consommateur_série (12)BUne version revue et corrigée par mes soins d'une oeuvre dont on retrouvera l'original dans mon album nouvellement créé "Béatitude sans béatification" qui produit des visuels percutants pour interpeller sur notre civilisation du déchet, où comme je l'ai écrit déjà maintes fois, le beauf moyen est vautré dans ses détritus bien qu'il s'en défende. L'emblême de la République n'est plus qu'une Vénus effondrée et infantilisée, repliée sur elle même, achevant de se consumer dans le cendrier qu'est devenu la coquille qu'elle portait sur le chemin des étoiles qu'elle a éteintes dans les yeux des enfants qui aspiraient à la liberté d'espérer.  La planète est saturée de décharges et de menus débris ; la biosphère en crève et nous on continue en s'autojustifiant à coup de pseudo-écologie à la petite semaine. La consommation à outrance produit le gaspillage, et chez nous, nous sommes, avec les classes aisées américaines, les champions Une page découverte il y a quelques mois fait un excellent écho à l'album que je viens de créer : 21 familles de 21 pays posent devant une semaine de nourriture ! Je me suis demandé si les images incluaient le gaspillage. Parce qu'alors, côté gaspillage, chez nous, ça pousse dru. Je viens encore, ce matin, de faire le bonheur de gamins qui n'en demandaient pas tant. 

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J'ai fait aussi le mien de bonheur, avec cette pendule d'inspiration maritime ; elle vient d'un tas énorme qui, normalement, devrait être nettoyé rapidement par la municipalité... en principe. Il y a la marque verte, mais dans la nuit y'en a qui en ont rajouté, dont cette pendule. Quand le tas est énorme, il a tendance à grossir. Si ce n'est pas ramassé dans les heures qui viennent. Et comme l'aristocratie ici ne communique qu'à coup de marquage de bombe sur les tas avec la piétaille indigne qu'on lui parle comme à un être humain, il arrive qu'ils ne les voient pas les marques, parce qu'elles ont été enfouies sous la masse. J'ai donc essayé de leur rendre service en m'efforçant qu'elles soient visibles, et j'ai embarqué la pendule en guise de salaire. Elle me plaît bien ; je pense que ça doit pouvoir se nettoyer au produit moquette le tour (de récup bien sûr), autrement elle fonctionne. C'est marrant cette série "maritime" d'ailleurs... J'ai il y a quelques temps déniché une couette ornée de motifs marins, et puis je ne sais plus quoi encore. L'an dernier c'étaient les symboles américains, pendant la campagne électorale américaine... Y'a des séries comme ça, et réparties aux quatre coins de la ville. Je n'y ai jamais pigé grand chose. Il est d'autres séries qui me font moins rire. En ce moment une bande de pignoufs s'amusent à répandre les ordures au sol. J'ai redressé et regarni des poubelles renversées de particuliers ; j'ai reremplies des poubelles de ville par exemple... Mais le clou, ça a été ce matin.

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A gauche c'est avant mon passage, à droite c'est après. Au début j'ai juste pris une photo et je m'aprétais à partir. Après tout, comme je l'ai raconté dans mes derniers papiers, et aussi sur FB, vu comment on me traite ici, ils ne méritent pas que je leur rende service. Et de toute façon, ils n'en veulent pas de mes interventions, ça les vexe ces pignoufs. Seulement un fourgon a roulé sur le tas sans plus s'en faire, et j'ai pigé que tout allait être éparpillé, porté par le vent à traîner, et que ça finirait dans le fleuve pour une partie, en menus débris qui finissent par rejoindre les continents plastiques. Je venais de me dégoter un cabas à traîner et il y avait un sac vide de croquettes de chien que j'ai remplis et j'ai mis aux bornes à recyclage tout ce qui pouvait l'être. Bizarrement, parce que à cet endroit y'a pas de caméra, et alors qu'il est passé du monde, personne n'est venu m'emmerder alors que j'étais assez vulnérable, à quatre par terre, ne pouvant pas me baisser normalement. Oui, je l'ai dit que nous sommes confronté à un cap, une péninsule même ; celui du nez de la face de carême de Marianne, vendue au plus offrant, et de ses entourloupes sociales qui s'allonge autant que celui de Pinocchio mais n'est pas fait du même bois. Le coup de Jarnac pourrait nous être fatal. Je ne sais pas si on aura une connexion, ni même un toit en septembre, de toute façon, je ne sais même pas si je serais vivant ou dans quel état. Mais si je le suis, ça sera mangave et récup obligé pour bouffer. Ca l'est déjà. A vot'bon coeur m'sieurs dames. Ce n'est pas très important au regard des drames qui se jouent sur la planète, avec l'épée de Damoclès de la guerre des riches pour damner les pauvres qui pends aux nez des dirigeants empêtrés dans leur orgueil aristocratiques. Quand, comme Macron, on se sent sale toute la journée pour avoir serré la pogne d'un pauvre ; et qu'on estime qu'avec une paye royale ; les dirigeants français sont parmi les plus payés du monde ; on estime qu'on ne gagne pas assez ; on a que faire des retombées collatérale sur le peuple.
Mais quand je vois comment vous nous traitez ; quand je vois l'absence de solidarité manifestée ; je me dis que vous seriez à leur place, vous feriez pareil.

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Une preuve de la maladie de la société, ce sont ces deux photos faites à quelques centaines de mètres à peine l'une de l'autre ; où la misère sert de source de revenus à des gens qui en vivent confortablement grâce à la pub en apitoyant les gens pendant que d'autres, ou les mêmes, gaspillent à l'envie. On me jettera à la face que nombre de SDF refusent les solutions proposées. "Solutions" ? Vous savez ce que sont les "solutions" ? Une tutelle sociale en CHRS dont le fonctionnement équivaut à une prison. On traite le pauvre à la fois comme un délinquant et un irresponsable. Et souvent une mise sous camisole chimique comme je le dénonce dans mon précédent papier. Je devrais d'ailleurs essayer, si j'en ai le temps, de communiquer prochainement la new letter d'une orga qui m'est parvenue ce matin et qui dénonce cela. On me jettera aussi à la face qu'ils boivent. Certains, pas tous, déjà, et ensuite il n'y a a pas qu'eux si j'en juge par les tas de litrons en tous genre dans vos poubelles ! Des accro à la boutanche, parmi les gens soi-disant normaux, y'en a un pacson ! Alors me cassez pas les burnes avec ça okay ?
Pour moi, il est évident que la dimension sociale et l'écologie sont indissociables. Plus de compassion, de solidarité réelle, de charité voire, serait générateur forcément de moins de gaspillage, moins de déchets par conséquent ; et moins de consommation en réalité, parce que la vie aurait un autre sens. J'essaie ici d'en faire la synthèse ; maladroitement sans doute parce que je suis ni écrivain, ni journaliste, pas même instruit ; et transmettre un flambeau. Il n'y a pas plus d'une poignée pour regarder cette flamme avant que je ne calanche ; au moins m'éteindrais-je en me disant que j'ai essayé...

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