pre1Je vous l'avais dit qu'il renaitrait de ses cendres ce blog, au moins de loin en loin. Je ne puis tout à fait passer sous silence ce que je fais, même si j'intègre des bribes dans certains articles de "Regards en cage" au gré du vent, c'est insuffisant. Avant de vous entrainer sur le sentier de la guerre, dans des méandres plus complexe, déjà je voulais montrer que non, décidément, je n'ai pas baissé pavillon. Là c'est un pré banal où un paysan a récolté son foin pour nourrir ses bêtes qui finiront un jour dans votre assiette. En principe c'est ce que mangent les bêtes... Mais d'autres pensent autrement comme je vais le démontrer.

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Voilà l'entrée du pré. Comme vous le constatez, un urbain est venu apporter à manger aux bêtes une nourriture parfaitement équilibrée. Le terme "d'urbain" est relatif au fait que je sais qui a fait le coup et aussi deux conversations ; une que j'ai eue sur twitter dans la nuit de lundi à mardi, mon interlocuteur prétendant la civilisation des villes supérieure à celle des campagnes ; l'autre avec un directeur de magasin à laquelle j'ai fait allusion sur Regards en cage dans "Manger bio, un détail ?" où le monsieur prétendait que c'étaient les manouches qui foutaient la merde. Je me suis sérieusement demandé quelle était la part de racisme dans ses propos. Mais ne nous offusquons pas puisque on appelle ça "liberté d'expression" dans laquelle se rejoignent Charlie Hebdo et Marine Le Pen avec la bénédiction de France Inter dont le directeur n'est autre que Phillippe Val, l'ex patron du baveux dit "d'humour" ; ancien soixante-huitard qui dans les années 80 chantait encore "On s'en Branle" en compagnie d'un certain Patrick Font. Qu'est-ce que vous voulez, faut bien s'auto-justifier et vendre hein ? Et au fond, tous ces pisse froid qui font aujourd'hui dans leur froc à cause d'un clip you-tube à l'origine de la dernière fantaisie du canard satirique me font marrer : ils le soutinrent au moment du procès des caricatures de Mahomet. Il y a donc deux poids et deux mesures ? Que la liberté d'expression soit à géométrie variable dans ce pays et ailleurs est une lapalissade. Sauf que je m'interroge s'il n'y a pas une articulation psychologique à mettre en lumière entre ce droit de salir ce que certains ont de sacré (mais surtout pas tout ce qui touche au sexe que chacun se doit d'étaler le plus largement possible dans ses formes les moins usités pendant 3 millions d'années d'évolution du mammifère humain) et cette manie de salir la Terre qui nous nourrit et est d'abord sacrée au moins au sens du labeur et du gagne pain pour le paysan.

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Là, voilà, le boulot est presque terminé, je n'ai plus qu'à mettre le sac poubelle que j'ai rempli à l'arrière de la tire, dans un grand carton que j'ai à cet effet. Le carton, je l'ai flouté, car il donne les noms et raisons sociales des responsables. Il ne logeait pas dans le sac. J'ai d'autres indices concomitants. Je sais donc qui a fait le coup, une fois encore. J'ai nettoyé trois décharges de cette importance aujourd'hui. J'ai choisi celle là pour illustrer mon propos comme ça au hasard. Je voulais juste souligner que ce ne sont pas nécessairement les "manouches" qui dégueulassent.

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J'allais oublier, y'avait ça aussi un peu plus loin... Sans doute les mêmes coupables...

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