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Je suis un sale Timbanque, un salaud d’indiscipliné sans dents ni argent, un débris à piétiner, une épave à couler. Ainsi l'a décrété une vieille folle au marché. C'est la énième fois qu'elle me pompe. Elle a découvert un jour qu'on m'avait donné (en échange de service mais elle n'a pas voulu l'entendre) 2 plateaux d’œufs. Elle m'a fait une comédie invraisemblable ! Elle voulait m'en prendre d'autorité. Elle me jalouse parce que j'ai su, et ma chérie m'a bien aidé, améliorer mes rapports relationnels au marché, et considérablement. Eux ont diminué leur gaspillage et moi si je gratte encore après marché, il y a une part de troc, avec une jeune femme en particulier dont je reparlerai. C'est elle qui m'a filé les cocos ; et pas que ça en plus ! On m'a rarement autant gâté par ici ! Il est vrai qu'elle n'est pas niortaise, et qu'on s'était rencontrés ailleurs qu'au marché. On avait longuement discuté. Mais la vieille folle, après s'en être pris à moi, s'en est pris à elle ! Elle l'a poursuivi jusqu'à Leclerc où elle faisait ses courses pour la harceler et l'humilier. Là ça devient dangereux pour elle, parce que, qu'on emmerde ma pomme, j'suis blindé. J'ai du répondant.

CONASSE

Ci dessus la photo de l'emmerdeuse. Y'a une chose qu'y faut pas faire : toucher à quelqu'un que j'apprécie. Déjà je risque de prendre quelques dispositions ; j'ai un bon contact parmi les vigiles... Vous pigez ? Mais aussi des moyens que la raison rationnelle moderne considère comme imaginaire. C'est ça le gros avantage : l'incroyance vulnérabilise le sujet. Bertrand, que certain au marché ont connus ou ouï-dire, et qui fut mon premier « gourou », n'était pas le bisounours que beaucoup ont cru. « Quand on t'emmerde trop, tu leur fout une bonne chiasse » qu'il me disait. Guérisseur okay, mais bien capable de vous allonger pour le compte en cas de danger. Ca laisse pas de traces ADN non plus que de carte d'identité oubliée sur les lieux du forfait. Sauf que je ne suis pas apprenti jihadiste et que je tire pas dans le dos. Elle le saura que ça vient de mézigue. Je ferai ce qu'il faut pour. Elle n'a plus trop intérêt à pointer sa tronche. Le jour où vous me verrez poser ma main droite sur son épaule, vous saurez que c'est fait. D'autres l'ont subi. J'ai pas que Bertrand qui m'a enseigné et ce sera bien autre chose qu'une chiasse. J'aime pas les chiatiques. Mais je ne tue pas. En regard de ça, je me suis amusé à magnétiser deux ou trois gugusses au marché. Le magnétisme du regard. Un en particulier. Je luis ai pas demandé comment il allait l'apiculteur en particulier, parce que je le sais... Beaucoup mieux. Et son toubib n'y est pas pour bézef contrairement à ce qu'il croit. Par contre je suis emmerdé ; j'ai pas osé lui causer de crainte de me trahir. Vous voyez, je ne m'occupe pas que d'ordures... Je m'occupe aussi d'ordures humaines et de braves gens... Ça fait 50 piges que je fais ça. Discrètement. Il y en a aussi qui me consultent directement. Mais ils sont peu nombreux. Je le fait pas pour le fric ; j'ai tout un tas de raisons pour ça. Ce n'est pas l'objet de ce blog aussi je ne m'étendrais pas. C'était juste pour montrer comment évoluent les choses par rapport au marché dont j'avais eu l'occasion de parler plusieurs fois.

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PIZZA (2)

 

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Le gaspillage est ailleurs. Traînant mon blues dans les rues de nuit comme de jour ; je suis en état de choc depuis quelques temps(1) ;j'ai croisé les dégâts collatéraux d'un système en déroute dans un monde à son crépuscule comme le craignent nombre de scientifiques.
Ma route a croisé celle de crèves la faim, de traînes misère, et de gaspillages éhontés. J'ai laissé le plus gros aux services de la ville, comme une machine à laver dont il suffisait de changer la courroie mais qui n'est pas meilleure que la mienne. Flemme, découragement, et gros malaise intérieur en sont la cause. Je me suis attardé à nettoyer quelques menus dépôts sauvages, partiellement ou en totalité. Ce qui m'a valu une bouilloire en parfait état, une jolie veste jacquard en laine molletonnée à l'intérieur et quelques autres bricoles. En gros je suis payé de la peine que j'ai prise. Et comme d'hab' le gaspillage alimentaire. Mes potes freegans s'en prennent aux supermarchés. Moi j'ai pas besoin ! Et trouver de la nourriture propre et non périmée dans des poubelles de ville ou à même le sol, dans des poches qui isolent en plus, m’épatera toujours. Oh certes, ça m'oblige à marcher et me servir de mon grand nez ; mais d'un autre coté ça entretien cette carcasse qui refuse de rendre les services ordinaires pour laquelle elle est conçue. Vous noterez que les trois photos du centre sont des ramassages alors même que ce n'était pas périmé (plusieurs jours de date) et je n'ai pas montré le jambon en plus (lui c'était dix jours) non plus que bien d'autres choses.

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Le mimosa aussi c'est de la récup, cadeau du vendeur en fait. L'encens c'est moitié récup, moitié cadeau ☺. Je puis vous sembler différent ces temps ci, ici. Je vais vous dire : je suis assez bancal. Mon cerveau est engourdi comme quand les toubibs et la sécu m'obligeaient à prendre de la codéine. Outre les attentats, y'a quelqu'un qui m'est très proche qui vient de risquer un aller simple chez Borniol. Ça fout les boules. Vu l'âge, ce ne peut être qu'un avertissement contre lequel on pourra pas bézef. Alors je vasouille un chouïa. Le point culminant c'était le 21... Y'a toute une symbolique dans cette date mais ça nous entraînerait trop loin. J'ai fait un pas dans la compréhension des dangers écologiques. Mes petits pas locaux ne sont que des égratignures sur le tableau planétaire qui s'inscrit dans une perspective cosmique. On n'échappe pas au destin contrairement à ce que croient certains. A la base de l'univers : la mécanique quantique. Même quand une particule arrive à passer par deux orifices en même temps, formant en quelques sortes deux mondes parallèles, à la sortie il n'y a qu'une seule et même particule dont la place est assignée par la réalité tangible. Quand un électron éclate en photons, ceux ci restent à jamais liés et communiquent par delà l'espace et le temps. L'unité est la mesure de l'univers.
Notre destin est-il alors d'être, dans la symphonie cosmique, les fossoyeurs ou les sauveurs de la planète bleue et tout ce qui l'habite ? Chaque geste, chaque comportement, a des répercussion à l'infini, et quand vous jetez une pizza, vous assassinez une planète. Effet papillon quand tu nous tiens...

 

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(1) J'ai enfin pigé pourquoi Clarissa m'affectait plus que les autres victimes ; j'ai dû connaître quelqu'un de sa famille dans la marine. J'avais des rapports étroits avec les gens des DOM TOM, et les îles ne sont pas assez grandes pour que des noms de famille n'aient pas de parenté entre-eux.