table-repasserLe 18 août notre chroniqueur local découvrait une poussette en ballade et s'étonnait... Comme si on pouvait encore s'étonner de quelque chose dans notre ville *:)) Marrant. Quand on arpente les rues à l'heure matutinale où grisaillent les trottoirs, ou s'activent les premiers travailleurs qui se lêvent tôt afin de travailler plus pour gagner plus (les monarques changent, pas les habitudes) et où les derniers ivrognes regagnent leurs pénates, on croise toutes sortes d'objets hétéroclites qui prennent le frais et se trainent lamentablement le long des rues ; comme cette table à repasser par exemple ; qui a mis 8 jours à faire 25 mètres avant de disparaitre mystérieusement. Le même jour j'ai troublé la ronde de deux grilles-pain rhumatisants. Je crains fort que je vais les conduire à leur dernière demeure. Pas que ça fonctionne pas ; mais c'est tellement poussif que je ne crois pas que la réparation serait rentable. Et aussi un réchaud dont un feu est mort.. Mais comme j'en ai un autre, avec deux j'arriverai peut-être à en faire un qui dépannera quelqu'un. J'ai un antécédent il y a des années de ça. Alors la table à repasser, je l'avais laissée pour ceux que ça intéresserait... A première vue il aurait fallu un marteau pour la replier ! J'en ai trouvé en meilleur état tout de même (je les ai toujours) ; du coup elle est restée pour qui en voudrait.... J'allais pas jouer du marteau en pleine rue tout de même !

POUSSETTE-Nx

Un peu plus tôt j'ai avisé cette poussette justement. Dix jours que je la voyais là, esseulée, se déplaçant d'un mètre ou deux de temps en temps, jusqu'à se retrouver à 20 mètres de la porte devant laquelle elle stationnait initialement. La première fois je l'ai vue, j'ai cru avoir croisée sa propriétaire, un peu plus tôt. Une jeune famme qui, d'ivresse ou de drogue, tenait à peine debout. Elle fourrageait dans son sac à main, étalant tout et n'importe quoi par terre... J'y ai vu un de ces livrets qu'on donne aux jeunes maman dans les maternités ou les centres pédiatriques. On a essayé de discuter, mais elle bafouillait, incompréhenssible ou presque. J'ai tenté de la raisonner un peu, doucement. Elle aurait bien voulu rester avec moi mais elle tenait à peine sur ses cannes. Et puis d'une boite sortie de son sac, s'est dégagé une odeur que je connais trop bien. Dans l'air humide du petit matin ça prenait à la tête. Je me suis dit que c'était pas le moment de tomber sur une patrouille, alors je l'ai abandonnée à son triste sort. Ca la consternnait, mais que pouvais-je faire ? On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif. L'épicerie en face ouvrait ; y'aurait au moins un témoin s'il lui arrivait quelque chose. Ce n'était pas une SDF ; fringuée de mode propre et rafiné, propre sur elle aussi... Y'a des jours où je rentre avec le bourdon, c'est peu dire (elle est bien plus jeune que moi ; à première vue je pourrais être son père). Du coup, quelques jours plus tard, je rentrais avec un lourd cabas de ferraille à recycler, j'ai carré ça sur la poussette. Et je m'en suis servi de diable. Elle roulait impeccablement, mais je me suis interrogé tout de même sur l'adéquation des trottoirs à ce genre d'engins. J'admire les mères qui s'en sortent (où même les pères). Parce que franchement, à cette heure, emprunter le bitume n'est pas difficile, y'a peu de circulation, mais en pleine journée... Certains de nos trottoirs ne sont pas carossables ! Je n'arrive même pas à comprendre que certains cyclistes (nombreux) s'entêtent à les emprunter au détriment des piétons, et dans ces portions là en plus. Reste que je suis comme Théo, je m'interroge sur cette poussette... C'est la énième que je trouve ; je crois avoir déjà évoqué le sujet plusieures fois et en particulier le 24 août dans un regard plus global. Le problème est qu'elle est parfaitement utilisable, pliable sans effort, et légère. Pas grave ; elle fera le bonheur de quelqu'un, un jour... Je vous réserve bien d'autres surprises. Je voulais juste laisser une brève trace de mes divertissements médiocres. Dans un monde qui perd la boule et le nord..; Nord en pleine migration d'ailleurs ; j'essaie de garder les deux panards sur le plancher des cochons, en désespérant qu'on soigne la Terre un jour. Les liens que je viens d'intégrer dans le texte ne sont que des exemples non exaustifs qui montrent l'impact de notre société sur le monde ; chaque gaspillage pèse inutilement sur les ressources que nous épuisons. Une poussette abandonnée quand elle peut servir, c'est du métal, du pétrole et du coton... Ce coton dont parle le dernier lien justement, et qui est la cause de la disparition de la mer d'Aral par sa gestion intensive désastreuse. Vous voyez ? On part d'une vanne de notre chroniqueur local, et on arrive à en mesurer l'impact planétaire... Effet papillon... Combien de temps y en aurat-il ? Vous vous réjoussez d'un réchauffement des glaces arctiques et certains vont même jusqu'à se dire (je l'ai lu) qu'en fin de compte ça les arrange...Cette fonte qui n'est que le résultat de nos activités humaines en grand partie... Mais il y a son pendant, dont on ne vous parle jamais :la glace de l'Antarctique ne fond pas, elle est en expansion. Ce déséquilibre patent, allié à l'extinction massive des espèces par destruction des biotopes, me fait dire qu'on est en train de jouer la dernière partie avant le tomber de rideau. Est-il temps de soigner la planète ?

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