2011-11-20_230041La "nature naturante" n'existe plus depuis longtemps et quand on voit un majestueux axe centenaire reliant symboliquement le ciel et la terre on est content. Pièce de musée, vestige d'un temps passé où on laissait vivre les arbres longtemps. Du moins certains pour des raisons qui échappent souvent ; parce qu'il faut bien le dire, dans les temps passés le bois était surtout taillis et gaulis en ce qu'il servait au feu domestique aussi bien qu'au fournil, où pour les plus grandes perches à tailler des manches d'outils (et d'armes), les arbres achevés d'à peine quelques dizaines d'années devenaient meubles et poutres. Nos "ancêtres les gaulois" eux mêmes étaient d'industrieux agriculteurs et il n'y avait que peu de différence entre la campagne gauloise et celle du XIX° siècle, loin du guerrier hirsute et éructant des images d'Epinal, pardon de Lavisse qui fut le maître à penser de générations d'écoliers sur plus d'un siècle. En ce temps là on élevait le cochon déjà au lieu que de chasser le sanglier à tour de bras comme le prétends Obélix. De nos jours on bétonne à tour de bras et l'équivalent sept départements rayés de la carte en moins de trente ans ! Et on veut imposer nos normes aux animaux, les gouvernements verrouillant progressivement les possibilités d'élevages alternatifs au modèle industriel intensif.

COCHONS

"Dans le cochon tout est bon" répétez vous à l'envie ; plaçant là les ruines d'identité qui vous restent dans un replis cagouillard xénophobe, sans vous rendre compte de ce qu'on vous fait avaler !Pire que les lasagnes à la viande de cheval, le porc aux antibiotiques. On en gave les animaux pour combattre des bactéries... qui résistent et sont à la base des souches antibiorésistante si nuisibles... Je puis vous entretenir longtemps sur le sujet : je suis porteur d'une des pires. Ma survie est un miracle. Sans compter la source de déchets que sont ces élevages intensifs ; comme quoi ça a bien sa place ici, blog consacré à la lutte contre les déchets.

L'envers du décor : l'élevage des cochons

" Notre modèle agricole et alimentaire est un facteur d'identité dans notre pays. [...] Il doit être aussi un exemple et un modèle pour le monde " Bruno Le Maire. Bruno Le Maire vante le modèle alimentaire et agricole français au point de vouloir l'étendre à l'ensemble du monde !

http://www.l214.com

Il existe pourtant des élevages extensifs dans la droite ligne des anciennes traditions médiévales et gauloises ; mais aussi dans d'autres partie du monde sans doute puisque la Bible rapporte l'histoire du fils prodigue qui était devenu gardien de cochons aux champs. A mon avis c'est encore plus ancien. Il y a une quinzaine d'années j'avais eu l'occasion d'en photographier un de ces élevages ; je ne sais malheureusement pas ce que sont devenus les clichés ; ou les porcs vivaient dans une jolie prairie avec de petits boxs confortables individuels pour s'abriter à volonté du soleil ou de la pluie. Ce type d'élevage nécessite nettement moins d'intrants chimiques et fournissent une nourriture bien plus saine même s'ils ne sont pas labellisés "Bio". Il est d'ailleurs aussi possible de réduire les apports chimiques dans des élevages conventionnels ainsi qu'en témoigne un papier du journal "l'Opinion": "Pour les cochons non plus, les antibiotiques, c’est pas automatique" Le problème est la volonté politique actuelle d'anéantir les élevages extensifs en privilégiant définitivement l'élevage confiné sur caillebotis et obtenir que le caillebotis intégral soit déclaré comme « meilleure technique » dans un document de référence européen.

[Pétition] Urgent : porcs en danger

Un document de référence européen qui définit les " meilleures techniques disponibles " en élevage intensif de porcs est en cours de négociation. Et le caillebotis intégral risque d'être déclaré comme meilleure technique dans ce document. Les porcs sont des animaux curieux et intelligents, qui utilisent leurs groins pour explorer leur environnement et fouiller le sol.

http://actus.alsacenature.org

Nous n'avons que quelques semaines pour essayer d'empêcher cela. Lien vers la pétition ci-dessus. Je vous invite à participer, si vous aimez les cochons et n'appréciez pas qu'ils vivent en camps de concentration ; où si vous voulez conserver une chance de préserver le goût du cochon d'autrefois ; ou simplement, en évitant la ruine (et le chômage) des quelques producteurs qui défendent encore une agriculture de qualité et des artisans qui privilégient l'approvisionnement chez ceux-ci.

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