Poitiers mai (92)Les vestiges du passé ornent encore nos cités quoique peu à peu rongés par les ravages du temps. Nos ancêtres et leurs "obscurantismes" comme vous dites, avaient la patience d'exprimer dans la pierre les représentations de leur univers intérieur. L'art se faisait véhicule de la pensée, manifestation de la foi ou au moins de l'espérance. L'art était langage. Il témoignait pour le futur et nous ne saurons jamais lui restituer son lustre. Les savoir faire, les métiers eux-mêmes sont perdus.

Poitiers mai (73)La pierre devenait livre, devenait fleur (rosace), le bâtiment devenait vaisseau d'espérance, écrin jouant avec la matière, avec la lumière, menant l'âme vers des élans d'espérance en quelque chose sublimant la souffrance, la mort, et la condition périsable terrestre.

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Même le laïc dans un temps pas si lointain laissait une oeuvre témoigant que les enfants qui donnaient leur vie pour la communauté ; c'est ainsi qu'eux le percevaient ; au champ d'horreur où ils avaient péris dans l'honneur, se traduisait en art durable, témoignage pour les générations futures. Lui aussi montrait parfois qu'il espérait en autre chose.

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La foi stimulait l'artiste et celui ci témoignait d'une histoire plus ou moins magnifiée, plus ou moins légendaire, dans laquelle il ancrait ses racines.

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De l'oeuvre patiente de la nature et ses ébauches, de patients jardiniers tirèrent par un patient travail toute le quintescence qu'ils portèrent au sublime. Une immense diversité de fruits et légumes dont nous n'avons conservés que quelques variétés à grand rendement, caricatures de ce qui existait, au nom du profit et de la standarisation ; mais aussi des fleurs qui se disputent la bauté de nos jardins. D'abord aristocratiques, elles en virent peu à peu à faire le bonheur des jardiniers amateurs. Nos ancêtres nous ont laissé des trésors et en héritage une terre embellie et habitable. Et nous que laisserons nous ?

A l’assaut des grands vortex de déchets dans les océans

Posted by FauneSauvage.fr on vendredi 15 mai 2015

Que laisserons nous à part des montagnes de déchets ? A part une planète morte et empoisonnée ? Il y a dans ma colonne de gauche une chanson qui ne date pas d'aujourd'hui mais dit déjà tout... Les "écolos" généralement n'aiment pas Sardou parce qu'il est, parait-il, de droite, et que l'écologie serait "de gauche"... Comme si la Terre avait quelque chose à foutre de ces divisions artificielles et à géométrie variable. La "gauche" du temps de Jules Ferry était colonialiste, et comme telle un brin raciste, quand elle se veut aujourd'hui avoir le monopole de "l'antiracisme" parfois jusqu'à la négation de sa propre nation. Les écolos politiques, eux, se mettent à leur remorque, au lieu que de s'affirmer différents, et s'enferment souvent dans des actions de niche, parcellaires et souvent aux conséquences aussi délétères que le monde qu'ils prétendent combattre. Je pense à tous ceux qui s'investissent dans la défense des animaux dits "de compagnie" par exemple. Ils n'ont pas conscience que leur prolifération est une dangereuse menace pour les écosystèmes. Un marché exponentiel industriel d'accessoires et nourriture s'est développé là dessus pour le plus grand profit des boursicotteurs, gourmand en ressources de toutes sortes. Pour le bien-être d'un rottweiller qui a arraché la jambe d'un facteur et qu'il faut à tout prix sauver de l'euthanasie on abat combien de vaches vivant dans des conditions approximatives ? De poulets élevés dans la souffrance ? Ou même de kangourous ?

INSECTES

Quelques initiatives salutaires tentent de sauvegarder les insectes indispensables à nos éco-systèmes et en voie de disparition à une vitesse jamais atteinte alors même qu'ils peuplaient la planète des millions d'années avant nous. Cautères dérisoires parce que petites initiatives locales et parcellaires. Les insectes s'étaient adaptés à l'humanité et usaient de nos tas de fagots, de nos vieux murs, de nos maisons mêmes et de nos étables qui respiraient, étaient vivants en ce qu'ils faisaient corps avec la terre. Aujourd'hui nos bâtisses ne respirent plus, tout est isolé et aseptisé et ne présente plus d'insterstices et nos cultures sont stérilisées à coups de produits chimiques. Le fagot n'existe plus, les foyers libres sont chassés au nom de "l'écologie"... Raisonnement de technocrates qui ont grandis dans un monde stérile, coupés de la réalité biologique. L'homme d'aujourd'hui est tellement stérile et empoisonné que même après sa mort, il ne se décompose plus ! Des cris d'alarme sont lancés, un peu tard... Qu'allons nous laisser derrière nous les soi-disant éclairés par la lumière de la raison ? Chaque fois qu'on bidouille la nature on fait des conneries, et quand on répare d'un coté c'est pour massacrer de l'autre...

Récifs artificiels : la fin de l'immersion des pneus en mer

Une partie des 25.000 pneus immergés en Méditerranée entre Cannes et Antibes dans les années 1980 est en train d'être retirée à l'initiative de l'Agence des aires marines protégées, une première pour cet établissement dépendant du ministère de l' Écologie.

http://www.futura-sciences.com

Il y a quelques décennies on a eu l'idée géniale de balancer nos vieux pneus à la mer par exemple ; en prétendant que ça serait des logis pour les poissons ; aujoud'hui on essaie de repêcher ce qu'on peut parce que finalement ce n'était pas une si bonne idée que ça... Mais qu'en est-il des "récifs" nés de nos épaves ? Ou mieux, ceux de nos fûts nucléaires ?

Les "Tchernobyl" sous-marins

Retour sommaire Les "Tchernobyl" sous-marins Où vont les sous-marins nucléaires naufraqés ? Au fond de la mer comme leurs semblables à moteur Diesel. Seule différence, dans ces tragédies, c'est que les sous-marins nucléaires relâchent dans le milieu marin une source formidable de radioactivité qui vient s'ajouter à celle des bombes et des missiles perdus, sans parler des fûts radioactifs qu'une douzaine de pays, le Royaume-Uni en tête, ont rejetés à l'eau pendant trente-six ans.

http://atomicsarchives.chez.com

Des "Tchernobyl" sous-marins en guise de monuments pour les générations futures ; un héritage autrement plus durable que les cathédrales des temps chrétiens que vous qualifiez d'obscurantistes en vous efforçants d'en écraser les valeurs.

SUPER MORTIFERE

L'idée de "progrès", à travers la technique et la soumission de la nature aux caprices de l'homme, est une obsession qui inféode même les défenseurs de la planète. Il en découle une attitude religieuse non pas à la manière d'un mystique qui utilise son idée comme une rédemption de tous ses actes ; comme les bâtisseurs de cathédrales ; mais à la manière d'un adepte d'une de ces sectes réductrices qui veulent à tout prix soumettre la réalité à leur dogme, quitte à museler tous ceux qui opposeront un autre raisonnement. Criminaliser l'adversaire en le qualifiant d'obscurantiste, ou de terroriste, en le chargeant de tout ce que le baudet peut porter. Je suis bien content d'être au soir de ma vie. Au moins je puis espérer quitter ce monde avant que d'en voir l'agonie... Quoique... Je crains que ce ne soit déjà commencé.

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