TERRE POISSON CONCORDEPoisson d'avril chantent les sardines, chantent les sardines. Poisson d'avril chantent les sardines et les harengs. Les maquereaux poussant les morues au devant des pièges tendus par ceux qui tant chérirent la mer qu'ils en firent une poubelle. Et pas seulement la mer... Les lacs aussi. « Les lacs des alpes sont contaminés par le plastique » publiait Science et Vie en décembre 2013 (N°1155 page 30 version papier). L'analyse des sédiments des plages y a révélé la présence de microparticules de plastique aussi nombreuses que dans les sédiments marins. Micro-déchets absorbés par les invertébrés d'eau douce, ce qui contamine ensuite toute la chaîne alimentaire. « les produits chimiques associés aux plastiques sont toxiques, ils ont des effets cancérigènes, et agissent comme des perturbateurs endocriniens » rappelle Christian Laforsh, cité par le journal, du département d'écologie animale de l'université de Bayreuth (Allemagne). A mon humble avis, y'a pas que les lacs des Alpes... Du moins quand ils arrivent à subsister, les lacs. Il y a cet exemple bien connu de la mer d’Aral qui était le quatrième plus grand lac de la planète, Il y a cinquante ans. Aujourd’hui, pour la première fois depuis 600 ans, toute une partie du bassin est à sec. Lac salé d’Asie centrale, à cheval sur le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. En 1960, ce lac alimenté par les fleuves Amou-Daria et Syr-Daria était le quatrième plus grand au monde. Sa surface s’étendait alors sur 67 300 km2, soit l’équivalent de deux fois la Belgique ! De nombreuses villes prospéraient autour de ses rivages, notamment grâce à la pêche. Aujourd’hui, avec la diminution de la surface de la mer d’Aral, on ne compte désormais qu’environ 4 000 tonnes de poisson pêchées chaque année, contre plusieurs centaines de milliers dans les années 1950, et de nombreux villages ont été abandonnés. En cause, l'irrigation au forcing des cultures cotonnières pour produire des fringues que vous jetez trois mois après achat ; je viens encore d'en ramasser trois pleins cabas cette semaine ; sans compter les cabas de bouffe, dont la production industrielle nécessite un gaspillage d'eau phénoménal. Ou, par exemple le lac Poopó considéré comme la deuxième plus grande étendue d’eau en Bolivie. Situé sur les hauteurs à l’ouest du pays, le lac est aujourd’hui complètement asséché. Cette disparition est une véritable catastrophe écologique. Pour le gouverneur d’Oruro, Victor Hugo Vasquez, « la principale cause de cette catastrophe est l’attitude et l’irresponsabilité des pays industrialisés qui polluent 365 jours par an ». Faute à l’industrie minière notamment, une activité qui usait l’eau du lac pour irriguer les cultures environnantes.

La bioaccumulation pour 1000ans.

Posté par N'en jetez plus la mer est pleine sur mercredi 13 janvier 2016

Entre le plastique omniprésent, la surpêche dénoncée un peu partout, et la destruction des milieux, le poisson vous en fera un chouette de poisson d'avril un de ces quatre matins, en allant achever son karma dans une dimension inaccessible à l'homme, ce mercenaire de l'enfer.

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Les vers de Beaudelaire n'ont jamais été aussi vrais :


« Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
 »
Vous disiez Poisson d'avril ?

 

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Ah pis au fait, puisque j'ai zappé Pâques excepté sur Facebook et dans ma vie privée, permettez moi donc, chers rares lecteurs, de vous adresser avec un foutu retard, mes voeux de circonstances en l'espèce d'une composition perso (comme toutes les images ici) créée à partir de 100 % récup'..; Et comme vous voyez, j'en suis pas mort du contenu *=)) Mort de rire

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