DONJON (2) Avant

 En ce temps là il servait d'arrière plan à un parking pouilleux dont on avait même ôté le monument aux morts qui faisait sa fierté. A droite derrière la haie, on trouvait un dépôt chronique d'ordures, assez souvent. Parfois même ce n'en n'étaient pas. Je me souviens d'un déménagement catastrophe d'un riverain. Il avait tout largué là ce qu'il ne pouvait emmener. On était venu avec la bagnole embarquer tout ça, avec sa permission d'ailleurs. Ça nous a rééquipé en ustensiles qu'on n'avait plus ; on a donné aussi, beaucoup, et même vendues quelques bricoles.

 DONJON (3)

Entre temps

Des travaux pharaoniques ont été entrepris dans tout le centre ; faisant râler la population qui se complaisait dans le croupissement où il s'enlisait, envahi par les bagnoles qu'on se demandait exactement ce qu'elles foutaient là ; si ce n'est que la majeure partie des indigènes étaient incapables de faire cent mètres à pied. Nous n'habitions pas ici, nous n'avons jamais laissé notre voiture là, non plus qu'à la Brèche ou dans les rues du centre. Jamais.

DONJON (1)

Maintenant

La photo date d'un petit matin grisonnant de juillet. On peut dire que ça ressemble à quelque chose. Fini, pensera-t-on, les détritus et dépôts sauvages, fini l'incivisme et notre ville pourra attirer le touriste et ainsi peut-être regagner en prestige. BEN NON ! S'il n'y a plus les gros dépôts autour du monument lui-même, il y a pléthore de menu détritus, et parfois un gros sacs ou un cabas qui stagne dans un recoin. L'autre matin, le jour de la photo je crois, j'ai ramassé 20 canettes dans l'escalier latéral, à gauche, non visible d'ici, qui relie le quai de Sèvre à la place du Donjon. Et au pied du bâtiment lui-même, c'est aussi le royaume du détritus. Pas que là d'ailleurs... Imaginez que place de la Comédie, une canette a stagné quinze jours sur le parking avant que je ne l'enlève moi-même. Une semaine pour une bouteille de plastique dans le caniveau, devant une entrée !

 

DETRITUS (1)

DETRITUS (2)

DETRITUS (3)

DETRITUS (4)

DETRITUS (5)

Et voilà quelques unes des saloperies que j'y ai ramassées au pied du donjon au petit matin, un parmi d'autres où je suis passé au pieds ; sans compter les canettes vides ou pas d'ailleurs. Je ne vais pas tout vous montrer, non plus.

Les ordures

Une mini-déchetterie sur un bout de trottoir en plein centre-ville. Depuis le temps que vous me lisez, vous le savez : je n'aime pas jouer les redresseurs de tort, encore moins les donneurs de leçons. Cet exercice, je préfère le laisser à ceux qui pensent avoir une existence parfaite.

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Relativement aux gros dépôts, Théo, notre chroniqueur local a piqué un far relatif à un qui, faut bien le dire, rappelait des années qu'on croyaient révolues. Ce n'était plus au pied du donjon, mais alentour du centre ville. En réalité je l'avais repéré avant lui je crois. Mais eût égard à l'importance, je ne pouvais rien faire. Et puis je souhaitais qu'ils soient punis. J'ai une petite idée sur l'auteur et il a les moyens d'emmener ça en déchetterie. Mais il n'a sans doute pas été punis. Vous savez pourquoi ? Ca a dû être nettoyé dans les 24 h après le coup de gueule salutaire du journaliste, par la municipalité docile, qui voit sans doute là un électeur potentiel... Mais remplacé dans la foulée par un second, exactement au même endroit !

 BIS REPETITAS

J'avais la même photo que Théo, mais prise vers 6 h du matin, et voilà la seconde, prise le surlendemain vers 5 h 30 au même endroit. J'ai fait exprès de passer par là, ce n'était pas ma route. Et dimanche matin c'était toujours là. (VOIR "NDLR" mise à jour fin de papier sous le dragon)
Il s'interroge sur le comportement de certains ? Moi je ne pose plus de questions. Je suis résigné. Il y a une poubelle qui trône sur le côté gauche de la rue du Temple quand on va vers la Brèche, depuis des semaines, pleine à la gueule. Mais parce qu'elle n'est pas à l'emplacement de ramassage, elle traîne. Il y a derrière Notre Dame, un groupe de poubelles quasi dégueulantes que je ne sais à qui elles sont, qui trône depuis trois mois au moins ! Si elles ne partent pas je ferais un papier spécial avec toutes les photos que j'ai faites, exprès.

 

N'importe comment, Niort ou ailleurs, je suis convaincu que l'homme est naturellement, spontanément dégueulasse. C'est sa nature profonde et je ne suis pas tout seul à le penser. Ce que je crois aussi, c'est qu'en dépit de tout l’esbroufe écolo qu'on nous fait, ça ne s'arrange pas. On cache sous le tapis, dans les rues secondaires, dans les recoins, mais on ne fait pas de réels progrès. La dégueulasserie atavique sourd à la moindre occasion, partout. Tenez un exemple... J'ai visité Burgos il ya quelques décennies, à l'occasion d'une fête, pareil, à peu près à la même époque. J'avais trouvé pas propre, certes, mais voici une description extraite d'un bouquin autobiographique récent :

« A Burgos

C'est un dimanche, nous sommes le 29 juin. Il fait beau. Après le petit-déjeuner, nous partons visiter sa ville et la cathédrale. Nous cheminons tout le long du canal pour arriver près de la vieille ville. La fête de la nuit a dû être grandiose : des montagnes de détritus en attestent, jonchant pelouses et chemins. Nous marchons dans des gobelets et des sacs plastique, au milieu de bouteilles et de toutes sortes d'objets jetés ça et là. »

(Alain Sicot – Journal d'un illettré – Editions EDIT'AS – 2014)

Je crois bien que la puissance X est passée par là... Je ne crois d'ailleurs pas que ça va s'arranger. Je suis convaincu que cela relève non seulement de la négligence, mais aussi de l'empoisonnement de nos neurones. Une sorte de synergie centripète qui tire vers le fond. Une chose en entrainant une autre et réciproquement.

 

Dangers des dentifrices au fluor

M. Marc S. Référent thématique Mme Catherine R. Référent thématique Mme Cathy B. Référent thématique M. Paul K. Référent thématique danger-des-dentifrices-au-fluor-alternativesante.fr Le fluorure de sodium est connu depuis longtemps en tant que répressif majeur des fonctions intellectuelles. En particulier, c'est l'un des composants du Prozac et du gaz Sarin, qui fut employé au Japon dans la fameuse attaque du métro.

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Le discernement comme les valeurs morales sont en plein effondrement ; à nouveau, c'est déjà arrivé dans l'histoire ; et on se gargarise d'un abrutissement entretenu consciencieusement. Je vous dis souvent que je n'ai plus ma place en ce monde. Il y a de quoi... Il y a l'alcool, les drogues légales ou non, qui amoindrissent les consciences ; les perturbateurs endocriniens et toutes sortes de poisons distillés dans le quotidien comme le fluor par exemple. Mais en prime on en rajoute une louche en abrutissant nos progénitures. Comment voulez vous que les gens se comportent normalement ? J'ai eu vent récemment de l'histoire d'une mamie (de 47 ans) qui promenait son petit fils en poussette, complètement bourrée, sur la bande d'arrêt d'urgence d'une autoroute. Vous croyez que c'est normal ça ? Alors bon, tous ne sont pas aussi extrèmes, mais qu'une partie importante de la population se fiche du tiers comme du quart, voyez-vous, ça ne me surprends pas plus que ça. Je suis résigné. Plus vous avalerez de pilules du bonheur au lieu de le chercher en vous mêmes, plus vous serez abrutis et ferez des conneries.

Niort est représentatif des restes du marigot universel, avec cet insigne avantage que nous avons la primeur de symboles directement issus des profondeurs de nos inconscients torturés, qui inspireraient volontiers un scénariste ou un auteur de BD. Le Donjon monolithique emblème de l'ordre apparent et son dragon gardien du trésor caché, jamais vaincu parce que choyé. Mais le Merdusson, c'est son nom au dragon, ne garde plus aucun trésor dans une ville endettée ; juste des tas d'ordures cachés dans les recoins.

 DRAGON (1)

 

NDLR : quelqu'un a commencé à diminuer le dépôt (constat ce 30 08 matin 7 h 30)
Par contre les poubelles de Notre Dame sont toujours là ; elles ont la danse de St Guy parce qu'elles ont permutées entre elles.