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 Photo prise vers 17 h hier - la rue est dégagée enfin, il ne reste que les poubelles vides d'à coté ; on est habitué à eux : ils les rentrent le soir au retour du travail, pas de probloc. Celles qui posaient problème et les sacs ont été otés. Je ne sais pas qui a fait le coup. Sans doute vvers 15 h, j'ai entendu du bruit mais je ne pouvais regarder à la fenêtre, j'étais cloué dans la pièce du fond par ma guibole gauche et j'ai préférer lui épargner ça. Surtout que je devais sortir vers 17 h. Et puis j'étais très occupé... Un projet dont je reparlerai sans doute un jour : monter un super ordi moi-même avec des pièces de récup retapées... J'ai tant de fois mis mon PC en pièces détachées et l'ai tant de fois remonté, je l'ai reconfiguré aussi plusieurs fois, que j'ai dans l'idée qu'avec quelques notions de plus, j'arriverai à faire beaucoup mieux... Mais j'ai pas encore tout ce qu'il faut...

Alors, je ne saurais pas qui a fait le coup sans doute... J'ai bombardé la municipalité, la CAN et mes contacts à la NR de mails explicites. Je voulais qu'on fasse comprendre à ces gens d'arrêter leur provo... Je l'ai dit : pour moi ces gens étaient tout à fait aptes à comprendre et y mettaient de la mauvaise volonté. Si les services de la CAN ont ramassé sans explication aprofondie, ce sera un coup d'épée dans l'eau jusqu'à la prochaine fois. C'est pourquoi je dis : suite et fin provisoire. D'ailleurs je vais vous dire : je ne dois pas être le seul à avoir foutu un patacaisse en fait. Mais le probloc est que les gens qui devraient leur expliquer les choses ne sont, comme je l'ai déjà dit, ni assez fermes, ni assez explicites.

Une voisine m'a dit qu'il fallait de l'indulgence parce qu'ils venaient d'arriver. Moi je vous ai dit : ils sont français, donc aptes. Parce que voyez vous, on a beau jeu aujourd'hui de nous appeler à l'indulgence. Il a fallu plusieurs années avant que certains consentent à nous dire bonjour. Nos voisins d'immeubles nous assommaient avec leur "musique", l'un deux, je l'ai déjà dit, nous enfumait 7 jours sur 7 avec son barbecue (ces jours-ci il semble absent), et on nous regardait comme des pestiférés au début... Un enfant noir, pas de bagnole, la galère, et mézigue qui trainais déjà la patte même si j'étais pas au sommet du gravos comme je l'ai été un moment. Je me remettais d'un gros probloc... J'en ai eu d'autres dans la foulée. Une merde n'attend pas l'autre chez nous. Ah c'est vrai, on ne saute pas au cou des gens, mais nous on s'est inquiétés de savoir si on dérangeait les gens justement... J'ai vu comment on a été remerciés. Faut pas marcher sur la queue du chien, ça peut valoir un retour de morsure. Ben on est des chiens sans collier... vous saviez pas ? Et notre combat écologique, dans la ville, personne n'a voulu s'y associer... J'ai même raconté dans d'autres papiers comment on s'est fait foutre de notre gueule, plusieurs fois, de nombreuses fois.

Nous il ne nous viendrait JAMAIS à l'idée de remplir des gros sacs poubelles sans compacter les ordures et de les déposer devant la porte ou chez le voisin. ON NE L'A JAMAIS FAIT - JAMAIS. Si vous saviez pourtant ce qu'on a dû éliminer... Avec ma guibole brinqueballante en plus... Trois armoires qu'on a mis en morceau et sorti en petits bouts, à une période où on n'avait plus de bagnole... Un matelas, une machine à laver découpée en petits morceaux parce qu'aucun service dans la ville n'est organisé pour ce genre de récup, et que les assos caritatives, Emmaüs compris, ne voulaient pas d'une machine pour pièces. Et oui, on a mis deux ans avant de pouvoir en racheter une... Et les flics qui nous contrôlaient et nous zieutaient quand on allait au lavomatic à pinces...  Nous remercions chaleureusement les niortais de leur chaleur humaine ! De leur solidarité ! MON CUL ! Je raconte pas tout hein ?

Renoncer à notre lutte ? Désolé : on défend nos idées et on n'est pas des chiens couchants.

Revenons à nos moutons : le problème de la rue est résolu provisoirement, j'en suis convaincu.

Mais bon, on finira par s'en tirer de cette ruelle et de ce boui-boui... et même de Niort, un jour... Quoique à mon âge, que j'en parte mort ou vivant n'a plus d'importance...

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