BANQUEA Niort l'habit fait le moine. En tout cas au Crédit Mutuel Ernest Perochon (photo). 15 ans de cette banque, traité comme un clodo. Encore que, comme le disait un pote de souche réunionnaise rencontré 5 mn plus tard à la Poste quasi juste en face, même un clodo c'est un être humain et ça a droit au respect. N'importe comment c'était la gonzesse qui projetait ses phantasmes sur ma tronche, puisque partout ailleurs ce jour là j'ai été bien reçu. Mais le niortais moyen est une caricature et réagit en fonction des stéréotypes qu'il a dans la tête : je porte un petit sac à dos, j'ai un couvre-chef et je marche avec une canne, alors forcément, je ne peux être qu'un pèlerin ou un clochard. Il y a ceux qui m'insultent, c'est fréquent ; et les bons le cœur sur la main qui viennent me proposer deux ou trois pièces sans que je demande rien ou à manger. L'autre jour comme ça, vers 20 h, j'ai été invité au « plat Pays » ; snack Belgo-Niortais (ça a l'air sympa d'ailleurs) 54 rue du 24 Février, par un gars que je n'avais jamais vu. Ça tombait bien remarquez : j'avais faim. Mais qu'une greluche me considère comme de la vermine à ma banque (je ne dépends pas de cette agence, heureusement) j'ai pas digéré. Je voulais juste trois ou quatre rouleaux en plastique pour des petites pièces dont nous parlerons plus loin. Puisqu'elle était occupée au téléphone et pour tuer le temps, j'ai voulu caresser la petite peluche sur le comptoir (un chiot). On sait ma passion des peluches. J'en sauve des quantités massives de la destruction d'ailleurs ; il m'est aussi arrivé, quand j'avais de la thune, d'en acheter des lots en vide-grenier, et ensuite je distribue pour les enfants pauvres à Noël, j'en offre aussi à des petits qui en ont besoin, voire à des qui n'en n'ont pas vraiment besoin mais qui les aiment (N'est-ce pas Théo ? [1] ☺ ).

pinpin-caramel

 Mais v'la qu'elle l'arrache du comptoir d'un geste violent et m'envoie chier. J'ai gueulé comme on se doute. N'importe comment c'est pas la première fois qu'on se fout de ma gueule dans cette agence. Déjà, y'a dix ans, ils ont refusé de rapatrier mon compte jonzacais à Niort. C'est comme ça que je me suis retrouvé à l'agence Niort Atlantique avenue de la Rochelle, où, en dépit des évolution de personnel, j'ai toujours été bien traité. N'importe comment, si vous vous déplacez en voiture, ou même en bus, vous avez avantage à aller à celle de l’avenue de la Rochelle, ou alors à Mendes France que je connais moins mais qui me semble correcte : proximité de bus et pour l'automobile stationnement gratuit garanti dans le quartier. Ajouté à l’amabilité ; ça ne gâche rien. Une banque, les valets du capital nous obligent à nous y subordonner n'en déplaisent à quelques utopistes qui croient qu'en retirant notre pognon on déstabilisera le système. Il est interdit de payer plus de 300 € en liquide, déjà, sous peine de graves poursuites. Il est interdit de toucher un salaire autrement que par l'intermédiaire d'une banque etc... Mais les rapports qu'on a avec une banque dépendent non pas de l'enseigne ; toutes à un niveau ou un autre ont des investissements dans des domaines déplaisants ; mais des rapports humains en dépit de la pression croissante de la dématérialisation des rapports. Je fréquente de moins en moins mon agence à cause de ce dernier aspect et beaucoup de nos contacts se font par mail et téléphone. C'est un peu le même binz que les agences d'emploi ça, et tout le reste... Triste époque. Mais pour revenir aux petites pièces que je voulais ensacher et qui m'avaient conduites, parce que j'étais dans le quartier, à l'agence honnie, je dois vous raconter l'histoire.L'autre jour je vous ai parlé que lors d'une opération de tri j'avais trouvé 3 € 70 au fond d'une poubelle... Et bien ce n'était qu'une fois parmi d'autres. Je rigole d'ailleurs quand j'ai lu un billet de Théo (le chroniqueur de la NR), ce qui confirme ce que je pense ; que cette signature cache en réalité plusieurs personnes. Parce qu'il s'y en est pris aux pauvres gens qui récupèrent quelques menues piécettes, qui sans cela seraient perdues au profit de gens qui n'en n'ont guère besoin bien souvent. Ça m'arrive aussi de dénicher dix centimes oubliés là... Mais ce n'est pas là que je trouve le plus de pognon... C'est dans vos dépôts sauvages ! Hé oui ! Et je le prouve... 

MONNAIE (10)

MONNAIE (9)

MONNAIE (4)

Après le coup des 3,70 de l'autre jour, il y a eu 4 € sur un autre coup. Il n'est pas rare de trouver 10 centimes, 20 centimes, au fond d'un sac poubelle jeté n'importe où. Mais là c'était le bouquet. Le ramassage poubelle venait d'être fait la veille au soir et il était resté un amoncellement de trucs par terre, à même le trottoir, à commencer par un cabas de supermarché plein de merde. J'ai tout embarqué et suis allé du coté de la gare où il y a des poubelles, de la lumière, et des conteneurs à recyclage. Il était cinq plombes du mat. Quand j'eus au trois quart vidé le cabas j'y fis une découverte. Heureusement que j'ai toujours sur moi une tige aimantée... Je me suis tout de même un peu blessé, mais bon, on s'en remets hein ? Au bout du compte on pige que c'est pas dans les parc-mètres que l'on trouve le plus de fric, mais bien au fond des poubelles sauvages ! Nettoyez les décharges vous trouverez du fric. Y'a aussi des jeux gagnants parfois ! Hé oui. Vingt euros en février ça vous dit ? 

NETTOYAGE PERSO

Les décharges, c'est nettoyé quand c'est un point visible, récurrent et important. Mais j'en avais signalé des petites qui n'ont jamais été touchées. Témoins ce dépôt devant l'ancienne sécu qui est resté des mois. Repéré deux fois et marqué par les services d'une croix, c'est ma pomme qui a fini par l'enlever et le faire évacuer par la poubelle du centre social désaffecté à proximité (je suis même allé la mettre au point de rassemblement pour que ça parte). Une de mes interventions parmi une multitude d'autres... Une goutte d'eau dans l'océan de connerie. Mais parfois j'en ai marre de voir toujours la même merde alors je me fends d'une intervention discrète....

benne

Tenez, cette benne là, qui se promène à plusieurs bornes de son utilisateur normal, sur le parking du Carrefour market. (I went to the market .../...I love you vous n'm'entendez guère... *;) Clin d’œil ) [2] Des semaines que ça dure ! Je lui ai téléphoné à l'utilisateur à qui elle a été volée... Il a dit qu'il préviendrait la CAN, mais rien n'a bougé. Il y en a qui ont plus d'initiative heureusement. J'ai ainsi prévenu Electro-dépôt qu'un de leurs chariots se promenait Place Saint Jean... Deux heures après il avait été récupéré. 

COCHON (2)

Finalement l'écologie, et même l'environnement, on en n'a pas grand chose à foutre. Ce qui compte c'est l'habit du moine lorsqu'il est visible du grand public. C'est pourquoi à ces élections je vote à reculons. Je vote par devoir. On a de toute façon les élus qu'on mérite, par des votes à la con ou l'abstention. Il se pourrait qu'à cause de vos conneries on soit bientôt contraint de bouffer du cochon matin midi et soir ; alors, contre mauvaise fortune bon cœur ; autant en manger du bon.

MARCHE HALLES (4)

 

MARCHE HALLES (2)

Aussi pour cela je vous colle la photo de la meilleure charcuterie du marché de Niort ; Jeudi et Samedi. Artisanale, quand ils ont le temps ils travaillent même à la cuisine sous vos yeux. Allée de droite quand on vient de l'entrée tout près de la porte latérale et de la benne à pain. Ici bien sur on n'aura pas d'extrémisme ; mais bientôt le national pourrait bien s'y retrouver... Ça fait 5 ans que j'en cause de cette ascension. Ici c'est petit bourgeois.. ; C'est même pour ça que les « zélites », n'importe le bord, me regardent au mieux comme un doux dingue, au pire comme un déchet... Ils oublient qu'un déchet ce peut être un papier froissé par terre... et ce papier parfois, c'est la clef sinon de la fortune, du moins de sacrées opportunités (j'en sais quelque chose... Sans ça, je serais déjà mort ces dernières semaines... Y'a des gens qui ont du cœur quand on leur rend service). Pour conclure, l'habit fait peut-être le moine mais le moine réfléchit une autre lumière que vos miroirs écaillés qui vous renvoient une image altérée de la réalité. Cette image qui vous conduit à la peur de l'altérité. Celle là même qui vous déforme la réalité. Vous croyez sans doute avec les anars nostalgiques de 1968 que les élections sont des pièges à cons ; je crois surtout qu'elles sont des pièges à cochons. Ces suidés auxquels trop souvent vous vous identifiez. Un de mes maitres spirituels se plaisait à me raconter comment un gourou ayant imposé à son disciple de méditer sur le bœuf dans une pièce voisine, lui demanda soudain de venir prendre le thé. Le disciple depuis son zafu lui répondit qu'il ne pouvait venir parce que ses cornes lui empêchaient de franchir la porte. Il exprimait par là que nous générons ce que nous sommes par ce sur quoi nous fixons notre esprit. 

 

COEUR OR_2B

[1] Rien à voir avec le chroniqueur de la NR
[2] Allusion à la chanson « I went to the market » de  Gilles Vigneault