arbre or 11"Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l'argent ne se mange pas."
Annonçaient les indiens des plaines dès la fin du XIX° siècle, eux pour qui l'argent n'avait aucun sens. Tacka Ushte (Oglala, "indien" des plaines), dans "de mémoire Indienne" raconte que ses pères, lorsqu'ils avaient des dollars papier s'en servaient pour allumer le feu. Des pièces d'argent ils faisaient des décorations. Ils ne comprenaient pas que ces dollars eussent avantageusement remplacé les winchesters pour contrer la pieuvre blanche qui dévoraient leurs terres et massacraient graduellement le biotope avec lequel ils avaient vécu en une lutte perpétuelle pour la survie mais en parfaite communion. Les Navajos eux, l'ont compris, mais sont devenus des capitalistes comme les autres. Une de leurs industries les plus florissantes sont les casinos dont on sait tout ce que ça draine de satellites malsains.
L'argent, de moyens d'échange pratique, est devenu instrument de pouvoir au service des puissants ; dès l'antiquité dans « l'ancien monde » aussi bien que chez les peuples d'Afrique, d'Amérique centrale et du sud (Pérou) avant d'acquérir une vie propre et autonome, dégagé de toute référence matérielle. Il s'auto-entretien par génération de marchés débridés qui ne répondent pas à des besoins réels mais juste à des spéculations visant à produire toujours plus de bénéfices pour les actionnaires des multinationales. Ces marchés exponentiels sont à l'origine du gaspillage des ressources qui en résultent à tous les niveaux de la pyramide comme je le montre si souvent. Cela devient à ce point le seul horizon indépassable, que certains pensent à créer de l'argent artificiel ; qui existe déjà à l'issue des spéculations boursières ; aux fins de verser un revenu universel à chaque citoyen sans contrepartie de travail, en conséquence directe que la production est de plus distante de la main de l'homme et jette sur le carreau, de ce fait, des hordes de victimes de l'automation, de la production intensive par une main d’œuvre toujours plus réduite. Objectif : entretenir la consommation et ses implications. Selon certaines sources aussi fiables que peuvent l'être toutes les calembredaines du net, notre gouvernement (et d'autres) y songerait. Sauf que j'y crois comme au père-Noël ! Quand on voit toutes les tracasseries qui sont faites aux pauvres réduits à 600 balles pour 2, mon cas, encore sucré ce mois-ci, pour un quiproquos administratif, vous croyez qu'ils vont filer gratos 800 par tête de pipe ???
Y'a plus de programme électoral, alors on fait rêver les masses avec des promesses folles. Comme avant 81 dont Hollande se prétendait le remake et dont il n'a été que la mauvaise parodie. "Réenchanter" la gauche et la frange dite "libertaire" en l'ensemençant de rêve pour se constituer un capital électoral qui part en couille. Ils le prendrait où ce pognon d'abord ? Les riches se réfugient dans les paradis fiscaux et les autres sont déjà surimposés ; même si ils ne sont pas aussi malheureux qu'on le prétends (Mes blogs le montrent trop bien). Alors on va te piquer le pognon pour te le rendre après ? Dans un État en faillite ? Ça tient pas debout ! Pour un revenu universel, il faudrait changer de société. Pas prêt d'arriver. L'idée était celle notamment de Jacques Duboin, père des distributistes. Ça supposait une économie autonome où la propriété était abolie, la démocratie directe et la monnaie sortie du serpent monétaire pour être non thésaurisable. On en est loin !
Ceux là même qui prétendent réinventer le monde, rêver un autre avenir ; comme en 68 qui a finalement accouché d'une souris contrairement au mythe colporté unanimement ; les nuitdeboutistes, sont finalement des consommateurs comme les autres, à la remorque du maître de l'humanité, pas plus responsables d'eux-mêmes, comme l'a montré un blogueur photographe sur place récemment.Qu'il soit apparenté "de droite" (à vos yeux) ne change rien à la véracité de sa photo qui n'est pas ma seule source, du reste, mais c'est la seule accompagnée d'un texte qui soit publique dont j'ai eu connaissance.

"Nuit debout" foutage de gueule

Ecolos idiots (22) Etat de la Place de la Raie Publique après leur passage ! Il faut bien que ces bobos soi-disant anti-racistes laissent du travail aux noirs et aux arabes habillés en vert des services municipaux ! Dans les mondes anglo-saxons, germaniques et scandivaves ; et même en Espagne et en Italie, ils font le ménage après !

http://antiintox.canalblog.com

J'ai pas vérifié localement ce qu'il en est ; mais je me coltine tant de détritus niortais que je n'ai vraiment pas le courage d'y aller. Le centre ville, la nuit, seul, ça ne m’inspire pas. J'y ai eu trop d'ennuis. Sauf intuition spéciale. D'ailleurs je me suis amusé de voir que ceux là même qui fustigeaient les « veilleurs » recourent aux mêmes méthodes finalement, en plus agités et plus bruyants ; sans compter quelques dégâts collatéraux ; et sont, photo du "copain" à l'appui, aussi dégueulasses voire plus que cette manif qu'ils avaient dénoncée comme sale de la part de leurs adversaires. J'ai participé à pas mal de manifs ; avec une éclipse entre 1977 et 1982, et depuis ma dernière "anti-nucléaire" ; je n'en connais pas bézef qui n'aient pas laissé la marque de leur passage. Ça m'a toujours écœuré et amené à me distancier des mouvements, même quand j'étais encarté. L'homme fonctionne de manière machinale, à la remorque de la synergie consumériste et de l'argent roi. Le gaspillage qui en résulte est une retombée quasi-mécanique, et tels qui se plaignent, réduits à consommer de la daube de bas de gamme, jettent n'importe quoi n'importe où.

 

pâté mouquette 20 avril 2016_3

J'ai piqué une double photo à ma chérie pour montrer, une fois encore, le genre de chose qu'on peut trouver à traîner au fil des trottoirs... Ce n'est qu'un détail. L'argent ça ne se mange pas, certes, mais ce qu'on se procure avec ; étant donné qu'à moins de produire sa nourriture soi-même, on ne peut plus chasser le bison ou le renne librement dans les steppes disparues ; ça devrait être mangé. Hors une grande partie ne l'est pas, par ceux-là même qui se plaignent de ne pas joindre les deux bouts. Le mépris matérialiste est à mille lieues de la sacralité toute d'humilité des anciens amérindiens, qui eux, ne gaspillaient ni un bout de gras, ni un tendon ou un poil. Cela aussi Tacka Ushte en parle longuement. Comme d'autres auteurs d'origine voisine que j'ai pu lire...

 

SOS TERRE 2