USA ASSIETTELe 30 juillet je publiais une série de photo sur FB d'une partie de mes « babioles américaines », amusé d'en trouver autant les semaines précédentes. Quelqu'un, connaissant mes hobbys ésotéristes et occultistes me demanda si j'y voyais un signe quelconque. Je ne percutais pas trop sur le moment. C'est ce matin que j'ai réalisé qu'au fond, c'est toute une histoire, à autant de tiroirs qu'un chiffonnier. Le mot est approprié puisque c'est une assiette commémorative américaine que j'ai ramassé sur un dépôt sauvage. Aussi sauvage que le dernier des Mohicans puisque il est occasionnel. Si j'ai déjà déniché des choses à traîner à cet endroit, ce n'est tout de même pas tous les jours ; pas plus de quatre fois en un an, une dizaine en douze ans. Au milieu d'un tas de vieilles planches vermoulues, de débris d'enceintes pour chaîne hi-fi antédiluvienne et de menus gravats il y avait un sac et un cabas contenant ce qui semblait quelques ustensiles rouillés, bibelots cassés, mais je me suis donné la peine de regarder. J'en ramène quelques surligneurs ; ça tombe bien, on nous a demandé si on en avait en rab'. Y'en aura davantage comme ça. Et le clou du spectacle : une assiette commémorant le bicentenaire des USA. Je l'ai trouvée jolie, je l'ai embarquée...
Elle me raconte une tranche de vie au fond cette assiette.
1976, j'étais dans la Royale, l'USS John F. Kennedy vint s'amarrer au large de Brest et aussi cette année là participa à des manœuvres avec notre Clemenceau.
Le 14 septembre 1976, un F-14 Tomcat, à la suite d’un problème de catapulte, tombe du pont du John F. Kennedy, avec ses missiles AIM-54 Phoenix dans les eaux internationales, au large de l’Écosse. Une course navale (surface et sous-marine) s’engage alors entre les marines soviétiques et américaines afin de récupérer non seulement l’avion (à cause de son système d’arme) mais aussi des missiles. Les deux membres d’équipages s’éjectèrent à la dernière seconde et atterrirent sur le pont d’envol, blessés mais vivants. Plus tard le même jour, l’USS Bordelon (DD881), connaît des difficultés de navigation pendant le ravitaillement et rentre en collision avec le John F Kennedy. Six marins sont blessés, l’USS John F. Kennedy poursuit sa mission tandis que l’USS Bordelon doit rentrer à Plymouth, Grande-Bretagne pour réparation.
1976 c'était le bicentenaire des USA, et nous sommes le 240 ° anniversaire, ce qui est important et dont les médias ne parlent guère. Y compris là bas d'ailleurs où ils sont au crépuscule de l'ère Obama et aux prises avec une élection à l'odeur d’égout dont l'issue, quelle qu'elle soit, ne sera pas bonne pour la santé de la planète. Sur le terrain écologique,je les vois aussi médiocre l'un que l'autre. Qu'on me détrompe si je me goure.

Capture mikael 2012

OBAMA NOBEL

L'autre volet de l'histoire est qu'ils sont aux prises avec une poignée de guerres qu'ils ont plus ou moins générées. C'est pourquoi j'avais exprimé mon cynisme dès 2009, lorsque on avait attribué le prix Nobel de la paix à Obama ; sur un blog aujourd'hui défunt et que peu de mon réseau ont connu. Je l'ai détruit parce qu'il en savait trop ce blog. Il disait trop de choses, anticipait trop de choses. Son titre en lui même parlait déjà de mon absence d'illusions. Ici, copie de la bannière d'époque et de ma caricature du prix Nobel.
Spécifiquement, les grenouillages guerriers polluent autant que toutes nos industries et gaspillages réunis. Combien d'épaves d'engins ou de bombes, de combustibles et de déchets, y compris nucléaires, au fond des mers ?
Cette assiette, sur le plan personnel, me raconte aussi mon histoire... A cette époque, et malgré les interdits et la surveillance étroite ; j'étais directement au service du commandement ; j'ai puisé les racines de quêtes futures. Rencontré des sorciers Vaudou qui m'ont reconnus des dons étranges ; un groupe chrétien fervent clandestin, des druides... Et tant d'autres choses... J'étais déjà marginal. Je me souviens comment, ayant sauvé un homme, je reçois les félicitations du Préfet Maritime et moi, pas démonté et naïvement, je l'appelle « Monsieur »... Ce qui m'a valu une enguirlande du Bidel... Mais enguirlande bon enfant quand on y réfléchi 40 piges plus tard.
Vous voyez ? Vous ne devriez pas laisser n'importe quoi à traîner. Ça cause pire qu'un moulin à parole, de vous ; ce que je n'aborderais pas ici mais il est inutile de dire que ce dépôt sauvage m'a raconté tout ce que je ne voulais d'ailleurs pas savoir ; mais aussi de moi et du monde. Ça me parle de demain aussi... D'ailleurs avec l'assiette il y avait aussi une cloche. Quand je vous disais que j'entendais sonner le glas de ma vie, hein ? J'ai trouvé la cloche. Mais ce n'est que celle de la maîtresse vache qui mène le troupeau docilement au précipice.

usa 2

Reste que c'est comique ces vestiges plus ou moins anciens, jetés pour un 240° anniversaire ! Aucun des objets ne date de cette année. Être fasciné par les USA et jeter ce qui les représentent, qui plus est n'importe où de préférence sur un trottoir, c'est fort de café tout de même non ? En ce qui me concerne, trouver une assiette quand on n'est pas bien dedans, c'est tout de même aussi assez ironique. La biffe mène à tout, le souci de la crasse aussi. Et je ne crois pas que j'en sortirais autrement que les pieds devant dans pas très longtemps. Bof, j'y trouverais peut-être consolation de ce monde où une vache ne retrouverait pas son veau et où je ne me reconnais plus ; à part polluer la Terre, l'air et l'eau, on pollue aussi la pensée. Des torrents d'âneries charrient les pierres de la lapidation de toute altérité ; souvent même au nom d'un Christ qui en condamnait le principe, ou de ce que vous appelez "laïcité" ; la vindicte servant de moteur à l'humanité. Ce matin on a encore voulu me lâcher les chiens ; je ne faisais pourtant pas de bruit, tandis qu'eux pour emmerder le quartier, en connaissent un rayon. Ils ont bien fait de ne pas ouvrir la grille, je suis resté un moment, par provo, j'étais décidé à tuer ou être tué.
Voyez vous, aux USA, malgré tout ce que j'ai à leur reprocher, il y a quelques libertés que nous n'avons pas ici. Là bas il est de nombreux Etats où je pourrais refourguer les cartons et boutanches que je trouve à trainer. Ici, je risque ma peau et la vindicte.
Les grands esprits leurs reprochent l'esclavage et le libéralisme... Mais que faisons nous ici ? Qu'avons nous fait ? Esclavage, colonisation, pollution, et maintenant plus qu'hier, discrimination sociale et idéologique ?

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