maps of flowersLes femmes comme les fleurs sont protéiformes et multiples ; « la » femmes n'existe pas, ce sont les femmes qui existent, même si le principe féminin peut être synthétisé en quelques axiomes simples. Des contours de la féminité qui sont aujourd'hui foulés au pied au prétexte de la « libération » parce qu'effectivement, l'extrême pendant sont ces sociétés qui l'ont réduite à l'état de bête de somme par dévoiement de son dévouement fondamental contenu dans sa nature. Ce sont de nos jours des propos iconoclastes. On nie que la femme soit différente (et complémentaire de l'homme). Pourtant, en l'absence de manipulations de laboratoire, aucun homme ne serait là sans femme. Et moi plus que les autres. Parce que ma naissance fut pitoyable, dans des conditions quasi préhistoriques, et j'étais mort. Maman m'a toujours dit : « tu es né comme un chien » ; j'eusse préféré qu'elle me dise « comme un singe »... Nous sommes plus proches. Mais il n'y a pas de singes chez nous.
Renaud, qui avait parfois des traits de génie, l'avait bien compris :
« Chansons En Cloque - Renaud
Auteurs:
Renaud Sechan
Compositeurs:
Renaud Sechan
Editeurs:
Mino Music

Elle a mis sur l'mur, au d'ssus du berceau
Une photo d'Arthur Rimbaud
'Vec ses ch'veux en brosse, elle trouve qu'il est beau
Dans la chambre du gosse, bravo!
Déjà les p'tits anges sur le papier peint
J'trouvais ça étrange, j'dis rien
Elles me font marrer ses idées loufoques
Depuis qu'elle est en cloque...

Elle s'réveille la nuit, veut bouffer des fraises
Elle a des envies balèzes
Moi j'suis aux p'tits soins, je m'défonce en huit
Pour qu'elle manque de rien ma p'tite
C'est comme si je pissais dans un violoncelle
Comme si j'existais plus pour elle,
Je m'retrouve planté, tout seul dans mon froc
Depuis qu'elle est en cloque...

Le soir elle tricotte en buvant d'la verveine
Moi j'démêle ses p'lotes de laine

 Elle use les miroirs à s'regarder d'dans
A s'trouver bizarre, tout l'temps
J'lui dis qu'elle est belle comme un fruit trop mûr
Elle croit qu'je m'fous d'elle, c'est sûr
Faut bien dire c'qui est, moi aussi j'débloque
Depuis qu'elle est en cloque...

Faut qu'j'retire mes grolles quand j'rentre dans la chambre
Du p'tit rossignol qu'elle couve
C'est qu'son p'tit bonhomme qu'arrive en décembre
Elle le protège comme une louve
Même le chat pépère elle en dit du mal
Sous prétexte qu'y perd ses poils
Elle veut plus l'voir traîner autour du paddock
Depuis qu'elle est en cloque...

Quand j'promène mes mains d'l'autre côté d'son dos
J'sens comme des coups d'poings, ça bouge
J'ui dis : t'es un jardin, une fleur, un ruisseau
Alors elle devient toute rouge
Parfois c'qui m'désole, c'qui m'fait du chagrin
Quand je r'garde son ventre et l'mien
C'est qu'même si j'dev'nais pédé comme un foc
Moi j's'rai jamais en cloque...
 »

Une telle chanson accouchée de nos jours vaudrait à son auteur un déferlement de haine sur les réseaux sociaux, les radio, les journaux, les TV.

maman singe

Nous sommes pourtant toujours des mammifères que rien, en dehors de manipulations et tripatouillages n'a affranchi de notre nature fondamentale, identique à celle de nos frères animaux. Nos artifices ne sont que des masques.
De nos jours la femme n'est plus mère ; sauf si elle est mère porteuse. La femme est militaire, dans les troupes de choc au besoin, et comparer la femme à une fleur ; comme je le fais ; fait de vous un fachiotte désigné d'office à lyncher.
L'enfant n'est plus le prolongement de la vie bercé et conduit vers la maturité, vers son achèvement. Il est désir, comme un objet.
Et les femmes, infantilisées par la société de consommation, même dans les couches les plus basses du corps social, sont devenues les plus grosses consommatrices et gaspilleuses. J'en parle peu sur Canal Décharge parce que je suis obsédé par d'autres problèmes ; principalement le plastique et l'alimentaire ; mais le nombre de dépôts sauvages de fringues féminines que nous avons récoltés est incroyable ! Des tonnes ! Nous avons donné, vendu, utilisé. Depuis vingt ans ma propre compagne ne se fringue que comme ça ! Et c'est généralement propre ! De toute façon y'en a tant que quand c'est pas propre on se fait pas chier : direct poubelle.
Les pipelettes libérées modernes sont à ravaler au rang des courtisanes de l'ancien régime quant au comportement ; la charité en moins ! Parce que ces femmes d'antan essayaient de racheter leur âme en partageant leurs surplus. Aujourd'hui on jette, n'importe où de préférence. Tout un dressing d'un coup d'ailleurs ; là où une armoire ne suffit pas.
Les femmes d'autrefois ont inventé une journée dans le cadre justifié de la lutte pour les droits civiques.
Les femmes d'aujourd'hui cherchent plutôt du pognon, et les moyens d'en avoir, pour courir après les apparences de la mode et les envies de coups d'humeur suggérées pas la pub. Par n'importe quel moyen.
Je me demande, moi, comment on peut donner la vie et la détruire ?
Mon baratin ne me vaudra pas que des ami(e)s je me doute... Mais je m'en contrefous ! Je mets le doigt sur les aspérités masquées par votre discours lénifiant ; et encore je ne vais pas très loin...
Si les moeurs passent, comme les empires ; et se dissolvent quand on n'en comprends plus le sens ; la biologie reste. Du moins jusqu'à récemment. Maintenant nous entrons dans une ère de dénaturation, par indifférenciation imposée et programmée, enchâssé dans les consciences comme un progrès, qui accouchera d'une mutation où les vaches ne reconnaîtront plus leurs petits.

consommer

NDLR : exceptionnellement, photo du net