NUCLEAIRE (8)La force du vent, dans mon enfance et ma jeunesse, c'était ça dans la continuité historique de ce qui existait depuis des éternités. Enfin tout est relatif ; le moulin à vent aurait été inventé par les Perses sept siècles avant notre ère, qui s'étaient inspirés des voiles des navires, tandis que le moulin hydraulique aurait 2000 ans mais fut peu connu en raison de la transition de l'empire romain qui ne connaissait qu'une seule manière de travailler : faire suer le burnous à toute race impure qui leur tombait sous la patte. Le recul technique de cette époque fut considérable. Ainsi les gaulois avaient une moissonneuse à traction animale qui fut oubliée, par exemple. Il fallut attendre le XIX° siècle pour qu'on retrouve un principe similaire. Entre les deux : la faucille et plus tard la faux. Les moulins à vent pour la meunerie ne se répandirent chez nous qu'au X° siècle, et encore étaient-ils inférieurs aux moulins persans qui eux, utilisaient une éolienne à axe vertical. Et de nos jours on en est toujours à cette démultiplication horizontale, même si il existe des expériences différentes, mais timides.
La plupart des moulins tombaient en ruines dans ma jeunesse ; pas complètement tous tout à fait, mais on traitait par dessus la jambe ces nobles machines. Puis on s'avisa que c'était un précieux patrimoine à valoriser, alors on en restaura ici et là. Celui de gauche sur mon montage est lié à ma vie.  Il reprit vie lors d'une grande fête, en août 1974... J'y étais *:) Heureux
L'autre à droite, je l'ai photographié à la limite des Pays de Loire et de la Vendée, je ne sais plus où ni quand. Chez eux ils jouèrent aussi, pendant les guerres de Vendée, le rôle de sémaphores ; cela amena les armées républicaines à les détruire.
L'éolien de mon enfance, c'est plutôt le modèle au centre de mon image. Il en existait quelques unes dans le canton, et celle-là fonctionne encore à ma connaissance. Utilisée pour alimenter un abreuvoir pour le bétail en élevage de plein air. Généralement elles ne servaient guère à autre chose, et le rendement était sans doute assez faible puisqu'elles étaient doublées d'une pompe à main souvent, ou d'une poulie carrément, qui pouvait permettre de remonter l'eau du puits avec un seau. Je n'ai pas le souvenir qu'il y en ai eu pour produire de l'électricité. Ce n'était pas considéré comme fiable. L'énergie électrique en production locale, j'ai connu ça sur les moulins eau, les derniers à vocation meunières que j'ai vu en service. Aujourd'hui, quand on se sert d'un, c'est souvent dans un cadre festif, sauf quelques expériences de niche qui se veulent écologiques, ici et là. Quand à l'électricité autonome, au pays de la liberté confisquée, il ne faut pas y compter. Il est obligatoire d'être inféodé au réseau, n'importe le fournisseur auquel vous vous raccordez. De toute façon, ce n'est qu'un montage économique propre à fournir des dividendes spéculatifs, puisque le réseau électrique appartient tout entier à EDF subdivisé en ERDF et RTE, mais c'est juste de la poudre aux yeux ces subdivisions.

NUCLEAIRE (7)La sous-traitance artificielle, pour créér des palliers d'investissements, des spéculations boursières croisées, et ainsi une illusion de croissance productrice de bénéfices pour ceux qui tirent les ficelles invisibles. Les moulins à vent du passé sont juste des pièces de musée le plus souvent, comme le sont toutes les manisfestations et expériences empreintes d'un autrefois idéalisé. Je n'échappe pas à ce syndrome et j'aime beaucoup les vieux moulins, les vieilles éoliennes. Mais ce n'est pas ça qui va répondre aux besoins de notre grouillement humain pléthorique et à notre société énergivore aux besoins exponentiels. Sans compter qu'on s'ingénie à en créer de nouveaux en les présentants comme "propres" et "écologiques".  Une consommation que nos centrales vieillissantes n'arrivent plus à assumer à elles seules, d'où le besoin de leur adjoindre des soupapes régulatrices que sont ces grands oiseaux qu'on voit fleurir dans la campagne. Elles complètent, soutiennent, mais ne remplacent pas. Derrière le moulin à vent il y a toujours le nucléaire et ses risques. On me dit que certains pays n'utiliseraient que ça... Pas compliqué, ils achètent ce qui manque à l'étranger... Le vent est un phénomène variable et instable, il ne saurait produire un débit régulier s'adaptant en plus aux nécessités fluctuantes dans le temps. Pour un éolien efficace, il faut disposer de moyens de stockage (écologiques ?) et le doubler d'autres moyens de production... Le solaire aussi est variable et instable, et la fabrication de panneaux n'est pas plus écologique que celle de nos portables ou ordinateurs qu'on s'est débrouillé à nous rendre indispensables. 

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Beaucoup de gens hurlent après les éoliennes pour des motifs purement esthétiques. Pour eux, l'écologie c'est l'environnement, et l'environnement c'est le décor. Parce que c'est joli une THT ? Déjà que j'aime pas trop la tour Eiffel, alors ces tas de ferraille là, c'est vraiment le massacre ! Sans compter la ionisation de l'air ambiant et ses conséquences ; en particulier par temps humide. On parle aussi de danger pour les oiseaux..; les poteaux en métal creux des lignes de campagne le sont bien plus ! Les oiseaux tombent dedans et ne peuvent plus remonter. Quand un machin tourne, il arrive qu'un oiseau soit assommé c'est vrai, mais en général ça leur flanque plutôt la trouille. Une des utilisations du moulin à vent dans mon enfance, que je n'ai pas évoquée, c'était celle là : faire fuir les oiseaux des vergers pour qu'ils nous laissent quelques cerises. Résultat, ils aprenaient vite à éviter les pales, et bouffaient les cerises quand même. *:)) Marrant
Ceci dit, il existe des modèles moins délétères... Mais ils sont quasi ignorés, sans doute volontairement. Et sans doute encore des histoires de copinages et de gros sous. N'importe comment, il faudra trouver des alternatives, vent ou pas, au nucléaire qui nous enchaine pour des millénaires. Même si on arrête la production par ce procédé, il faudra maintenir la formation de techniciens et ingénieurs pour assurer la maintenance et la sécurité, le démantèlement, la gestion des déchets. C'est là que le piège se referme. Vous qui vous souciez de l'esthétique des éoliennes, parlez moi de la beauté d'une centrale dans le paysage ? La gestion n'est pas si évidente, j'en ai déjà parlé.

Mobilisation mondiale pour laisser le pétrole, le charbon et le gaz sous terre

A l'appel du mouvement Break Free, des actions ciblant les projets fossiles les plus dangereux de la planète sont prévues du 4 au 15 mai 2016. L'enjeu : arrêter l'extraction du charbon, du pétrole et du gaz, et accélérer une transition juste vers une énergie 100 % renouvelable. Basta !

http://www.bastamag.net

Ne vouloir de rien, ni fossile, ni éolienne, ni nucléaire, c'est bien joli, mais dans ce cas faut changer radicalement de société ; et encore, faudrait-il alors réduire drastiquement la population parce qu'il ne sera pas possible de vivre sans impact, ni de chasse et de cueillette. Cela, d'ailleurs, marque aussi les biotopes. Bien avant nos modes de vies actuels, nous avons contribué à l'extinction d'espèces, à la modification irréversible de milieux biologiques. A moins de se nourrir de Prana comme certains yoguis, et vivre perpétuellement en lévitation... Sur ce dernier point je demande à voir. Déjà pour un maitre, quelques minutes c'est pas mal (j'ai vu, et on m'a même poussé à essayer parce que le gars s'imaginait que j'étais apte à lui succéder !!). Enfin je ne vois pas trop comment nous construire une société vierge de tout péché écologique. Ca n'interdit pas d'essayer...

Non, Tchernobyl n'est pas devenu une réserve naturelle

Il y a trente ans à Tchernobyl (Ukraine) - la région relevait à l'époque de l'Union soviétique - se produisait la plus importante catastrophe nucléaire de l'histoire. L'augmentation brutale et incontrôlée de la réaction nucléaire entraîna, le 26 avril 1986, l'explosion du cœur du réacteur, la destruction du bâtiment et un incendie du graphite du réacteur.

http://theconversation.com
L'invraisemblable fiasco d'Areva à Tchernobyl

Nucléaire ENQUETE. Avec le réacteur EPR, Areva n'en est pas à son premier ratage dans le domaine de l'ingénierie nucléaire. Le groupe nucléaire français a connu un incroyable fiasco à Tchernobyl (Ukraine). Un épisode peu glorieux sur lequel la presse ne s'est pas beaucoup attardée.

http://journaldelenergie.com

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Tchernobyl aurait dû inciter à la réflexion, mais elle n'a pas été poussée bien loin. Comme je disais : on a au contraire multiplié les besoins électrique qu'on présente comme "propres", ce qui est une illusion. Ca déplace le problème et on revient toujours au même : le piège nucléaire. La voiture bien sûr, déjà. Ses performances se sont améliorées mais ça reste nucléaire ; y compris la pile à combustible qui en est tributaire à la base. Même si, pour ce dernier procédé, l'impact est sans doute moindre qu'un véhicule exclusivement électrique. Il y a aussi toutes ces technologies qu'on nous oblige à utiliser. Les admnistrations et ma banque, mon agence de logement même, m'ont contraint à avoir internet de façon permanente... Il y a ceux comme moi qui subissent et s'adaptent ; puis y'a tous ceux qui se précipitent en troupeau dès que la pub leur suggère une nouveauté. Ca c'est le nucléaire visible et évident. Mais il y a le nucléaire caché ; celui dont personne ne parle, que personne ne voit. Insidieusement camouflé dans vos produits de consommation ou de gaspillage.

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Combien de fois ais-je fustigé ces contenants d'aluminium ou d'acier que les dégueulasses de service jettent n'importe où d'un geste aussi théatral qu'auguste et méprisant ? J'ai là un témoignage tout frais, sur FB, que j'ai monté en surimpression d'une de celles que j'ai ramassé quelque part parmi des centaines d'autres. Juste pour bien montrer que ça arrive partout et n'importe où et que c'est bien de mépris qu'il s'agit. Sauf que... Votre canette là, comme n'importe quel emballage, a nécessité de l'énergie pour être produite, remplie, et transportée, livrée, vendue. La majeure partie de cette énergie, de la production du métal aux machines d'assemblage et jusqu'au transpalette ou au chariot élévateur des livreurs et à la caisse du supermarché étaient électriques, donc nucléaires ! A moins que vous me souteniez que le liquide dedans et le contenant ont été produits avec de l'énergie éolienne ? Du vent dans les canettes pourquoi pas ? Mais ça ne l'économisera pas si vous continuez à vous comporter comme vous le faites. Il vous faudra donc boire du vent, ou composer avec la réalité, et faire en sorte de réduire votre gaspillage et vos besoins, recycler ce que vous utilisez, si vous voulez que le pays ne soit pas peuplé d'une centrale et dix éoliennes par habitant. Ca renvoie à mes papiers précédents qui s'inscrivent tout à fait dans cette ligne. Mettre le vent en boite c'est juste du vide..; Pour l'instant c'est de l'uranium produit à l'étranger, comme n'importe quel métal, et tout particulièrement les terres rares indispensables aux technologies électroniques. Des radiations, du sang, de la sueur... Non, une canette vide, ce n'est pas que du vent...

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