BATEAU_gabier"Mikael ou l'Aventure au coin de la rue, toujours aussi extraordinaire, cocasse, et émouvant !" Écrit Madeleine, une fidèle, en com sur FB relativement au lien du dernier post de Crobardures. Il est vrai que les potes (cercle intimes) de ce média en savent bien plus que vous sur mes "épopées" alambiquées et mes découvertes incongrues. Avouons aussi que trouver une Bible dans un caniveau, c'est pas banal. On imagine "l'aventure" comme une expédition sur une terre sauvage et lointaine où périrent tant de marins, de capitaines ; par les moustiques dévorés, trafiquants l'or, l'ivoire ou l'ébène ; flibustiers au long cours peu soucieux de sécurité, de vivre ou crever. Des rêves enfouis dans les brumes du passé, par la brise dissipée, nous ramène au plancher des cochons, encombré des dégâts collatéraux des mornes destinées de la modernité dépravée. C'est là qu'est aujourd'hui l'aventure, une plongée en apnée dans votre cloaque, où je me hasarde à quelques analyses sociologiques.

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 "la notion d'écologie, qui passe par celles d'économie et de citoyenneté, ben ça fait une grosse bouillie dans votre cigare. La preuve non exhaustive est dans ce papier..." me suis-je permis d'écrire dans le premier volet de"De la bouillie dans le cigare". Comment évoquer autrement le comportement d'une majorité ? Regardez, là c'est l'intérieur d'un container à papier public. Celui-ci est un moindre mal par rapport à l'habitude où on trouve de tout ; mais il en va de même de nombre de poubelles privées. Je crois qu'on s'y est mal pris pour freiner l'anéantissement de nos ressources et leur économie. Il me faudrait un bouquin pour épuiser le sujet, mais je ne m'en sens pas trop la capacité ; et quel succès cela aurait-il, quand je vois la stupidité de nombre de réactions relativement aux velléités gouvernementales de proscrire les sacs et gobelets en plastique ? Il est remarquable de voir que moins d'une heure avant de lire la nouvelle, j'ai ramassé un plein pack de verres jetables, sur un banc, dont 3 seulement ont été utilisés, en compagnie d'une bouteille de champ au 3/4 vide et d'un bidon de sirop de fraise à peine entamé... Ce n'est qu'un détail. L'homme est un dégueulasse et j'essaie d'aller à contre courant comme je le raconte ici, mais les poches dont j'ai mainte fois dénoncé la nuisance, et les gobelets, ne suffiront pas à résoudre le problème de l'invasion plastique (et les ballons ne sont pas du tout pris en compte). Je vous conseille le tag "plastique" sur ce blog, ça donne une idée... Surtout quand j'intègre des liens intéressants extérieurs. Ceci dit : Quid des machines à café dans les gares et espaces publics ? On va revenir au gobelet carton ? Pourquoi pas ? Mais ce sera tout aussi gaspillé et à la dérive... Et polluant si c'est paraffiné... Ou la tasse réutilisable comme dans certaines entreprises... On le fait bien chez soi ?

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Je parlais de dérive..; d'habitude ce sont des poches, des bouteilles, des boîtes qui dérivent au fil de la Sèvre Niortaise. Ce soir là c'est une boite Cyclamed, bien trop loin du bord qui descend le courant doucement et tout le monde s'en fout. Trop loin pour que je puisse l'attrapper. Ça sert généralement aux aiguilles infectées ces machins là (staphylocoques dorés, SIDA etc...). Si ça échoue sur une rive ou une plage et qu'un enfant joue avec, on est mal barrés... Sans compter ceux qui ne savent pas ce que c'est parmi les malades ! Combien ais-je retrouvé d'aiguilles et seringues en décharges sauvages ? Vous me parlerez d'épidémies après ça ! Vous prétendrez aussi que j'évoque l'extraordinaire. Pour moi c'est le quotidien. Comment faire comprendre les cas majeurs comme celui-ci quand on n'arrive pas à enseigner le plus simple ? Alors que nous évoquions la récente initiative gouvernementale de réduction, sur FB, un contact évoqua les consignes commune autrefois et totalement disparues en France. Quand j'étais marmot (fin 50-début 60) ça existait en France ; le dernier magasin à reprendre les bouteilles consignées que j'ai connu ; ça n'existait plus à peu près partout à ce moment là ; c'est l'ancien Stoc du Mée sur Seine en 1992. Ça a disparu au fur et à mesure que s'implantait le "recyclage" du verre. Sauf que j'ai bossé à l'implantation du recyclage sur Nemours et que j'ai été pas mal affranchi de ce qu'il faut faire : les bouteilles et bocaux doivent être normalement propres et débarrassés des bouchons, collerettes, couvercles. Mais les gens s'en foutent et mettent n'importe quoi y compris les couvercles et bouchons métal. Cela introduit des corps étrangers dans la pâte en fusion et oblige à des opérations longues et coûteuses pour les en débarrasser ; quand il y en a trop, la fournée est perdue et ça part en décharge ordinaire...

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N'importe comment, qu'il y ait ou non distribution de sacs dans les supermarchés et chez les marchands individuels ; il restera les ballons de baudruches, les sacs poubelles, les sur-emballages, et par dessus tout l'inconscience et l'incivisme. La photo ci-dessus est un détail insignifiant des abords de notre ville. C'est comme ça sur des kilomètres. Vous prétendrez après ça que la notion élémentaire de respect de notre planète ne fait pas une grosse bouillie dans votre cigare ? Le premier responsable n'est pas le gouvernement, mais vous, au premier chef. Quand vous aurez appréhendé l'essentiel et l'aurez traduit en comportement, alors nous serons assez forts pour peser sur les maîtres du marché qui seront bien obligé d'affronter les boycotts massifs des mécontents. Et changer leurs pratiques. Est-il encore temps quand on sait à quoi ressemblent nos océans ? J'ai déjà parlé des "continents plastiques", mais il n'y a pas que ça... Jetez donc un oeil sur ce Tweet d'il y a quelques jours...

 

BAPTISTE V