mardi_12_novembre2013 (6)

Parce que vous commencez, les habitués, à savoir de quoi il retourne je choisis les photos les plus incongrues chaque fois que c'est possible, comme dans le précédent papier. Vous voyez la flèche rouge, elle indique un détail sur le mur... C'est resté plusieurs heures puisqu'entre temps j'ai eu le temps de faire le tour du centre pratiquement... Au premier passage je pensais que c'était au gens qui étaient assis dans le jardin d'enfant, quand je suis revenu y'avait plus personne.

mardi_12_novembre2013 (7)

Il s'agissait d'un calendos à peine entammé marque Président qu'on a bien sur laissé ouvert pour qu'il soit bien souillé et pas mangeable dès fois qu'on salaud de fumier de salopard de pauvre viendrait à s'en emparer hein ? Notez que le navet et la carotte je les ai aussi ramassés dans la rue.

mardi_12_novembre2013 (44)

Il ne se passe pas UN JOUR sans que je découvre dans une poubelle de ville ou directement sur le trottoir, une ou plusieurs baguettes entières ! Le pain, autrefois sacré, est devenu un produit jetable comme les autres, plus que les autres même. La présente photo date un peu, mais ce matin vers 6 h j'ai avisé mes Twitterriens et Facebookiens que j'en avais encore ramassé une à cinq plombes du mat. J'ai pas de photo ; je n'avais que mon petit appareil sur moi et lui ne "voit" pas dans le noir, je ne voulais pas donner l'alerte avec le flashe, ça aurait pu inquiéter un riverain. Y'a assez de faune dans la cité sans leur foutre en plus la trouille (au fait, tiens, j'ai enfin pigé une agression dont j'avais été l'objet lors d'une de mes maraudes, il y a plusieurs mois : je marchais sur les brisées d'un lieu de passes sans le savoir... Quand j'vous dis que faut être prudent dans mes actions)
Sinon, en dehors de toutes mes considérations, je ne suis pas seul à me soucier de nos incuries.

Il y a les tweets... J'en ai poste plusieurs déjà...

Il y a les vidéos
Vous pouvez aussi la trouver ici aussi.
La différence entre ces campagnes et ce blog tient essentiellement à ce qu'en dehors d'une petite action de nettoyage ou deux par an, je suis un des rares à me salir les mains sept jours sur sept (sauf quand je ne puis mettre un piied devant l'autre), à n'importe quelle heure et à peu près n'importe où par tout les temps. Les vedettes, en matière d'écologie, c'est un peu comme les Restos du Coeur : on se fait mousser par une bonne action une fois de temps en temps, c'est très vendeur les bons sentiments, un argument marketing massue, et ça marche. A chaque campagne des ensignes arrondissent leur chiffre d'affaire en vous vendant des aliments à l'unité que vous donnez aux collectes, elles rajoutent quelques surplus et les déduisent de leur CA... Quelques marques aussi rajoutent un petit pour cent qui leur fera une pub d'enfer sur la bonne conscience et la compassion. Pendant ce temps, dans les arrières cours, des bénévoles anonymes et méconnus se cassent le bourrichon pour faire toujours plus avec toujours moins. Finalement c'est une autre articulation du partenariat public-privé. Une institutionalistaion de ce qui aurait dû rester dans le cadre de l'Etat d'une part pour ce qui est de l'ossature et de la conscience (compassion/charité) privée d'autre part, pour l'action individuelle. Je me demande toujours où est la sincérité dans cette instrumentalisation des meilleures causes ? Et les politiques qui viennent à le relever, ne font-il pas là qu'oeuvre démagogique de séduction pour mieux nous utiliser eux aussi ? Ceci dit on sait que je ne crois guère en l'homme et encore moins à sa bonté. Il est des gens vraiment bons, ils sont peu nombreux. J'en connais, complètement désinterréssés. Ca se compte sur les doigts d'une main étalé sur mon plus que demi-siècle ; la plupart bouffent les pissenlits par la racine aujourd'hui. C'est vous dire combien il en reste dans ma périphérie (et il en reste !).

2013-11-26_180324