chariot001__3_On les croise loin de leur base au détour d'une rue, encombrant les trottoirs au même titre que les poubelles qui devraient être rentrées à cette heure de la journée (la photo est bizarre parce que j'ai rapporté le nom de la rue en collé par dessus)

chariot001__4_On les croise la nuit, ici dans une autre rue, à la dérive quand vers quatre plombes du mat on gagne son garage pour s'en aller vers un RDV incontournable.

chariot001 (1)On en trouve qui échouent sur un terrain vague réceptacle incongru de poubelles rassemblées là par je ne sais qui (pas moi) qui avait sans doute marre de les voir trainer par terre ces ordures là... Pour la petite histoire j'avais nettoyé au début là, puis renoncé, y'en avait trop...

chariot001 (2)Un jour ça finit là, quelque part au fond d'une rivière (j'en ai vu) ou comme ici de la mer. Cette dernière image est une capture d'écran de l'excellent film OCEANS qui a été diffusé hier soir sur FR2 et que j'ai dévoré, je ne saurais assez vous le conseiller, il aborde les merveilles de la mer, mais aussi notre ignominie à son encontre. Des images tour à tour poignantes et enchanteresses. Mais nous parlions de chariots. Je ne comprendrais jamais cette propension de certains à s'approprier le bien des autres au prétexte qu'il est mis à la disposition du public. Et ne venez pas me dire que ce sont les manouches, comme je l'évoquais dans Retour en fanfare, je connais trop le problème et j'ai eu l'occasion de repérer des coupables. Ne venez pas me dire qu'ils sont pauvres et n'ont pas les moyens de transporter leurs courses. Je vois des pauvres trainant au retour du resto du coeur de lourds sacs alors même qu'ils sont bien mal en point physiquement ; le resto du coeur est à moins de trois cent mètres de chez moi. Et moi-même vous croyez que je suis riche peut-être ? Mézigue c'est pire : même à fond de calle je peux pas aller au resto du coeur en raison d'un régime spécial ! Quelque fut la situation je paie plein pot mes agneaux. Et vous croyez que je sors la bagnole pour faire mes courses en ville ? Vous vous fichez de moi ? J'ai acheté un chariot à roulettes, j'en ai même deux ; longtemps j'ai utilisé des chariots de récup jusqu'à ce qu'ils rendent l'âme. Je vois chaque Jeudi et samedi des petites mémés qui ont du mal à marcher revenir en trainant péniblement un caddies du marché ou du supermarché aussi d'autres jours. Des mémés perclues aux mains usées par des travaux ingrats. Alors non, je ne digère pas ce comportement, souvent celui de gens en pleine force de l'âge voir de la jeunesse, et j'en ai un peu plein les bottes qu'on en charge exclusivement les allogènes alors que des tas de gaulois s'y adonnent. Je ne traine pas bézef en ville, mais la prochaine fois que j'en croise un je publie sa tronche. J'ai déjà évoqué sommairement le sujet ici même par exemple dans : Le chariot ou dans Véhicule incontrolé ou bien dans Le quotidien du dégueulasse moyen.
Faut pas s'étonner après, avec si peu de respect et d'intelligence, que tout part en déliquescence. Et tous ces chariots chourravés qui finissent épaves un peu partout, et bien même si le magasin est remboursé par une éventuelle assurance-vol, il paie une lourde prime qu'il répercute sur ses prix de vente, et sinon c'est directement le prix du chariot qu'il vous facture. Vous me direz qu'ils ont les moyens, peut-être, mais pour changer le système, c'est pas avec des méthodes comme ça que vous y arriverez. Si vous voulez changer quelque chose : prenez les choses à bras le corps, affrontez le, le système, au lieu que de vous comporter comme des gamins faucheurs de bonbons tout en vous vautrant dans le lit de la surconsommation. Votre système là, c'est celui du chacun pour ma gueule et crève le prochain. 

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