bourdon (8)Un bourdon un neuf janvier entre 14 et 15 h butinant des fleurs couleur de miel, c'est pas banal, même à Niort ! Je me suis laissé dire qu'il n'a pas dû survivre bien longtemps ensuite, avec la bise qui s'est abattue sur nous, quoique nous sommes loin d'être les plus mals lotis en la matière... Ne parlons pas de la Corse ou de l'Italie ! Ces pauvres derniers ont eu en prime un retour des tremblements de terre ces jours derniers. Quel terrible karma ! La nature est malade, par faute de l'homme, certes, mais aussi elle se réveille et s'ébroue. On m'a signalé des volcans qui s'éveillent ici et là. La nature est malade et un bourdon éveillé trop tôt c'est un de moins pour le printemps à venir, à l'heure ou les pollinisateurs sont menacés et les abeilles classées en voie de disparition. Quand il n'y en aura plus on sera foutus.
La nature est malade ; à moins qu'il ne se soit trompé, ce qui est fort probable, un lecteur m'a signalé, il y a quelques jours, avoir aperçu des martinets dans le Var. Si c'est vrai c'est grave ! Très grave ! Même les hirondelles n'arrivent pas avant février dans ce coin, au mieux, et encore c'est généralement dans ce cas tôt ! Hors elles les précèdent toujours. Inquiétant tout de même.
La planète est malade et pendant ce temps les bateleurs politichiens s'en soucient comme d'une guigne, vous enfumant de promesses que, même s'ils voulaient, ne pourraient tenir pour beaucoup d'entre elles. D'écologie réelles de terrain, je vois peu de choses, pour le peu que je m'intéresse à eux ; et quand j'entrevois le sujet, je vois en regard des projets qui par leur nature même les contrarieraient. On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre ! Jusqu'ici les « Républicains » et les « Socialistes » se croyaient propriétaires du champ électoral. D'autres perspectives semblent se dessiner mais sont-elles meilleures pour l'avenir de la planète ?
De toute façon, les gens n'ont toujours pas compris qu'un Président ce n'est pas le père Noël et qu'il ne décrète pas tout seul ce qui est fait. Sans assemblée favorable, il a les mains liées, sauf à gouverner par décrets, ce qui penche dangereusement vers la dictature dans le procédé. Macron ou Mélenchon, les coqueluches des médias, ont-ils les moyens d'avoir une assemblée ? Ca ne suffit pas de mépriser pour l'un, qui n'est pas sorti de son indigestion aux romans de Zola, ou de faire rêver pour l'autre ; pour construire du concret. « Le SMIC à 1700 € » pond le second. Pour augmenter la consommation et le gaspillage que je constate régulièrement ici ? N'importe comment, c'est une promesse vide de possible puisque le salaire ne se décrète pas à l'assemblée mais se négocie entre les partenaires sociaux, souvent en coulisse. Sans compter que chaque mesure entraîne des hordes vociférantes dans les rues, qui généralement suivent un mouvement sans vraiment comprendre pour ou contre quoi elles se battent, à la remorque d'un slogan simplifié.
Mélenchon me rappelle George Marchais, la gouaille marrante en moins, l'obscurantisme maçonnique en plus. Macron me fait penser à Louis XV, carrément. Qu'on eût dû guillotiner plutôt que son successeur. On va se retrouver avec une triangulaire infernale au bout du voyage ; triangle des Bermudes où la concorde ira se noyer. Ce qui arrangera bien les intox complotistes qui sont prêtent à voir des ovnis partout.
Mais d'écologie réelle, pas des gadgets au profit des industries, y'en a pas vraiment. De toute façon la base se plaint de sa condition mais se moque des ressources comme des bourdons et des abeilles. Je viens de me récupérer trois sacoches neuves à porter en bandoulières. Jetées, gaspillées. Moi ça m'arrange, le jour où je voudrais sortir avec autre chose que ma pouilleuse. Mais c'est dommage parce que c'est vraiment un coup de bol que je sois passé par là à cette heure là ; c'était pas gagné : la veille j'ai failli calancher d'hypothermie ! Pour un peu c'était perdu. Ça fait en gros une cinquantaine de balles, mais j'ai pas ça pour finir le mois moi ! Après ils gémissent.

ordures (2)

Et tout ce qui se jette dans la nature au grès du vent. On aura beau claironner que ça tue la faune et la flore, rien à foutre ! Personne, sauf une minorité. Les poches sont interdites dit-on, j'en ai encore ramassé une poignée à traîner. Il y a quelque temps j'ai bien rigolé ; c'était pourtant écrit en gros et de jolie manière dessus, mais le quidam n'en n’a rien eu à braire.
Alors un bourdon qui crève, que voulez vous que ça leur fasse ?
Ce n'est pas le discours ampoulé de vos marchands de rêves qui va le sauver. Non plus qu'en vociférant contre des étrangers dont nous avons créé une bonne partie des problèmes... On brasse du vent et on continue...

EOLIENNE 3