TABLEAU recadreUn couvercle de poubelle à emballage qui baille aux corneilles parce que le conteneur déborde, c'est commun. Mais celui là m'a attiré, et de loin en plus, puisque j'étais de l'autre coté du parking d'en face. Et de traverser en diagonale pour trouver à défaut de la fortune, de quoi égayer mon article.
« - Ca n'a strictement rien à foutre dans les emballages » me suis-je dit. Et du coup j'ai embarqué en évitant au mec que sa poubelle soit refusée, en me demandant aussi pourquoi les gens achètent des jolis tableaux ; ils ont été séduits sinon il ne les auraient pas acquis ; pour les jeter ensuite. J'écris « les » parce que j'en suis à plusieurs en rien de temps. Les autres étaient par terre, à l'abandon. Celui-là j'ai eu du bol, il a été protégé de la pluie. Il pleuvait à intensité variable et par intermitence tandis qu'au loin grondait le tonnerre.

parking (2)

 

parking (1)

Un parking luisant de pluie dans le silence de la nuit, ça a un certain charme, même si c'est pas mon préféré, on peut pas se poser, y'a pas de banc. Particulièrement désert d'ailleurs, souvent, et tout particulièrement la nuit. 19 bagnoles en tout, et je viens de m'aviser qu'au contraire de son vis-à-vis immédiat ; le parking des capucins, quasi-bondé lui ; il n'est même pas mentionné sur Google alors qu'il est trois fois plus grand. Est-ce pour cela qu'un pignouf, à deux mètres exactement, s'est garé sur une place de livraison ? La nuit quand tout est gratuit et qu'il y a en plus plein de places dans les rues adjacentes ? Y'a vraiment des indécrottables dans cette ville.

 

nourriture (18)

Du premier janvier au 31 décembre rien ne change... L'incivisme communie avec le gaspillage. Par exemple le mec qui achète deux bourriches d’huîtres, en bouffe une et jette l'autre sans l'ouvrir avec aussi les coquilles et la boîte de l'autre !! Au prix où c'est faut déjà avoir les moyens !

nourriture (21)

 

nourriture (5)

 

nourriture (11)

 

nourriture (12)

 

nourriture (23)

Le pire ce n'est qu'un « détail » comme aurait dit le clown au bandeau, dont tant d'entre vous chérissent inconsciemment la fifille, de certaines prétendues cabines de douches nauséabondes. On arrive même à dénicher des machins parfaitement consommables, et les photos que je publie ayant déjà un bail, ça prouve qu'on y a survécu hein ? Et sans dommage. Eric va penser encore qu'on a la peau dure. Mais non mes chéri(e)s ! Je suis un vrai souffreteux au point qu'on m'a cru hypocondriaque. Et si j'ai été sportif dans ma jeunesse, au point de traverser une partie de l'Europe à vélo, c'est au prix, à l'époque, d'un moral d'acier et d'une volonté de ne pas me laisser dominer par une adversité qui n'a jamais lâché mes basques. Le contraire de maintenant où j'ai le moral en berne conséquemment à ce que l'avenir est dans le rétro et que l’œil que j'y jette me donne bien des regrets. J'aurais pleins de sujets à aborder sur la désintégration collective, mais voilà, j'ai pas trop le moral à ça et j'ai tellement d'infos que je ne sais pas par quel bout prendre le bâton de merde. L'écologie, plus on en cause, et plus les gens s'en foutent. Mais ce n'est pas qu'une question d'écologie. C'est déjà un problème de gestion ! Comment collectivement gérer la planète alors qu'une majeure partie de la population est incapable de gérer la soupe qu'elle a dans la bassée(1) ?

 

Je vois, à longueur de net et de conversation, les gens se plaindre que l'époque est dure et qu'ils ne joignent pas les deux bouts, mais constate tous les jours des centaines, des milliers d'euros à la poubelle. Il y a même ceux qui trient correctement leur déchets, qui ne gaspillent pas au sens propre mais s'empoisonnent en croyant bien faire. Je pense à toutes ces poubelles à emballages pleine de bouteilles d'eau compactées même, où les gens croient trouver de l'eau meilleure qu'au robinet. « On » réserve l'eau du robinet à la chasse d'eau je présume ? Contrairement à ce qu'affirme le syndicat des eaux de source ; à contrario d'études indépendantes ; on y trouve bien des phtalates et autre joyeuseté, d'autant que les conditions de stockage sont loin d'être parfaite. J'ai vu des palettes de bouteilles entassées sous le soleil, en pleine chaleur, à demeure pour plusieurs jours, en de nombreux endroits, ce qui est fortement déconseillé, justement pour éviter que le plastique ne diffuse des vacheries dans l'eau. Un peu comme le pinard ça : il ne devrait jamais être exposé à la lumière à moins que d'être bu dans la foulée. Tous les anciens vignerons le savaient. Mais il vous est vendu sous la lumière des projos... Je m'interroge sur les conséquences exactes. Reste qu'acheter de l'eau à la bouteille, à raison de plusieurs bouteilles par jour, ça fini par cuber au porte monnaie. Enfin, de toute façon, échapper à toutes les nuisances est impossible, et la société actuelle a des contraintes de consommation. Par exemple, quand on est absent entre 14 et 18 h de chez soi pour des raisons professionnelles, il est difficile de bouffer autre chose que du tout prêt, en particulier au repas à l'extérieur. Plats générateurs d'emballages et pas toujours très sain, ne serais-ce qu'à cause des adjuvants et du sucre caché. Mais quand on achète quelque chose, faudrait-il encore le manger ! Si vous saviez, en dehors des légumes de récupération, le nombre de plats non entamés et non périmés qu'on a pu récupérer ! Y compris sur des bancs publics après la pause déjeuner ! Et ça n'est rien par rapports aux légumes dont je ne comprends pas ce qu'ils foutent là où ils sont. Tenez, l'autre jour, dans la rue, une courgette toute seule, perdue... A se poser des questions. Ben une courgette hors saison en plus, c'est peu pour deux... Un peu d'imagination et on a fait une bonne soupe. Le pire : la crème aussi était de récup, et elle aussi je ne pigeais pas ce qu'elle faisait où elle était. Mais si je devais m'interroger sur chaque dépôt bisarre, j'y passerai ma vie. Je me demande quand même comment les gens font, alors qu'ils disent avoir tant de difficultés ?

RAILS 3

Ils jettent, ils sortent, ils ont une bagnole... Pas compris. Et ils trouvent ça normal. On n'est pas prêts, à ce compte, à sortir de cette synergie de désespérance et de haine qui nous conduit vers des camps que l'on croyait relégués aux poubelles de l'Histoire.

 

Le fléau des déchets électroniques | Le 15-18 | ICI Radio-Canada Première

Environnement Nos appareils électroniques, qui prennent souvent le chemin du dépotoir, sont pourtant construits à partir d'une série de composantes recyclables. Photo : iStock Quelque 40 millions de tonnes de déchets électroniques sont produits chaque année, dont 6 millions d'écrans et 3 millions d'appareils liés aux technologies de l'information.

http://ici.radio-canada.ca

 

Le pire est pour moi un gros problème de conscience. C'est que, soit je n'ai aucun impact, et je renonce à interpeller ; j'arrive à quelques mini résultats tout de même, comme le colibri ; soit je participe aussi de la destruction par l'obsolescence programmée. Notre informatique est un des plus gros poste énergivore à l'échelle internationale, gaspilleuse de ressources qu'elle contribue à épuiser et grosse productrice de déchets qui empoisonnent ensuite les pays dits « émergents ». Le pire est qu'on nous conduit de force vers le non réemplois. Vers la conso à toute force. J'avais adapté de vieux PC XP en win 7 puis bénéficié de la migration gratos vers 10 offerte cet été. Et voilà que je découvre que Windows s'est autorisé à neutraliser mes ports bleu et verts traditionnels ! Obligé en urgence de dénicher du USB, et encore, y'en a qu'un des deux qui a assez de ports... Enfin vous voyez la sauce quoi ? Le piège à cons ! Obligé de se trouver une autre machine à terme. En tous cas des claviers et souris. Parce ce que j'utilise là, c'est de l'ultra récup. Remarquez on trouve de tout : j'ai trois écrans plats par exemple. Mais on trouve pas toujours ce qu'on veut. Ainsi est le monde de dupes : plus on te cause écologie, plus on s'efforce de la réduire !

COQ DESSIN 4

(1) Mot inconnu dans ce sens là sur le net ; j'ai découvert ça parce que mon correcteur me le signalait pour faute. C'est sorti spontanément, tout droit de mon patois natal. Ca peut se traduire par « auge » je pense, ou mangeoire, sauf que c'était tout particulièrement celle des cochons.