vendredi 24 juin 2016

Une aube claire

Un petit matin clair à l'aube quand la ville est encore paisible ; enfin en principe ; tel que je les aime. Quelques martinets virevoltent, les oiseaux chantent. Une voiture de police en tournée est passée un peu plus tôt tandis que je reposais mes jambes et digérais mes émotions sur un banc de la place du temple. Ils m'ont souri, m'ont demandé si ça allait... J'ai prétendu que oui, même si tout était relatif. Dans la mesure où je n'avais subi aucune agression, aucun importun, on peut dire, oui, au fond, hormis mes guiboles et mon... [Lire la suite]

mardi 21 juin 2016

Eructations et flatulences

Coucou ! Qu'il nous a fait lui. Il annonçait tout un bouquet que je suis en train de momifier. Je les offrirais aux gens qui nous donneront des choses qui nous aident à survivre. Parce qu'on dit que c'est quand on le donne que ça porte bonheur. Que ça marche ou pas, j'en sais rien vraiment. Moi, en presque soixante piges, personne ne m'a offert de trèfle à quatre feuilles. Pire, j'ai connu des gens qui croyaient que ça n'existait pas, jusqu'à ce que je leur en refile un ! Je me souviens de la tronche des flics, il y a une dizaine de... [Lire la suite]
vendredi 10 juin 2016

Un ballon passe et on oubliera tout

Les poètes accordent des mots sur le papier, juste pour la beauté sculptée dans des phrases alambiquées dont le secret n'appartient qu'à celui qui les as tracées. On contemple admiratif ou amusé, sans vraiment regarder au delà du voile de brume qui les enveloppes et on passe à autre chose ; s'il y a un sens caché, c'est la cas du poème mystique ; on s'efforce de l'oublier. Il n'y a que le poète engagé qui arrive à vous intéresser. Il fait dans l'éphémère, un mouvement d'humeur qui sera vite dépassé. Ses mots sont des flèches... [Lire la suite]
lundi 30 mai 2016

J'ramène ma fraise

Soyons un peu plus léger après mes derniers papiers compliqués : y'a quelqu'un super-gentil qui nous ont donné des fraises ; c'est d'autant plus gentil que la dernière fois qu'on s'est vus je lui ai vraiment pas donné bézef et alors qu'elle me conseillait, pour ma santé, de manger des fruits et particulièrement des fraises et des framboises. Je lui avais dit que je désespérais d'en avoir cette année, et que j'avais de grosses difficultés à ce niveau. Pas les moyens d'acheter... Et on avait eu en tout et pour tout deux petites... [Lire la suite]
vendredi 27 mai 2016

Vivre à crédit, deuxième volet

Mon précédent papier s'est basé sur le fruit du soleil, un concentré de vitamines qui serait, selon certains auteurs, le fruit préféré des français. Possible, je n'en sais rien. Originaire de Malaisie elle serait arrivée chez nous, sous sa forme bigarade au temps des croisades via la Chine transmise par les Perses aux Arabes. C'est dire si son acclimatation sur les pourtours méditerranéens est ancienne. Dans une synthèse graphique choc, j'ai évoqué le temps de l'apartheid où les rêveurs dont j'ai fait partie s'attachaient aux... [Lire la suite]
vendredi 27 mai 2016

Vivre à Crédit ?

Nous avons toujours vécus à crédit dans ce pays. Il fut d'abord sans intérêt, puisqu'on se servait sans rien demander. "Le temps béni des colonies" (Sardou) après celui de la traite. Nous y avons pris des habitudes toujours d'actualité. Le scan là, est le plat verso (4° de couverture) d'un livre de 1954. On présentait ; la pub déjà ; les oranges, comme toutes les autres richesses au demeurant, comme "Françaises" et gogo gobait... Il gobait avec délectation et consommait la production de l'incohérence existant entre l'affirmation des... [Lire la suite]

mardi 10 mai 2016

Du vent dans les canettes

La force du vent, dans mon enfance et ma jeunesse, c'était ça dans la continuité historique de ce qui existait depuis des éternités. Enfin tout est relatif ; le moulin à vent aurait été inventé par les Perses sept siècles avant notre ère, qui s'étaient inspirés des voiles des navires, tandis que le moulin hydraulique aurait 2000 ans mais fut peu connu en raison de la transition de l'empire romain qui ne connaissait qu'une seule manière de travailler : faire suer le burnous à toute race impure qui leur tombait sous la patte. Le recul... [Lire la suite]
mardi 26 avril 2016

Il y a trente piges, la fin du monde...

Il y a trente piges, la fin du monde... Ce que je redoutais depuis si longtemps était arrivé et le monde béat gobait les conneries qu'on nous racontait... gobait encore... Qu'il était dur de savoir les choses en ce temps là... Ce samedi là, j'avais passé la journée sous la pluie (Vierzon), en forêt, parce que le muguet commençait déjà à pointer... Après j'étais pendu à ma radio et j'analysais en ayant le sentiment de me faire entuber. Les discours étaient scientifiquement incohérents. Mais nous étions encore des cons, nous les écolos,... [Lire la suite]
dimanche 24 avril 2016

l'argent ne se mange pas

"Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l'argent ne se mange pas."Annonçaient les indiens des plaines dès la fin du XIX° siècle, eux pour qui l'argent n'avait aucun sens. Tacka Ushte (Oglala, "indien" des plaines), dans "de mémoire Indienne" raconte que ses pères, lorsqu'ils avaient des dollars papier s'en servaient pour allumer le feu. Des pièces d'argent ils faisaient des décorations. Ils ne comprenaient pas que ces... [Lire la suite]
jeudi 21 avril 2016

Liberté ?

On est venu de me parler de liberté. Je ne sais pas ce qu'est la liberté dans un troupeau de mouton où il n'est autorisé de penser que selon l'évangile de la consommation, du gaspillage et de la dépravation. T'en fait quoi de ta prétendue liberté glandu ? Tu payes tes impôts, tu es obligé de bosser pour ça ou d'être asservi à une sorte de politburo social. A part ça, le reste tu le vautre et le jette. Liberté de gaspiller et massacrer la planète ? C'est ça que tu appelles liberté ? Liberté de consommer, complice de tous... [Lire la suite]