loutre deboutUne loutre qui s'emmerde dans un zoo... Beaucoup de gens déplorent les zoo bien qu'ils aient considérablement évolués depuis le XIX° siècle. Il n'en reste pas moins que ce sont des conditions non naturelles, où rien que la promiscuité avec l'homme, dénature le comportement et la psychologie de l'animal. Cela le chosifie, comme un objet dans un musée. Le public ne perçois pas la nature à travers cela, mais une forme évocatrice de ce qu'était l'animal autrefois. J'ai pris l'exemple de la loutre à dessein parce que, il fut un temps où elle avait pratiquement disparu de nos cours d'eau. Il y a un petit retour ces dernières années. Les zoos ont contribué, malheureusement, à sauver quelques souches, quand comme à Chizé, on essaie de donner de meilleures conditions que de simples cages.

LOUTRE A 2007

Les conditions des loutres s'y sont d'ailleurs améliorées depuis le jour où, en 2007, j'en avais filmé en train de perdre un peu la boule. J'ai fait un gif à partir de la vidéo.

Naissance d'un bébé bison au PNR de la Forêt d'Orient - France 3 Champagne-Ardenne

FRANCE 3 CHAMPAGNE-ARDENNE Elle s'appelle Effira et a vu le jour le 10 septembre au Parc Naturel Régional de la Forêt d'Orient, dans l'Aube. Vous pourrez apercevoir ce bébé bison les 9 et 16 octobre, à l'Espace Faune. © PNR de la forêt d'Orient A la rubrique carnet rose du PNR de la Forêt d'Orient, la naissance d'un bébé bison.

http://france3-regions.francetvinfo.fr

 

Canton de Vaud : les premiers bisons d'Europe espérés dans un an ! - Faune, nature, zoos & biodiversité

Au début de l'année 2016, le biologiste Alain Maibach, coordinateur scientifique du projet d'une cellule de conservation du bison d'Europe en Suisse romande, promettait de " passer à la vitesse supérieure " après le préavis positif délivré par la Direction générale de l'environnement (DGE) du canton de Vaud (voir http://biofaune.canalblog.com/archives/2016/02/05/33318707.html).

http://biofaune.canalblog.com

 

Aurochs : le retour annoncé du bovin disparu ! - Faune, nature, zoos & biodiversité

Officiellement disparu en 1627 lorsque le dernier individu fut tué dans la forêt dans la forêt de Jaktorow, en Pologne, l'aurochs ( Bos primigenius) joue depuis les phénix. En Allemagne, durant les années 1920 et 1930, les frères Lutz et Heinz Heck entreprirent de recréer l'espèce.

http://biofaune.canalblog.com

BISON 95

La situation est consternante pour une majorité d'espèces. On s'est amusé à reconstituer l’aurochs, dépense énorme d'énergie et de moyens, pour une espèce éteinte il y a des siècles. A ma connaissance, la dernière chasse à l’aurochs sauvage en Europe, relatée par écrit, le fut par César soi-même. A coté de ça on a laissé partir en couille des pans entiers de la biodiversité. Le lynx par exemple, avait complètement disparu et les premiers réintroduits dans les années 80 furent élevés au zoo de Chizé justement. Le Bison européen est un sauvetage in extremis dans les années 70 à partir d'une souche d’Europe centrale je crois.
Quand j'ai vu ce pauvre bison, toujours à Chizé, se faire chier comme un veau dans une vieille étable, j'avais grand mal au cœur, franchement. Et ceux qui ont été rendus à la nature le sont dans des parcs, qui n'ont rien à voir avec les grands espaces infinis de leur splendeur.

 

Le Tarpan

Le Tarpan Forestier : appelé aussi cheval des forêts, hôte d'une grande partie de l'Europe occidentale et centrale, il fut peu à peu éliminé par l'empiètement des agriculteurs sur son territoire. C'est dans les forêts de Lituanie et de Pologne qu'il survécut le plus longtemps et il y fut manifestement domestique.

http://goodelie.chez.com

Même constat pour le Tarpan (un cheval sauvage) présent à Chizé ; qui lui, comme l'aurochs, est aussi une reconstitution. Quid de l'authenticité de ces reconstitutions ? Nous n'étions pas dotés d'appareils même argentiques pour les photographier avant leurs disparition. Non plus que de moyens de prélèvement ADN. Quand je vois l'aléatoire des métissages et des croisements, tant chez les humains que les animaux ; sur ce dernier point j'ai dans ma jeunesse pratiqué l'agriculture-élevage traditionnel (au sens ancien), je sais de quoi je cause.
Il faut se résigner à une réalité consternante ; en l'espace de quelques virgules à l'échelle de l'univers, nous avons tout massacré et ça ne reviendra pas. Tout ce que nous savons faire c'est de la représentation allégorique. Notre empreinte est trop forte. Il y a les pollutions et les modifications climatiques, certes, mais il y a aussi que nous avons grignoté tout l'espace vital de la faune et de la flore. L'homme aussi est dénaturé par contrecoup de nos actions. Il est aujourd'hui, dans nos mégapoles, des gens qui n'ont jamais vu un arbre dans la nature. Des gens qui n'ont jamais vu un espace de verdure, ou un animal sauvage. Il est des gens qui sont à ce point dénaturés qu'ils sont incapable de s'éloigner du béton et ne se sentent bien que là, la nature leur ferait peur. Y compris des gens nés dans notre campagne française ! J'ai eu la surprise de la découverte, il y a quelques années, avec quelqu'un que je connais bien, et qui s'est fondu dans le monde moderne comme un poisson dans l'eau. Nous avons grandis dans le même village. Des années après, à quelques mois d'intervalle, nous avons campé dans le même petit bois livré un peu à lui même, zone donc encore semi-naturelle, grand comme un mouchoir de poche mais bon... Tandis qu'elle angoissait, surtout la nuit d'ailleurs, au moindre bruit (et en caravane) moi j'y ai dormi comme un bébé, sauf quand je restais éveillé pour écouter la nuit justement, heureux comme un enfant au pied du sapin.

La Terre a perdu la moitié de ses animaux sauvages en 40 ans

La pression exercée par l'humanité sur les écosystèmes est telle qu'il nous faut chaque année l'équivalent d'une Terre et demie pour satisfaire nos besoins, selon un rapport du WWF. Ce rapport bisannuel, réalisé avec la société savante Zoological Society of London et les ONG Global Footprint Network et Water Footprint Network, et présenté à l'Unesco mardi 30 septembre, se fonde sur trois indicateurs.

http://www.lemonde.fr

Les choses sont ainsi : nous avons créé un univers synthétique, un « écosystème » synthétique ramené à notre bulle artificielle, centrée sur elle et horizon indépassable où la vie, représentée par une espèce dominante et quelques subalternes domestiques de confort, constitue l'unique biodiversité. Les acteurs de cette « synthétosphère » sont nos bagnoles et transports, nos robots et notre béton. Les grands espaces naturels sont réduits comme peau de chagrin à des parcs ceints et surveillés, ou timbres postes sur des territoires colonisés par l'homme, ses artifices, ses guerres et son profit.
Nombre d'espèces sauvages ne sont plus que des caricatures, comme je le disais au début. Fermer les zoo parce que ces bêtes souffrent, c'est aussi accepter le diktat conséquence de nos actes : la disparition de pans entiers de la biodiversité, irrémédiablement. C'est préparer un futur où il n'y aura plus d'autre faune et flore qu’artificielle et dépendante de l'homme.

Martinets vol 3

"Silent Spring" était un avertissement dont personne, hormis quelques minoritaires, n'a vraiment tenu compte. Il y aura bientôt des printemps sans abeilles ni martinets. Sans coccinelles ni papillons. Que vous importe, persuadés que tout va bien dans le meilleur des mondes ? Vous êtes persuadés qu'anticiper la fin, c'est juste du pessimisme ; c'est comme si mézigue je m'imaginais qu'avec ce que je me coltine comme emmerdes et mauvaise santé j'allais vivre cent ans. Sans doute la vie reprendra ses droits, un jour, sur nos décharges et nos débris, mais après que notre inconduite nous aie anéantis.

COCCINELLE