papeY fout quoi sur Canal-Décharge François ? Hein ? Juste pour embêter les lecteurs athées, mais aussi les croyants qu'ont rien dans le froc. Enfin pas tout à fait, mais y'a un peu de ça quand même.  Voilà, je vous explique... Si vous vous donnez la peine de lire. Tout a commencé vers deux plombes du mat'. Impossible de dormir... Normatif mon général, t'as le vent qui fait bruire la maison, et le volet du voisin qui joue du tam tam. Leur proprio leur a réparé la semaine dernière. Ils avaient fini par être arrachés leurs machins à cause de leur manie de ne jamais les accrocher. Je me demande comment ils font pour pioncer, eux ? Enfin, rien que ça déjà a un rapport avec le pape... Je sais ces gens "officiellement" chrétiens ; très approximatifs il est vrai ; et le pape là, il est occupé à causer miséricorde. C'est la clôture de l'année consacrée à la miséricorde... Alors voilà, ben ils n'ont guère de miséricorde pour mes pauvres oreilles les allumés d'en face. Ça m'engourdissait le bruit du vent, et le volet me tirait de ma torpeur et alors j'allais pisser... Une nuit infernale de pipi comme d'autre fois c'est la chiasse. Je pense connaître la cause : la conséquence d'un truc qui apaise mes souffrances physiques (naturopathie comme d'hab'). C'était pas prévu que ça les apaise, normalement c'est des machins pour dormir... Une découverte que je viens de faire... Passons. Toujours est-il que j'en ai eu marre. Alors, et bien que je redoute de sortir seul depuis mes dernières agressions, je suis parti en virée dehors, sous la pluie et le vent. Comme ça j'ai fait pipi dans les caniveaux, ça a été nettoyé aussitôt par le ruissellement. Sinon je ne m'autorise pas à ça. J'ai toujours une pensée pour le gonzier qui en ouvrant les volets se retrouve confronté à une odeur de pisse fraîche ou même, encore pire, faisandée. Miséricorde ? Peut-être. Le nez au vent je me suis laissé guider par mon flair. Et je suis atterrit sur un dépôt sauvage monumental, dans la rue des trois coigneaux, pas loin de la gare. Il pleuvait trop pour que je risque mon appareil à l'air libre. Je ne pouvais rien pour une telle masse ; et puis de toute façon, un coup pareil ça mériterait sanction. Et c'est là que j'ai avisé qu'en plus des sacs poubelles, qui me semblaient surtout remplis de polystyrène, de plastique et de boites,  y'avait des cabas en coton et dedans, à manger ! J'ai fait le tri de ce qui n'était pas utilisable et gardé le reste (y compris les cabas en coton : ça se lave et ça vaut cher).

echalottes

oignons

patates

Les patates sont encore trempées, comme le sac où elles étaient. Mais ça sèche, c'est pas un problème. Quand à la ferme de mes parents on rentrait les patates, c'était pas toujours parfaitement sec. Des charlottes, j'ai l'emballage initial. Les échalotes et les oignons le sont beaucoup plus. En tous les cas tout cela est bien ferme, et donc parfaitement consommable. Et sur ce coup, on peut pas dire que c'est un marchand qui avait des invendus. C'est un particulier. D'ailleurs je sais d'où ça vient, je pense, y'avait des indices sur place. J'ai quelquefois évoqué le principe de citoyenneté, plus que l'écologie, pour expliquer que le gaspillage est mauvais pour tous ; homme, bêtes, planète. Là je m'appuie sur le principe de miséricorde invoqué par le pape. Parce que voyez vous, les gens qui ont jeté cette nourriture ; et les oignons chez nous c'est un luxe, vous n'imaginez pas ; et bien ces gens là, messieurs, ils sont catholiques ! Et très engagés en plus. Ça traîne ses guêtres dans les manifs ou ça pèlerine aux JMJ (ils n'en sont pas à leur premier dépôt et j'ai déjà trouvé bien des restes de retour de pèlerinages ou de manif dedans). Dites ? Ça aurait pas pu être donné si ils en avaient trop ? Le quartier n'est pas particulièrement riche, c'est un euphémisme, et je ne doute pas un instant qu'y aurait eu plutôt dix galériens qu'un seul pour les accepter. Donné par charité chrétienne, et donc miséricorde... Bandes de pharisiens va ! Pour rester poli et courtois. Ça s'occupe de sa petite tronche, va quêter les bénédictions pour sauver son âme, mais rien à foutre du prochain. Qu'il crève se sale parasite de pauvre hein ? Vous savez pas ? J'en suis ! Et quand j'ai lancé mon SOS récemment, j'ai eu droit à un peu de compassion, autant d'athées que de chrétiens, mais franchement, c'est pas légion au regard de la tralée de soi-disant ami(e)s que je me traîne sur les réseaux sociaux (je dépasse les 4200 tous réseaux confondus). Et pendant ce temps y'en a qui ont les moyens de gaspiller des oignons.
Je vais vous dire : on est ce qu'on porte en soi. On peut être marxiste et croyant, j'en ai connu ; on peut être anar et croyant aussi, j'en ai connu... Les habits politiques sont des haillons dont on se recouvre pour rendre intelligible ce qu'on porte en soi ; les masses ne pigent que les apparences et si ils ne peuvent vous mettre dans une petite boîte, ils vous rejettent. Ainsi je me fais qualifier d'écolo, mais je vais autrement plus loin que ça, comme tous ceux qui se cassent un peu le bourrichon pour l'avenir de leurs semblables...
On peut se revendiquer n'importe quoi et être un parfait fumier ou au contraire un brave d'entre les braves. Et c'est là que j'ai pensé aux discours du pape sur la miséricorde. C'est peut-être ce qui manque à l'humanité finalement! On peut pratiquer la miséricorde sans être croyant. Et de celle ci résulterait une attitude bienveillante envers tout ce qui constitue notre univers. Par conséquent ; les hommes quels qu'ils soient, la nature, la faune, la flore, la Terre.
On en est loin quand on voit que même au sein d'une famille de pensée, ça s'entre-déchire par avidité du pouvoir ; un pouvoir tout relatif d'ailleurs, vu que c'est la finance qui mène la danse. On vit maintenant en campagne permanente dans la course au vire-toi de là que je m'y mette. Dans une atmosphère de parano, de guerre et de faillite.
On claironne de bonnes intentions et finalement on joue les fossoyeurs.
Toujours est-il que bien que ce monde malade me le fiche dans l'oignon, je viens de m'en faire une bonne poignée en m'occupant de ceux d'ouailles sans doute atteintes de tremblante à défaut de tremblote. Et cela au moment où débute la semaine de réduction des déchets... Une de ces dates clés qui se voudraient incitatives à la réflexion et n'atteignent finalement guère que les convaincus d'avance.
Ah oui, y'a une autre raison à ce que j'ai publié la photo du pape : je crois que je ne le verrai plus en direct... L'un de nous deux va larguer les amarres incessamment sous peu et peut être même avant... Cette impression que j'ai eue en regardant... Ben oui, fallait bien que j'aille voir si je voulais en parler non ?

orage 1111