Dans mes dernières publications je relève l'impact des métaux et du plastique, ils sont loin d'être les seuls. Un pote m'a envoyé ce tweet qui souligne les réalités d'une agriculture intensive dont le résultat est l'abondance au nord, la pauvreté au sud et un gaspillage éhonté comme je le disais dans "sur le front anti-gaspi" mais aussi la dissémination des produits chimiques dans la biosphère. O,3 % de substance "utile" ; Tout le reste est disséminé dans la biosphère pour le plus grand "bien" de sa santé et de la notre. Il est des pesticides comme des médicaments chimiques  : une dose minime atteint la cible et tout le reste est dilué dans des organes autres où ça n'a rien à faire et c'est ce qui provoque les "effets secondaires" et à moyen terme des maladies supplémentaires. La nécessité de repenser tout cela se traduit pour l'agriculture dans les velléités à minima de celle dite "raisonnée" ou dans la bio (mieux nommée "organic" en anglais) qu'on assassine tous les jours. Le consommateur lambda se croit "écolo" parce qu'il bouffe bio (approximatif) sans réaliser que la production est insuffisante en face et qu'il y a beaucoup d'arrangement avec le diable. Ce n'est pas seulement penser "bio" qui est nécessaire, c'est tout un système de société et l'humanité même qui sont à repenser. Pierre Rabhi l'a bien compris qui souligne : « Ce n'est pas parce qu'on va tous manger bio que le monde va changer. On peut manger bio et recréer nos tares fondamentales. L'aventure humaine ne doit pas se résumer à l'économie d'énergie ou à l'innovation. L'aventure humaine, c'est comment devenir une société qui soit belle, rayonnante, légère. » ; je le rejoins assez bien lorsque je dénonce la poudre aux yeux d'une écologie opportuniste dans "L'Ecologie, un masque hypocrite", par exemple ou dans "Logique consumériste et écologie" entre autres productions salées. La réalité révélée par ce Tweet souligne combien nous sommes pris au piège d'une machine infernale monstrueuse et que ce n'est pas en plantant sa yourte dans une friche qu'on changera le monde globalisé, tout au plus se préservera-t-on une bulle où rêver sa nostalgie. Il faudrait des millions d'hommes pour insuffler une nouvelle donne, à tous les niveaux sociaux.

poterie

Que faire quand je vois que même des jeunes avec qui je discutais ce jeudi devant le marché (les distributeurs de journaux gratuits) justifient qu'on réimplante la voiture dans le centre riquiqui de notre cité et sont incapable de faire plus de cent mètres sans leur tas de ferraille ! A leur âge j'ai traversé l'Europe en vélo... Plus vieux même je me suis offert des raids à pied de plusieurs centaines de bornes, et aujourd'hui encore je fais mes courses à pied même quand j'ai des tickets de bus, le plus souvent. Imaginez moi avec ma canne traînant ma charrette à courses de la place Saint Jean jusqu'au 36 de l'avenue de Nantes quand j'ai besoin des céréales en vrac  indispensables à un végétarien (quand j'ai les moyens bien sur) ; sachant qu'en plus je ne prends pas toujours le chemin le plus direct *;) Clin d’œil. Eux en sont incapables ! C'est pas comme ça qu'on va repenser le monde.

fatma6