ATOME 2Léonard se fend la poire tandis que les populaciers bateleurs rabattent les brebis vers l'enclos des profits des minorités argentées. L'avalanche de la dépendance énergétique s'est accumulée au fil des dernières décennies jusqu'à nous enchaîner à une gabegie dont il est difficile de s'affranchir, et les solutions auxquelles on nous fait rêver ne sont pas toujours de vraies portes de sortie. Sauf peut-être pour ceux qui en tirent profit. On me dit que les éoliennes industrielles défigurent les paysages... Et nos lignes à haute tension qui ont tissé une toile inextricable, qui a protesté contre ? Elles sont esthétiques elles ? On croit généralement que la production individuelle est plus rentable... Vous croyez vraiment ?

Energies

Les éoliennes domestiques sont des petites machines offrant une puissance nominale comprise entre 100 watts et 50 kW. Elle sont perchées sur un mât qui peut atteindre 35 mètres de hauteur. Il existe deux types d'éoliennes destinées au marché des particuliers, des collectivités et des agriculteurs : axe horizontal et axe vertical type "panémone" qui n'a pas besoin d'être orienté dans la direction du vent.

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Je vous intègre un lien qui tends à démontrer que ces méthodes sont surtout rentables pour les banques et les industriels fabricants. Vous pourrez toujours vous en fabriquer une, certes, mais elle nécessitera d'être homologuée puisque rien ne peut être fait sans ça et vous avez de toute façon l'obligation légale de vous raccorder au réseau. Ce qui est une arnaque monumentale prolongeant le peu de rentabilité et l'aléatoire du système. Parce que le vent, c'est aléatoire, pas très stable ni fiable. Y compris les grandes éoliennes industrielles ; dont il existe des modèles très peu exploités autrement moins dangereuses et bruyantes. Ceci dit c'est moins bruyant qu'un aéroport ou une autoroute, voire une ligne de TGV. Sans même cela, j'ai habité à côté de la gare de Vierzon pendant des années... C'était pas triste. Je plains les riverains de Roissy ou d'Orly !
Nous sommes devenu énergie-phage ; y compris pour la moindre démarche. Non content d'être contraint de payer toute mes factures en ligne, maintenant c'est même mon compte et mon loyer que je suis obligé de gérer comme ça ; la moindre démarche. L'avantage est bien sûr que j'échappe au vol de courrier dont j'ai maintes fois été victime ; mais d'un autre côté, quelle gaspillage d'énergie ! Cette dépense à l'échelle d'une nation est gigantesque. On y ajoute tous ces appareillages dont vous ne savez vous sevrer : des myriades de fours à micro-ondes aux gadgets à l'utilité plus ou moins démontrées en passant par ces éclairages inutiles prétendument sécurisants qui inondent des zones vides, et ces pubs et enseignes éclairées quand il n'y a même plus un rat dans les rues... Et qui déboussolent oiseaux et insectes ; nourriture des précédents et pour une part importante pollinisateurs indispensables ; et contribuent à leur extinction.

GASPI

Dans mes jeunes années, au moment de ce qu'on a appelé le « choc pétrolier », il y a eu une petite crise d'urticaire où on a prêché quelques temps la « chasse au gaspi », avec ce slogan marrant : « en France on a pas de pétrole mais on a des idées »... Ca faisait marrer mon père qui disait : « les arabes sont en train de s’apercevoir que le pétrole leur appartient parce qu'il est chez eux, et les français qu'il faut payer ce qu'on achète ». Quelques idées effectivement on vu le jour, comme éteindre les lampadaires à 23 h ou minuit dans les petites communes... En ce temps là on ne trouvait pas de lampadaires dans les hameaux. Maintenant on en trouve jusqu'à Saint-Étienne-la-Cigogne !! Pour me baser sur l'immédiate proximité de ma ville...

 

Voire, alentours, à Boisserolles ou aux Connillières !!! Y'a pas 40 habitants dans ce dernier ! Tout ce que vous risquez de croiser, c'est le camion du laitier, qui vient la nuit prélever le lait dans la citerne des deux dernières étables du secteur. Aux oubliettes la chasse aux gaspis.

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On s'est efforcé au contraire de développer une société toujours plus gourmande en énergie et de l’assumer à travers le nucléaire qui s'est substitué au charbon et au fioul autant qu'à l'hydrolien ; ces barrages dont on me faisait réciter les noms à l'école, par cœur, sous peine de sanction, et qu'on me présentait comme la panacée.
Maintenant c'est l'éolien qu'on nous promeut tel, et aussi le solaire.
Lui aussi c'est du kif : l'investissement est considérable ; quand on a fini de payer les panneaux et l'installation sont obsolètes. Quid de la rentabilité pour le particulier qui est de toute façon obligé de se raccorder au réseau ? Surtout que si la reprise est en principe assurée, le recyclage des matériaux, rares, précieux et onéreux, me le semble beaucoup moins.

 

Solaire hybride : un rendement multiplié par quatre !

Les panneaux photovoltaïques classiques ont un rendement d'environ 15 à 20%, alors que les panneaux solaires hybrides qui produisent aussi de la chaleur affichent jusqu'à 60% de rendement. Une petite révolution s'annonce-t-elle dans le secteur du solaire ? Reportage.

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Néanmoins dans ce domaine il semble qu'il y ait quelques progrès. J'ai appris que se développe un nouveau type de panneaux prometteur, en ce qu'il combine le solaire photovoltaïque et le solaire passif capteur de chaleur ambiante. C'est néanmoins utile pour des bâtiments, des maisons, avec une part tout de même d'aléatoire en fonction de la météo, mais ça ne pourra complètement assumer les besoins énergivores d'une société sans cesse plus dépendante de la technologie, et tout particulièrement de la technologie électrique.

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On a inventé le problème avant de se soucier de la solution. Développé un boulet qui plombe l'avenir des millénaires à venir avec l'obligation d'une surveillance totalitaire des produits et déchets en raison de leurs risques propre. Un problème présenté comme solution et que les masses ont gobées ; le nucléaire qui fourni de façon massive cette énergie dont nous usons et abusons. On nous a dit que c'était l'indépendance assurée alors que les « combustibles » nécessaires à la fission ne sont pas indigènes, pas plus que les métaux rares nécessaires à l'électronique dont les centrales ne sauraient s'affranchir.
Cela a alimenté aussi la production de bombes de façon massive, qu'on a entassées, dans la perspective d'un holocauste final couronnant la connerie humaine. Parce que sans centrales, à moins d’acheter le produit fini, jamais nous aurions pu nous doter de ce que de Gaulle, l'initiateur, appelait « force de frappe » qu'on a pudiquement rebaptisé « dissuasion ».
A sa suite, ses successeurs se sont inscrits dans la gestion du programme initial, sous la pression de ceux qui en tiraient profit. Nous nous sommes attaché un boulet, et maintenant le boulet se fissure. De là la nécessité de soulager notre pléthore de centrales vieillissantes et fragilisées et donc pour cela promouvoir des technologies nouvelles. En fait d’écologie, il s'agit de gestion et d'économie. La seule vraie société écologique, c'est celle de la vie rurale de mes grands-parents, que j'ai un peu connue, ou carrément du néolithique. Entre le nucléaire ou la bougie dont nous accablaient les communistes en se moquant de nous; faisant le jeu du grand capital, il n'y a pas si longtemps, je suis bien cappable de choisir la bougie ! D'ailleurs ça m'arrive souvent. Nous avons accablé la Terre d'un cancer technologique, détruit la plupart des écosystèmes, sauf dans quelques niches qui font office de musées, et la plupart des occidentaux seraient incapables de vivre autrement. S'il y a renaissance d'une civilisation équilibrée, ce n'est pas de nous qu'elle viendra. Cela n'empêchera pas d'avoir à gérer le cancer généralisé que nous avons généré.

LIBERTE 4

 J'ai révé d'une utopie en y croyant qu'à moitié. Nous sommes à jamais enchaîné au chaudron de Léonard.

CHAUDRON du Diable 2