indiens 918« Pieds nus sur la Terre sacrée » un livre qui enchanta ma jeunesse. C'est lui qu'évoquait pour moi une photo de travois sur fond de tipis prise en 1900, dénichée sur Facebook, à une époque où la culture indienne glissait déjà vers l'image d’Épinal. Photo que je reprends ici, considérablement transformée par mes soins. Vaincus, parqués, on leur demandait de poser pour la postérité, garder la trace de ce que nous avions exterminé, assoyant sur leurs cendres les actuelles nations et la structure basique du monde actuel. On a rassemblé des paroles qu'on a couché sur le papier comme l'expression d'une culture permanente alors que leur contexte fut impermanence et adaptation continuelle. Nous les avons fait entrer dans l'Histoire telle que nous la concevons ; une chronologie bien définie, figeant l'image du fier guerrier à cheval. Les amérindiens furent multi-culturels et ne furent pas que guerriers. Certains furent agriculteurs, potiers etc... La civilisation équestre est une adaptation de fin de vie, lorsque les blancs les eurent associés à leurs exactions, et compromis en utilisant leurs rivalités, les dressant les uns contre les autres à leur profit.
L'amérindien des origines allait à pieds. Que ce fusse sur le continent sud où les lamas et vigognes furent les seules bêtes de somme connues ; qui ne les empêcha pas d'édifier des civilisations aussi élaborées que nos Mésopotamie ou ancienne Égypte ; ou dans les grandes plaines et forêts du nord où leur vie devait à peu de chose près ressembler à celle de notre paléolithique. Il est remarquable d'ailleurs de voir qu'à Pincevent ; lieu de rassemblement de chasse aux rennes, à la manière de la chasse aux bisons d'avant le cheval ; on trouve ni plus ni moins que des traces de tentes coniques. Des tipis, ni plus, ni moins.
On se gargarise de ce qui a survécu, adapté à l'aune de l'influence européenne, de leur « sagesse » qui est l'expression désenchantée de l'effondrement de leur univers. On ne réalise pas ce qu'impliquait de violence cette société où l'homme était aux prises avec une nature impitoyable. Un univers où il n'y avait pas de place pour la faiblesse. On montre du doigt notre passé en disant qu'un enfant sur toute une poignée survivait et que nombre de femmes mourraient en couche. C'était sans doute la même chose pour eux. Même si, il y a là sans doute une affaire de chance. Je suis la preuve qu'on peut survivre à des conditions de naissance très difficiles puisque je suis né sans feu,en hiver glacial, mort né, dans des conditions et avec des moyens médiévaux, que j'ai eu plusieurs graves infections dans les mois qui ont suivi, et que je frise la proximité de la soixantaine. Il y a eu pire : le dernier poilu français décédé il y a quelques années (2008). Lui est né dans un champ, en hiver, carrément ! (source : une interview de lui radiodiffusée).
La communion avec la nature est une condition très violente et la survie en dépends.
Nous ne réalisons pas à quel point la condition de leur quotidien réclamait un ascétisme proche des sacrifices exigés des moines de tous horizons. Le pas à franchir pour, par exemple un lama tibétain ou un cistercien médiéval était bien moins grand qu'aujourd'hui.
Notre confort moderne ; pour la plus grande part d'entre nous ; nous a amolli et même ceux qui rêvent de revenir à une autonomie écologique en autarcie sont tributaires et produits de notre monde moderne. Un monde où les éclopés du monde dit civilisé se vivent comme des adolescents jusqu'à la veille de la boîte en sapin OGM d'importation. Témoin le dernier phénomène de mode des Pokémon Go qui a drainé à lui des foules dix fois supérieures à celles consternées par les attentats et ceci concomitamment ! Cinquante millions de téléchargement en quelques jours.
Reconstruire une société écologique stable dans une nature préservée devient de plus en plus impossible.
Nous sommes asservis à la technoscience et demain l'homme ne sera plus qu'un souvenir.

J'ai lu récemment que demain c'est l'homme qui sera connecté par sa peau au monde virtuel qui gère nos vies (1). Ca ou la puce dans le cerveau, ou sous la peau, c'est du pareil au même. D'ailleurs certaines boites de nuits utilisent déjà les puces sous-cutanées implantées sur leurs clients pour gérer leurs consommations ; et les moutons se précipitent en bêlant pour les accepter. Le jour où ça se fout en rideau, rien que ça déjà, on n'est pas dans la merde ! A peine !
Nos consciences sont déjà modifiées par les intrants artificiels tels que les perturbateurs endocriniens, les médicaments antalgiques et autres substances sans lesquelles la plupart ne sauraient vivre. Y compris le viagra qu'on refile à des vieux à l'article de la fin.
On essaie d'échapper à l'ultime épuisement des ressources, prolonger la société dans laquelle nous vivons avec des mesurettes pas toujours heureuses.

NUCLEAIRE (10)

Ainsi la course en avant à la voiture électrique ; quand comme chez nous elle ne s'attache pas à un échec industriel, comme ce fut le cas en Poitou-Charente ; qui n'a d'écologique que le nom puisqu'elle est nucléaire.

La fin de Régionlib

La Région met fin à l'expérience Régionlib. Le dispositif d'autopartage de voitures électriques n'a pas trouvé son public et ne sera jamais rentable. Régionlib, c'est fini. Trois ans après son lancement en mars 2013, ce dispositif expérimental d'autopartage de véhicules électriques imaginée par la région Poitou-Charentes n'a pas trouvé son public (1).

http://www.lanouvellerepublique.fr

On a dit que notre expérience de voitures partagées n'a pas pris dans les masses. En réalité le dispositif était lourd dans son mode de gestion, d'une part, et d'autre part, la société de fabrication ayant baissé rideau, la maintenance devenait prohibitive.
On essaie de faire face à l'épuisement des ressources en triant nos déchets pour récupérer de la matière première, mais des tas de gens n'y comprennent rien et font n'importe quoi. Ce qui me vaut des joies au cours de mes ballades nocturnes.

depot 2

depot

rebuts (1)

rebuts (3)

Entre ceux qui déposent n'importe quoi n'importe où, ceux qui mélangent tout et n'importe quoi, et ceux qui jettent des choses qui pourraient encore servir, j'ai le choix.

confiture (1)

 

Eclair (2)

riz

On voudrait économiser mais le gaspillage est toujours aussi grand. Notre monde ne peut être écologique qui réclame toujours plus de technologie et donc de ressources. D'espace vital et de nourriture pour une humanité à la croissance exponentielle où de plus en plus de gens se sentent perdus, déracinés, sans repères autre que la jouissance artificielle. Un monde étouffant qui poussent nombre de gens vers la destruction et l'autodestruction. La violence a changé de nature et c'est peut être là l'explication des terrorismes que j'évoquais dans mon dernier papier sur Crobardures.

PIES (3)

Dans la cacophonie médiatique, le monde apparaît comme damné par lui-même et chaque crime est monté en épingle comme si il existait un monde heureux que certains viennent troubler ; comme si on avait une société parfaite que des monstres désorganisent alors que nous sommes en plein chaos permanent. Les guerres que nous livrons partout, au profit d'intérêts inavoués, se soucient peu d'écologie, et contribuent autant que nos modes de vies ordinaires à la destruction de la planète. Pieds nus sur la Terre sacrée, c'est fini ; tout au plus peut-on encore marcher pieds nus sur le sable pollué de la plage surrexploitée ou le bord des piscines privées dont la multiplication considérable participe aussi de la pollution par les produits qu'elles nécessitent, qu'au gaspillage des ressources en eau ; détail que j'ai omis dans mon papier relatif ;  cette eau qui était si précieuse aux yeux des peuples qui nous précédèrent ; eux qui en eurent pourtant à profusion, pure et claire.

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(1) Nous sommes à ce point fliqués que l'autre jour, alors que j'écrivais un com sur la page FB de VSD ; c'était la première fois que je commentais chez eux ; j'ai été censuré avant même d'avoir fini d'écrire !! Normatif mon général, je soulignais leur partialité empreinte de mauvaise foi. Il faut hurler avec les loups. Finalement, le dernier attentat vient de me prouver qu'un bon chrétien est un chrétien mort. Et encore, pas pour tout le monde. Quoique, la même censure m'est arrivée sur la page FB de eNiort... Mais on sait bien que Niort m'adore...