caroussel_aUn manège d'enfant comme autrefois ; ça m'évoque tout de suite Mary Poppins, j'aurais tant voulu que l'histoire soit vraie tout en me rendant confusément compte que le merveilleux n'était pas là vraiment... Je l'ai croisé le merveilleux ; ça tranparait sur mes blogs et plus encore sur FB dans mon cercle intime surtout. D'ailleurs, juste pour info, à l'adresse des "initiés", je suis en train de me rejouer le miracle des fleurs, mais pas sur une tombe cette fois. On en reparlera... peut-être... Comme quoi il y a du merveilleux qui suinte et dont nous pourrions tous bénéficier si nous n'étions si occupés à détruire l'arbre sur lequel nous sommes perchés. Dans le papier précédent je n'ai pas évoqué, quand je parlais de glaces, le sort des malheureux phoques condamnés à disparaitre faute de banquise. Je pense alors à une chanson qui berçait mes blues nocturnes de jeunesse : "La complainte du phoque en Alaska"... En ce temps là, il avait encore une banquise pour pleurer. Déjà je prenais conscience et militais... Incompris parmi tous les convaincus de notre marche inéluctable au prétendu progrès. Le speaker annonçait "Beau Dommage" et j'entendais intérieurement "C'est bien dommage"... Déjà. Depuis 50 % des espèces ont disparu à jamais... Parmi eux, le cougar, ce lion d'amérique inimitable, emblème de certaines tribus autochtones... Qu'il est loin le temps des manèges... "Cougar", ça désignait un gros chat qui me fascinait dans mes livres d'enfant ; maintenant ça désigne une vieille peau avide de chair fraiche, au diapason des moeurs du temps qui confondent bagatelle et sentiments. Le temps des contes de fée est enterré dans les caveaux putrides des nouveau mythes. Notre civilisation sème la mort et en diffuse le culte.

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Les enfants rêvaient de Mary Poppins, de chevaux volants ; se déguisaient en fée ou se gavaient de Tintin, Mickey et autres Pifs un peu plus tard. Maintenant ils idolâtrent des Aliens aliénés reflet de l'état global de la civilisation. Parce que c'est un tout. Un tout qui effraie d'autres qui devienent alors la proie (victimes ou bourreaux) de radicaux sanguinaires et fanatiques par rejet de ce scénario catastrophe où tout se désintègre et d'abord ce qu'il leur tenait lieu de repères. La thanatoculture n'est pas une production voulue mais la conséquence du désenchantement du monde qui s'est noyé dans la consommation de masse où le plus grand nombre geint son insatisfaction quand même il dispose a satiété. Le monde moderne qui oblige à manger à la sauvette est générateur de comportements gaspilleurs à l'outrance, et puisque nous sommes le jour de lutte contre le gaspillage, nous allons en parler.

Gaspillage (2)

Gaspillage

La "pause déjeuner" vite fait sur le pouce où on achète quelque chose de tout prêt, plutôt que d'emmener sa gamelle comme autrefois, est productrice d'un gaspillage monstrueux dont j'ai mis deux exemples ci-dessus qui sont très représentatifs, parce que je puis faire chaque jour des photos comme celles-là : je sais exactement où et à quelle heure je dois amener mon appareil photo. Ce n'est pas toujours exactement les même produits, mais j'ai une multitude d'endroits où je sais que je vais systématiquement trouver quelque chose du genre. C'est la conséquence directe des moeurs de notre temps. Ca ne fait pas bien d'emporter ses restes, ni d'amener sa gamelle. Il faut paraitre bourgeois, avoir l'air "au top".

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Je m'explique déjà moins ce pot de nutella au 3/4 plein abandonné sur un container ; pas davantage le bidon de sirop de fraise abandonné sur un banc l'autre soir (à peine entammé)...

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Et que dire dans le cas de ces dernières photos ? Toutes proviennent d'un cabas jeté à l'état sauvage ; gaspillé ; par quelqu'un qui n'a pas de problèmes particulier de logement, d'expulsion ou de travail non plus que médicaux. Je connais bien ses dépôts, c'est une de mes cibles parmi celles que j'ai à l'oeil dans mon panel de gaspilleurs. Trois photos qui ne sont qu'un détail... Y'en avait pour près de cent euros en fait ! Cent balles de bouffe ? On n'a pas ça pour le mois nous ! D'un coté ceux qui outrepassent les bornes des limites ; de l'autre des traînes misère qu'on taxe de tous les maux ; on n'est pas tout seuls et les diatribes contre les chômeurs sont très à la mode. Les arguments les plus imbéciles circulent sur le net, comme ce tweet, auquel je n'ai pas daigné répondre : ICI. L'imbécilité à l'état pur qui alimentent les légendes urbaines dont vous êtes si friands, vous qui jetez des pizzas, du poulet... Il serait pourtant, comme je le montre si souvent, grand temps de réduire nos gaspillages sous peine de mort à brève échéance pour vos enfants dont vous semblez n'avoir que faire. L'enfant est pour vous une "envie", un "droit" à n'importe quel prix, mais vous pensez au monde que vous lui laissez ? Comme l'a si bien dit ma chérie il y a quelques heures à un sondage : "le comportement de l'individu se répercute à tous les niveaux sociaux ; parce que le citoyen répercutera son comportement individuel dans son entreprise ou son activité quelle qu'elle soit". Hé oui, on a été sondé (enfin, ma chérie, mais j'ai mis mon grain de sel) il y a quelques heures relativement à la consommation et l'environnement. Enquête menée pour le conseil général par ELS concept. Organisme certainement pas choisi par hasard ; même dans le cadre d'un appel d'offre, on peut introduire des conditions au "moins disant" imposé par les marchés et réglementations à leur service ; un "cahier des charges" en somme, ou une sorte de charte. Parce qu'après que je me sois fait connaître comme l'auteur du présent blog, le chef direct de la sondeuse m'a rappelé et il s'est avéré qu'il est en responsabilité dans l'organisation Disco'soup que j'ai évoquée au niveau local dans ces pages même, et aussi dans le réseau des jardins partagés. On avait de quoi s'entendre, en dépit de mon caractère farouchement solitaire. L'existence de ces structures, de ces gens, prouve qu'il y a du monde dans les sillons qui cultivent d'autres principes et essaient d'insulfer des bribes de valeurs que vous tenez trop souvent pour dérisoires ou obsolètes si elles ne vous sont pas présentées sous les atours d'une mode. Vous êtes tellement conditionnés à réagir à l'emballage... J'approuve pleinement la démarche des gens que je viens d'évoquer : elle est nécessaire pour freiner des quatre fers s'il est encore temps. 

 

J'ai toujours dit que l'écologie est une question d'abord économique ; économiser individuellement multiplé par la multitude c'est économiser les ressources et réduire notre impact sur la biosphère ; ensuite elle n'est pas de gauche ou de droite l'écologie, elle est le respect de notre vaisseau spatial. Le seul viable, puisque, je vous l'ai dit maintes fois, on n'est pas près d'aller vivre ne serais-ce que sur mars ; des scientifiques le relèvent sérieusement, je ne les ai pas attendus, comme savent les assidus. C'est pourquoi j'addhère pleinement à la Journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire ; qui s'inscrit dans le concept global d'économie des ressources. C'est aussi pourquoi je vous montre quelques conseils diffusés par le ministère ; quoique je ne l'ai pas attendu pour le faire auparavant ; mais c'est la preuve que je ne suis pas tout seul à analyser les choses. Et ce n'est pas une affaire de ce gouvernement puisque j'ai parlé de ça sous le précédent aussi. Je ne suis ni de droite, ni de gauche et ne me reconnais pas dans ces gargarismes mentaux. Une journée c'est dérisoire ; mais il faut bien prendre un moment pour expliquer. Je vous fait remarquer que le Tweet (ci-dessus) du ministère date déjà d'un certain temps. J'ai dans ma TL un peu de tout ; des gens de toutes convictions et tendances, du moment qu'ils peuvent recevoir, de temps à autre, ce que j'essaie de faire passer. Sur FB je suis beaucoup plus sélectif. Normal pitaine ; FB c'est mon petit nid en quelque sorte, avec des étages... Ou des cercles... Des degrés d'intimité. Mais Tweeter je balance, en évitant de me mêler aux polémiques stériles. ca ne les esquive pas toujours... Il y a encore des gens qui s'imaginent que les cochons qu'ils mangent sont sains, et que ce n'est pas grave de jeter de la pizza... Mais à l'horizon se lêve une nouvelle vague ; sans doute n'apréhende-t-elle pas la totalité du problème planétaire, mais au moins, elle essaie de faire quelque chose, et c'est ça qui compte. Finalement, le monde merveilleux de Mary Poppins, on ira peut-être un jour ?

 

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