RECLAME avrilIl y eut la réclame comme on l'appelait. Certains y voient une différence ; moi pas. Elle était à l'image de son époque (mon illustration ; annonces de presse de1924), à l'image des moyens techniques et de la manière de penser le monde par ceux qui le menaient par le bout du nez. Les journaux comptaient des poignées de pages d'annonces, et les articles en étaient pavés. On n'en n'était quand même pas,  comme maintenant, à se faire perfidement la réflexion qu'il y avait encore trop d'info entre les pubs parce que les papiers étaient sensiblement plus fouillés qu'aujourd'hui, et il est flagrant de voir la différence entre , par exemple, un « la science et la vie » d'hier et un « science et vie » (le même journal qui a changé de nom) d'aujourd'hui. Les articles, même par exemple par rapport aux années 80, sont devenus des brèves surtout, et nombre d'entre eux sont, en plus de la pub affichée, des publi-reportages faisant surtout la promotion de gadgets dont le quotidien moderne est saturé.
La différence avec autrefois, c'est qu'elle envahi le champ de la conscience par un matraquage imposé omnichiant, omniprésent, et même, ces temps derniers, omnipotent. Elle parasite tout, phagocyte tout, écrase et s'impose. Elle vous agresse sur les bords de routes, dans vos boites aux lettres et mails, dans la rue, sur vos téléphones en ligne ou portables, à la télévision, à la radio. Même les radios qui en étaient exemptes vont désormais y être inféodées. Le décret d'application est paru ce matin (6 avril). On vous l'impose ! Parce que si vous profitez de cet encart inutile ; qui promeut le plus souvent des choses dont vous n'avez ni les moyens, ni l'utilité ; pour faire une virée aux cagoinsses (par exemple), ou vérifier si votre petit dernier s'est bien endormi malgré son rhume carabiné, le son de la TV ou de la radio monte en flèche, vous poursuivant à travers l'appartement. Que vous soyez connecté par le net ou le hertzien.
Sur le net, on pouvait jusqu'ici y faire ou non attention ; maintenant on nous interdit l'accès aux articles si on a le malheur d'avoir un filtreur de pub'. La dictature facho par excellence. Interdit d'ignorer la pub ! A noter que les plus incisifs dans cette action sont les publications de droite et d’extrême droite, mais les autres s'y mettent aussi. En gros, plus c'est politisé, et plus ça exige qu'on lise sa pub'. Ce qui est une preuve de volonté de manipuler les esprits. Hé bien s'ils lèvent le bras droit, je leur réponds par le majeur. Pour ce que leurs papiers sont enrichissants de toute façon : la haine dans une main, la vindicte dans l'autre.

CERVEAU _SUR PAILLE 3

Une pieuvre qui s'empare des cerveaux et y laisse l'empreinte de ses tentacules, indélébile. Pas besoin de « message subliminal » comme le braient les complotistes : le matraquage à la schlague dans un étui de velours suffit à imprimer les cerveaux à leur insu. Ce n'est pas un hasard que j'ai choisi la pieuvre comme image : miroir de celle véhiculée et utilisée par les propagandistes pour caricaturer leurs adversaires. Image chère aux fachos, aux marxistes, et aux complotistes. Le corps de la pieuvre ressemble un peu à celui de la tique, cet arthropode suceur de sang à la manière des sangsues. Et c'est bien une sangsue que la pub, monstre aux mille tentacules, outil de pousse au consommez toujours plus au détriment des ressources de la planète, dont la conséquence est un massacre toujours plus grand. Et vous êtes la victime consentante, parce que vous vous rendez à leurs raisons selon lesquelles les baveux ne pourraient pas vivre sans elle. Si ils ont réellement besoin d'elle c'est tout simplement qu'ils ne sont pas assez intéressants et trop nombreux. Il n'y a pas réellement de pluralité puisque tous distillent à peu près la même messe. Même les médias prétendument dissidents s'inscrivent dans la pensée unique, entretenant un mal être pour que d'angoisses sourdes en inquiétude plus ou moins consciente vous vous précipitiez dans un succédané de bonheur à la petite semaine, projeté dans la consommite aiguë.
L'information, ou ce qui prétends l’être, jouant le rôle de packaging. Par exemple, ces jours ci , on nous fait un foin avec les « paradis fiscaux » ». Comme si c'était une découverte ! J'ai expliqué sur FB, mais personne y a fait gaffe, comment j'avais découvert le processus en 1982. Paradis fiscaux, spéculations boursières et sociétés écran, entre autres, étroitement intriquées. On vous a parlé de politiciens, de footballeurs... Menu fretin que tout ça au regard du kraken qui dévore le monde dans ce mécanisme omniprésent. On sait bien que les partis ne vivent pas de la vente du muguet et des cotisations des adhérents qui sont minoritaires au regard de la population globale qui n'est jamais très fixée en matière de culture politique. Elle réagit à l'émotionnel plus qu'à une analyse toujours difficile et pour laquelle il faut décortiquer beaucoup de choses. En matière de sport, on sait bien que le foot de compétition est gangrénné par le fric ; et Daniel Mermet, il ya quelques années, avait fait une excellente émisssion sur l'infiltration de nos clubs, y compris les petits, par les mafias de l'Est et orientales, qui s'en servaient de base aussi pour des officines de paris clandés... Par ailleurs, le nombre de clubs et de footballeurs achetés par l'étranger.... Qatar, Arabie par exemple, mais aussi Russie...

affiche politique HERITAGE

De même que pour vendre n'importe quoi on utilise les mêmes visuels, on utilise en politique les mêmes images pour promouvoir des idées qui se prétendent opposées. Et si j'ai choisi un choc culturel flagrant, dans la perception qu'en avaient les masses, j'en ai d'autres du même acabit (avec Sarko ou Chirac par exemple).

CORNE ABONDANCE avril 1713

L'argent off shore ça existe depuis au moins le XII° siècle avec par exemple l'Ordre du Temple ou la Ligue hanséatique ; peut-être même du temps de Jésus, où la banque vue comme moyen de faire fructifier l'argent est mentionnée dans les évangiles. Allégorie sans rapport avec l'argent (parabole des talents) mais où le Maître emploie une image qui doit être aussi familière à l'auditoire que les pains et les poissons dont il parle d'habitude. Ça signifie au moins aussi courant que le métro pour un parisien d'aujourd'hui.
Au bout du compte, nous ne sommes que de la chair à pognon sacrifiée sur l'autel d'intérêts incommensurables et nuisibles à la planète.

Source : L'imagerie engagée

Posté par Léa Garson sur dimanche 1 mars 2015

D’énormes quantités de plastique découvertes dans l’estomac de cachalots.Un filet de pêche, un capot de voiture, des dé...

Posté par Expédition MED sur samedi 2 avril 2016

Forages offshore: les fossoyeurs du climat cherchent à couler l'accord de la COP21 dans les grands fonds marins....

Posté par Michèle Rivasi sur mercredi 6 avril 2016

CERVEAU _mouton 2051

Il y a eu l'agneau d'Abraham lorsqu'on franchit le pas du renoncement aux sacrifices humains (sens du passage je pense) ; puis il y eût l'agneau pascal ; holocauste sur l'autel de la dictature du fric et de la liberté spirituelle ; et maintenant c'est Pascal (ou Georges ou Ernestine), à la dérive sur le radeau de la méduse d'une civilisation en perdition, qu'on oblige à se sacrifier au gré d'envies suscitées, voire imposées, sur l'autel du capitalisme débridé au détriment de la planète. J'espère que mes petites illustrations perso vous aideront à aller plus loin que l'article... On dit qu'une image vaut 1000 mots...

ble 5 terre

DIABLE