IMG-20150623-04141Canicule ? Malgré ma courante avancée, signalée hier dans un com au cercle restreint sur FB, je suis tout de même sorti ce mardi avant l'aube pour mes sempiternelles clopinettes ; sachant que j'avais 3 relais cagoinsses sur mon parcours en cas d'alerte rouge. L'heure idéale où les fleurs embaument. Lavande et tilleul, roses et tout un festival de couleurs. Et aussi le réveil des oiseaux. Je suis comme ça, indomptable. Je puis vous dire qu'à 4-5 h c'est pas frisquet, comme les jours précédents, mais je supportais un bon sweet. Ne venez pas me traiter de frileux : là où et comme j'ai vécu cet hiver, vous auriez crevé ! Quasi sans chauffage, sauf à Noël et en Février. J'en pouvais plus ! Ce qui me fout d'ailleurs dans la mouise coté factures ces jours-ci ; j'ai coulé mon forfait de cent balles. Passons... La courante et les emmerdements ne m'ont pas empêché de me pencher sur l'état déplorable de la planète, dont l'échelon local représente la première marche. 

Si Moïse revenait, ce n'est pas un amas de tribus éparses de maçons, bergers, tisserands et charpentiers qu'il rassemblerait derrière sa bannière... C'est une horde de balayeurs.

SELLE (1)

On trouve de tout à la Samaritaine des trottoirs ; y compris, revenant de la selle, une selle en piteux état que j'ai balancée dans la première poubelle venue. J'ai cru un instant que celle de Théo avait pris des ailes saisie comme moi d'une envie pressante, mais non, elle trône toujours sur le toit d'en face, la sienne. Ce n'est pas non plus celle de Napoléon qui nous a visité ces jours derniers, je l'ai vu bien assis sur la sienne. Y règnera-t-elle, celle de Théo, jusqu'à l'effondrement du bâtiment ? Avec ces températures elle risque d'être bien cuite.. ; à défaut de semelle de savate hein ? Ça peut toujours dépanner. A moins qu'un jour, emportée par une tempête elle ne finisse à la Sèvre et de là à la mer.

cerf volant (1)

L'autre jour ma chérie à chopé ce machin au vol qui longeait les rues à hauteur d'homme, porté par le vent... Et j'ai rattrappé une bonne vingtaines de ballons et des dizaines de poches ce mois-ci dont l'impact est considérable.

NOTRE DAME

A dire vrai, tant que les rues secondaires ressembleront à ça ; ici le pied de l'Eglise Notre Dame, qui, même pour les incroyants, devrait au moins représenter un monument historique patrimonial de notre Histoire. Quel respect ! Et c'est récurrent. le pire est que j'en ai enlevé un peu : tout ce qui pouvait trouver une utilité en fait et aussi des médicaments.Combien de tonnes de déchets oubliés ainsi dans les recoins ?

Le problème est mondial. Mais puisque je ne puis appréhender totalement que le local, j'en parle plus souvent. En Août 2003, nous avions fait une petite rando et avions utilisé le lit à sec de la Guirande en guise de sentier sur une dizaine de bornes. Une décharge à ciel ouvert ! On y voyait de tout. Je n'avais pas encore d'apn, et la pellicule ça s'économise, mais déjà un portable, j'avais ça de préférence à un téléphone en ligne, et raconté à deux ou trois contacts à l'époque. Combien de cours d'eau ainsi empoisonnés ? Je ne parle même pas d'écologie là ! Juste de citoyenneté ! J'en vois dès en tous genre qui ressassent la mémoire des occasions manquées du passé ; pour faire quoi à la place ? Une avant garde autoproclamée semant la terreur et raccourcissant tout ce qui dépasse ? Pour changer le monde faudrait déjà être capable de s'autogérer en ne détruisant pas le monde où nous vivons. Après vous le déluge, vos os redeviendront poussière et vous paierez la note.

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Les médias vous entretiennent de réchauffement, et en dehors ça vous ne voyez rien d'autre, et surtout pas l'impact réel de vos comportements. Réchauffement = canicule et réciproquement ? Je vais vous dire, j'ai mesuré, en Saintonge, dans ma ferme natale, des 30 juin, et même un peu avant et après, des températures supérieures à aujourd'hui. Je me souviens d'une année, un 30 juin, c'était la fête des écoles, où nous avons perdu quelques centaines de lapins dans l'après midi. Pourtant ils avaient à boire ; c'est moi qui avait garni les abreuvoirs ; et de la verdure. C'est là que j'ai commencé à prendre en grippe les cages en fibro, même à l'ombre sous un hangar aéré comme elles étaient. Je me souviens de 40° à l'ombre, ma chambre sous les toits invivable, je dormais dehors dans le pré, à poil ! Je me souviens d'années où je mettais une baille au soleil en début d'am et où je me baignais le soir ; j'étais obligé de rajouter de l'eau froide tant c'était brûlant. Je me souviens de ces années, où, pendant les foins ou la moisson, mon prude grand-père maternel venait nous donner la main et où il dormait quasi à poil, lui qui ne supportait d'habitude même pas de se montrer en short et maillot. Et je revois aussi l'autre en maillot, qui était encore plus prude que le précédent. Je me souviens d'avoir aidé mon père, le soir très tard, à engranger, en slip de bain carrément. Je ne supportait plus rien. Alors Canicule ? J'ai vu ces températures durer un mois et plus. Inversement, j'ai pas oublié cette traversée de la Bretagne en stop, en été 1976, lors d'une permission de la marine... La Terre ressemblait à l’Arizona... Tout était jaune. Chez nous les bêtes mangeaient ce qui restait aux arbres, comme en Bretagne d'ailleurs. Et je me souviens de 2003 dont je parlais plus haut... Cette année là nous avons, bien avant d'arriver à Niort, essuyé tout un ramassis d'orages... En sud Saintonge, y'a même un employé municipal, qui nous ayant trouvé transis et trempés sous une pluie battante, nous a hébergé. Ça se retrouve hein ? Plus loin, à Prahecq, nous avons encore subi un orage, sur la base de loisirs, derrière Emmaüs. Nous en avons discuté avec l'employé d'entretien au petit matin. Et la nuit d'avant nous avions eu froid, carrément, couché que nous étions sur l'herbe d'une garenne. Alors canicule ? Records ? Il convient de prendre du recul par rapport à ce sur quoi on se focalise pour oublier bien d'autres problèmes sur lesquels nous avons un minimum de pouvoir. Celui de ne pas en rajouter une louche déjà ! Et ça, c'est votre responsabilité ! La mienne aussi, mais moi, non seulement je n'en rajoute pas, mais j'en enlève ! Dix poches, vingt canettes, rien que ce matin, sans compter un cabas dont je reparlerai dans un prochain papier si j'ai la forme... Et le temps...

CHAUDRON GAULOIS_6