi 6 ans avant de finir à Emmaüs. Pas mal non ? Vous pouvez tenir le même raisonnement synergétique que précédemment. Et, tiens, ça vient de me rappeler que j'ai une machine à coudre au local, ramassée récemment, dont faudra je vérifie l'état exact et si elle est réparable. Mais vu qu'elle n'est pas de vendredi 13, nous n'en parlerons pas. Par contre je tiens à souligner la présence des piles de la mini-chaîne évoquée dans ce passage. J'en ai ramassé une douzaine à cet endroit là (une trentaine dans la semaine ailleurs). Multiplié par quelques millions, milliards ? 
Mais vous n'en n'avez pas grand chose à foutre. Même nombre d'écolos n'en n'ont rien a foutre. On veut bien être écolo mais se fringuer à la mode, grâce au travail des enfants asiatiques, et des prolos sous payés, et ne pas se salir les pognes ; Je passe pour un abruti à leurs yeux, et je le sais. Je m'en contrefiche. Au contraire de vous qui faites dans votre froc à l'idée de la mort que vous repoussez le plus loin possible de votre pensée, moi je médite sur ma fin très prochaine chaque jour. Je me sais mortel. Je sais même quand (hé oui !). Beaucoup d'entre vous verrons ce jour où chaque homme regrettera d'être né par conséquence de notre impact sur les biotopes, pas moi. Il serait pourtant facile d'organiser des brigades de chômeurs recrutés et rémunérés pour cela et nettoyer la nature de toutes les saloperies qui y traînent. Et aussi des bénévoles qui pourraient, en échange, recevoir un allègement de leur taxe d'ordures ménagères, de leurs impôts fonciers ou locaux.
Pic_0113_009 Voilà un tout petit aperçu de la décharge dont je parle un peu plus haut... Y'en a sur plusieurs mètres d'épaisseur en fait. Faudrait un tractopelle, un camion. Je connais des endroits où les décharges sauvages ont été nettoyées et paysagées. Mais ici faut pas rêver...
100_0956 L'imbécillité règne à l'état pur. Ça c'était ailleurs, dans la nature, mais le même jour. Je l'ai embarqué mais il ira en déchetterie : en tombant il s'est fêlé. Dommage, j'en aurai bien fait un pot à crayons. Les tonnes de vaisselles que j'ai sorti de la nature en trente ans !! Vous n'imaginez même pas !
100_0961 Il pleuviotait tandis que nous rentrions chargés jusqu'à la gueule, le pare-brise sacrément dégueulassé par la poussière des chemins tandis que les consommateurs se ruaient en file ininterrompue vers les soldes avant que les magasins de la zone ne bouclent, nez à cul, si y'en a un qui freine, l'autre s'embouti dedans... C'est d'ailleurs bien le seul moment où les limitations de vitesse sont respectées. Pour ce qui est des distances de sécurité par contre... Combien de temps pourra-t-on encore dilapider et importer ainsi du pétrole ? Nous ? Mais nous mon zami, y'a trois semaines qu'elle avait pas tourné la tire. Et comme on n'a plus d'essence du tout, plus de fric non plus ; on va vivre sur nos réserves un bon moment ; je ne sais pas quand on refera un grosse opération comme ça. Titine est bien au chaud, dans notre local, avec une couverture de laine pour ne pas geler, et oui, elle craint le froid la puce. La couverture, c'est de la récup aussi, comme par hasard. De toute façon, pour ressortir, faudra je répare le pot, et ça, ben... c'est pas gagné avant un moment. 

baphomet
 

Esclave, choisis ton Maitre