rond-point (2)Ce fut une nuit fantastique comme on n'imagine pas... La chouette nous a salués... En cette lisière de Noël il y a autant de magie qu'à l'heure solennelle où bien souvent populo se contente de roter son réveillon et où les rues sont de sinistres couloirs vides. Seule illumination encore allumée celle d'un rond point, fantomatique dans la nuit. Je l'ai déjà photographié l'an dernier lui, chaque année il change un peu ; en 2014 il a un goût de Bérézina... Cela relatif à mon état d'esprit. Bon, de toute façon, faut s'y faire ; Niort n'a jamais été gai pour nous ; même quand ça allait mieux. C'est la ville de mes deuils, déjà. C'est sans doute ici que j'ai la plus grosse concentration de proches au cimetière. Déjà, ça console pas. J'en ai ailleurs, et beaucoup plus, mais c'est éparpillé... Tout avait commencé une plombe plus tôt. On écoutait benoîtement des cantiques en regardant clignoter la guirlande dans le froid glacial de l'apparte, et l'un ou l'autre d'entre nous, de temps à autre, postait un truc sur FB ou Tweeter, sur mes comptes, ma moitié ayant toujours refusé d'en avoir. On était incapables d'aller se zoner sous la couette. Je me sentais tendu, nerveux. Quelque chose titillait mon sixième sens qui allait avoir un impact et de mauvaises surprises. Je n'ai vraiment compris qu'à l'heure du facteur ; seule une partie de mon cercle FB sait ; je ne l'ai pas mis sur Tweeter. C'étaient bien des ennuis.

chariot (3)

chariot (4)

Vers 2 h 30 on a entendu du bruit dehors. On est allé regarder et on a découvert un chariot de supermarché malmené par un vandale. On l'a remis sur ses roues et garé... Traverser la ville avec ça ne nous disait rien. C'est le énième chariot en vadrouille qu'on trouve ; sauf que celui-là vient vraiment de loin. Les Intermarchés jusque au mitan de la rue de la Marne, ça fait un sacré bout. On ne se voyait pas pousser ça de nuit, sur plusieurs kilomètres, sans savoir en plus auquel le ramener. Par contre, puisqu'il faisait sensiblement plus doux dehors que dedans on s'est dit qu'une marche nous réchaufferait... et on est partis au petit bonheur.

decharge (2)

Ca n'a pas manqué ; on a trouvé des trucs à traîner. Il y aurait de quoi alimenter plusieurs articles rien qu'avec cette vadrouille qui n'est pas la plus « productive » en la matière en plus Une décharge m'a tout particulièrement choquée. C'est un joli coin à pique-nique en bord de Sèvre, derrière le centre culturel. Ecoeuré Je suis.

Ça m'a évoqué une info qui m'a été communiquée au moins sept fois en trois jours sur les réseaux sociaux. Au matin on atterrissait au marché où on n'eut pas le courage de s'attarder gratter ; même nos soutiens sur place nous ont à peine vus. Juste acheter un pain de la veille au rabais. On était crevés ; des kilomètres dans les guibolles avec moi qui traînait la patte en prime*:) Heureux C'est là qu'on a fait une rencontre mémorable. Je surprends un type en train de photographier les poubelles qui trônent le long du marché. Du coup je l'ai interpellé parce que ça m'amusait : « je croyais qu'il n'y avait que Canal-Décharge pour faire ça ». Il nous a expliqué sa fonction, adjoint environnement au maire,et qu'il entendait lutter contre ça. J'vous disais bien, dans plusieurs papiers antérieurs, qu'il y a de l'idée relativement à ces problèmes chez ces gens là.

Sainte LUCIE (78)

Je lui ai montré mon blog ; contre toute attente mon smartphone poussif a bien voulu se connecter ! C'est un coup de Sainte Lucie ou quoi ? Parce qu'alors, lui et ses caprices ! Bon, il ne m'a guère pris au sérieux. M'a dit que « j'arriverai à rien ». Il me fait marrer tiens ! J'ai plus de quarante piges de mobilisation, et j'ai jamais dit que « moa » j'allais aboutir à quoi que ce soit. Je suis un colibris et je m'inscris dans la myriade des petits activistes qui tentent d'influer à leur échelle. Quand je vois l'état de la planète, je suis déçu non par ce que j'ai pu obtenir ; j'ai influencé quelques personnes tout de même, y compris ici ; mais par ce à quoi nous sommes arrivés, collectivement. J'vais pas changer le monde ! Je n'en n'ai jamais eu vraiment l'intention. Je ne suis ni le Christ, ni Bakounine, ni même Martin Luther ou un autre... Je suis moi, un p'tit mec qui considère que pour ouvrir sa gueule il faut déjà se mouiller soi même. Enfin, j'en ai causé des tas de fois, j'vais pas vous en rechier une pendule hein ? Toujours est-il que le blog l'a interpellé puisqu'il m'en a demandé le lien. Il m'a aussi invité à lui signaler les dépôts qui me chiffonnaient. J'y manquerais d'autant moins que j'ai discuté avec un balayeur vendredi soir. Je venais de lui rendre service en embarquant une poignée d'appareils électriques dont je ne garderai qu'un en fait... pour le donner. Ca vaut pas deux balles et j'ai pas la patience d'attendre le prochain vide-grenier faut dire. Mais pour revenir au balayeur ; il m'est apparu complètement démoralisé le pauvre ! Aussi écœuré que moi et peut-être plus ! « Vous vous rendez pas compte » qu'il me disait. Oh si mon pauvre gars ! Oh si, et s'il savait à quel point ! J'aurais plus la force de faire ce qu'il fait. Mézigue c'est à mon rythme, quand ça me chante et si ça va pas je pose mon cul. Lui il ne peut pas. Et il ne viendra jamais à bout, même avec ses collègues, de l'horreur. Il y a l’intra-muros et le périphérique... Vous ais-je déjà parlé du chemin du 3° millénaire ? Du bois de la tranchée ? Et de toutes ces enclaves privées auxquelles la ville, la CAN n'ont pas accès ? Je pense à l'instant à la ventouse épave du parking du Leclerc... un an et demie qu'elle y stagne. J'avais obtenu l'enlèvement d'une, en bordure. Il y en a une autre ! Mais cette fois c'est en plein dessus. Un vigile m'a dit que s'il demandait l'enlèvement il n'obtenait rien... Y'a ça aussi qui coince : ces renvois de balle d'un service à l'autre, d'une instance à l'autre, d'un balayeur à l'autre même. Celui qui « fait » le massif ne débordera pas sur le trottoir et réciproquement. Pendant ce temps y'a des idiots qui shootent dans les canettes, les envoient valser sur le trottoir ou dans le massif, suivant leur conception de la propreté. Ça finit dans les regards d'égouts. Je ne changerai rien à tout cela, mais j'ai quelques cailloux dans ma fronde pour ceux qui prétendent le faire. Et c'est déjà pas mal ! Pour info, mon coin de rue, devant ma porte, est généralement le plus propre du quartier.

SYMBOLE7B

NDLR : En espérant que le putain de bug qui perturbe ce blog depuis de longues semaines ne se reproduise pas cette fois-ci et ne m'oblige pas à recommencer trois fois !