VALENTINEElle avait de tout petits petons, Valentine... Non ! D'abord ! Na ! C'est Martine qui avait des petits petons. Hé oui, vous n'imaginez même pas ! Un de ses petons tenait tout entier caché dans ma paluche ! Non ce n'était pas une petite fille, mais une adulte tout ce qu'il y a de plus adulte. Oui. Je lui dois la vie, c'est pour ça que je vous en parle. Sans elle j’avais toute les chances, en février de cette année là, d'y rester, enfoui sous une couche épaisse de neige. Voilà. Elle m'avait dit qu'elle était obligée de s'habiller en taille junior, mais que pour les pieds c'était pas le pied parce que c'était encore pire. Et moi j'avais vérifié bien sûr ! Plus tard, lorsque sa fille devint une jeune fille, elles ont pris plaisir à se payer des pintes de rire en allant choisir ensemble des godasses histoire de voir la tête du marchand. Que voulez vous, on se distrait comme on peut.
Mais c'est pas ma valentine ; ma valentine elle porte un nom de petite fleur ; une petite fleur toute timide, cachée dans les petites herbes. Aujourd’hui elle n'est pas là ; elle est à un de ces rencarts de flicage institués pour les sans emplois. Si encore ça servait vraiment à quelque chose ! Quand t'as pas de job t'es pire qu'un paria ! Et ce sont les gens qui ont pondus ça qui prétendent aujourd'hui instituer un « revenu universel » sans condition ? Vous vous foutez de ma gueule là ou quoi ? Ils n’arrivent même pas à nous filer une allocation de secours qui permette de survivre à peu près correctement ; c'est à dire sans pratiquer la mangave et la récup ; et ils vont filer un revenu universel à tout le monde ? Piquer mille balles d'impôts minimum par an, pour te refiler 6 ou 800 balles par mois ? Non mais, on se fiche de qui là ???
Et les écolos marchent dans le machin ! Ils vont encore une fois abdiquer leur identité et la défense de l'écologie réelle à ce qui me semble. On est habitué. Au fait, il était où il y a quarante piges, à quelques mois près, Jadot ? C'est bien comme ça son blase non ? Ah oui, c'est vrai, il avait juste dix ans... Pouvait pas. Mais son entourage ? Y'a quand même pas mal de vieux briscards dans l'appareil. Oui parce que la fille aux tout petits petons, elle y était, elle, le 31 juillet 1977 à Creys-Malville ; la manif la plus mémorable je crois, avec le Larzac bien sûr et la mobilisation bretonne par ailleurs, de l'histoire de l'écologie hexagonale.
C'était en ce temps là qu'il aurait fallu gagner ! Non pas prendre le contrôle politique, mais convaincre les politiques. Maintenant on l'a dans le fion, on le sait, nous les vrais amoureux de la nature. Parce qu'elle l'est restée la puce dont je parle au début, amoureuse de la nature. Nos relations se sont distendues, c'est normal, on n'est pas de même nature et j'ai une Valentine... qui risque d'être veuve à la fleur de l'âge si je continue à morfler comme ça.
Alors aujourd'hui vous allez Valentiner. Occasion de consommer des fleurs industrielles venues d'on ne sait où, au mépris total de l'écologie. Un petit groupe a entrepris de protester contre la publicité qui est faite autour de l’événement. C'est juste se faire plaisir parce que ça n'aura pas d'impact réel. Juste faire chier les publicitaires qui passeront pour des martyrs. Je suis d'ailleurs convaincu que leurs protestations ne s'enracinent en réalité que parce que c'est un « saint » qui est patron de la fête. Vous pariez combien que si ça ne portait pas un nom de saint ils ne bougeraient pas le petit doigt ?
D'ailleurs je ne suis pas certain qu'il y ait pléthore de consommation surnuméraire, ce jour là, quand il tombe en semaine.
Ce matin de saint Valentin, j'ai réussi à faire un petit tour. Ho pas bien grand.. ; Je suis au bout du rouleau. Poussé jusqu'à la place Saint Jean et revenu par la rue Saint Symphorien, du petit Bois et Avenue de la Rochelle, pour ceux qui ont mon adresse et connaissent un peu la ville. Vous voyez, pas bézef. Mais suffisamment pour voir du gaspillage.

fraises

Je me suis récolté trois baguettes encore fraîches dans une poche toute seule, savoir ce que ça fichait là ? Et une pomme aussi. Faut dire que je me suis pas cassé le bourrichon : plus la force de rien. Dans un papier précédent je parlais de fraises jetées sans avoir été terminées ; j'ai remis la main sur la photo. Des fraises en hiver ; venues d'on ne sait où, à grand frais d'avion et donc de cette « empreinte carbone » dont on fait tant de cas soi-disant ; achetées par un bon socialiste (je sais où je les ai gaulées tout de même). C'est là dedans qu'ils veulent se dissoudre les verts ! Au prétexte de contrer Le Pen dont, c'est vrai, le programme écolo est des plus indigent. Comme ci c'était ça qui allait endiguer la vague de brunissement des esprits qui traduit un mal-vivre croissant depuis des décennies. Mal vivre qui se traduit aussi, par, justement, une consommation outrancière où l'avoir se substitue à l'être. Le FN, je l'ai connu à parité égale aux Verts. 2 % environ en 1981... Vous ne trouvez pas ça étrange ?
La planète Terre, personne n'en n'a rien à foutre. Et les gesticulations écologiques n'ont d'autres visées que faire accepter une transition technologique. Pas sauver notre biotope déjà à demi détruit. On nous raconte n'importe quoi pour nous y rallier. Si j'ai le temps et la force, un jour je m’attarderai à le démontrer. Là, pour l'heure, j'attends ma Valentine.
Ce n'est pas parce que vous pendrez votre tronche en vert à la peinture Valentine que vous serez écolo ; c'est un peu comme la foi ça, c'est une véritable conversion qu'il faudrait. Ce ne serait pas du luxe dans l'état actuel de la planète. Je me suis d'ailleurs laissé dire qu'en dépit de son histoire ancienne et son caractère traditionnel, la peinture Dulux Valentine n’était pas si bonne que ça pour l'environnement. Qu'en pensez vous ? (pas pris le temps de chercher).

GASPI