mai-2013_NIKON1 424

La nuit les matous sont de sortie à moins que ce ne soit le diable qui sait ? On raconte qu'il s'incarne en matou pour venir visiter ses sujets et leur suggérer des idées de sarabandes qu'ils prennent pour la liberté. Liberté de souiller et se souiller, mais on n'y voit que du feu dès lors que ça sent la savonnette de luxe ou bon marché. Propre sur soi mais à l'intérieur faut pas trop regarder. J'ai essayé de faire percevoir ce lien à quelqu'un récemment ; c'est d'ailleurs elle qui a énoncé l'axiome selon lequel il y avait un rapport étroit entre les décharges sauvages et la crasse intérieure. Je l'ai amenée là en lui parlant du temps où j'ai tenu un cabinet parapsychologique (3-4 ans). Vous n'imaginez pas le genre de con-fess-ionnal (tirets intentionnels chargés de sous entendus) que c'est ces machins là ! A la fin j'avais tellement envie de gerber tous les soirs que j'ai fini par décrocher. C'est sans doutes là que j'ai puisé une partie de mon ironie décapante si prégnante dans ce blog (et les autres). C'est que quand je trouve une décharge, même si je n'ai pas d'éléments pour déterminer le ou les auteur(e)s, je projette dessus l'image d'un de mes ex-patients. Oui "patients" bien que c'était plus ma pomme qui devais m'armer d'une grande patience ! Parce que j'avais affaire à de grands malades... Relativement au taux de tranquilisants consommés par la population, ça n'a rien de surprenant, non plus qu'a la croissance exponentielle de consommation de drogues en tous genres. A tous les niveaux de la société et dans toutes les régions, plus ou moins, ainsi qu'à l'étranger. De cette expérience métaphysique publique j'ai d'ailleurs retenu qu'à l'étranger y'a aussi un taux de branquignoles conséquents. Oui, parce que j'ai atteint en peu de temps, grâce à "Nostra" défunt mais où j'ai écrit deux ou trois pages, et quelques annonces offertes par des "patients" justement, une audience qu'on peut qualifier d'internationnale ! On me consultait même de pays africains ! La terre des féticheurs et marabouts ! On s'étonne après ça que je doute du genre humain et désespère de son avenir. C'est qu'en trente piges les choses ne se sont pas arrangées ! Par contre j'ai le sentiment que le temps psychologique d'une grande majorité s'est figé et qu'elle ère dans un monde en cours d'obsolescence avec des références figées et une méconnaissance de ce qui se passe en réalité, mais aussi des implications de nos actes.

17mai-2013_NIKON2 009

Tandis que feule l'avatar de Lucifer dans les sombres rues glauques dont il prétends dissiper l'obscurité de sa torche fumeuse dérobée à Prométhée, préfiguration des abîmes de l'Apocalypse ; ses sujets et disciples travaillent consciencieusement à embellir la ville. J'étais à pied et déjà encombré de deux tréteaux que je conduisais à mon garage parce que je venais une fois encore de me prendre la tronche dedans à la maison :-) Du coup j'ai laissé ce dépôt.

17mai-2013_NIKON2 008

Je me suis tout de même encombré de ça parce que franchement, deux sacs consignés ça sert toujours et que, puisque j'avais déjà deux plein cartons d'emballages en partance pour la déchetterie en réserve, un peu plus ou un peu moins, on n'est plus à ça près hein ? La photo est tout de même extrèmement comique non ? Au regard du nombre de fois où j'ai rencontré cette situation, je m'interroge sur le taux d'illétrisme dans la ville. Non pas à cause des écoles locales, non, elles ne sont pas plus mauvaises qu'autre part, et j'ai tout de même eu de meilleurs rapports avec, quoiques mitigés, quand mon fils y était, qu'en d'autres endroits où il fut scolarisé (ici je n'ai pas eû à tancer un proviseur et non plus qu'en allant rencontrer le CPE trouver une balle de flingue dans la cour, ce qui m'est arrivé ailleurs). Cette déchéance de l'esprit tient plutôt à une ambiance générale, calque de la décadence de notre civilisation. En certains endroits de notre continent, ça suinte de toute part et saute aux yeux avertis, chez nous c'est sensiblement plus diffus, mais j'ai les tripes qui se serrent encore au regard non pas de cette photo que je viens de montrer, mais de la vue il y a quelque jours de quelqu'un qui pourrait en être l'auteur. Elle pourrait en être l'auteur parce qu'elle entasse canettes vides, pleines ou demi-pleines un peu n'importe où, dans ce quartier là justement. Je l'ai rencontrée la première fois il y a presque dix ans, elle était encore présentable, presque jolie. C'était une nuit de déambulation dans la ville. Je l'ai trouvée seule, assise sur un banc, comme perdue. Mais elle ne buvait pas. Je lui ai offert cinq euros parce qu'elle m'a dit être à la rue. Elle les a refusé. Depuis j'ai su qu'elle était bien intégrée, "insérée", qu'elle avait des petits jobs de temps à autre et était abonnée aux secours de la ville. Mais au fil des ans je l'ai vue se dégrader petit à petit. Elle se cache, ou croit se cacher dans les ruelles pour picoler. Elle boit de plus en plus. La dernière fois que je l'ai vue, assise non loin des dépôts que je viens de montrer, son regard de détresse absolue m'a fait mal et franchement, même discrètement avec mon GSM je n'ai pas osé prendre la photo, j'aurais eu honte. Mais quand je vois ça, après dix piges et plus, de suivi social, je suis en droit de m'interroger sur ce à quoi ils servent. Normal, leur stratégie est de mettre les gens en coupe réglée, de les forcer dans des directions qu'ils ont eux mêmes déterminées, de faire les démarches en leur lieu et place en leur imposant insidieusement, au lieu que de leur dire "je vous suggère ça et ça maintenant si vous ne le faites pas ben débrouillez vous". Je pense que c'est ça le truc : des gens qui abdiquent parce qu'on ne les prends pas par le bon bout. Mais ce n'est que le miroir d'une faillite globale de notre civilisation qui croit progresser quand elle pateauge dans la boue et s'imagine que c'est uniquement une question d'apparence pour "avoir l'air" de progresser. On aura beau repeindre, si y'en a qui pissent le long des murs ça ne sert à rien.
La grande masse croit qu'il suffit de "suivre" le "progrès" pour être et apréhender les réalités. Que voulez vous qu'on comprenne à mes démarches ? Même des gens instruits entravent que d'chi. L'autre jour je discutais avec quelqu'un de ma santé, quelqu'un d'intruit, et voilà qu'elle me sort que la phytothérapie et l'homéopathie c'est la même chose ! Totale méconnaissance des principes d'Hahnemann qui sont des dillutions en dessous du nombre d'Avogadro ; donc non mesurables ; basées sur le principe de similitude par analogie tandis que la phyto se base sur les propriétés mesurables des teneurs en alcaloïdes et principes des plantes, et donc à des degrés de concentrations réels. Si dans la seconde les sorciers de mon genre introduisent une dimension d'influences "subtiles", il n'empêche que cet aspect est secondaire en ce que la plante sera active même sans ça ! Tandis que la première relève d'imprégnations supposées selon laquelle, même à un niveau de dillution où il n'y a plus trace de produit, la pilule serait active et ceci en effet contraire du symptôme apparent produit par le composant de base à concentration pondérable. On ne trouve d'ailleurs pas que des plantes dans l'homéopathie, on trouve aussi des minéraux, des produits animaux, et même des poisons comme l'arsenic par exemple. Voir que quelqu'un d'instruit ne sait pas faire la différence m'éclaire sur ce que doit être le niveau moyen de culture de gens qui le sont moins et par ailleurs plus ou moins envasés dans le non sens de leur vie vide réduite aux fonctions élémentaires de consommation et de plaisirs primaires (y compris chez des gens "insérés"). Alors au fond, faut pas s'étonner après si une pléthore d'abrutis ne sont pas capable de lire ce qu'il y a d'écrit là où ils jettent leurs encombrants...
Le j'menfoutrisme passe aussi par la sous-culture et l'absence de sens. C'est pour cela que je ne crois guère à la possibilité d'en sortir un jour. Me neutraliser ne changera rien à la réalité, au contraire. Et si y'a de la merde partout, y'en aura toujours. la ramasser n'empêchera pas qu'il y en ai de déposée... Et les déchetteries ne sont pas le moyen de diminuer les déchets, ils ne sont que le moyen de les cacher à la vue pour le plus grand profit du Capital. Pour réduire les déchets ils faut changer de vie, et donc changer l'homme et son rapport au réel. Vous croyez que c'est possible ?
Ah oui, pour conclure : le matou au début, c'est un copain, pardonnez moi si je n'avais que lui pour illustrer mon propos. Si après avoir lu mon blog il me fait la tronche, faudra que je m'étonne de rien hein ?

POMME-ouroboros1