INFINI_BATEAU 3Salut à toi maître des rebuts de l'univers, prêtre des déchets, destructeur du monde. La Terre a eu un hoquet et tout le monde s'est affolé, en occident, parce qu'en Pacifique s'en est produit d'autres dont quasi personne n'a parlé, autrement plus puissants pourtant.
La Terre a éternué chez nous ou presque, et je n'ai rien remarqué. Il est vrai que dans cette bicoque branlante, où le mobilier a des symptômes parkinsoniens à chaque pas, je n'ai pas dû faire la différence.
« Remarquable » ont dit les médias. Tu parles ! Autrement plus spectaculaire fut celui de 1972 en Oléron. Je créchais à quelques dizaines de bornes au plus. Tout le patelin était paniqué, comme basse-cour dérangée par la visite du blaireau, tous sortis sauf... Ma pomme ! Je pionçais comme un bienheureux. Je devais sans doute me sentir en sécurité ? Cette fois ci, je n'ai rien rien senti, certes, mais ça a tremblé chez des voisins de part et d'autre à quelques mètres et, vers quatre plombes du mat, j'ai eu une sensation étrange, je me suis levé pour allumer un cierge et de l'encens ; ce que je fais rarement à cette heure un jour ordinaire.
Le premier soubresaut dont je me souvienne, je' n'étais pas encore scolarisé, mais cela se faisait beaucoup plus tard que de nos jours ; ce qui ne m'a pas empêché d'être le plus jeune de ma classe ; ça laissait le temps, quand on était seul avec la nature comme moi, de construire un univers personnel qui échappait à l'emprise conditionnante de l'usine à moutons de Panurge.
Pour celui-ci on dit qu'il n'y a pas eu de dégâts ; j'ai même lu mieux : tandis que les gens des villages alentours ont ressenti la secousse, le sismographe de la centrale du Blayais n'aurait soi-disant rien enregistré !!! Comme me le faisait remarquer Jean-Louis sur FB ; c'était pourtant tout prés, avec tous les risques que ça comporte, et cela au quasi-lendemain de l'anniversaire l'accident de Tchernobyl. S'il y a eu incidence, on ne le saura jamais. Déjà, le nucléaire est classé « confidentiel défense » par la grâce de Raffarin ; mais en prime, désormais, la loi sur le secret des affaires est passée en catimini pendant que vous aviez les yeux tournés vers une poignée d'anarchistes opportunément mobilisés par les infiltrés, Place de la République et ailleurs, pour détourner l'attention de tout un tas de choses dont celle-là. Dans l'ombre, certains s’apprêtent à récolter les marrons qu'ils ont mis au feu, comme disait Trotsky (in « Ma vie » son autobiographie).
On torture la réalité sociale impuissante devant les retombées de l'exploitation irraisonnée des ressources, et on se cache la tête dans le sable face à l'impact délétère de ces méthodes. On ne croit plus en rien, mais on continue de professer une foi naïve en l'avenir. « Y trouveront une solution »... Un jour. « y'aura jamais de tremblement de terre majeur chez nous »... Ça c'est vraiment de la foi du charbonnier. Nous sommes, je crois, le pays le plus nucléarisé du monde, la plupart des centrales en zones sismiques ou très proches, mais non, y'a aucun risque. Amen. On n'est pas fichu de prévoir une averse de grêle avec précision ; j'ai vu sur FB des vignobles massacrés, mais aussi des moutons tués par des grêlons de la taille de balles de golfe ; on n'est pas foutu d'anticiper une éruption cutanée de la Terre, pet de volcan ou éternuement comme les derniers en date, mais on sait qu'il n'y aura jamais rien de grave chez nous !

ATLAS 2

L'homme impose ; formate, contraint, souille, dénature, défigure, y compris lui-même ; mais la nature dispose. Nous ne l'avons toujours pas appris. Enfin vous, pas moi, je le sais depuis tout petit, depuis que vous avez abattu mes noyers et cerisiers où je grimpais cueillir les fruits et que j'ai pleuré sur leurs cadavres. Et j'ai pleuré encore quand j'ai réduit le bois en bûches. Oui mes chéri(e)s, à dix ans déjà, je sciais de long avec mon pathouse ; modèle manuel ; et coupais les bûches à la circulaire ; un modèle sérieux avec une lame d'un mètre vingt de diamètre, électrique. Ça ne m'impressionnait pas plus que le moulin à farine par exemple... Nous ne sommes pas Atlas, fils du Ciel (Ouranos) qui portait la Terre ; nous sommes les Atlantes, ses sujets, qui furent condamnés pour leur cupidité. Au lieu d'eau ce pourrait tout aussi bien un torrent de lave qui nous submerge. Un volcan ça prévient pas, ni quand ça se réveille, ni quand ça surgit, soudain ; ça s'est vu ailleurs ; au milieu de nulle part. Une chose dont la science est certaine : plus ça dort longtemps, pire est le réveil. Riez, de toute façon, en ce qui me concerne, je ne serai sans doute plus là. Au fond vous êtes pitoyables avec vos destructions, vos mesquineries. Ça va jusqu'à me voler un journal qui m'avait été envoyé gratos par la Nouvelle République. Gravos tout de même. Vous en êtes là : tout ce qui vous intéresse, c'est le profit, fusse-t-il minable. Quitte à léser un pauvre d'entre les pauvres. Minables, qui n'hésitent pas à faire un chèque en bois à un pauvre, de dix balles ! Mais si j'étais tout seul !!! Combien sommes nous de pauvres bougres victimes de votre mépris ? Je cause de moi parce que j'ai les preuves et ne risque pas le procès en diffamation. Mais je pourrais tout aussi bien vous aligner les emmerdes de quelques potes ou proches ! Minables qui , comme je le montre si souvent ici, balancent leur déchets n'importe où, et après vous le déluge... Il pourrait être de feu le déluge... Les secousses se multiplient ces dernières années, et nos chaudières sont bien vieillissantes, de plus en plus difficiles à gérer, de plus en plus fragiles, et jamais remplacées par autre chose, ou au moins des plus solides. N'importe comment faudra les gérer ces centrales ; pour l'éternité comme le montre le podcast que j'ai intégré à « Il y a trente piges, la fin du monde ».

trois cochons 1700

« Je ne crois pas qu'un sauveur suprême pourra nous affranchir des réalités qui nous collent aux basques... » écrivais-je le 19 avril 2012 sur mon défunt blog « Mikael 2012 »... Un étau de connerie enserre l'humanité dans des chaînes que nous avons nous-mêmes forgées. Socialement, la haine et la connerie sont dans un bateau ; si l'un tombe à l'eau, l'autre le repêche aussi sec. Économiquement nous sommes au fond du tonneau des Danaïdes ; tous les États sont en faillite mais les riches nantis collectionnent les yachts et les Rolls... pendant que des enfants crèvent sous leurs bombes ou dans leurs mines de terres rares. Écologiquement, c'est l'abrutissement le plus complet. Totalement inféodé aux intérêts de ceux que j'évoquais précédemment. On a même réussi à vous faire gober le nucléaire comme écologique à coup de manipulation d'opinion... J'ai beaucoup aimé la pique de Théo l'autre jour à propos des voitures électriques.

L'écolo

Les voitures électriques sont-elles aujourd'hui aussi performantes que les véhicules thermiques ? Assurément oui, selon mon collègue qui circulait hier à moto sur la rocade et s'est fait laisser sur place non par une Mia, mais par une de ces petits bijoux de la (néo) technologie américaine.

http://www.lanouvellerepublique.fr

J'en avais souvent causé ; en particulier dans "Nous n'avons pas tous les mêmes valeurs" ;  mais j'ai été heureux de voir que, pour une fois, je suis pas tout seul.
Nucléaire et plastique, les deux cancers qui dévorent la planète. J'ai aussi beaucoup parlé du second, puisque c'est ma spécialité : ramasser le plastique qui traîne en un geste dérisoire mais qui m'autorise à ouvrir ma grande gueule dans la mesure où je me salis les mains pour le profit de la Terre. Au niveau des médias on commence à s'inquiéter de l'impact au niveau océanique, halieutique, tout ça. Par contre il ne me semble pas qu'on relève que les roches aussi se plastifient ! Je l'inclus ici parce que moi aussi je n'en n'ai pas assez parlé. En fouinant un peu dans mes archives, je viens de recoller la patte sur un papier en anglais qui en dit long sur la question... Pas assez encore...

 

cuiller bateau

Finalement, on ne s'alarme que si l'homme est touché, ou son sam'suffit ; mais le monstre qui rampe et que nous alimentons chaque jour, tout le monde s'en fout. A part quelques opportunistes qui se servent de l'émotionnel en la matière pour booster leur carrière. Il y a aussi des gens sincères ; quelques poignées si peu écoutées, dont le pouvoir se limite à leur plume trop souvent...et des moyens dérisoires.

 je seme a tout vent 2