CREPUSCULE DES DIEUX (2)La Terre crève de nos pollutions, de nos guerres et révolutions. Notre règne sent le sapin. En cette apogée démographique où nous avons proliféré comme vermine sur la misère, le gâteau mal géré se montre par trop inégalement redistribué et les exclus s'entassent aux portes de nos forteresses de carton dressées contre des conflits obsolètes. De quelle utilités sont nos stocks de missiles intercontinentaux en guérillas urbaines ? En affrontements de maquis avec des groupuscules mobiles ? Eux qui étaient destinés à un ultime holocauste planétaire ? Des profondeurs de l’abîme, que nous avons creusé, monte le mugissement des trompettes de l'Apocalypse, augurant du Ragnarök des grenouilles, pataugeant dans un marigot insalubre, qui se voulaient aussi grosses que des bœufs, et pour cela se sont prises pour des dieux.
J'assiste en Témoins impuissant. Témoins plus que militant. Dans militant il y a militaire ; tous les deux pions dans un troupeau qui font ce qu'on leur dit de faire au service d'intérêts qui ne sont pas ceux du bonheur des peuples, mais le profit de quelques arrivistes inconscients, sans foi ni loi. Avec cette différence que le militaire est contraint à se taire, tandis que le militant est poussé à faire du boucan. Agiter des drapeaux, promener des calicots, et se croire utile, comme son cousin le militaire. Comme lui saccager sur son passage, pour mieux alarmer les masses, qui de peur, se jetterons dans les bras du premier qui leur promettra l'ordre et la sécurité. Les causes c'est comme les trains : il y en a toujours une autre à contre-sens planquée derrière le virage. Sitôt les marrons du feu tirés, l’opportuniste, aux intérêts bien compris, retourne sa veste dans le sens de l'ouragan. Que je dise ça ou rien, ça ne sert à rien. C'est bien juste pour coucher sur papier (initialement), ce que je vois ou entends. Crever l’abcès du désespoir qui habite ma carcasse décati comme un fantôme hante un manoir écossais (Ou le château du Douhet aussi, paraît qu'il est hanté). Vieille ruine à coller au musée (des horreurs?).
La cacophonie est telle que personne ne s'y retrouve. Quelques bonnes volontés proposent des solutions, y croyant ou non d'ailleurs, tôt ou tard elles s'avèrent aussi délétère que les problèmes et apportent leur lot de nuisances. Ne pouvant me disperser sur tous les sujets ; quoique je participe à bien d'autres domaines en tant que soutien occasionnel ; j'ai centré mon action dans ce qu'on appelle l'écologie, dont la réalité recouvre toutes les activités humaines, tant nous sommes liés à notre Monde.
Émigrer quelques quidams, déjà dénaturés comme chacun d'entre nous, sur un autre monde ; utopie hors de nos moyens réels actuellement ; ne solutionnera pas le destin de celui-ci. Quand même ce serait faisable, il sera d'eux comme des Américains par rapport au vieux monde, mais en plus clivant encore. Lorsque les européens spolièrent les « 
indiens », ils construisirent une société à la psychologie et aux mœurs très différents de notre vieux monde. Sur un autre monde ce sera pire : les conditions d'existence étant totalement étrangères, les mutations produiront une espèce totalement différente, aussi étrangère à notre biologie et notre pensée que peut l'être un kangourou, voire une araignée.

 

renomme (5)

 

 

L'expédition MED, " stop à la pollution au plastique "

Publication: eMag SUEZ environnement Patrimoine économique et environnemental de la planète, les mers et océans sont aujourd'hui confrontés à des risques multiples : surpêche, rejets de substances toxiques, changement climatique... mais aussi pollution par les plastiques, qui constitue aujourd'hui l'un des enjeux majeurs de la préservation des mers et océans.

http://www.huffingtonpost.fr

Il ne se passe pas un jour où je n’élargis ma vue de l'ampleur des problèmes qui se posent à notre monde. Récemment je parlais des plastiques dispersés dans la nature par les boues de stations d'épuration. Il a fallu que quelques jours après je mette la main sur un papier qui montre que, même quand on n’épands pas les boues, elles contribuent à alimenter les continents plastiques. Extrait : "La pollution issue des fibres synthétiques des vêtements relâchées dans les eaux usées lors des lavages en machine. Les vêtements rejettent en effet des microfibres plastiques qui se retrouvent dans les stations d’épuration et échappent au système de filtration des stations traditionnelles"

 

DIABLE

 

On se mobilise pour défendre une entreprise inscrite dans la tradition locale, gardienne d'un précieux savoir faire, d'un tissu économique local, productrice d'emplois ; et on rencontre face à soi des fanatiques, qui se croient écolos, à la solde inconsciemment des puissances qui veulent détruire toute culture de terroir au profit du servage mondialiste. "Qu'ils crèvent" m'as-t-on balancé entre autres joyeusetés ; et pas qu'a moi, à d'autres qui diffusaient le message.
Il est des campagnes sur le net, dont on se demande l'objectif réel, si ce n'est saper l'économie. Ça sent sa falsification à plein nez pour jouer sur l'émotionnel tant la mise en scène est évidente. Je parle ici de prétendus « 
amis des animaux » qui tournent des vidéos qui n'ont pu être tournée sans mis en scène. L'émotionnel est le moyen de faire réagir le troupeau amorphe afin de saper sa possibilité de recul et l'amener à se sevrer de ses racines ; « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir » (Aimé Césaire) ; n'être plus que bétail domestique.
La rationalisation de la production agricole avait initialement pour but avoué de nourrir les masses et limiter le gaspillage. Devenue exponentielle et irrationnelle jusqu'à l'inhumain elle transposa le gaspillage à l’autre bout de la chaîne : les hommes, devenus troupeau abêti et inconscient.Et pendant que nous dilapidons, par exemple l'eau pour des besoins artificiels, d'autres manquent de l'essentiel.

 

EMBRYON 7

« La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude. » Citation d'Aldous Huxley in "Les portes de la perception".
Ceux qui se révoltent marchent généralement sur les traces de bergers qui sont là pour servir la machine infernale qu'on nous mets en place. Dérisoires groupuscules dont on criminalise l'opinion. L'adversaire n'est plus un adversaire politique, c'est un bandit, un criminel. Soit troupeau majoritaire qui va dans le sens du vent qu'on lui a soufflé dans les oreilles. Il en va ainsi de l'écologie comme d'autres choses.

 

Capture 2 DAUPHIN

Et le pauvre témoins, lui, regarde passer le train en songeant à rejoindre les derniers dauphins et se perdre dans les abysses à jamais... Oh j'ai bien encore ramassé quelques ordures à traîner, comme d'hab' ,mais c'est une goutte d'eau dans un océan de connerie, dérisoire. Pire, il arrive que le sort me puni... L'autre jour, j'étais à cour de flotte ; gourde à sec, et la remplir à cette saison, impossible ; et ma virée de ramassage m'ayant desséché, vous n'imaginez même pas, au point de tenir à peine debout, j'ai voulu prendre une canette à un €uro au distributeur de la place Saint Jean ; à 5 h 30 y'a que ça, l'heure où je risque le moins les ennuis cependant ; et je me suis fait faire marron... Avec mon budget, c'est pas le pied. Ça devient une habitude en ce moment de toute façon, les filous. Y'a des jours où je me dis que je vais décrocher... Est-ce que ça sert vraiment ce que je dis et fait ? A part conforter les convictions de quelques convaincus ?

 

ROSE TERRE 3