14 janvier 2016 (15) Le manège s'est endormi et c'est le coeur un peu serré que je le regarde comme symbole de mes rêves enfuis d'une enfance où il fut pour moi un luxe très rare et occasionnel ; pas que mes parents n'auraient pas eu les moyens de temps en temps, mais voilà, la première fois j'ai été puni parce que j'ai pas attrapé la queue du Mickey qu'on me tendait, je ne comprenais pas qu'il fallait le faire, la compétition ça n'a jamais été mon truc, c'est génétique ; la punition c'était qu'on n'y retournerait jamais. Ce ne fut pas jamais mais rare, très rare. Un monde enchanté que je regardais de loin, un monde merveilleux où je pensais vivre autre chose qu'un morne quotidien parce que déjà je voyais fondre un monde qui s'est depuis complètement désintégré. L'économie de chaque chose, où les présents étaient précieux, la nourriture préparée avec amour avec des produits locaux et le respect du sol comme de l'objet. Aujourd'hui, même un véhicule, si précieux autrefois, c'est plus qu'un tas de ferraille jetable après usage...

14 janvier 2016 (11)J'ai l'explication de la ventouse hors parking évoquée dans mon précédent papier...Elle y est à demeure depuis quelques temps. Sans doute un mec qui peut pas la faire rouler parce que les douloureuses dépassent ses moyens. Si il ne la remets pas en service rapidement, elle traînera là des mois, sur cette aire de livraison désaffectée, jusqu'à être désossée par toutes les andouilles qui passeront par là. Dommage, parce qu'elle est utilisable en l'état. C'est commun ce genre d'aventures ici. Parfois les épaves restent jusqu'à deux ans en place. Je l'ai vu... J'ai même des photos datées. Ce que je me demande, c'est comment le mec fait avec l'assurance : nous on a exigé un certificat de casse pour pouvoir la retirer de l'assurance. Ce sont les mystères niortais.
Une soi-disant petite ville tranquille qui marine dans sa glauquitude et où des ordures côtoient à demeure des écoles. Une poubelle oubliée qui trône là depuis au moins le printemps, pleine de tas de choses qui ne lui sont pas destinée puisque ces ordures sont pour la poubelle rouge. J'en connais d'autres comme ça, et même dans un quartier voisin des dépôts au sol, sempiternels. Remarquez c'est moins grave que ce qui s'est passé ces jours derniers au Clou-Bouchet (Voir Nouvelle République) où des voyous réglaient leurs comptes au pistolet. Lié au trafic de drogue, ça devient trop commun ça aussi. C'est arrivé dans plusieurs quartiers ces derniers mois, y compris les affaires restées ignorées. Y'a des qui s'imaginent qu'en légalisant le cannabis on jugulerait ce genre de trafic qui enserre la ville dans une véritable toile d'araignée, comme d'autres d'ailleurs... Rêve de bisounours. Y'a longtemps que les consommateurs comme les vendeurs ne gravitent plus autour de la colombienne de grand papa et que le double zéro n'est plus qu'un apéritif ! La pieuvre y trouverait là un marchepied au contraire, et ferait des prix d'appel inférieurs au marché légal pour mieux ferrer les goujons dans des pièges sans retour.
Ce monde malsain et glauque va de pair avec les dépôts sauvages. Tous ne sont pas des ordures ; et là où il y a du récupérable, il y a souvent derrière une victime de réseaux malsains en fuite à la cloche de bois. Pas toujours, mais souvent. Monde glauque où mes rèves se disolvent comme craie dans de l'acide.

 

fille arc en ciel