roses-nov (4)B

"Faire de la France le pays de l'excellence environnementale" qu'elle a dit la ministre de "l'environnement"... Je me marre !! Comme je vous l'ai toujours soutenu, l'écologie s'articule sur une globalité qui implique la citoyenneté et donc des valeurs morales, des principes de respect qui impliquent et engagent l'homme du brin d'herbe jusqu'au cosmos. Chacun de vos gestes a un impact et traduit dans les faits ce que vous êtes. Pour une écologie réelle il faut s'éveiller à la perception des interactions cosmiques et regarder la réalité sans le prisme déformant des aliénations générées par le troupeau et les gestes machinaux induits par le mépris à priori de tout ce qui n'est pas votre petit monde.

bouteille

L'écologie passe déjà par la citoyenneté ordinaire, le petit détail qui fait la différence. Ce spectacle commun d'une canette abandonnée sur le panneau solaire d'un horodateur illustre tout à fait le propos. Je ne discuterai pas du bien-fondé ou non de l'engin, c'est un autre débat à rallonge. Mais de prendre le bien public pour une poubelle qui traduit toute une manière d'être, un état intérieur, une absence totale de conscience citoyenne et/ou un niveau spirituel de caniveau. On parie combien que le mec qui a fait ça est baptisé ? A moins qu'il ne soit musulman... C'est moitié-moitié dans ce quartier qui jouxte le mien, avec une forte présence portugaise en plus. On se doute que je n'ai pas laissé la canette là, c'te blague.

canettes-arbre

Deux autres que j'ai aussi ramassées, dans une rue pas très loin de la précédente. Je pourrais, rien que pour ce jour là, vous aligner une dizaine de photos, sans compter celles que je n'ai pas photographiées de crainte d'être repéré par le flash ; parce que ça craint parfois, on va y revenir.

manger

Ca c'est un dépôt sauvage de nourriture, hé oui. La photo montre une partie  de mon repas du soir ; ça ne m'a pas rendu malade comme vous voyez. Les carottes étaient bien fermes et dans leur poche d'origine, c'est de l'éco-plus, mais c'est toujours ça. Ca m'amène à évoquer une discussion que j'ai eue avec une bénéficiaire de la croix-rouge et des restos du coeur à la fois. C'était édifiant. Pour la petite histoire, cette pauvresse réagit comme tous les niortais ; quelqu'un qui s'intéresse aux poubelles est forcément un clodo ; voir mon précédent papier et mon analyse de façon plus globale, rapportée au français moyen. Du coup elle m'a couru après pour me filer deux balles. Sympa au fond, mais comique. Moi j'ai pris, vous pensez bien. Je suis dans la merde jusqu'au cou, et je ne poursuis ce blog que grâce à une copine qui m'a offert un smartphone poussif mais excellent apn (il n'arrive pas à se connecter à internet) ; je n'avais plus rien pour faire des photos. La femme étant sympathique d'abord, on a fait plus ample connaissance. Et c'est là qu'elle m'a dit que ce que donnent les secours c'est dégueulasse, qu'elle en jette la moitié. Je m'interroge beaucoup. Je sais que en ce qui me concerne je ne pourrais pas prendre la moitié des colis qu'ils "donnent" (moyennant participation), non seulement à cause de mes interdits alimentaires pour cause médicale, que le fait que je suis à dominante végétarienne, et ils refilent, et insistent lourdement là dessus, beaucoup de plats de viande médiocre ; mais en plus n'ai plus de ratiches du tout, alors pour bouffer c'est un peu galère voyez vous. Je ne supporte pas les dentiers, c'est physiologique. Même quand on avait du fric, et une mutuelle, je n'ai pas pu en mettre un. Juste un détail comme ça. Pour revenir à ce qu'elle jette, j'ai rien dit quant au fait qu'elle jette ; j'ai écouté, elle est loin d'être la seule, et j'ai récupéré des trucs que j'ai donné à d'autres qui venaient de colis alimentaires. Imaginez qu'il y a une semaine j'ai raflé deux boîtes de cannellonis sous le nez de la personne qui venait de les jeter dans une poubelle de ville. Date de péremption : quinze jours après. Elle sortait d'une assos caritative. Je me demande donc, relativement à la dernière que j'ai rencontrée, si ce n'est pas un peu la même chose. Je sais où elle crèche ; j'ai réussi à obtenir plus d'infos sur elle qu'elle sur moi. J'irai inspecter ses poubelles ; on me prendra encore pour un clodo, mais je veux en avoir le coeur net. L'excellence environnementale n'est pas plus chez les plus pauvres que chez les plus riches comme on voit. Vous allez donner aux collectes alimentaires ; les assos attendront que ce soit en limite de date pour le distribuer, je l'ai constaté des dizaines de fois, et les bénéficiaires en jetteront les 3/4... Cela aussi participe du gaspillage alimentaire. Il vaudrait mieux faire comme à Lyon dans les années 70 : une sorte de resto où les pauvres allaient bouffer pour deux balles, sur place. J'ai vu la même chose dans les années 90 à la Rochelle. Les opérations collectes rapportent aux actionnaires de l'agro industrie ; vous achetez en masse du bas de gamme que vous ne consommeriez pas, pour avoir bonne conscience ; et c'est gaspillé. Vous voulez aider des pauvres ? Donnez directement à ceux que vous connaissez ! Ça ira plus vite et vous saurez vite comment c'est utilisé. En aparté, y'a des liens à droite et à gauche dans les colonnes, en haut, si vous voulez nous aider nous *;) Clin d’œil Nous on ne jette pas, et on ne boit pas. Parce que c'est là aussi que je veux en venir : toutes ces canettes que je trouve ; une partie vient de pauvres... Enfin "pauvres"... Je pense à un des points noirs qu'est la place du roulage et ses abords, squattée par une faune qui picole à longueur de jour ; bénéficie de colis alimentaires ; et se livre à des trafics malsains. L'aveux, pour le dernier point, me vient d'un de leurs satellites un peu plus sympa que les autres. Y'a pas que ça parmi les pauvres hein ? Mais je tiens à le souligner parce que je relève que moi on me fait des problèmes à cause de mes choix, qui n'agrééent pas aux services sociaux (naturopathie auto-administrée par exemple), et eux on ne fait rien pour essayer de les pousser sur des sentiers différents et plus constructifs. Démission devant le nombre ? La difficulté à les convaincre ? Je m'interroge ; ça traduit une faillite sociale. Une désintégration de la civilisation ces cours des miracles. L'excellence environnementale passerait aussi par ces problèmes.

Excellence environnementale ? C'est aussi ne pas dégueulasser tout et partout. J'en ai parlé maintes fois ; j'ai évoqué les abords de notre ville ; la photo dans le premier lien montre qu'entre la patrie des Tsars, ainsi qu'on peut le voir dans un tweet déniché il y a quelque jours en Russie, et celle des cagouilles il n'y a guère de différence ; l'article intégré dans le second complète admirablement mon propos ; le problème est planétaire. J'ai d'ailleurs un tweet identique au russe en provenance des USA, photo prise par un Sioux qui compte parmi mes abonnés. Les pauvres ne sont pas seuls responsables.

mouche à merdePour avancer d'un iota, il faut repenser la civilisation, repenser l'homme et repenser votre attitude au regard des poubelles. Mon dernier papier est éloquent là-dessus, et j'ai vécu son expression vendredi soir. Vous voyez le mec aux allures de boutiquier là ? En bleu, celui de droite. Je me livrais à une petite inspection provocatrice en soulevant les couvercles des poubelles de la rue. Un petit jeu parce que j'y ai vu tant de dégueulasses, que savoir si les gens ont évolué m'intéresse au plus haut point ; j'aurais à en reparler prochainement. Et voilà t'y pas que ce glandouille m'interpelle de loin en me faisant signe de venir à ses pieds comme un flic ferait à un prévenu. Il me tutoie, alors qu'il ne me connaît pas, me pose la main sur le bras, me cause comme à un demeuré et veut m'interdir de faire "ça" en prétendant que c'est à cause de moi que y'en a qui foutent n'importe quoi dans les poubelles. C'est fort de caouah !! Un quartier ; rue du 24 février ; où les poubelles stationnent en majorité sur les trottoirs toute l'année. Un quartier où les merdes jonchent les trottoirs ; de chien et d'homme. Un quartier où j'ai nettoyé des dizaines de dépôts sauvages. Un quartier où y'a une poubelle sur trois qui contient des choses qui ne devraient pas y aller (et c'est pas la pire...). S'en prendre à moi faut pas déconner... Il n'ira pas titiller ceux qui, au bout de la rue, place de l'orangerie dont je parlais plus haut, arrosent à coup de litres de bière leurs joints et barbituriques complaisamment distillés par les toubibs. Ces derniers ont changé ce joli square en décharge, bourrant les buissons de canettes et détritus en tous genres. Je sais, dans le quartier y'a des incendies de poubelles, en fait c'est beaucoup plus près de la gare... Ben oui mais justement, si les poubelles étaient triées correctement et rentrées quand il faut, et si on gérait la zone dont je parle, ça arriverait moins je crois. Mais justement, quand je vois des gens comme lui, et nombre d'entre vous, me toiser de leur suffisance, ça me fait marrer. J'ai essayé de lui expliquer au mec ; rien à lui faire comprendre. On ne discute pas avec un con. Je lui ai dit qu'il passerait ici, c'est fait. D'ailleurs j'ai fait plusieurs photos, OSTENSIBLEMENT, et celle-là je l'ai choisie parce qu'il n'ose plus me regarder en face à ce moment-là. Il vient de se faire moucher. Quand vous voyez un mec faire les poubelles, au lieu de jouer les mouches à merde ; et risquer un coup de surin sait-on ? Allez donc gentiment lui proposer du pain, un fromage, un litre de lait par exemple, ou une petite pièce. Ca vous fera l'occasion de discuter, de connaître ses motivations, sa misère. Vous saurez s'il sent l'alcool ou pas, si il a où dormir. Et vous verrez s'il étale les ordures où les remet consciencieusement dans le container. Je crois que cette attitude s'inscrirait dans l'excellence environnementale. Cette dernière passe par la citoyenneté de base. La convivialité.

Sous le couvert d'environnement, on vous vend des technologies onéreuses qui n'ont d'autre but que d'ouvrir des marchés aux industries et des dividendes à leurs actionnaires. J'en reparlerai mais je pense à l'instant aux maisons en bois. C'est la mode mais ça contribue d'abord à une gestion des forêts exotiques ; donc coûteuses en transports, donc pétrole ; à coup d'OGM au détriment de la forêt naturelle et donc de biotopes équilibrés. Ça vous fait des maisons fragiles, qui aliènent toute possibilité de bricolage réel et donc de liberté autonome, qui partent en fumée en rien de temps comme je l'ai vu récemment. Pendant ce temps, du bois se perd dans vos décharges et poubelles, en compagnie de plastiques divers. On veut interdire les feux de cheminée au prétexte de pollution, comme si c'était aussi polluant que ce trafic aérien intense dont j'ai déjà parlé récemment. Avec le bois de vos poubelles on chaufferait des milliers de pauvres gens à qui on impose le tout nucléaire ; comme nous par exemple. Résultat, on chauffe pas, et j'ai pris ma douche d'hier soir sans chauffage mes chéris. On est en novembre, j'ai 57 balais et je suis malade. Faites-en autant ! Alors votre excellence environnementale, vous me permettrez de dire qu'il y a du boulot. Je reviendrai bientôt sur le chapitre du tri avec quelques photos éloquentes, vous verrez de quel niveau nous partons. Il faudra que j'analyse bien des implications. N'importe comment ce sera dans le livre testament que je prépare, au stylo, n'en déplaise aux finlandais qui veulent assassiner l'écriture (et par suite la calligraphie). Vivre de sa plume n'est pas à la portée d'un sans grade (ni dents) mais écrire pour après ma mort, c'est un témoignage que je léguerai à la poignée d'inconditionnels qui me suivent. Si j'en ai le temps...

alambic-TERRE_1