SAINTES-822 (57)Canal Décharge a sept piges aujourd'hui : sept années comme les notes d'une gamme jouée en boucle, sept fausses notes pour dire toujours la même chose ; que le troupeau mène la vie comme une partition mal écrite jouée sur un piano désaccordé, comme un apprenti autodidacte nourri à la pomme de discorde dans laquelle il mord à belles dents de scie musicale grinçante et faussée. sept piges, c'est l'âge de déraison où on choisi la voie des anges ou celle du diable, ou bien on pose son cul et son se demande ce qu'on fout là.
Un requiem à l'absurde monte du puits de désespérance au fond duquel vacille une flamme. Chaque grain de lumière contient le cosmos entier ; indissociable de tous les autres ; tandis qu'agonise la lueur, écrasée par les ténébreuses certitudes des gardiens des poncifs. Je poursuis néanmoins mon chemin, funambule improbable et inefficient au dessus des fosses de l'absurde ; équilibriste entre deux néants.
Je me suis voulu exemple en lutte contre la porcherie de vos immondices. Un chemin initié bien avant les initiatives de ramassages associatifs, bien avant le « ramassage de printemps » promu par Mme
Voynet, au temps de la première illusion « de gauche » de la V°.

soupe miam 5 octobre

Je ne suis plus qu'un biffin désenchanté survivant de vos gaspillages et j'ai encore mangé à l’œil grâce à ça. Nous sommes réputés, notre région, ais-je vu dans les archives de consoGlobe, une des régions qui gaspillons le moins ! Que serais-ce si j'habitais ailleurs ? ?? Quoique les statistiques, je m'y fie qu'à demi. Comment sont-elles établies ? Vous croyez vraiment qu'aux sondages les gens disent la vérité ? Même moi, récemment, j'ai biaisé dans un sondage parce que je n'avais pas envie d'être sondé plus avant... Mais il ne s'agissait pas d’écologie.
Pour rester sur ce thème de la nécessaire sauvegarde de notre planète, je constate tous les jours que la majorité n'en a rien à foutre. Sinon je ne trouverais pas ce que je trouve. Vous n'imaginez même pas ! Je suis très axé sur l'alimentaire, mais nous nous sommes dotés de blousons, vêtements, chaîne hi-fi en remplacement de la notre qui avait rendu l'âme, de réveils (dont un fait en + office de thermomètre et joue des mélodies ou chants d'oiseaux au choix), centrale météo, téléphones portables, produits lavants pour tout (vaisselle, wc, sol, corps, vitres) etc... et même papier toilette. De quoi se torcher de vos conneries. Et je ne parle ici que de ce qui est récupérable.

trois cochons (2)

 Nous avons aussi des kg de bibelots, lampes, ampoules etc... Il y a aussi des tas de gens qui massacrent volontairement des choses utilisables (objets, appareils ou nourriture) pour le jeter, accessoirement en déchetterie ou souvent en dépôt sauvage. Les déchetteries contribuent aussi au massacre d'un tas de choses qui pourraient être réemployées ; objectif maintenir artificiellement les marchés qui épuisent les ressources. Tous les ans on nous sort le même scénario « à cette date nous avons épuisé les ressources de l'année » ; comptage artificiel qui au fond ne rime pas à grand chose, puisque les « déficits » annuels se cumulent et impliquent qu'il y a longtemps que nous obérons l'avenir de nos descendants.Massacrant terre et océans dont nous détruisons la vie jusque dans ses profondeurs.

 pomme or

On vous sert l'avenir en rouge martien sans tenir compte des moyens techniques et énergétiques qu'il faudrait pour acheminer le matos nécessaire à la construction d'une colonie viable de quelques dizaines de personnes seulement. La vie y est impossible en surface, il faudrait creuser des souterrains, et donc des excavatrices digne de celles qui ont foré le tunnel sous la Manche. Tout ça pour une poignée de bunkers réservés à une élite vite consanguine si elle est isolée de la Terre.
L’atmosphère de la planète est composée à 95 % de dioxyde de carbone, ce qui veut dire qu’en plus de devoir produire de l’air respirable pour leurs habitations, les colons seraient également obligés de sortir équipés d’une combinaison pressurisée et d’une bouteille d’oxygène. Cela signifie concrètement que même si nous étions en mesure de bâtir des maisons habitables ; en acceptant que l'homme supporte de vivre sans dommage avec une gravité équivalente à environ 40 % de celle de la Terre ; sortir à l'extérieur serait aussi difficile que de plonger en eaux profondes. Même si nous réussissions à produire des combinaisons pressurisées à faible coût et de grandes quantités de bouteilles d’oxygène, l’approvisionnement viendrait à manquer si nous devions quitter la Terre définitivement. Les niveaux de radiation sur Mars sont incroyablement élevés, littéralement des milliers de fois plus forts que ceux frappant la Terre. Cela engendrerait de graves problèmes de santé et une durée de vie limitée pour les premiers pionniers.
Et ce n’est pas tout, faire pousser de la nourriture sur Mars est incroyablement compliqué. Le sol martien n’est pas propice à la culture de plantes. L'agriculture hors-sol, hydroponique et en bâtiments fermés (hermétiques dans ce cas) est extrêmement énergivore. Les premiers colons dépendraient donc énormément d’approvisionnements en provenance de la Terre,  évidemment plus compliqués à réaliser qu’un saut au supermarché local. Il ne suffit d'ailleurs pas de construire un village ; il faut aussi penser à son énergie. Il n'y a pas de pétrole, à notre connaissance, et pas davantage de bois ou de charbon. Le soleil est bien trop loin pour assurer un confort énergétique. Reste le nucléaire ou le thermonucléaire. Le second est loin d'être maîtrisé. Mars est un rêve, pas un moyen de sauver l'humanité.Sur Terre, pendant ce temps, outre épuiser les ressources, on table sur des moyens qui n'en sont pas.

electrique

Par exemple, asservi que nous sommes au véhicule individuel ; ma moitié vient encore de louper un job faute de bagnole ;  on propulse en avant les véhicules électriques qui dépendent totalement du nucléaire, même lorsqu'on se rabat sur des piles à combustible puisqu'il faut de l'énergie électrique pour les fabriquer. Nous avons, dans les années 70, et principalement en France, tout axé là-dessus. Le problème : la majorité des centrales européennes sont obsolètes ! On n'en construit pas de nouvelles parce que la gestion des déchets et leur coût, de démantèlement comme de construction, sont prohibitifs... alors on prolonge, on prolonge, comme un pépé qui essaie de faire durer sa vieille guimbarde qui se traîne et part en morceaux. Sur ce blog je me suis surtout préoccupé de la dégueulasserie quotidienne et du gaspillage qui y est afférent ; chaque gaspillage implique de l'énergie perdue et épuisée en pure perte. C'est le nœud du problème : quelle énergie rentable et efficace pour les lendemain d'une société où la technologie occupe tout l'espace et mets l'homme au rencart dans de multiples tâches ?

ELECTRICITE (1)

 ELECTRICITE (2)

Les solutions potentielles actuelles impliqueraient une révolution totale des modes de vies et de pensée. Des mœurs aussi que vous voulez affranchies de toutes contingences biologiques. Dois-je souligner que ce ne sont pas quelques poignées d'éoliennes qui vont vous propulser sur Mars ? On me parle de moyens moins gourmand, comme les éclairages à diodes par exemple. Je m'y suis converti, il y a quelques années, à un moment où j'avais plus de sous. Ben c'est pas si évident : garantie pour fonctionner 25 ans, j'en ai déjà une de grillée depuis trois jours... Elle n'a pas six ans. Juste un détail comme ça... A dix balles la diode ça fait cher ! Pas plus longtemps qu'une filament classique dans les mêmes conditions (ce qu'il y avait à cet endroit avant). Et ça se recycle comment ces machins ? Il n'y a de filière que pour les fluocompactes... Un coup de bol en ce qui me concerne : mon intuition m'a mené à Noz où j'en ai trouvé une pour trois balles. Il n'y en avait que deux en rayon et c'est la 1° X que j'en vois là-bas. Bradée, elle durera peut-être plus que l'autre ? N'empêche que je me pose quelques questions sur la solution « économique » : ça coûte très cher à la fabrication ces machins là ! Donc une grande quantité d'énergie...

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Bilan ? Monde esclave réveille toi ! La lueur vacille en son cratère, la nature n'est plus rien, qu'elle soit tout ! Oui, le monde doit changer de base, mais pas dans le cadre de la croissance irraisonnée du capitalisme non plus que dans les élucubrations d'une dictature prolétarienne ; on doit placer en avant une gestion raisonnée de ce qui reste du seul biotope habitable connu. Mais pour ça faudrait peut-être mettre nos moyens en commun aussi, et arrêter de se foutre sur la gueule au nom d'idéologies fanatiques (la nôtre étant aussi tarée que les autres). Ce blog a Sept piges derrière, et devant, y'a quoi ??

 

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