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Par chez nous il  y a un pourcentage incommensurable d'handicapés, de malheureux affligés de lombalgie et la municipalité est bien négligente qu'elle n'a pas veillé à ce que chaque foyer est un container à verre comme il est prévu que ce soit. C'est sans doute là l'explication vraisemblable, je suppose, de ce que je trouve partout, y compris au pied de containers collectifs ces là, des bouteilles en tous genre, et pas seulement d'alcool comme je le dénonce souvent. Là c'est une bouteille de sirop que j'ai nettoyée extérieurement et ramenée chez moi parmi d'innombrables que j'ai mises au recyclage parce qu'elle suscitait mon intérêt.

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Comme dans nombre de bouteilles ramassées, la plupart en fait, il y avait un petit fond. Celui ci est dérisoire par rapport à bien d'autres et ce n'est pas le principal sujet de mes préoccupations. Quoique j'ai déduit de cette observation que l'indigène est superstitieux puisqu'il ne finit jamais ses boutanches. Il a peur d'être marié ou pendu selon l'adage. Les niortais seraient-ils tous célibataires ou concubins ? Quant à pendu... On n'en croise pas beaucoup par ici et la peine de mort étant comme dans le reste des gaules abolie, je ne vois pas trop. Avec un petit fond comme ça moi je me fais deux verres au moins, et des beaux. Vous ne verrez jamais sortir de chez nous un bouteille avec la moindre goutte de boisson dedans. Ça sort plus ? Pas compliqué, je mets un peu d'eau dans la bouteille après avoir fait sauter la collerette au couteau et je verse. Ça la nettoie sommairement et ça fait un verre de plus. Un verre plus un verre plus d'autres ça vous fait une bouteille pleine au bout de peu de temps si vous êtes un consommateur conséquent. Et deux balles, plus deux balles, plus deux autres balles etc, à la fin ça vous paye vos Loto de l'année et c'est autant de ressources économisées, mais aussi de produits qui n'ira pas pourrir dans l'attente du ramassage et donc moins de risques sanitaires. Ceci dit faut pas abuser de ces machins là et c'est là que j'y viens : c'est l'étiquette du produit qui m'a intéressée.

aveux

Chez la plupart des gens ce sont les enfants qui consomment des sirops. Je vous colle la capture de l'étiquette avec souligné en rouge l'aveux rare. C'est pas un fake, c'est bien l'étiquette réelle. Il s'avère que ce produit de consommation courante est nocif à l'usage. Ce n'est d'ailleurs pas le seul. Je pense à ces litres de sodas bourrés de caféines, d'édulcorants discutables etc... La caféine énerve, c'est bien connu, et après vous vous plaignez que vos enfants sont instables et fatiguants. De multiples produits pour enfants sont ainsi propres à, comme il est écrit ci-dessus : "[avoir] des effets indésirables sur l'activité et l'attention chez les enfants". Après ça on s'inquiète et on galope chez le psy, on colle môme en "CLISS" l'isolant des enfants dits "normaux", ce qui l'enferme dans sa logique interne etc..; Alors que le bon bout pour résoudre vos problèmes serait de réaliser que votre pauvre petiot il est tout connement malade et qu'il conviendrait de le sevrer de nombre de produits à bas prix dont vous faites une surconsommation. Il existe des équivalents naturels ou bio pour nombre d'entre eux en plus, sensiblement moins nocifs, qu'à moins d'être complètement désargentés comme nous, nombre de gens pourraient s'offrir. Suffirait de gaspiller un peu moins ; ce gaspillage dont le présent blog est un pâle écho ; et consommer juste un peu moins. N'importe comment vaut mieux boire un bon verre de bonne chose de temps en temps, on appréciera la chose, plutôt que de la pisse d'âne tout le temps qu'on finit par ne plus apprécier tant le boire devient geste mécanique de dépendance au produit qui a souvent en plus l'impact de créer une dépendance.
Certains aspects sont évidents, ceux que j'ai montré ici, mais d'autres recherches plus approfondies vous montreraient que tout ce discount, et même vos produits dits "de marque", vous conduit gentiment vers la dépendance aux toubibs et finalement à ruiner votre porte monnaie en santé ; payer des mutuelles pharamineuses ou payer plein pot ; pour avoir voulu négliger le premier axiome de santé : avoir une nourriture saine. Si la demande augmente l'offre sera bien obligée de s'adapter, n'en déplaise à notre sachem enamouré qui prétends que c'est l'offre qui créé la demande. Ce dernier principe est celui qu'on vous impose depuis la fin des trente glorieuses et l'extinction de la seule vraie croissance ; celle qui résulte non pas des marchés créés artificiellement par l'obsolescence planifiée mais de la reconstruction ou de la construction dans un espace manquant de tout. Rendez vous compte qu'il y a 50 ans nombre de villages n'avaient même pas l'eau courante ! Ne parlons pas du téléphone. J'ai vu arriver le premier à manivelle dans mon village et j'ai été un des premiers à savoir m'en servir. Aujourd'hui on se prosterne vers la croissance en créant de la consommation artificielle à laquelle vous souscrivez et qui finalement induit plus de nuisance que de bénéfices. Exigez autre chose et vous contribuerez au développement d'une croissance différente par mutation de l'offre qui sera en plus génératrice d'emplois puisqu'il est vrai qu'il faut plus de main d'oeuvre pour faire de la qualité. Plus de mains d'oeuvre c'est moins de chômage, de misère. Une société écologiquement responsable c'est votre santé, celle de la Terre, et celle du tissu social. N'attendez pas que les politiques vous pérorent leurs habituelles berceuses ; eux du moment que Mirza est soulagé le reste ils s'en foutent, payés qu'ils sont par les pourvoyeurs de cette consommation négative. Exigez autre chose ! Et adaptez vos comportements en conséquence.
Bien sur, si vous êtes dans la merde, ce sera plus difficile. Mais par exemple, moi qui ai tant dénoncé le gaspillage de pain, j'ai fait le calcul qu'au kilo le pain bio n'était pas plus cher que le pain ordinaire de boulangerie ; voire moins si je prends des pains de la veille comme en ce moment ! Pour quatre à six euros j'ai mon pain de la semaine pour deux, huit maximum quand je n'ai pas la chance de dégoter un supplément gratos (ça c'est perso : du pain bio gratos faut avoir la filière). Nombre de légumes bio, achetés directement au producteur, ne valent pas plus cher que les conventionnels. C'est à la portée d'un smicard puisqu'on l'a fait avant que d'être dans la mouise jusqu'au cou. Ce qu'on a fait vous le pouvez, et petit pied de nez intéressé : si vous générez une société viable et raisonnable, peut-être qu'on y retrouvera notre place hein ? Nous et tant d'autres...

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